TPA : Chinese Man + Scratch Bandits Crew + Boukanbucal – Salle du 4 septembre (St Cannat

chineaseman11

«  COMPLET « , «  PLUS DE PREVENTE « , voila ce qui surplombait l’entrée de la Salle du 4 septembre. Il faut avouer que cela n’a rien d’étonnant si l’on prend en compte l’annulation du Zik Zak Festival, où Chinese Man faisait figure de tête d’affiche, plus le fait qu’ Aix Qui ? , dans sa volonté de démocratiser la culture, opte pour des tarifs au plus bas défiant toute concurrence.

bokanbukal01

Après s’être fait abordé 15 fois pour me demander de revendre ma place, j’arrive dans la salle ou plutôt le gymnase. A première vue il y a de quoi rester perplexe, les gymnases n’étant pas réputés pour leur acoustique exceptionnelle. Après une présentation de Garage , le responsable de l’association, Boukanbucal rentre en scène. Le premier est en peignoir quant au second c’est costume de soirée blanc. Mélangeant musique traditionnelle et electro, l’intro, me laisse elle aussi perplexe. Finalement qu’il s’agisse de l’acoustique de salle ou des performances du groupe le tout est on ne peut plus correcte. Le punk en moins et le beat box en plus, Boukanbucal ressemble farouchement à Svinkels; scratch, grosse basse et autodérision perpétuelle. A la moitié du show, l’un des deux Mc troque son costume pour un vieux perf, une perruque à la Twisted sisters et un balais faisant office de guitare, c’est parti pour 5 minutes de solo en mode Air guitar. S’en suit «  Vodka, Redbull, Génépie « , titre faisant l’apogée des boissons éponymes (et hop une similitude de plus avec le Svink ). Du côté du public, la réactivité se fait attendre. Les deux Dj essayent tant bien que mal de relancer l’ambiance mais « Boukan humain  » qui commence sur les paroles d’une petite fille « Pourquoi ils se tuent les gens ? « , a un effet tout autre. Les deux trois blagues des Dj’s n’y changeront pas grand-chose, après une courte demie heure de set, difficile d’avoir un avis concret sur Boukanbucal, ce n’est pas loufoque, c’est juste loufoque.

bokanbukal04

Pendant le changement de scène les fumeurs trouvent refuge dans l’arrière cours installée pour l’occasion. Comme quoi, on peut faire du « low cost » sans pour autant négliger le public, certaines salles devraient en prendre acte…

sbc01

Il fait tout noir dans la salle, il n y a que les lampes frontales du Scratch Bandits Crew qui éclairent de leur faible lumière le public plongé dans la pénombre. Alignés, les quatre scratcher’s allument chacun à leur tour une lampe d’atelier. «  Salut St Cannat« , main sur la platine le crew des Bandits fait cracher du vinyle. En même temps que le volume, l’ambiance monte. Peu de paroles mais un gros son au rendez vous, de quoi ravir les férus de techno. En arrière plan des vidéos ont pour rôle de transporter les spectateurs dans l’univers des quatre virtuoses de la platine.

sbc09

On aurait pu craindre une certaine monotonie mais au final le Scratch Bandits Crew s’en sort avec brio. Aux frontières de l’univers trip hop et l’électro, le public en redemande. Mais les qualités de scratcher’s des quatre dj éclatent au grand jour lors de leurs solos. 45 minutes ont passé et on jurerait que cela ne fait que 10 minutes que le SBC se déchaine derrière les platines, de chaleureux remerciements précèdent le rapide départ du crew.

chineaseman03

Avant que la vedette de la soirée ne prenne place, les décors s’installent ; chapeau chinois, ombrelle et bien sur platines de mixage sont installés. Le public commence à s’agglutiner devant la scène, équipé des fameuses lunettes 3D préalablement offertes. 23h, le plateau est désert, la lumière a disparu, les cris font place à un fond sonore. La vidéo projetée en fond illumine le gymnase, le trio aixois débarque sur scène. Un bref salut à la chinoise et sans plus attendre les trois dj’s se placent derrière leur platines et mac respectifs. Une séquence vidéo informe le public sur l utilité de mettre les lunettes 3D qui au final ne changent pas grand-chose hormis le fait qu’en une fraction de seconde il est possible de devenir la risée du public. Peu importe si les effets n’y sont pas Chinese Man est bien présent. En même temps que la musique est jouée, des clips représentant l’univers asiatique (étonnant n’est ce pas ?) sont mixés de telle sorte que les mouvements de bouches collent avec les paroles.

chineaseman02

«  More « , « Artichaut  » font littéralement bondir les foules. Difficile de résister, à la limite de la transe, le public ne cesse d’en vouloir plus. Ils seront servis, en plein milieux du set intervient un remix de « Light my fire  » des Doors. Paroxysme d’une ambiance déjà survoltée, c’est un « feat », comme on dit dans le milieu, de qualité que nous offrent là les trois provençaux de Chinese Man. Au delà du simple plaisir auditif, le talent du crew aixois, c’est la façon dont les mixs arrivent à transporter n’importe qui dans les –si lointaines- contrées indiennes. Talent, qui prend toute sa forme avec « Indi groove « . Puis vint le morceau tant attendu, «  i’ve got that tune « , en arrière plan Betty Boop se trémousse sur un vinyle tandis que dans le public ce sont les pogos qui prennent le dessus.

chineaseman13

Ambiance asiatique mais pas seulement, en effet Chinese man n’est pas qu’un voyage spatial, c’est aussi une épopée temporelle à l’image de « Washingtown Square  » nous ramenant dans l’atmosphère régnante il y a de là un demie siècle. Pas beaucoup de contacts avec le public de la part du crew si ce n’est pour remercier Aix Qui ? , leur équipe et annoncer leur départ. Après un rappel, les trois aixois reviennent le temps d’une chanson. «  Soyez Zen, Mangez des nems « , ainsi ce conclut le remarquable et très remarqué set des Chinese – provençaux- Man.

chineaseman06

Encore un succès pour Aix Qui ? , un concert sold out, des artistes et un public comblé, que demander de plus ? Peut être un peu plus de place dans la salle afin d’acquérir les malchanceux restaient dehors. En tout cas une chose est sure, Chinese man n’en a pas fini de faire bouger les foules, et c’est tant mieux !

chineaseman09

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste/izia/dock-suds-marseille/critique-concert-1-39809-30513.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: novembre 18th, 2009

POPA CHUBBY – L’usine (Istres) – 30/10/09

popa07

Retrouver Popa Chubbi à l’usine est presque devenu une coutume pour le public du pays d’Istres. Après une tournée en l’honneur d’Hendrix , le « Big Show  » du rock & blues New Yorkais revient mais cette fois accompagné –comme nous le montre les affiches ornant les murs d’entrée- de sa femme, why not ? Quoi qu’il en soit le public est venu en grand nombre, du motard au père de famille en passant par l’adolescent aux cheveux gras, Popa Chubbi semble être vecteur de rassemblement. Pour cause c’est une salle quasi pleine qui s’impatiente de le voir arriver sur scène.

popa02

Pas de première partie, il est 21h15, Popa accompagné de ses deux musiciens, d’une lente et lourde démarche, s’installe. Bien que les affiches le montrait secondé par sa dame, cette dernière n’aura pas répondu présente à l’appel, pour sauver les apparences Chubbi ironise «  My first wife is my guitar« . Les premiers morceaux s’enchainent rapidement, trop rapidement. Le public ne semble pas suivre malgré des morceaux rock à en faire trémousser plus d’une. Manque de réactivité de la part du public ou simplement le manque de complicité qui se fait ressentir ? Ce n’est qu’à partir du 5éme morceau, une somptueuse reprise de «  Hey Joe« , que Popa Chubbi reprend contact avec le public. Ce qui fait le fort de ce musicien du pays de l’oncle Sam ce n’est pas seulement la facilité déconcertante avec laquelle qui joue sur SA strato, mais surtout, histoire de pimenter la chose, le fait qu’il s’offre le luxe de chanter en même temps.

popa03

Il ne fait pas si chaud que ça et pourtant ce sont des flots de transpiration qui ruissellent sur le visage potelé de l’américain. Fatigué, c’est sur une chaise que ce dernier trouve refuge. Popa serait il déjà fatigué ? Oui mais non, qu’il soit assis ou debout cet avec le même entrain que le bougre se démène. Même si dans les bras de « la boule  » –américaine bien sur puisque la française ne sait jouer que du gong (Cf. Fort boyard)- sa femme (autrement dit sa guitare) ressemble à un ukulélé, il en connait toutes les ficelles ou plutôt toutes les cases. Difficile de rester insensible aux solos de « Rock And Roll is my religion », qui inéluctablement donne la pressante envie de se convertir.

popa05

En parlant de religion, Popa, toujours perché sur sa chaise, s’adonne à une reprise de «  hallelujah« . Les refrains sont repris d’une voix unique par le public. Touché, Goliath Chubbi premier du nom s’emmêle dans ses solos. Le public ne semble pas remarquer les quelques fausses notes, une ambiance béate règne alors en maîtresse dans l’Usine. Enfin presque, aux antipodes de la balade du paradis, c’est sur l’autoroute de l’enfer que nous emmène Popa Chubbi. Effet AC/DC oblige, le public se réveille soudainement. De surcroit les interventions chubbienne se multiplient. Ca y est nous y sommes, le concert débute réellement. S’en suit une autre reprise du jeune Jimi, « The Winds cries Mary« , si la guitare et le chant respecte à la lettre la partition, la basse quant à elle sort du lot, logique puisque c’est les riffs de « Sweet Home Alabama » qui sont joués. Néanmoins le tout passe bien, il faut avouer que le contraire aurait été difficile avec les musiciens qui entourent Dady Chubbi.

popa08

D’ailleurs lorsqu’il ne joue pas, c’est le talent de son bassiste qui éclate au grand jour. Avant de se retirer de la scène Popa quitte sa chaise pour se retrouver sur le tabouret du batteur, deux baguettes dans chaque main, c’est sans ménagement qui martèle la pauvre batterie. Bien sur, le public en redemande. « Aces Of Spades (de Motorhead) », histoire de ravir lesquels bikers présents, à pour rôle de clôturer cette soirée. Ca change de la voix de Lemmy, la seule chose que l’on puisse en dire c’est que le résultat est plutôt surprenant, pas bon ni mauvais, simplement surprenant un peu comme Chubbi finalement.

popa06

Popa Chubbi, c’est un peu l’Obélix américain, pas besoin de prendre de la potion magique –quoi que je sois convaincu qu’il ne refuserait pas un bon verre de Jack- pour être surpuissant. Car derrière sa guitare il n’y a pas d’autre qualificatif pour le décrire. Qu’il s’amuse à reprendre des légendes ou qu’il compose ce bon vieux blues new yorkais dont il a le secret, il faut avouer que lorsque ce mec là est sur scène, il est bel et bien le représentant de sa digne religion, le Rock and Roll.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/popa-chubbi/critique-concert-3-3-30867.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: novembre 18th, 2009

Festival Woods Tower Day 01 : Dub Inc, Sporto Kantes, Mardi Gras Brass Band, Dadi & Charlie…


Il ne fait aucun doute que si j’avais eu de l’argent, je me serai rué comme les quelques 97000 festivaliers au Rock en Seine pour apprécier une programmation banale, ressemblant à la majorité des festivals. Cependant je n’avais ni l’argent ni l’envie de débourser ce que je n’avais pas pour voir (hyperbole ?) Oasis ou entendre l’inaudible soupe de Faith No More, par conséquent je me suis rabattu sur un festival que nous qualifierons de seconde main, un de ces petits festivals qui préfèrent miser sur l’originalité plutôt que sur les grosses machines commerciales. Outre une programmation qui sort des sentiers battus, ce qui fait la force de cette 11 édition de Woodstower c’est la pérennisation de son engagement pour un festival propre et respectueux de l’environnement, et à la vue des efforts déployés (toilettes sèches artisanales, gobelets réutilisables, recyclage des déchets…), il n’y a aucun doute ; le Parc de Miribel n’a pas d’inquiétude à avoir pour son écosystème.

Arrivé sur place il faut avouer que le cadre est tout simplement magnifique, espaces verts abondants, doux chants d’oiseaux, et même un lac, bref la pochette idéale pour un magazine touristique. Loin du brouhaha urbain, l’ambiance, même en fin de vacances, est des plus décontractée, bénévoles souriants, retard sur l’emploi du temps ou encore agent de sécurité amicaux c’est un peu le Club Med de Lyon. En ce début de soirée, Dadi et son fidèle acolyte Charlie inaugure la grande scène en jetant des cartons à l’image du duo sur le public. Après une majestueuse introduction alliant quiproquo, proses et diverses figures de style, Charlie prend enfin sa guitare. Textes engagés, partiellement hédonistes ou encore romantiques, peu de sujet passe entre les mailles du filet des deux poètes-slameurs.

Quelques proses plus tard une violoncelliste vient rejoindre le duo qui se transforme logiquement en trio. Avec un humour qui, bien que divertissent, ne casserait pas trois pattes à un canard, amuse le public qui ne cesse de s’accroitre au fil du temps. Après plus d’une heure de spectacle théatromusical il est l’heure pour nos deux poètes de quitter la scène, un simple adieu aurait été trop simple, alors c’est après une simulation d’explosion que les deux compères font mine d être projetés par une déflagration imaginaire, de vrais Mc Gyver dans l’âme !

Entre le changement de plateau quoi de plus naturel qu’une bière ? Je prends mon petit gobelet à 1euro (festival écolo oblige) pour acheter ma mousse à 2.50. Sur le coup je me sens légèrement arnaqué, plus de mousse que de bière, quantité qui ne dépasse pas le demi… Amèrement, je savoure ma boisson avant de suivre le public s’amassant pour rejoindre la grande scène. Le public a considérablement augmenté, c’est à Dub Inc –la tête d’affiche du jour- de se produire. Sur le plateau les silhouettes des musiciens se dessinent a travers les lumières, soudain toute la scène est éclairée d’une lumière vive, les deux chanteurs accourent, le public acclame. Les stéphanois de Dub Inc sont connus pour être de bons musiciens mais aussi pour être engagés ; « Ce morceaux est pour une association que l’on soutient depuis longtemps, Survie » dit l’un des deux chanteurs. En même temps que l’ambiance monte, d’étranges nuages odorants s’élèvent. Le public est survolté, j’ai assisté à des concerts de punk où le public passerait pour des bisounours vis-à-vis des spectateurs de Woodstower !

Apriori rien ne peut entamer l’enthousiasme du public, pas même les quelques ratés sur «  My Freestyle  » ou «  Métissage« . Malgré un froid hivernal – pour nous pauvres marseillais – l’ambiance ne refroidit pas, tel un brassier, chaque chanson est synonyme d’une buche de bois dans le feu, même le groupe semble sidéré par l’engouement. Puis vient enfin « Rude Boy « , difficile de dissocier Dub Inc du single phare, lorsque l’intro retentit les mains se lèvent, Aurélien –un des chanteurs- demande au public de s’assoir. De son côté l’autre chanteur commence un décompte avant de donner le signaler pour que tout le monde saute en même temps. La symbiose opère qui s’agisse du groupe ou du public tout le monde chante en cœur. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, c’est après avoir remercié chaleureusement le public, majoritairement lyonnais, que le groupe se retire. Une chose est certaine, fan ou pas le talent de Dub Inc pour mettre l’ambiance est indéniable.

Sans transition aucune, Mardi Gras Brass Band prend le relais sur la scène du Lac. Rapidement la petite fanfare allemande investie les lieux sur une musique digne des plus grandes corridas. Barrière de la langue oblige ce n’est pas en allemand mais en anglais que le groupe se présente à l’assemblée.

Influencé par la musique jazz noire américaine des années vingt le Brass Band se détache habilement du courant grâce aux prouesses de leur DJ. Cependant d’un morceau à un autre l’univers change, de Ray Charles à Bob Dylan l’extraordinaire voix du chanteur nous transporte loin dans le temps. Malgré une musique sur vitaminée et déjantée, rien n’y fait le public qui était il y a tout juste une demie heure entrain de déambuler se Dub Inc se retire petit à petit. Cela est d’autant plus dommage que le groupe mérite à être connu avec des productions originales et universelles il y en a pour tous les gouts, malheureusement le groupe ne jouit pas de la même renommée que Dub Inc, par conséquent le « public rasta » – venu en grand nombre pour les stéphanois- démontre une fermeture d’esprit des plus tristes, pour moi qui croyais que la dite communauté était ouverte d’esprit je suis pour le moins déçu. Mais revenons au principal, au MGBB. Peu d’échange avec le public certes mais une musique riche et généreuse qui comble sans problème le vide. Les morceaux s’enchainent, et même si le set se termine assez rapidement, le public qui est resté ne l’a certainement pas regretté.

Il se fait tard et le festival accumule le retard lorsque Sporto Kantès débarque sur scène. Chapeau, Chemise classe, Cigare à la bouche, en outre ambiance chic. Néanmoins c’est au même moment que j’ai l’occasion de faire une interview d’Aurélien « Komlan » et Grégory « Zigo » respectivement chanteur et batteur de Dub Inc. Ce n’est que par brefs coups d’œil que j’entraperçois le concert de S-K. Du coup je ne pourrai qu’en dire que l’ambiance semblait avoir redescendue au même titre que le nombre de spectateurs, que le groupe était de qualité, et que même si le chanteur a fait tombé la chemise l’ambiance n’est pas remontée – sauf au moment où ils ont joué «  Whistle » (morceau pour une publicité), où tout le monde s’amusait à siffloter le refrain- . Par conséquent je ne puis m’étaler plus sur le concert de Sporto Kantès qui malgré tout semblait bien, même de loin.

Bien que le festival ait fait l’effort de jouer la carte de l’éclectisme, ce dernier ne déroge pas à certaines règles. La première étant que le public vient en priorité pour les têtes d’affiches, Mardi Gras Brass Band et Sporto Kantès, en auront fait les frais à leur dépend. Cependant il semble important de souligner cet effort, même si la différence ne paye pas toujours, elle rend, généralement les chroniqueurs un peu fou fou dans leur tête, très heureux ! En bref et sans image, cette première soirée au Woodstower Festival fût – hormis le froid hivernal et la biére trop chére – une très bonne soirée.

-BOBY -

Plus de photos sur : http://www.flickr.com/photos/boby_allin/sets/72157622209577304/

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/lyon/festival-woods-tower-day-dub-inc-kantes/critique-concert-1-2-29793.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: septembre 18th, 2009

Festival Voix du Gaou : Fatals Picards + Asian Dub Foundation – Six Fours – 24/07/09

Festival Voix du Gaou : Fatals Picards + Asian Dub Foundation – Six Fours – 24/07/09

L’avantage d’arriver en avance sur les festivals c’est que des fois il est possible d’assister aux balances. Il est donc 17 heure lorsque nous nous rendons aux balances. Il fait 35 degrés à l’ombre, il n’y a pas d’ombre… Finalement, une fois les balances des Fatals Picards finies, nous trouvons refuge dans la pinède « Backstage » pour y interviewer le groupe. Quelques bières plus tard il est temps d’aller se placer pour le concert. Pas question de rater une seule seconde du show que donneront dans quelques heures les membres du groupe phare de la scène asian beat, Asian Dub Foundation. En attendant ce sont les Fatals Picards qui montent sur scène.

Verre de sky en main les quatre picards parisiens rentrent en scène. Paul le chanteur introduit le concert par un bref discours, « Ce soir concert interactif ! Toi public tu vas faire parti entière de notre concert. ». Le but est simple, s’amuser. Trois, quatre les cœurs de « Française des jeux » retentissent dans la pinède. Le public se prend vite au jeu, les premiers rangs sautillent, un peu plus loin ceux qui ne veulent pas rentrer dans les pogos reprennent les refrains le tout dans une ambiance bonne enfant drainée par les boutades et mises en scène des Fatals. Entre chaque morceau, une petite histoire sert de préambule, une fois pour se moquer des bourgeois, une autre pour dénigrer Jenn, la chanteuse du groupe Superbus. L’humour, même s’ il ne s’avère pas toujours très subtil n’en reste pas moins plaisant et amuse la quasi totalité de l’auditoire. Il ne fait nul doute que si la musique n’avait pas marché pour le quatuor, ils auraient pu faire carrière dans un one man show à quatre. Pour en revenir à la musique, ce qui fait avant tout le succès des Fatals Picards c’est d’avoir un son populaire qui séduit le plus grand nombre. Qu’il s’agisse de « l’histoire d’une meuf » ou de « seul et célibataire » tout le monde y trouve son compte. Entre deux chansons Paul se joue du public « Quoi? Tu ne connais pas le Ché ? Tu sais le mec qui vend plein de sacs, de serviettes… ». Bien que les FP soient connus et réputés pour leur goût prononcé pour la déconnade certaines chansons ont un message qui va bien au delà du simple aspect humoristique. Compilé dans les 22 minutes pour les chansons de gauche, le groupe interprète « Canal Saint Martin » un émouvant titre racontant le combat des Enfants de Don Quichotte en faveur des sans abris. Ce côté engagé, les Fatals le développent depuis leur début, quelques années plus tard la notoriété en plus il est toujours agréable de voir les convictions du groupe intactes. Changement radical de décor avec « Le jour de la mort de Johnny », bien loin d’une ambiance d’enterrement et alors que le morceau a été interdit de diffusion la majorité de l’assemblée chantonne. Avec des solos de la mort qui tue, sur plateau, les musiciens ne semblent pas s’ennuyer non plus.Peu à peu la scène se transforme en club échangiste, le batteur devient chanteur le temps d’une chanson, le guitariste bassiste, le bassiste guitariste, le chanteur guitariste… Bref on a du mal à s’y retrouver. Finalement la formation revient à la normale pour le dernier morceau « Partenaire Particulier ». « On devait faire un rappel mais on n’ a pas le temps » du coup au lieu de faire mine de partir pour mieux revenir les Fatals Picards remercient leur équipe, l’orga du festival et tout naturellement le public avant d’entamer le dernier morceau. En tout cas il ne fait nul doute que les membres d’Asian Dub seront contents, les Fatals laissent derrière eux un public chaud comme la braise.

Histoire de ne pas faire tomber l’ambiance durant le changement de plateau un DJ s’installe. Malheureusement pour lui un de ses platines est cassée du coup c’est « à l’ancienne (à prononcer avec un accent du sud très appuyé)» qu’il décide d’opérer. Par conséquent le résultat et moyen. De l’autre côté de la scène, Laurent le guitariste des Fatals Picards va à la rencontre du public, de la mamie, au petit fils tout le monde vient congratuler le groupe pour sa bonne prestation. Du coup moi aussi j’ai envie de dire mon petit mot (même si j’ai déjà eu l’occasion de lui parler plus tôt dans dans la journée pour une interview). A peine le temps de glisser trois mots, que la pinède est plongé dans la pénombre.

Le concert tant attendu est sur le point de commencer, il faut dire qu’Asian Dub Foundation ce n’est pas rien d’ailleurs je suis étonné que le show se déroule sur la petite scène, surement que le groupe ne doit pas être assez « fédérateur ». En tout pour l’occasion même les cigales se sont tues. Seule une lumière bleue éclaire le mixeur et le percussionniste du groupe. Dans le public, tout le monde s’attroupe pour être au plus prés. La tension est palpable soudain le reste du groupe arrive, les lumières nous éblouissent. C’est parti pour 1h30 de folie et c’est peu dire il y a tellement de mouvements de foule que la sécurité (un peu agressive) intervient à chaque morceau. Les chansons s’enchainent, « Target Practice » qui est à mon sens l’un des meilleurs morceau du dernier album électrise littéralement le public. A l’inverse de « Speed of Light » plus calme et posée transportant le spectateur directement en Inde. Quoi qu’il en soit le concert commence sur les chapeaux de roues, un public conquis, des musiciens qui s’en donnent à cœur joie, bref pas d’ombre au tableau jusqu’au moment où… le noir total, coupure de courant. Les voisins en auraient ils marre du bruit ? Apriori ce sont seulement quelques fusibles, sur le plateau on ne comprend pas de suite, puis la déception laisse place à des sourires pendant que les roadies essayent de remettre la machine en marche. Finalement en un temps record le courant revient, dans le public c’est l’effervescence d’autant plus que ce sont les premières notes de « Flyover » qui sont jouées. ADF revient donc de plus belle. Le temps d’une chanson le DJ lâche même ses platines pour s’adonner à un mélange de breakdance et danse traditionnelle hindou ce qui lui vaut des tonnerres d’applaudissements. Lorsqu’ils ne chantent pas ensemble, les deux MC se succèdent au micro, tous deux parlent au public, explique brièvement de quoi parlent les morceaux. Même si ce sont majoritairement des morceaux de Punkara, le dernier album, qui sont joués, ADF n’oublie pas de glisser quelques incontournables à l’image de « OIL ». Dans un français farouchement anglais le guitariste qui se déchaine depuis le début sur la petite scène s’exprime pour la première fois « Nous voulons votre pétrole ! », ses yeux sortent presque de leur orbite, la langue tirée, il commence à bondir de partout, mécaniquement le public le suit. Pendant ce temps les 2 MC crient « WE WANT YOUR OIL ». Simultanément Pritpal Rajput (dit Cyber), l’immense percussionniste du gabarit d’un catcheur s’avance et martèle de toute ses forces son dohol (sorte de gros tambour, instrument typiquement indien). Un fois le morceau fini, tout le monde se retire, automatiquement le public en redemande. Asian Dub ne se fait pas attendre. « Ce morceau est contre les fachistes de France, contre les fachistes d’Angleterre, contre les fachistes de l’Europe… », bref contre les fachistes du monde entier, ce n’est une surprise pour personne Asian Dub Foundation est un groupe engagé et ne s’en cache pas, d’ailleurs difficile de le faire avec des textes parlant d’altermondialisme ou encore d’antifascisme comme c’est le cas avec le dernier morceau « Fortress Europe ». Respect du public oblige, le groupe remercie une dernière fois le public venu pas si nombreux que ça finalement et laisse place au DJ qui ayant retrouvé une platine ne joue plus « à l’ancienne ».

Malgré la chaleur, les insupportables cigales, la coupure de courant, cette 7éme journée du festival des Voix du Gaou aura été un succès. Qu’il s’agisse du rock parodique des Fatals Picards ou du Rock, Bhangra, Ragga, Jungle, Drum&Bass, engagé, d’Asian Dub Foundation le public aura été conquis. Cependant pour mon deuxième concert ADF je constate avec stupeur quelque chose d’horrible, le temps passe vite dans leur concert, trop vite…

    - Boby -

Myspace des Fatals Picards : www.myspace.com/fatalspicards

Myspace Asian Dub Foundation : www.myspace.com/asiandubfoundationuk


PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: juillet 28th, 2009