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SOMA – Jewel And Orchestra

Soma - Jewel And  OrchestraDans la famille talent made in chez nous, je voudrais SOMA. Après un EP qui ne laissait entrevoir que le meilleur, il n’était pas difficile de deviner que le quatuor istrien n’allait pas s’arrêtait là. «Jewel And Orchestra » marque donc le retour tant attendu des quatre garçons. Si l’extérieur est sensiblement identique au 5 titres à l’intérieur ce sont 11 petits « Jewels » qui n’attendent qu’à être exposés.

Époustouflante mise en abîme avec le très Hives-esque « Get Down ». Comme submergé par la fougue que procure le titre, l’uppercut final généré par un puissant solo de guitare finira de nous achever. K.O dés le premier round ? Pas loin en effet. Fort heureusement « The backyard », synonyme de ces ballades à succès dont nos voisins d’outre manche ont le secret arrivera de par sa douce mélodie à nous remettre sur pattes. Entre britpop détendue et rock énervé l’éclectisme deSoma n’est plus à prouver. En parlant de diversité « Other Side » illustre à merveille la volonté du groupe de ne pas se cantonner qu’à un seul côté du rock. Un petit bijou qui expose au grand jour les talents de chanteur de Lionel. Certes les quatre istréens ne réinventent pas le rock mais c’est avec brio qu’ils innovent réactualisant ainsi le genre. Chasser le naturel il revient au galop, même si la formation a fait le judicieux choix de composer en anglais c’est paradoxalement sur un morceau dédié à un américain, James Dean, que Soma s’exprime en français. Bien que loin de la médiocrité, le choix du groupe quant à son orientation linguistique, devient de suite plus compréhensible. Molière, Shakespeare ? Sans regret aucun se sera Shakespeare. S’en suit le titre éponyme de ce premier réel opus, une autre petite ballade insaisissable, le genre de titre qui s’incrusterait sans difficulté dans un bon petit drame à la française. Après cette succession de mélodies il devenait presque primordial d’avoir un élément perturbateur pour relever la sauce. Finalement ça ne sera pas un mais deux morceaux qui viendront réveiller ceux qui sous les berceuses des précédents morceaux seraient tombé dans les bras de Morphée. Un duo de choc qui tombe (donc) à pic. Le pulsant « Frisco » soutenu par le puissant « 20 minutes » arrivent à point nommé.

Si l’EP ne laissait qu’entrevoir le talent de la formation, « Jewel And Orchestra » en aura confirmé l’existence. Depuis les bancs d’écoleSoma en a parcouru du chemin. Simple et efficace il n’en fallait pas moins pour être séduit, que l’on soit pop ou rock il n’y a pas à tergiverser Soma est le groupe qui pourrait bien marquer le rock français s’il continue dans ce chemin. Du coup en attendant un futur prochain album c’est dans les salles obscures qu’il faudra être pour se faire Somatiser.

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Soma + Kami + Isys – Portail CouCou (Salon de provence) – 28/11/09

Énième concert pour l’association Aix Qui ? , est une fois de plus le public est au rendez vous. Au bas mot plus de 250 âmes avaient fait le déplacement jusqu’au Portail Coucou, lieux emblématique de la culture salonnaisse. A l’ordre du jour 3 groupes et un point commun, tous ont été finalistes des Class Eurock’s, le plus grand tremplin musical de la région.

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Après la diffusion du DVD des Class Eurock’sIsys, le premier groupe représentant le « Jeune Espoir » prend place dans l’antichambre du Portail, juste en face du bar. Le public présent pour la jeune formation est dans sa grande partie, constitué de copains expliquant ainsi la réactivité et l’engouement excessif. Ce qui au demeurant est normal puisque c’est ici, à Salon, qu’Isys remportait son ticket pour la finale du fameux tremplin. Musicalement parlant il faut avouer que le groupe n’invente rien et se contente de surfer sur la mouvance pop rock attribué aux band’s dans les séries américaines pour adolescents. Ce qui est d’autant plus dommage car lorsque l’on enlève les deux trois ratés au niveau des solos, les cinq garçons d’Isys auront montré durant une courte demi heure que le potentiel était pourtant bien présent.

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Changement de décors avec Kami, deuxième groupe de la soirée venu directement d’Hyéres. Cette fois c’est dans la grande salle que se déroule le live. Même si le public met du temps à accrocher le groupe n’en démord pas et joue comme si la salle était pleine. Décomplexé les quelques échanges entre le chanteur et le public font office d’introduction. Plus original que le groupe précédent, c’est à mi chemin entre pop anglaise et rock inde américain que Kami se place. Certaines chansons sont, il faut le dire, de petits bijoux. Sur les passages plus calmes on ressent l’influence de Radiohead omniprésente. Sans pour autant dire que la voix d’Hervé s’apparente à celle de Tom York il faut avouer qu’elle possède cependant un certain charme. Le coup de cœur sera « Don’t Play With It « . Entre deux morceaux le groupe annonce la sortie imminente de leur prochain album qu’ils sont venus défendre ici… avec brio.

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Troisième groupe et surement le plus attendu, SOMA, fierté de la région ne cesse d’aligner les succès. Venus eux aussi pour défendre leur prochain album le quatuor n’aura pas laissé de marbre les jeunes spectatrices du Portail Coucou. Là où je pensais trouver un groupe semblable aux surmédiatisés BB Brunes j’ai finalement trouvé un excellent rock band. Survolté, puissant, enjoué, les qualificatifs sont encore nombreux si l’on veut définir SOMA. Même si ce n’est qu’après le troisième titre que le chanteur digne enfin prendre contact avec le public le spectacle n’en reste pas moins délectable. Sonorités comme allure font inéluctablement penser aux dandys des Hives.

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Comme pour exorciser le mutisme des premiers morceaux, Lionel, le chanteur explique à chaque morceau l’anecdote qui l’accompagne. Plus aucun complexe, SOMA enfin maître des lieux, est de plus en plus à l’aise sur scène. Puis vint « Get Down « , dans la salle ça danse, pogote et même monte sur scène. Difficile de résister aux puissants riffs de guitare de titre phare de l’EP. Rock agressif oui, mais pas seulement, « Jewel and the orchestra« , nouveau morceau fraichement composé, calme le jeu au sein du public. La guitare est délaissée pour le Ukulele (ou pas je ne sais plus honte à moi), l’ambiance survoltée devient intimiste. Bref, en un morceau l’univers change radicalement.

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Après un rappel le groupe revient en force. SOMA en profite pour faire la promotion du futur album avenir «  N’hésitez pas à aller l’acheter quand il sortira, enfin si vous êtes pauvres vous aurez le droit de le télécharger « , conclut Lionel, sourire aux lèvres.

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Le rendez vous est pris, en janvier s’il ne faut acheter qu’un seul Cd ce sera celui de SOMA . Soirée placée sous l’égide de la découverte et de l’étonnement. Fort d’un partenariat qui dure depuis maintenant plus de 15 ans Portail Coucou et Aix Qui ? auront – une fois de plus – créé l’événement et comblé un public venu en grand nombre.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: janvier 11th, 2010