The Dø + Minuscule Hey – L’Usine (istres) – 22/10/2008
The Dø + Minuscule Hey – L’Usine (istres) – 22/10/2008
Réveil matin 15 heure, je me réveille comme … Ah non ça c’était hier (voir chronique sur le concert de Tryo à l’Usine). Bien que le réveil fut autant dur que tardif il faut néanmoins avouer que je ne me suis pas fait prier pour me lever et partir voir l’étrange duo franco-finlandais, The Dø. Malgré le fait que je ne connaisse absolument pas ou presque pas le groupe (Je n’ai pu échapper à « On My Shoulders » qui au passage ne m’a pas donné un bon avant goût du « talent » que certains reconnaissent au groupe) j’arrive assez tôt sur les lieux pourtant et à ma grande surprise il y a déjà une file d’attente qui s’échafaude dans le froid hivernal qui sévit à l’extérieur.

C’est Minuscule Hey qui débute. Un gars, à la guitare/chant. Une fille, à la basse/chant. Une boite à rythme pour encadrer le tout. Ce duo/trio tout droit sorti d’un film de série B aux allures de Beatles entame leur set aux alentours de 21 heures. La salle semble être peu réceptive, malgré un rock entraînant. Les deux musiciens se déplacent sur scène tels des robots, ils entreprennent même une danse amusante orchestrée par la boite à rythme. Après une demie heure de jeu l’ambiance de la salle ne semble pas s’être réchauffée. Le groupe salue son public puis se retire. Une belle entrée en matière de la part de Minuscule Hey même si le public n’était pas beaucoup réceptif.

Les lumières s’allument, une dizaine de techniciens s’activent sur scène. Le décor s’installe petit à petit. On y découvre une étrange batterie surmontée d’une spirale à laquelle sont attachées diverses poêles. Une fois le logo de The Dø installé. Un road vient faire le test des instruments et s’improvise chanteur, il récolte presque plus d’applaudissement que Minuscule Hey. Puis la salle est plongée une fois de plus dans la pénombre la plus totale. L’espace occupé par la batterie s’allume. C’est sur « Playground hustle » qu’entre Olivia vêtue d’un poncho rose, guitariste et chanteuse, mégaphone à la main suivie de Dan semblable au petit chaperon rouge, le bassiste. Impossible de ne pas voir les ressemblances avec M.I.A en tout cas même si le doute subsiste quelques instants dans mon esprit ce n’est pas le cas dans celui des fans, bien que peu nombreux à acclamer l’arrivée du duo Olivia-Dan. C’est une ambiance aux frontières de l’univers psychédélique qu’instaure rapidement le duo. La sulfureuse Olivia descend même à la rencontre du public durant « At Last » malgré ça l’ambiance ne décolle pas. Les actions, comme le batteur qui se promène nu couvert d’un tablier, pour y parvenir se multiplient néanmoins n’aboutissent presque jamais. Entre morceaux inédits et chansons de l’album le concert continue dans une platitude affligeante. Ce n’est qu’après une heure de concert et sur les premières notes de « On my shoulders» que l’ambiance semble décollée c’est d’ailleurs le seul moment où une once d’ambiance semble régner dans la salle presque pleine de l’Usine. Je suis néanmoins obligé d’avouer qu’Olivia aura au moins réussi à me réconcilier avec le single qui aura fait leur succès. Sans pour autant complètement adhérer à leur musique le duo m’aura vraiment mis une claque lors de l’interprétation de « When was i last Home ». Le rappel passé, le concert touche presque à sa fin lorsqu’un des road tout de noir vêtu siégeant sur un cadi à l’aide du mégaphone chante en duo avec Olivia jusqu’à ce qui la rejoigne sur scène. A ce moment la jeune demoiselle s’écrit « Applaudissez tous Elvis ! » c’est peut être bien le moment qui récolte le plus d’applaudissements de la soirée. Il est 23h30 Dan et Olivia délaissent leur instrument saluent la foule avant de leur adresser un dernier mot, « Bon soir merci à tous d’être venus voir le show, à bientôt ». La salle se vide peu à peu.

Le concert est fini. J’interroge donc quelques uns des spectateurs qui commencent à s’engouffrer dans la sortie. Ainsi qu’il s’agisse de Lola 16 ans, Maximilien 17 ans ou encore Emma et son compagnon âgés l’un comme l’autre de 28 ans, tous s’accordent à dire « Que la performance scénique tant au niveau des éclairages, que de la voix ou l’instrumentale était remarquable mais l’ambiance manquée cruellement …». Et je ne peux que les rejoindre. Fort heureusement le spectacle visuel, en tout point magique, rattrapait ce manque. C’est sans vraiment connaître The Dø. que je suis venu, certes je ne regrette rien mais j’en attendais peut être trop du duo qui selon les dires médiatiques est entre autre « merveilleux, exceptionnel, sublime … »

- BoBy -
Myspace The Do : http://www.myspace.com/thedoband
Myspace Minuscule Hey : http://www.myspace.com/minusculehey
PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS « GALLERY »(en haut à droite)
ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-25336.htm
Posted: novembre 25th, 2008 under Musique.
Tags: concert, istres, live in marseille, the do, usine


Comment from Maximilien
25 novembre 2008 at 22:07
Que dire ! déjà tout à fait d’accord avec toi sur le manque d’ambiance flagrant… Mais bon on y peut rien ! Je découvrais un peu comme toi le groupe The dø, je connaissais que « On my shoulders » et « At last » et j’ai quand même étais très agréablement surpris, certes c’était pas l’extase mais ça valait le coup !
Sinon pour la première partie, j’ai bien aimé dans l’ensemble sauf quelques unes de leur chanson un peu chiantes mais ils se sont bien débrouillés quand même
Bref, satisfait de ce concert là, jm’attendais à un truc bien et ils étaient à la hauteur de mon espérance.