Design by Techdesigns, adapted by Boby & Robin.

SOMA – Jewel And Orchestra

Soma - Jewel And  OrchestraDans la famille talent made in chez nous, je voudrais SOMA. Après un EP qui ne laissait entrevoir que le meilleur, il n’était pas difficile de deviner que le quatuor istrien n’allait pas s’arrêtait là. «Jewel And Orchestra » marque donc le retour tant attendu des quatre garçons. Si l’extérieur est sensiblement identique au 5 titres à l’intérieur ce sont 11 petits « Jewels » qui n’attendent qu’à être exposés.

Époustouflante mise en abîme avec le très Hives-esque « Get Down ». Comme submergé par la fougue que procure le titre, l’uppercut final généré par un puissant solo de guitare finira de nous achever. K.O dés le premier round ? Pas loin en effet. Fort heureusement « The backyard », synonyme de ces ballades à succès dont nos voisins d’outre manche ont le secret arrivera de par sa douce mélodie à nous remettre sur pattes. Entre britpop détendue et rock énervé l’éclectisme deSoma n’est plus à prouver. En parlant de diversité « Other Side » illustre à merveille la volonté du groupe de ne pas se cantonner qu’à un seul côté du rock. Un petit bijou qui expose au grand jour les talents de chanteur de Lionel. Certes les quatre istréens ne réinventent pas le rock mais c’est avec brio qu’ils innovent réactualisant ainsi le genre. Chasser le naturel il revient au galop, même si la formation a fait le judicieux choix de composer en anglais c’est paradoxalement sur un morceau dédié à un américain, James Dean, que Soma s’exprime en français. Bien que loin de la médiocrité, le choix du groupe quant à son orientation linguistique, devient de suite plus compréhensible. Molière, Shakespeare ? Sans regret aucun se sera Shakespeare. S’en suit le titre éponyme de ce premier réel opus, une autre petite ballade insaisissable, le genre de titre qui s’incrusterait sans difficulté dans un bon petit drame à la française. Après cette succession de mélodies il devenait presque primordial d’avoir un élément perturbateur pour relever la sauce. Finalement ça ne sera pas un mais deux morceaux qui viendront réveiller ceux qui sous les berceuses des précédents morceaux seraient tombé dans les bras de Morphée. Un duo de choc qui tombe (donc) à pic. Le pulsant « Frisco » soutenu par le puissant « 20 minutes » arrivent à point nommé.

Si l’EP ne laissait qu’entrevoir le talent de la formation, « Jewel And Orchestra » en aura confirmé l’existence. Depuis les bancs d’écoleSoma en a parcouru du chemin. Simple et efficace il n’en fallait pas moins pour être séduit, que l’on soit pop ou rock il n’y a pas à tergiverser Soma est le groupe qui pourrait bien marquer le rock français s’il continue dans ce chemin. Du coup en attendant un futur prochain album c’est dans les salles obscures qu’il faudra être pour se faire Somatiser.

- BOBY -


ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/artiste/soma/critique-cd-achat-vente-22263.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: mai 21st, 2010

King of conspiracy + Blood Red Shoes – Le Poste à Galéne (Marseille) – 14/04/2010

Poste à Galéne : n.m : Petite salle marseillaise où règne ambiance électrique et bonne humeur propre au lieu. Occasionnellement ancienne radio diffusant de la musique. Par exemple hier soir Blood Red Shoes et King Of Conspiracy ont fait cracher les enceintes de la dite salle.

King of Conspiracy

King Of Conspiracy : n.m : Littéralement Roi de la Conspiration. Trio français peu connu recruté pour faire les premières parties de Blood Red Shoes durant la tournée française de 2010.

King of Conspiracy

Pas vraiment de mise en scène, c’est vers la simplicité que tend la formation. Si le bassiste se fait plutôt discret et statique, on ne peut en dire autant pour le guitariste chanteur, bientôt plus souvent à quatre pattes par terre à faire des solos qu’à deux devant le micro. Même si les compositions semblent efficaces le tout reste cependant brouillon.

King of Conspiracy

Néanmoins une bonne énergie qui rattrape les petits ratés du groupe mais surtout un batteur bien plus carré que le reste du groupe. Même si le contact avec le public est présent l’ambiance ne monte pas ou presque, et ce malgré une salle bien remplie. Et ce ne sont malheureusement pas les moult solos de guitare de la mort qui tue qui feront monter la sauce.

Blood red Shoes

Blood Red Shoes : n.f : Si vous avez besoin de la traduction retournez directement au primaire sans passer par la case collège. Blood Red Shoes n’est pas le nom d’une équipe de football US mais bien celui du duo formé par Laura-Mary Carter ainsi que Steven Ansell. L’une à la guitare l’autre à la batterie mais les deux au chant. A mi chemin entre les Ting Tings et The Kills, c’est ici à Marseille que le duo britannique a décidé d’entamer sa longue, très longue tournée.

King of Conspiracy

Tout comme pour King Of Conspiracy pas de superflu le groupe va à l’essentiel. Après une brève entrée en matière, un timide salut, le show démarre. Simple mais efficace ? Presque si les morceaux arrivent à en faire bouger quelques uns dans l’ensemble l’ambiance n’y est pas mais alors pas du tout. Il faut reconnaître que les morceaux ne cassent pas non plus trois pattes à un canard. Dans leur globalité les titres restent quand même assez basiques et légèrement redondants, n’est pas Jack White qui veut !

King of Conspiracy

A cela s’ajoute qu’en live le jeune duo n’est pas aussi carré qu’en version digitale et c’est bien dommage. Ceci expliquant cela, le manque de prise de risque, de complexité dans les morceaux coule donc de source. Heureusement les morceaux sont plaisants ainsi le très bon « I wish was someone better  » contribuera à faire monter une ambiance qui trépigne à s’entamer.

King of Conspiracy

Mais le réel point fort du groupe c’est d’arriver à alterner les voix. La langoureuse voix de Laury s’ajoute donc la puissante de Steven, pour le coup, un réel plaisir pour les oreilles. Enfin un plaisir qu’il ne durera qu’une toute petite heure. Il est 22h20 le groupe se retire sans même un rappel, une dernière chanson, juste un petit mot ou plutôt quatre : « Good Bye, Thank’s You »

King of Conspiracy

Conclusion : n.f : Terminaison d’une affaire, d’une délibération, un raisonnement… Ce qui termine et qui résume un discours, un récit, etc… Ici, qu’il s’agisse des King of Conspiracy ou des Blood Red Shoesl’ambiance manquait cruellement. On ne pourra que regretter le manque d’implication de la charmanteLaura pendant le show. En tout cas pour entamer une tournée ce premier concert ne peut que laisser dubitatif. Blood red shoes en concert ce n’est pas mauvais certes mais ce n’est pas non plus extraordinaire. Pour tout dire pour profiter du groupe autant acheter le skeud plutôt que le ticket de concert, dommage…

Blood red Shoes

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/king-of-conspiracy-blood-red-shoes/critique-concert-1-33751.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: mai 21st, 2010

Interview IZIA – 12/02/2010

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, pour Izia, c’est jupe et rien d’autre. Malgré un baromètre frisant les -3°C, la jeune demoiselle ne déroge pas à sa réputation. C’est donc dans sa robe noire qu’elle m’accueille. Entre les restes de poulets, les kitkat et les cadavres de bouteilles de vin c’est sous l’égide d’une ambiance chaleureuse que débute cette fameuse interview.

Portrait <B>IZIA</B>

Salut Izia, de plus en plus tu commences à être connue mais surtout reconnue par le public. Comment a débuté l’aventure Izia ?

Salut, ça a commencé il a très longtemps. J’ai commencé à 13 ans toute seule dans ma piaule, à faire des chansons comme ça « ridiculement » que je jouais à mes copines tout ça. Après j ai rencontré Antoine qui était le premier bassiste du groupe qui m a présenté Sébastien, le guitariste actuel, et on a rencontré quelqu’un d autre et au fur à mesure du temps les compos se sont enchainées tout comme les concerts, on a fait un album et voilà l’effet boule de neige…

Et l’école dans tout ça ?

Et l’école… (Soupir suivi d’un léger rictus)

Bon, je ne veux pas être irrespectueux donc je ne dirai pas que tu es une « Led Joplin » mais en revanche peut on dire que tu es une « Janis Zeppelin » ?

Ouais ouais.. Led Zeppelin je kiffe mais c’est vrai que l on dit surtout que j’ai dû baigner toute mon enfance dans Janis Joplin etc mais en fait pas du tout. J ai un immense respect pour Janis Joplin , je kiffe sa zic, je kiff ce qu’elle est, ce qu’elle dégage, le montre qui sommeille en elle, je trouve que c’est magnifique ce qu’elle est comme meuf mais après j’ai été moins bercé à Janis qu’à Patti Smith par exemple ou d’autres artistes.
J’adore vraiment Janis mais les gens ont tendance à penser que je n’écoutais que ça durant toute ma vie petite alors qu’en réalité je n’ai découvert que très tard Janis Joplin. Au final je l’ai découverte si tard que je n ai pas eu tellement l’occasion de m’en inspirer.

Première partie d’Iggy Pop, sortie de ton premier opus, tournée des festivals cet été, re tournée actuellement mais cette fois dans les salles, la prochaine étape c’est quoi ? UK ? USA ?

Là on fait un petit concert à Londres avec Seb (le guitariste) juste tous les deux comme à l’ancienne. On part tous les deux guitares sur le dos pour jouer dans un petit club «  La fève et la chi« . Ca risque d’être assez marrant mais on le fait à la roots sans prétention. Donc nous sommes hyper existés de partir là bas ça nous fera revivre nos débuts. Mais après nous allons conquérir le mondeeeeeeeeeeeeeeeeeux ! Na je plaisante, pour le moment il n y a rien de prévu en Angleterre à part ce petit concert là, mais j’espère que ça viendra. Pour ma part je suis plus intéressée par l’Europe que les Etats Unis en général. Enfin je ne cracherai pas à un concert à Los Angeles.

En parlant de ton album, pour moi un petit bijoux, un melting pot de ce qui peut se faire de mieux dans le rock. Cependant on ne ressens pas la même fougue et énergie qu’en live. Sortir un cd ne serait pas pour toi l’alibi à de longues tournées ?

Ca a été ça un peu quand même. C’est vrai que ça a été, c est vrai… Et puis on y retrouve l énergie quand même enfin je trouve. Nous avons enregistré en live du coup nous avons toute l énergie d’un live dedans. En fait nous étions tous les 4 dans la même pièce, moi derrière une vitre ce qui m a permis de faire pas mal de blagues pourries comme l escalier ou l’ascenseur. J étais derrière le truc je leur faisais trop chier. Mais c’est vrai que sur scène il y a un vrai lâché prise, on sent vraiment que c’est là où je me sens le mieux, où Seb se sent le mieux, où on est le mieux tous les deux, donc il a un vrai truc. C’est indiscutable. Après moi quand on me pose des questions du genre « Alors la crise du disque ?« , moi j’en ai rien à foutre quoi.

Hadopi ?

Euh.. Ouais aussi. Je suis désolée pour les autres artistes qui ont moins d’aisance en live et qui préfère travailler en studio.

Ca permet quand même d’écrémer une certaine tranche d artistes…

Ouais mais non. C’est triste aussi parce qu’il y a des artistes qui défoncent sur album, qui font des productions de dingue et qui ont du mal à retransmettre ça sur scène ce qui fait que l on perd ça. Mais c’est vrai que l’on va demander à des gens ,qui, avant étaient juste compositeur, chanteur, qui ont une voix super d’avoir maintenant en plus un putain de charisme, d’être des supers comédiens, des chauffeurs de salles, des bêtes de cirque tu vois ? Donc maintenant il y a une double casque à avoir qui n ‘est pas innée chez tout le monde. Moi par exemple je suis bien plus à l’aise sur scène qu’en studio. En studio j’ai tendance à vite m’ennuyer. C’est pour ça que de porter la double casque ce n’est pas évident comme de toujours avoir à se dire « il faut que j’assure au studio, il faut que j assure sur scène« .

Portrait <B>IZIA</B>

Pour rester sur le même thème. Comment se déroule la composition d’un CD ? Tu t occupes de tout ou il y a un réel travail de groupe ?

En fait ça dépend, le premier, le seul, l’unique album a été fait avec d’autres musiciens. Il s’est fait avec Seb, l’actuel guitariste, Antoine à la basse et Vincent à la batterie. Donc on a sorti ça un peu tous les quatre enfin surtout avec Seb et Antoine jusqu’à ce que Vincent ait apporté sa « touch » et plein de petites idées du genre «  Et si on faisait un break là  » etc.. Pour le coup le premier album s’est vraiment composé en groupe. Mais moi, j’apportais mes idées premières, j’étais un peu le chef d’orchestre de tout ça et s’il y avait quelque chose ne me plaisait pas c’était sur que ça n allait pas se faire. J’étais un peu tyrannique, enfin pas tyrannique d’ailleurs c’est tout simplement que je sais ce que je veux. Pour résumer je suis le chef d’orchestre de ce melting pot qui tranchait quand il fallait le faire. Sinon pour le second album qui est entrain de se faire on y retrouve toujours Seb et moi plus les deux nouveaux musiciens Greg et Arnaud qui nous ont rejoint pour la tournée et ont repris la relève de façon honorable et magnifique. Du coup là avec Seb on commence à se concentrer sur le nouvel album tous les deux, on a déjà écrit quelques trucs, on va vraiment faire un truc en binôme.

Le line-up risque donc de changer ?

Euh.. Non non, ils vont rester. Après pour l’album nous on va faire nos trucs, ils vont peut être intervenir dessus. Enfin je ne sais pas, tu vois…

Portrait <B>IZIA</B>

Oui, le cœur du groupe en fait c’est le binôme que tu formes avec Seb ?

Ouais, bien sur. De toute façon il faut toujours un binôme dans un groupe. Cependant il y a bien un esprit de groupe puisque de toutes façons dans le Rock and Roll c’est assez difficile d’évoluer tout seul. Le rock ne peut se faire seul. Pour revenir au binôme que nous formons avecSeb, je pense que nous nous sommes bien trouvés. Le jour où on s’est rencontré c’était genre « What the Fuck !? Qu’est ce qui ce passe entre nous ?« , il fait un accord je comprends de suite ce qu’il veut faire. Nous nous sommes vraiment trouvés musicalement, ça serait regrettable de lâcher ça. Donc pour ce deuxième opus on va vraiment se concentrer dessus.

Même si tu n’as pas le fameux « H » dans ton nom d’artiste, à quand une tournée Triple H ?

(Rires). Hum, je ne sais pas, surement jamais. Une tournée je ne pense pas pour la bonne et simple raison que je pense qu’Arthur m’assassinerait, moi j’assassinerai mon père et mon père assassinerait Arthur. Non je plaisante, plus sérieusement nous n avons pas des musiques qui s’y portent mais des duos, des trios, des quatuors, pourquoi pas ? Moi j’adorerai faire un duo avec Arthur , après une tournée je ne pense pas.

En France il y a une sorte de coutume lorsque les groupes commencent a avoir une certaine notoriété, ils enregistrent leur Taratata. Après de maintes recherches, impossible de te trouver dans l’émission, comment ça se fait que tu ne sois pas encore passée chez Nagui?

Si on a enregistré mais ça ne sortira qu’en Mars. Néanmoins on a mis du temps à le faire, je crois que… on… on… On a mis du temps à le faire. Ils ont mis du temps à nous dire oui, enfin pas nous dire oui mais à nous accueillir. Là c’est bon c’est fait, ça y est !

Deux nominations aux Victoires de la musique, ça te procure quel sentiment?

C’est cool. (Rires). Na c’est cool ça me fait très très plaisir que ces gens aient pensé à moi. Maintenant je ne sais pas si je les gagnerai, je ne suis pas très confiante mais en tout cas honorée même, si pour moi le plus grand des honneurs est de remplir chaque soir une salle différente, avec carrément plus de monde, une ambiance de dingue et un show de fou, pour moi c’est plus d’honneur que de gagner une victoire. Même si c’est vrai, j’adorerai gagner une victoire, rien qu’une sur deux ca serait fabuleux. Qu’on me donne simplement un bout de plastique je serai contente, je m’en fous c’est cool mais ce n’est pas la plus grande des victoires pour moi. Par contre c’est super dans le sens où ça mènera à ce que je veux moi, plus de visibilité pour plus de monde en concert, donc ça me rendra plus heureuse, donc forcement c’est chouette.

Tu m’y invites ?

Ah (attristée et extrêmement déçue (ça se voyait à son regard))… Je ne peux pas j’ai déjà filé toutes les invit’s à ma mille-fa, laisse tomber. C’est un enfer, mes cousins, mes cousines, la mère grand qui vient en plus c’est le jour de son anniversaire du coup elle est trop contente.

J’ai cru comprendre que tu aimais bien Mc Do. Alors Royal with cheese ou Quarter and ponder with cheese ?

(Encore plus de rires). Alors attend, je vais casser le mythe de suite, j’ai été la plus grosse des gourmandes du monde. Et maintenant c’est fini… Au nom de l’hygiène de vie. Avant je bouffais n’importe comment, n’importe quoi, toute la journée. Sans parler des loges où tu arrives il y a une montagne de Bounty. Donc à un moment je me suis dit que j’en avais marre que je m’étais trop laissée aller, sur scène je galérais. J’avais pris du poids, le souffle ne suivait plus… Et là ça fait un mois que j’ai retrouvé une énergie saine et un corps sain. Je ne bois plus d’alcool. Si, si je t’assure. En tout cas le résultat est là, maintenant j’arrive à enchainer dix concerts alors qu’avant au bout de trois je n’en pouvais plus. Je pense qu’il y a donc un certain rapport. Ce n’est absolument pas pour le look et tout, pour tout te dire je m’en fous. Tout simplement c’est pour assurer sur scène. Attend j’ai enchainé 10 CONCERTS la semaine dernière alors qu’avant au troisième je finissais sur les rotules !!! Et je me dis putain c’est fou. En tout cas je suis toujours autant rock and roll même si je ne bois plus d’alcool, je suis toujours aussi bien et je me sens toujours aussi bien. Je réalise que ce n’est pas forcément une condition sine equa non
au rock que de ne pas boire de l’alcool, au contraire. Bon j’ai un peu envie de tuer la moitié de mes amis à partir de deux heures du matin parce que tout le monde devient insupportable mais sinon ça va. Après j’ai des petites histoires avec ça du genre, la dernière fois il y a un mec qui m a proposé une bière. J’ai répondu, «  non non merci je ne bois pas d’alcool« . Et là genre « Rhouuuuuuuu ouin ouin ouin ouin « , une ambiance de mort. Pour rattraper j’ai dû faire « Euh non que du Whisky ! » par conséquent tout le monde a fait comme si c’était le truc ultime. Lorsque j’ai vu ça j’ai été super déçue, si maintenant le rock ça se résume à boire de l’alcool, picoler, finir à quatre pattes dans un ruisseau à 5 heures du mat, je ne suis pas rock alors !

- BOBY -

Merci à Izia, Eva de Bleu Citron, les Passagers du Zinc

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/interview/izia/interview-1-32537.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: février 17th, 2010

Interview des Plasticines

Plasticines

Après avoir fait 32 fois le tour de Marseille sous une pluie battante, s’être trompé de bus pour la quarante douzième fois et avoir arpenté toute la zone commerciale de la Valentine  nous nous retrouvons finalement dans un petit resto à tapas en face du Poste à Galéne qui accueillera d’ici deux heures les Plasticines. Entre deux mojitos ce sont Marine et Louise, respectivement guitariste et bassiste, qui nous on fait le plaisir de répondre à nos questions.

De « Loser » à « Bitch », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une certaine évolution entre ces deux morceaux. Des textes plus travaillés, une dose de maturité en plus, est ce l’influence de l’American Way Of Life ?

Marine : En fait c’est marrant que tu dises ça parce qu’en fait, « Bitch », est une chanson que l’on a écrite dans la période du premier album. D’ailleurs on la jouait avant sur scène. Ce morceau existe depuis… euh… 4 ans, mais je pense que c’est vrai, le fait d’avoir collaboré avec Butch Walker qui est le producteur du deuxième album ça a forcement fait qu’on a changé plein de choses, notre son a évolué, maintenant ça sonne plus américain et c’est ce que nous voulions.

En parlant des USA, vous venez d’achever une tournée la bas, vous êtes passées au fameux Coachella Festival et ultime consécration, vous avez joué dans une série TV qui connaît un énorme succès en France comme aux USA, Gossip Girl. A l’heure où la France est en plein débat sur l’identité nationale, ne vous sentez vous pas plus américaine que française ?

Louise : Non non je pense que l’on se sent française, c’est là où on a grandi ect… Mais c’est vrai que musicalement on a toujours été plus proche des pays anglo-saxons, que ça l’Angleterre ou les Etats Unis, c’est là d’où viennent nos influences musicales. Après il faut dire aux USA nous avons été super bien accueillies, du coup on aime passer du temps là bas comme on en passe en France.

Marine : En même temps je pense que c’est aussi pour nous une façon d’exporter la culture française puisqu’on a quand même des titres en français. Les américains adorent le fait que nous soyons un groupe inde français même si on chante aussi en anglais.

Du coup la nationalité française est un peu un label qualité aux USA ?

Marine : Ouais exactement puis nous on en joue vachement. Voilà la french touch, le petit accent ils trouvent ça hyper cool. Katie (la chanteuse) met son béret, y a un peu les petits clichés mais ça fait parti du jeu. C’est notre façon d’exporte la culture française et au final ça renforce le fait qu’on soit française.

Portrait Plasticines

Et le meilleur public on le trouve où du coup ? En France ou outre-Atlantique ?

Louise : Euh… C’est différent, on a toujours eu un bon public en France ensuite aux Etats Unis, pour les gens qui ne nous connaissent pas, ils sont beaucoup plus ouverts d’esprit et ont beaucoup moins d’apriori. C’est à dire que pour eux un groupe de nanas qui font de la musique c’est quelque chose de positif alors qu’en France on va plutôt aller chercher la petite bête.

Marine : On aime beaucoup le public d’outre atlantique parce qu’il est souvent très attentif et avec moins de préjugés.

Pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être adolescente ?

Marine : Tu sais, nous ne sommes plus vraiment adolescentes maintenant…

Bon on la refait, pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être teenager (18-25 ans) ?

Marine : Hum… C’est un peu une force. Mais c’est comme tout il y a des avantages et des inconvénients. Ce qui est bien c’est qu’un groupe de fille c’est rare, du coup il y a une curiosité qui fait que les gens vont venir au concert. Après c’est à nous de prouver sur scène que nous méritons d’être là.

Louise : Le seul désavantage, c’est qu’en tant que filles on nous demande de nous justifier deux à trois fois plus qu’un groupe de garçons. C’est comme ça, fin, j’espère que les mentalités vont changer un de ces jours et que l’on nous prendra comme un groupe normal plus qu’un groupe de filles. Enfin on joue pas mal avec ça aussi…

Marine : Le truc c’est qu’en France des groupes de rock entièrement composés de filles ça n’existe presque pas. Du coup les gens ne pensent pas spontanément que rock et filles c’est compatible.

Hormis le B.I.T.C.H Tour et la sortie de votre second opus, d’autres projets en vue ? Je sais qu’au sein de Concert And Co on parle d’un live filmé retransmis sur le net…

Louise : Je ne sais vraiment pas faudrait qu’on check le planning.

Marine : En tout cas la grosse news du moment c’est que l’on va faire la première partie de 30 Seconds To Mars à Bercy. Sinon on va aussi jouer au printemps de Bourges. Après nous ne pouvons pas t’en dire plus vu que nous n’en savons pas plus. On compte faire des festivals.

On dirait que vous vous êtes un peu écartées de la scène parisienne à qui vous devez votre succès. Peut on dire que le fait que vous soyez passées de l’autre côté de l’Atlantique vous ait fait passé un cran au dessus de ces groupes évoluant toujours dans le cadre de cette scène ?
Louise : Aujourd’hui il y en a qui ont arrêté d’autres qui continuent. Nous nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont cru en nous aux Etats Unis et d’avoir pu un peu partir là bas pendant plusieurs mois que ça soit pour enregistrer que pour tourner donc c’est vrai que de suite ça impressionne un peu mais pour nous c’était un cheminement normal.

Portrait Plasticines

Et maintenant quel regard portez vous sur certains groupes qui restent, c’est à dire euh… BB Brunes…

Marine : Bah ce sont nos potes !

Mais vous n’avez pas un regard un peu plus critique ? On ne peut pas dire que BB Brunes soit très bien accueilli.

Marine : Mais nous en fait on est super positive en général. On est hyper contente que des groupes comme eux puissent marcher. C’est rare que des jeunes qui vendent autant. Ils ont un beaucoup parcours, attend, ils ont vendu 300 000 albums.

Entre tournée et tournage de série on peut dire que vous vivez un rêve éveillé. Mais si ce dernier se transformait en cauchemar vous avez une porte de sortie ?

Marine : Bah on verra. Pour le moment on ne se prend pas la tête et on finit la tournée.

Louise : On vit au jour le jour. C’est ça le rock !

les Plastiscines

En parlant de jour. Ca donne quoi une journée avec les Plasticines ?

Louise : On s’est levée à 4heure du matin. On est parti à 5h45 après avoir tout chargé. Puis on a pris le bus de Paris pour venir sur Marseille. 10 heures de route après on a fait les balances. Ensuite on devait aller à la Fnac en dédicace mais ça a été annulé.

Marine : Du coup on est allé à l’hôtel. On avait juste 45 minutes pour se doucher. Là tu vois mes cheveux ne sont pas secs ça me stresse. Là il me reste même pas une heure pour manger. Ensuite d’autres interviews, le concert et l’after.

C’est bientôt fini mais avant de vous laisser à vos tapas on va passer aux questions stupides. Une opposition (enfin presque tout le temps) France/USA et vous devez choisir.

Royal with Cheese ou Double Quarter and Ponder with Cheese ?
Plasticines : Euh… Cheeseburger

Obama ou Sarkozy ?
Plasticines : Obama !!!

Tour Eiffel ou Statue de la Liberté
Plasticines : Vu que les deux sont de Gustave Eiffel mets une croix dans les deux ! Donc égalité.

Gossip Girl ou Plus Belle La Vie ?
Plasticines : Gossip Girl (rires)

Coachella ou Fête de l Humanité ?
Plasticines : Coachella quand même.

Bitch ou Loser ?
Plasticines : Bitch.

ABC ou TF1 ?
Plasticines : On ne regarde pas la TV, pas le temps pour ça.

BB Brunes ou Kings of Leon ?
Plasticines : KOL parce qu’ils nous ont donné envie de fonder un groupe. BB Brunes parce ce sont nos potes !

American Idol ou Nouvelle Star ?
Plasticines : American Idol.

Dernière petite question pour mon pote qui est là à côté. Mac ou Pc ?
Plasticines : Mac mais Marine PC..

- BOBY & ROBIN –

Plasticines

Merci à Paul (De Because TV), Cédric et bien sur Marine et Louise.

- BOBY -

Edited: février 8th, 2010

Izia + Ladylike Dragons – L’Usine (istres) – 22/01/10

ladylike dragons

Quand on voit à quel point le baromètre descendait hier, on ne pouvait que se dire que ce vendredi soir faisait parti des soirées où il fait bon rester chez soi. Ça aurait pu être tellement vrai si seulement Izia ne venait pas se produire sur la scène de l Usine. Après avoir écumée les festivals cet été c’est maintenant aux salles françaises d’abriter l’ouragan Izia.

Ladylike Dragons

Avant de passer aux choses sérieuses ce n’est que tardivement que l’on apprend que la première partie se déroule sous l’égide de Ladylike Dragons, une formation qui d’ailleurs commence à faire parler d’elle depuis qu’elle a remporté le « rock Battle » de OUI-FM. Considérant OUI FM, comme une référence des ondes rock, il n y a donc pas de soucis a avoir quant à ce que devrait fournir le trio. En effet, aucune inquiétude. Savant mélange de pop et garage, le public adhère aussitôt. « Les dragons bien élevés » se lancent même dans une reprise de « L enfant roi » de Noir Désir.

Etant un fan du groupe, je sais par expérience que lorsque l’on reprend du Noir Des (comme disent les vrais), il faut souvent s’attendre au pire. Pour le coup, le trio déroge à la règle avec une envoutante reprise non moins fidèle à l’original. Une voix puissante, des solos guitare de la mort qui tue, il n’en fallait pas moins pour conquérir le cœur du public istrien. C’est sur « 13 minutes » que se solde les 40 minutes de show. Surement le meilleur des morceaux que Ladylike Dragons nous aura offert ce soir. Quand pop et garage ne font plus qu’un ça peut donner des choses biens, quand pop et garage ne font plus qu un ça donne Ladylike Dragons.

Izia

Les lumières s’éteignent. Le moment fatidique arrive. Plongée dans la pénombre seul  le centre de la scène est éclairé. Soudain Izia, guitare en main, seule contre le reste du public déboule. Intimidée ? Pas une seconde. C’est avec décontraction qu’elle entame son set. Rapidement rejoint par le reste de son groupe, « Life is going down  » annonce, d’ores et déjà, un concert prometteur à l’image de la voix de la jeune demoiselle. Difficile de rester insensible à de telles performances vocales. Dans l’univers d’Izia, entre deux planètes, il n y a qu’un pas. Métaphore pour le moins houleuse mais lorsqu’on voit la facilité avec laquelle elle s’amuse à passer des aigus aux graves, on comprend de suite.

Un peu comme ses textes, après avoir interpréter une chanson « pour que les meilleurs amis se chopent entre eux  » c’est un titre pour régler ses comptes avec « un poufiasse qui se moquait d’elle, ne supportant pas qu’elle soit sexy dans son short taille 40  » qui est joué. Dans le texte comme dans la musique c’est un morceau digne d’Iggy Pop version Stooges qui en résulte. Nul besoin de préciser qu’au niveau du public l’ambiance est chaude-bouillante pour ne pas dire brulante. Il faut dire qu’Izia est un peu similaire à un brasier. Au début les premières flammes arrivent, puis le tout s’embrase et ne cesse de grossir. Tel un feu de forêt impossible d’arrêter la jeune cantatrice. «  Disco Ball  » ,précédé par un cours sur le cri du rockeur version « Hot » où Izia se perd dans une explication abracadabrantesque, montre non seulement le talent de l’adolescente mais aussi celui des musiciens qui l’entoure.

Izia

Avant le traditionnel rappel, entrainant inéluctablement « Applaudissage, revenage, bonheur ! « , c’est derrière la batterie qu’Izia se réfugie, avant de ramener une cymbale devant. Ambiance chaude et sexy oblige, précédent le martellement sans ménagement de la pauvre cymbale, c’est un spectacle digne des concours de T shirt mouillés que la douce Izia nous offre en se vidant une bouteille d’eau sur son corps déjà humidifié par la transpiration. Ce qui fait la force de la teenager c’est l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne sur scène, en effet en une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément appeler le « Janis Zeppelin « . C’est d’ailleurs avec une magnifique et non moins émouvante reprise à capella de la vieille Joplin qu’Izia clôture son set. Le public conquis en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à l’Usine ? Assurément Non.

Izia

Entre Ladylike Dragons et Izia difficile de passer une mauvaise soirée avec de telles hôtesses. Étonnante découverte pour l’une, confirmation d’un talent certain et inépuisable ou presque pour l’autre. La satisfaction visible sur les visages du public en est la preuve la plus significative. Après avoir brillée dans les festivals, elle enflamme les salles. Encore sceptique ? Courrez chez le disquaire vous offrir son album éponyme. Pour ma part, si la précédente prestation m’avait enchanté, cette dernière m’aura littéralement ensorcelé.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/izia-ladylike-dragons/critique-concert-1-3-32213.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 25th, 2010

IZIA-Izia

Izia - IziaAlors qu’à son âge la plus part de ses camarades s’imaginent qu’il n’est possible de faire de carrière dans la musique sans X factor et autres Star Academy, avec seulement 18 printemps au compteur et son premier opus éponyme, Izïa est en voie de redorer le blason du rock français. Car avant d’être une fille de, la jeune parisienne est surtout une fille du rock comme il ne s’en fait plus de nos jours ou du moins presque plus. Superbus, Plasticines and co n’ont qu’à aller se rhabiller.

« Back in town » premier morceau de l’opus annonce d’ores et déjà les prémisses d’un album qui réserve bien des surprises. A mi chemin entre Led Zepp et Janis Joplin le douze titres se révèle être un véritable melting pot de ce qui se fait de mieux dans le Rock avec une grande bière. De « Lola», morceau typique de la pop américaine à la Blondie au très Stoogien « Hey Bitch », Izia ne cesse de nous surprendre. A croire que l’album n’est qu’une succession de morceaux tous plus délectables les uns que les autres. Et ce n’est surement pas le fabuleux « Let Me Alone » qui nous fera penser, ne serait ce qu’une seconde, le contraire. Mais ce n’est réellement qu’avec « Blind » que les talents de chanteuse de la jeunette apparaissent au grand jour. Telle une cantatrice, c’est sans grand souci que la demoiselle passe aussi bien dans les aigus qu’aussitôt dans les graves. Déconcertant, surtout pour les pseudos groupes de rock français à l image des BB Brunes qui à côté d’Izia paraissent et véhiculent bien peu choses… Il suffit simplement de se concentrer sur « Disco Ball » pour comprendre qu’il existe un fossé entre elle et les autres. Le talent ? Peut être. Le travail ? Surtout. Il ne suffit pas d’avoir une Gibson et un Perf acheté à Monoprix pour être un Rockeur, et c’est ce qui fait toute la différence entre Izia et les Naast, pour ne citer qu’eux.

Abandonner les cours à 15 ans pour se consacrer à la musique le pari était risqué. Mais en à peine trois ans il aura été relevé avec brio.Izia est au rock ce que le caviar est à la bourgeoisie, indissociable. Après l’écoute du skeud, une seule mise en garde si vous décidiez d’aller la voir en liveAttention vous risqueriez de devenir accro…

-BOBY-

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste//critique-cd-achat-vente-39809.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 15th, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste/soma/critique-cd-achat-vente-22263.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010

Soirée du Rising Dead Boys : Lunch + The Cheerleaders + Real Threat – Portail CouCou (Salon de provence) – 12/12/200

Lunch

Au Portail Coucou les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la semaine dernière la petite salle du pays salonnais revisitait le courant brit pop, ce soir, sous des allures de CBCG, le punk envahit les lieux. A l’initiative du concert, Le Rising Dead Boys, un petit collectif regroupant quelques groupes comme Lunch, The Cheerleaders ou Real Threat.

Lunch

Ce n’est pas sous les meilleurs auspices que débute le concert, en effet un léger problème technique de dernière minute vient complètement chambouler le planning de Lunch. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes que tout rentre dans l’ordre. Ce soir un seul objectif, faire découvrir la scène punk salonnaisse.

Lunch

Une musique énergique et décomplexée voilà comment pourrait être qualifiée la production du jeune trio,Lunch. Si la musique rappelle le punk californien, les textes, eux, n’ont strictement rien avoir avec ce même genre. Si Offspring, Blink 182 ou encore Green Day parlaient de leur histoire de cœur/cul, Lunch décide de revenir aux fondamentaux du punk avec des paroles engagées. Drogue, pauvreté, intolérance, rien n’est laissé de côté à tel point que l’on se demande si Lunch ne serait pas le fils cachés de Guerilla Poubelle.

Lunch

Certes il y a quelques ratés, mais s’il n y en avait pas serait ce vraiment du punk ? Il faut reconnaître à Lunch une qualité indéniable, celle d’arriver à faire bouger les foules. Afin de promouvoir le collectif (rising Dead boys bien sur), les invités surprises sur scène s’enchainent pour faire les cœurs ou carrément chanter comme ce fut le cas avec Adrien, le chanteur du groupe suivant, The Cheerleaders. S’en suivent quelques remerciements notamment au Portail Coucou qui n’hésite pas à donner une chance aux jeunes formations.

Lunch

Pour nous faire patienter, Xtramedium prend place dans l’antichambre du Portail Coucou. En face du bar, les deux compères monégasques s’adonnent à la guitare électro et au tambourin. Un petit intermède de douceur dans cette soirée de brutes.

The Cheerleaders

C’est au tour des Cheerleaders de faire trembler la salle. Pas de pompom, encore moins de mini-jupes, loin de l’image fantasmatique véhiculée par le cliché américain, ce sont simplement quatre garçons qui prennent place. Le registre est nettement plus agressif que Lunch. Côté public l’ambiance ne faiblit pas et à même tendance à augmenter.

The Cheerleaders

Effet peu surprenant compte tenu de certaines compositions se révélant être de petits bijoux. « What I Am » illustre à merveille le talent du quatuor, riffs énergiques, une voix puissante, et des parties de batterie irréprochables, il n’en fallait pas moins pour mettre rendre l’ambiance chaude bouillante. Tout comme pourLunch, le plateau est envahi de tous bords par le public.

The Cheerleaders

En effervescence, cette même ambiance, redescend quelque peu avec «  Enjoy Silent« . Trop Harcore, surement pas assez punk, contrastant avec le reste du concert difficile de vraiment accrocher. Seul petit bémol après plus de 45 minutes de pogos, il n’en aura pas fallu tant pour comprendre que les 4Cheerleaders ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve, ils viennent juste de remporter lesClass Eurock’s. A surveiller.

The Cheerleaders

Finalement la seule déception de la soirée aura été celle de ne pouvoir rester pour le troisième et dernier groupe, Real Threat. Mais à la vue des deux prestations précédentes il ne fait aucun doute que la seule « réelle menace » ne pouvait venir que froid hivernal sévissant à l extérieur.

The Cheerleaders

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/critique/lunch-the-cheerleaders-real-threat/critique-concert-1-31889.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010