Interview des Plasticines

Plasticines

Après avoir fait 32 fois le tour de Marseille sous une pluie battante, s’être trompé de bus pour la quarante douzième fois et avoir arpenté toute la zone commerciale de la Valentine  nous nous retrouvons finalement dans un petit resto à tapas en face du Poste à Galéne qui accueillera d’ici deux heures les Plasticines. Entre deux mojitos ce sont Marine et Louise, respectivement guitariste et bassiste, qui nous on fait le plaisir de répondre à nos questions.

De « Loser » à « Bitch », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une certaine évolution entre ces deux morceaux. Des textes plus travaillés, une dose de maturité en plus, est ce l’influence de l’American Way Of Life ?

Marine : En fait c’est marrant que tu dises ça parce qu’en fait, « Bitch », est une chanson que l’on a écrite dans la période du premier album. D’ailleurs on la jouait avant sur scène. Ce morceau existe depuis… euh… 4 ans, mais je pense que c’est vrai, le fait d’avoir collaboré avec Butch Walker qui est le producteur du deuxième album ça a forcement fait qu’on a changé plein de choses, notre son a évolué, maintenant ça sonne plus américain et c’est ce que nous voulions.

En parlant des USA, vous venez d’achever une tournée la bas, vous êtes passées au fameux Coachella Festival et ultime consécration, vous avez joué dans une série TV qui connaît un énorme succès en France comme aux USA, Gossip Girl. A l’heure où la France est en plein débat sur l’identité nationale, ne vous sentez vous pas plus américaine que française ?

Louise : Non non je pense que l’on se sent française, c’est là où on a grandi ect… Mais c’est vrai que musicalement on a toujours été plus proche des pays anglo-saxons, que ça l’Angleterre ou les Etats Unis, c’est là d’où viennent nos influences musicales. Après il faut dire aux USA nous avons été super bien accueillies, du coup on aime passer du temps là bas comme on en passe en France.

Marine : En même temps je pense que c’est aussi pour nous une façon d’exporter la culture française puisqu’on a quand même des titres en français. Les américains adorent le fait que nous soyons un groupe inde français même si on chante aussi en anglais.

Du coup la nationalité française est un peu un label qualité aux USA ?

Marine : Ouais exactement puis nous on en joue vachement. Voilà la french touch, le petit accent ils trouvent ça hyper cool. Katie (la chanteuse) met son béret, y a un peu les petits clichés mais ça fait parti du jeu. C’est notre façon d’exporte la culture française et au final ça renforce le fait qu’on soit française.

Portrait Plasticines

Et le meilleur public on le trouve où du coup ? En France ou outre-Atlantique ?

Louise : Euh… C’est différent, on a toujours eu un bon public en France ensuite aux Etats Unis, pour les gens qui ne nous connaissent pas, ils sont beaucoup plus ouverts d’esprit et ont beaucoup moins d’apriori. C’est à dire que pour eux un groupe de nanas qui font de la musique c’est quelque chose de positif alors qu’en France on va plutôt aller chercher la petite bête.

Marine : On aime beaucoup le public d’outre atlantique parce qu’il est souvent très attentif et avec moins de préjugés.

Pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être adolescente ?

Marine : Tu sais, nous ne sommes plus vraiment adolescentes maintenant…

Bon on la refait, pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être teenager (18-25 ans) ?

Marine : Hum… C’est un peu une force. Mais c’est comme tout il y a des avantages et des inconvénients. Ce qui est bien c’est qu’un groupe de fille c’est rare, du coup il y a une curiosité qui fait que les gens vont venir au concert. Après c’est à nous de prouver sur scène que nous méritons d’être là.

Louise : Le seul désavantage, c’est qu’en tant que filles on nous demande de nous justifier deux à trois fois plus qu’un groupe de garçons. C’est comme ça, fin, j’espère que les mentalités vont changer un de ces jours et que l’on nous prendra comme un groupe normal plus qu’un groupe de filles. Enfin on joue pas mal avec ça aussi…

Marine : Le truc c’est qu’en France des groupes de rock entièrement composés de filles ça n’existe presque pas. Du coup les gens ne pensent pas spontanément que rock et filles c’est compatible.

Hormis le B.I.T.C.H Tour et la sortie de votre second opus, d’autres projets en vue ? Je sais qu’au sein de Concert And Co on parle d’un live filmé retransmis sur le net…

Louise : Je ne sais vraiment pas faudrait qu’on check le planning.

Marine : En tout cas la grosse news du moment c’est que l’on va faire la première partie de 30 Seconds To Mars à Bercy. Sinon on va aussi jouer au printemps de Bourges. Après nous ne pouvons pas t’en dire plus vu que nous n’en savons pas plus. On compte faire des festivals.

On dirait que vous vous êtes un peu écartées de la scène parisienne à qui vous devez votre succès. Peut on dire que le fait que vous soyez passées de l’autre côté de l’Atlantique vous ait fait passé un cran au dessus de ces groupes évoluant toujours dans le cadre de cette scène ?
Louise : Aujourd’hui il y en a qui ont arrêté d’autres qui continuent. Nous nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont cru en nous aux Etats Unis et d’avoir pu un peu partir là bas pendant plusieurs mois que ça soit pour enregistrer que pour tourner donc c’est vrai que de suite ça impressionne un peu mais pour nous c’était un cheminement normal.

Portrait Plasticines

Et maintenant quel regard portez vous sur certains groupes qui restent, c’est à dire euh… BB Brunes…

Marine : Bah ce sont nos potes !

Mais vous n’avez pas un regard un peu plus critique ? On ne peut pas dire que BB Brunes soit très bien accueilli.

Marine : Mais nous en fait on est super positive en général. On est hyper contente que des groupes comme eux puissent marcher. C’est rare que des jeunes qui vendent autant. Ils ont un beaucoup parcours, attend, ils ont vendu 300 000 albums.

Entre tournée et tournage de série on peut dire que vous vivez un rêve éveillé. Mais si ce dernier se transformait en cauchemar vous avez une porte de sortie ?

Marine : Bah on verra. Pour le moment on ne se prend pas la tête et on finit la tournée.

Louise : On vit au jour le jour. C’est ça le rock !

les Plastiscines

En parlant de jour. Ca donne quoi une journée avec les Plasticines ?

Louise : On s’est levée à 4heure du matin. On est parti à 5h45 après avoir tout chargé. Puis on a pris le bus de Paris pour venir sur Marseille. 10 heures de route après on a fait les balances. Ensuite on devait aller à la Fnac en dédicace mais ça a été annulé.

Marine : Du coup on est allé à l’hôtel. On avait juste 45 minutes pour se doucher. Là tu vois mes cheveux ne sont pas secs ça me stresse. Là il me reste même pas une heure pour manger. Ensuite d’autres interviews, le concert et l’after.

C’est bientôt fini mais avant de vous laisser à vos tapas on va passer aux questions stupides. Une opposition (enfin presque tout le temps) France/USA et vous devez choisir.

Royal with Cheese ou Double Quarter and Ponder with Cheese ?
Plasticines : Euh… Cheeseburger

Obama ou Sarkozy ?
Plasticines : Obama !!!

Tour Eiffel ou Statue de la Liberté
Plasticines : Vu que les deux sont de Gustave Eiffel mets une croix dans les deux ! Donc égalité.

Gossip Girl ou Plus Belle La Vie ?
Plasticines : Gossip Girl (rires)

Coachella ou Fête de l Humanité ?
Plasticines : Coachella quand même.

Bitch ou Loser ?
Plasticines : Bitch.

ABC ou TF1 ?
Plasticines : On ne regarde pas la TV, pas le temps pour ça.

BB Brunes ou Kings of Leon ?
Plasticines : KOL parce qu’ils nous ont donné envie de fonder un groupe. BB Brunes parce ce sont nos potes !

American Idol ou Nouvelle Star ?
Plasticines : American Idol.

Dernière petite question pour mon pote qui est là à côté. Mac ou Pc ?
Plasticines : Mac mais Marine PC..

- BOBY & ROBIN –

Plasticines

Merci à Paul (De Because TV), Cédric et bien sur Marine et Louise.

- BOBY -

Edited: février 8th, 2010

Izia + Ladylike Dragons – L’Usine (istres) – 22/01/10

ladylike dragons

Quand on voit à quel point le baromètre descendait hier, on ne pouvait que se dire que ce vendredi soir faisait parti des soirées où il fait bon rester chez soi. Ça aurait pu être tellement vrai si seulement Izia ne venait pas se produire sur la scène de l Usine. Après avoir écumée les festivals cet été c’est maintenant aux salles françaises d’abriter l’ouragan Izia.

Ladylike Dragons

Avant de passer aux choses sérieuses ce n’est que tardivement que l’on apprend que la première partie se déroule sous l’égide de Ladylike Dragons, une formation qui d’ailleurs commence à faire parler d’elle depuis qu’elle a remporté le « rock Battle » de OUI-FM. Considérant OUI FM, comme une référence des ondes rock, il n y a donc pas de soucis a avoir quant à ce que devrait fournir le trio. En effet, aucune inquiétude. Savant mélange de pop et garage, le public adhère aussitôt. « Les dragons bien élevés » se lancent même dans une reprise de « L enfant roi » de Noir Désir.

Etant un fan du groupe, je sais par expérience que lorsque l’on reprend du Noir Des (comme disent les vrais), il faut souvent s’attendre au pire. Pour le coup, le trio déroge à la règle avec une envoutante reprise non moins fidèle à l’original. Une voix puissante, des solos guitare de la mort qui tue, il n’en fallait pas moins pour conquérir le cœur du public istrien. C’est sur « 13 minutes » que se solde les 40 minutes de show. Surement le meilleur des morceaux que Ladylike Dragons nous aura offert ce soir. Quand pop et garage ne font plus qu’un ça peut donner des choses biens, quand pop et garage ne font plus qu un ça donne Ladylike Dragons.

Izia

Les lumières s’éteignent. Le moment fatidique arrive. Plongée dans la pénombre seul  le centre de la scène est éclairé. Soudain Izia, guitare en main, seule contre le reste du public déboule. Intimidée ? Pas une seconde. C’est avec décontraction qu’elle entame son set. Rapidement rejoint par le reste de son groupe, « Life is going down  » annonce, d’ores et déjà, un concert prometteur à l’image de la voix de la jeune demoiselle. Difficile de rester insensible à de telles performances vocales. Dans l’univers d’Izia, entre deux planètes, il n y a qu’un pas. Métaphore pour le moins houleuse mais lorsqu’on voit la facilité avec laquelle elle s’amuse à passer des aigus aux graves, on comprend de suite.

Un peu comme ses textes, après avoir interpréter une chanson « pour que les meilleurs amis se chopent entre eux  » c’est un titre pour régler ses comptes avec « un poufiasse qui se moquait d’elle, ne supportant pas qu’elle soit sexy dans son short taille 40  » qui est joué. Dans le texte comme dans la musique c’est un morceau digne d’Iggy Pop version Stooges qui en résulte. Nul besoin de préciser qu’au niveau du public l’ambiance est chaude-bouillante pour ne pas dire brulante. Il faut dire qu’Izia est un peu similaire à un brasier. Au début les premières flammes arrivent, puis le tout s’embrase et ne cesse de grossir. Tel un feu de forêt impossible d’arrêter la jeune cantatrice. «  Disco Ball  » ,précédé par un cours sur le cri du rockeur version « Hot » où Izia se perd dans une explication abracadabrantesque, montre non seulement le talent de l’adolescente mais aussi celui des musiciens qui l’entoure.

Izia

Avant le traditionnel rappel, entrainant inéluctablement « Applaudissage, revenage, bonheur ! « , c’est derrière la batterie qu’Izia se réfugie, avant de ramener une cymbale devant. Ambiance chaude et sexy oblige, précédent le martellement sans ménagement de la pauvre cymbale, c’est un spectacle digne des concours de T shirt mouillés que la douce Izia nous offre en se vidant une bouteille d’eau sur son corps déjà humidifié par la transpiration. Ce qui fait la force de la teenager c’est l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne sur scène, en effet en une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément appeler le « Janis Zeppelin « . C’est d’ailleurs avec une magnifique et non moins émouvante reprise à capella de la vieille Joplin qu’Izia clôture son set. Le public conquis en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à l’Usine ? Assurément Non.

Izia

Entre Ladylike Dragons et Izia difficile de passer une mauvaise soirée avec de telles hôtesses. Étonnante découverte pour l’une, confirmation d’un talent certain et inépuisable ou presque pour l’autre. La satisfaction visible sur les visages du public en est la preuve la plus significative. Après avoir brillée dans les festivals, elle enflamme les salles. Encore sceptique ? Courrez chez le disquaire vous offrir son album éponyme. Pour ma part, si la précédente prestation m’avait enchanté, cette dernière m’aura littéralement ensorcelé.

- BOBY -

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Edited: janvier 25th, 2010

IZIA-Izia

Izia - IziaAlors qu’à son âge la plus part de ses camarades s’imaginent qu’il n’est possible de faire de carrière dans la musique sans X factor et autres Star Academy, avec seulement 18 printemps au compteur et son premier opus éponyme, Izïa est en voie de redorer le blason du rock français. Car avant d’être une fille de, la jeune parisienne est surtout une fille du rock comme il ne s’en fait plus de nos jours ou du moins presque plus. Superbus, Plasticines and co n’ont qu’à aller se rhabiller.

« Back in town » premier morceau de l’opus annonce d’ores et déjà les prémisses d’un album qui réserve bien des surprises. A mi chemin entre Led Zepp et Janis Joplin le douze titres se révèle être un véritable melting pot de ce qui se fait de mieux dans le Rock avec une grande bière. De « Lola», morceau typique de la pop américaine à la Blondie au très Stoogien « Hey Bitch », Izia ne cesse de nous surprendre. A croire que l’album n’est qu’une succession de morceaux tous plus délectables les uns que les autres. Et ce n’est surement pas le fabuleux « Let Me Alone » qui nous fera penser, ne serait ce qu’une seconde, le contraire. Mais ce n’est réellement qu’avec « Blind » que les talents de chanteuse de la jeunette apparaissent au grand jour. Telle une cantatrice, c’est sans grand souci que la demoiselle passe aussi bien dans les aigus qu’aussitôt dans les graves. Déconcertant, surtout pour les pseudos groupes de rock français à l image des BB Brunes qui à côté d’Izia paraissent et véhiculent bien peu choses… Il suffit simplement de se concentrer sur « Disco Ball » pour comprendre qu’il existe un fossé entre elle et les autres. Le talent ? Peut être. Le travail ? Surtout. Il ne suffit pas d’avoir une Gibson et un Perf acheté à Monoprix pour être un Rockeur, et c’est ce qui fait toute la différence entre Izia et les Naast, pour ne citer qu’eux.

Abandonner les cours à 15 ans pour se consacrer à la musique le pari était risqué. Mais en à peine trois ans il aura été relevé avec brio.Izia est au rock ce que le caviar est à la bourgeoisie, indissociable. Après l’écoute du skeud, une seule mise en garde si vous décidiez d’aller la voir en liveAttention vous risqueriez de devenir accro…

-BOBY-

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Edited: janvier 15th, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Soirée du Rising Dead Boys : Lunch + The Cheerleaders + Real Threat – Portail CouCou (Salon de provence) – 12/12/200

Lunch

Au Portail Coucou les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la semaine dernière la petite salle du pays salonnais revisitait le courant brit pop, ce soir, sous des allures de CBCG, le punk envahit les lieux. A l’initiative du concert, Le Rising Dead Boys, un petit collectif regroupant quelques groupes comme Lunch, The Cheerleaders ou Real Threat.

Lunch

Ce n’est pas sous les meilleurs auspices que débute le concert, en effet un léger problème technique de dernière minute vient complètement chambouler le planning de Lunch. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes que tout rentre dans l’ordre. Ce soir un seul objectif, faire découvrir la scène punk salonnaisse.

Lunch

Une musique énergique et décomplexée voilà comment pourrait être qualifiée la production du jeune trio,Lunch. Si la musique rappelle le punk californien, les textes, eux, n’ont strictement rien avoir avec ce même genre. Si Offspring, Blink 182 ou encore Green Day parlaient de leur histoire de cœur/cul, Lunch décide de revenir aux fondamentaux du punk avec des paroles engagées. Drogue, pauvreté, intolérance, rien n’est laissé de côté à tel point que l’on se demande si Lunch ne serait pas le fils cachés de Guerilla Poubelle.

Lunch

Certes il y a quelques ratés, mais s’il n y en avait pas serait ce vraiment du punk ? Il faut reconnaître à Lunch une qualité indéniable, celle d’arriver à faire bouger les foules. Afin de promouvoir le collectif (rising Dead boys bien sur), les invités surprises sur scène s’enchainent pour faire les cœurs ou carrément chanter comme ce fut le cas avec Adrien, le chanteur du groupe suivant, The Cheerleaders. S’en suivent quelques remerciements notamment au Portail Coucou qui n’hésite pas à donner une chance aux jeunes formations.

Lunch

Pour nous faire patienter, Xtramedium prend place dans l’antichambre du Portail Coucou. En face du bar, les deux compères monégasques s’adonnent à la guitare électro et au tambourin. Un petit intermède de douceur dans cette soirée de brutes.

The Cheerleaders

C’est au tour des Cheerleaders de faire trembler la salle. Pas de pompom, encore moins de mini-jupes, loin de l’image fantasmatique véhiculée par le cliché américain, ce sont simplement quatre garçons qui prennent place. Le registre est nettement plus agressif que Lunch. Côté public l’ambiance ne faiblit pas et à même tendance à augmenter.

The Cheerleaders

Effet peu surprenant compte tenu de certaines compositions se révélant être de petits bijoux. « What I Am » illustre à merveille le talent du quatuor, riffs énergiques, une voix puissante, et des parties de batterie irréprochables, il n’en fallait pas moins pour mettre rendre l’ambiance chaude bouillante. Tout comme pourLunch, le plateau est envahi de tous bords par le public.

The Cheerleaders

En effervescence, cette même ambiance, redescend quelque peu avec «  Enjoy Silent« . Trop Harcore, surement pas assez punk, contrastant avec le reste du concert difficile de vraiment accrocher. Seul petit bémol après plus de 45 minutes de pogos, il n’en aura pas fallu tant pour comprendre que les 4Cheerleaders ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve, ils viennent juste de remporter lesClass Eurock’s. A surveiller.

The Cheerleaders

Finalement la seule déception de la soirée aura été celle de ne pouvoir rester pour le troisième et dernier groupe, Real Threat. Mais à la vue des deux prestations précédentes il ne fait aucun doute que la seule « réelle menace » ne pouvait venir que froid hivernal sévissant à l extérieur.

The Cheerleaders

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Eiffel – Le Poste à Galéne (Marseille) – 26/11/09

20 heure 10 pétante lorsque les portes du Poste à Galéne s’ouvrent enfin. Alors que le public s’engouffre ce sont les membres d’Eiffel qui sortent de la petite salle marseillaise. Un concert annoncé depuis quelques semaines « SOLD OUT », pas étonnant donc que la salle se soit remplie si rapidement.

Ce qui fut moins rapide, ce fut l’arrivée des artistes. Après une longue, très longue heure et demi d’attente, Eiffel débarque enfin sur scène. Il est juste regrettable qu’afin de faire patienter le public une première partie n’ait pas été programmée. Il est dix heure moins vingt sur l’écran de mon portable lorsque le concert débute. A la tête de la formation bordelaise, Romain Humeau, danse, claque dans ses mains (souvent à contretemps), beugle et chante – quelques fois -.

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L’ambiance pêne à prendre, le manque de première partie se fait ressentir. Ce n’est qu’après «  Saoul  » que tout s’améliore, qu’il s’agisse de l’ambiance ou des capacités vocales de Romain. Le charabia des premiers morceaux se transforme soudainement en parole.

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Sans non plus en faire des tonnes, le contact passe très bien avec le public. Les brèves prises de paroles du groupe alimente l’ambiance joviale régnant en maîtresse dans les lieux. « Ma part d’ombre  » illumine le Poste à Galéne, le public en redemande. La force d’Eiffelne réside pas essentiellement en la personne de Romain. Nicolas et Nicolas, respectivement à la batterie et à la guitare (à moins que ça soit l’inverse je ne sais plus) montrent et démontrent tout leur savoir faire à la populasse marseillaise. L’un développe son jeu de jambes en s’amusant avec ses effets quant à l autre ce sont les bras qui font le plus gros du travail passant d’un tom à un autre.

eiffel -26.112009 - Marseille-4

Il est impossible de parler d’Eiffel sans faire allusion à Hélenne. Une fois derrière une basse, une fois devant un piano, difficile de ne pas la remarquer. Son talent n’ayant d’égal que sa beauté il ne faut pas oublier que la jeune demoiselle reste avant tout la compagne deRomain, le chanteur. Le fait est que cette complicité n’est pas flagrante sur scène. Ce qui est plaisant avec la formation bordelaise ce qu’il n’y a pas que la musique qui soit captivante, les paroles, pleines de sens, jouent elles aussi un rôle primordiale. «  A tout moment » en est l’exemple parfait, comme replongé dans les manifestations de l’année passée, c’est tout un univers qui prend place.

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Ce qui est d’autant plus appréciable c’est que le groupe ne se cantonne pas aux morceaux du dernier album. Annoncée comme une exclue «  Ne respire pas » ravit les fans de la première heure et charme à coup sur les retardataires. Entre rock agressif et pop indie mélodieuse, il y en a pour tous les gouts. Malheureusement lorsque le chanteur rentre en « transe » il y a de quoi rester dubitatif. Les paroles sont remplacées par des grognements, la gestuelle exaltée par les déambulations de l’homme qui aurait trop bu. Dommage que le groupe « se perde » ainsi.

Eiffel

« Sombre  » signe la fin de cette première partie du concert. Le quintet bordelais se retire. IL va sans dire qu’il est aussitôt rappelle par un public chaud comme la braise. Dans l’obscurité de la salle la silhouette des membres du groupe se distingue vaguement quoi que la touffe du chanteur soit assez facilement reconnaissable. «  Une reprise du meilleur groupe du monde, les STOOGES » annonce ce dernier avant d’entamer l’emblématique intro de «  Search And Destroy« . Certes la fougue d’Iggy et l’indescriptible panache de Ron Asheton ne sont pas au rendez vous mais le résultat (comme le montre la vidéo ci dessous) demeure convenable. Néanmoins la reprise atteste aussi de la limite des capacités vocales du leader d’Eiffel. Avant de quitter la scène un dernier morceau est joué. Le refrain est secondé par un piano/jouet pour chérubin. Pour être honnête il aurait été préférable que le concert se clôture sur l’avant dernier titre « Hype« , un petit bijou qui vaut de détour (d’Eiffel).

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- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

POPA CHUBBY – L’usine (Istres) – 30/10/09

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Retrouver Popa Chubbi à l’usine est presque devenu une coutume pour le public du pays d’Istres. Après une tournée en l’honneur d’Hendrix , le « Big Show  » du rock & blues New Yorkais revient mais cette fois accompagné –comme nous le montre les affiches ornant les murs d’entrée- de sa femme, why not ? Quoi qu’il en soit le public est venu en grand nombre, du motard au père de famille en passant par l’adolescent aux cheveux gras, Popa Chubbi semble être vecteur de rassemblement. Pour cause c’est une salle quasi pleine qui s’impatiente de le voir arriver sur scène.

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Pas de première partie, il est 21h15, Popa accompagné de ses deux musiciens, d’une lente et lourde démarche, s’installe. Bien que les affiches le montrait secondé par sa dame, cette dernière n’aura pas répondu présente à l’appel, pour sauver les apparences Chubbi ironise «  My first wife is my guitar« . Les premiers morceaux s’enchainent rapidement, trop rapidement. Le public ne semble pas suivre malgré des morceaux rock à en faire trémousser plus d’une. Manque de réactivité de la part du public ou simplement le manque de complicité qui se fait ressentir ? Ce n’est qu’à partir du 5éme morceau, une somptueuse reprise de «  Hey Joe« , que Popa Chubbi reprend contact avec le public. Ce qui fait le fort de ce musicien du pays de l’oncle Sam ce n’est pas seulement la facilité déconcertante avec laquelle qui joue sur SA strato, mais surtout, histoire de pimenter la chose, le fait qu’il s’offre le luxe de chanter en même temps.

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Il ne fait pas si chaud que ça et pourtant ce sont des flots de transpiration qui ruissellent sur le visage potelé de l’américain. Fatigué, c’est sur une chaise que ce dernier trouve refuge. Popa serait il déjà fatigué ? Oui mais non, qu’il soit assis ou debout cet avec le même entrain que le bougre se démène. Même si dans les bras de « la boule  » –américaine bien sur puisque la française ne sait jouer que du gong (Cf. Fort boyard)- sa femme (autrement dit sa guitare) ressemble à un ukulélé, il en connait toutes les ficelles ou plutôt toutes les cases. Difficile de rester insensible aux solos de « Rock And Roll is my religion », qui inéluctablement donne la pressante envie de se convertir.

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En parlant de religion, Popa, toujours perché sur sa chaise, s’adonne à une reprise de «  hallelujah« . Les refrains sont repris d’une voix unique par le public. Touché, Goliath Chubbi premier du nom s’emmêle dans ses solos. Le public ne semble pas remarquer les quelques fausses notes, une ambiance béate règne alors en maîtresse dans l’Usine. Enfin presque, aux antipodes de la balade du paradis, c’est sur l’autoroute de l’enfer que nous emmène Popa Chubbi. Effet AC/DC oblige, le public se réveille soudainement. De surcroit les interventions chubbienne se multiplient. Ca y est nous y sommes, le concert débute réellement. S’en suit une autre reprise du jeune Jimi, « The Winds cries Mary« , si la guitare et le chant respecte à la lettre la partition, la basse quant à elle sort du lot, logique puisque c’est les riffs de « Sweet Home Alabama » qui sont joués. Néanmoins le tout passe bien, il faut avouer que le contraire aurait été difficile avec les musiciens qui entourent Dady Chubbi.

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D’ailleurs lorsqu’il ne joue pas, c’est le talent de son bassiste qui éclate au grand jour. Avant de se retirer de la scène Popa quitte sa chaise pour se retrouver sur le tabouret du batteur, deux baguettes dans chaque main, c’est sans ménagement qui martèle la pauvre batterie. Bien sur, le public en redemande. « Aces Of Spades (de Motorhead) », histoire de ravir lesquels bikers présents, à pour rôle de clôturer cette soirée. Ca change de la voix de Lemmy, la seule chose que l’on puisse en dire c’est que le résultat est plutôt surprenant, pas bon ni mauvais, simplement surprenant un peu comme Chubbi finalement.

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Popa Chubbi, c’est un peu l’Obélix américain, pas besoin de prendre de la potion magique –quoi que je sois convaincu qu’il ne refuserait pas un bon verre de Jack- pour être surpuissant. Car derrière sa guitare il n’y a pas d’autre qualificatif pour le décrire. Qu’il s’amuse à reprendre des légendes ou qu’il compose ce bon vieux blues new yorkais dont il a le secret, il faut avouer que lorsque ce mec là est sur scène, il est bel et bien le représentant de sa digne religion, le Rock and Roll.

- BOBY -

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Edited: novembre 18th, 2009

Fiesta des Suds: Izia – Dock des Suds (Marseille) – 17/10/09

« Nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg. Tous les groupes gaulois produisent du rock français de sous marque… Tous? Non! Un petit band d’irréductibles Gaulois mené par Izïa résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires des camps retranchés de Superbus, Indochine, BB Brunes et Plasticines.  »

Fiesta des Suds, il est 22h20 dans l’antichambre du festival. Alors que la grande majorité du public attend avec impatience, que vienne se produire Charlie Winston. Même si la salle n’est pas pleine à craquer, il est réjouissant de voir que la diffusion de masse de « like a hobbo  » sur nos ondes hertziennes n’a pas totalement réduit à néant l’amour que certains ont pour le rock, le vrai, le pur, le dur ! A ceux qui croyaient que le Rock était une histoire d’homme, Izïa, du haut de ses 10 centimètre de talons aiguilles est la preuve vivante que ces personnes là se trompent. Les plus réticents pourraient dire qu’il ne s’agit là que d’une fille de… En effet Izïa semble être la fille spirituelle DE Janis Joplin et Jack White.

Verbe, fougue, talent certains héritent d’argent pour la jeune demoiselle il semblerait qu’il s’agisse de qualité. Qu’elle soit seule avec sa guitare, derrière une batterie ou tout simplement entrain de chanter on en oublierait même que la sœur d’un certain Arthur n’a pas encore vu son vingtième printemps. Finalement se sont ses prises de paroles plus ou moins houleuses –contrastant néanmoins avec l’attitude scénique- qui nous ramènent à la réalité, Izïa reste avant tout une adolescente. Mais une ado qui s’assume, la jeune a beau ne pas être un top model, avoir des formes, elle « emmerde toutes ces salopes qui sont jalouses lorsque tu te sens sexy dans ton shorty » et entend bien faire passer le message par le très stoogien «  Hey Bitch « .

Si la voix d’Izïa est remarquable, elle ne serait rien sans les musiciens qui l’accompagnent. Malgré un putain de rock à réveiller grand-mère, le public marseillais reste immobile, à la limite de la frustration. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de nouer le contact, d’inciter à participer mais rien ne prend. En tout cas une chose est sure, « Back In town » aura séduit les plus perplexes, récoltant applaudissements, cris de joie et même demande de strip tease. D’ailleurs c’est peut être à ce moment que l’on voit que d’Izïa à Jack White il n’y a qu’un pas, musicallement bien sur.

Cependant il est vrai que le show n’est pas sans faille et que quelques morceaux comme « The Light » ne représentent qu’un intérêt très succinct. Mais lorsqu’on l’a compare avec d’autres groupes rangés dans la même catégorie à l’image des BéBé Brunes inéluctablement le spectacle reste d’une qualité nettement supérieure, même si ce n’est pas très difficile. Ayant seulement sorti un album il n’est donc pas étonnant qu’au bout d’une heure le groupe se retire après un ultime morceau dans lequel Izïa s’installe à la batterie.

Finalement, même si nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg, même si la quasi-totalité des nouveaux groupes de « rock français » font de la bouse commerciale. Un petit groupe d’irréductibles mené par Izïa résiste encore et toujours pour que le rock, le vrai perdure, celui qui dit « fuck  » à tout, «  fuck  » à rien, celui qui est là pour faire trémousser les jeunes pucelles et vomir les vieux barbus. D’accord, Izïa reste très jeune et manque quand même d’expérience mais être chanteuse ce n’est pas non plus diriger l’EPAD, par conséquent il ne fait aucun doute que dans quelques années ce sera sur la grande scène de la Fiesta qu’Izïa viendra dire «  Fuck à toutes les pétasses (qui se moquent des autres bien évidement)  »

- BOBY -

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Edited: octobre 24th, 2009