Design by Techdesigns, adapted by Boby & Robin.

GOGOL BORDELLO – Trans Continental Hustle

Gogol Bordello - Trans Continental HustleTrois ans déjà se sont écoulés depuis Super Taranta, il était donc plus que temps pour Eugene Hutzet sa bande de pondre un nouvel opus. Pillier fondateur du « Gyspsi Punk » il va sans dire que lorsque Gogol sort un album c’est bordello assuré.
Ce qui est formidable avec Gogol bordello c’est que même lorsqu’il s’agit d’un morceau engagé pour une cause sérieuse, inéluctablement le titre se transforme en hymne de la bonne humeur. Comme une invitation à danser je défie quiconque d’y résister. Il faut dire que d’album en album le groupe ne cesse de surprendre mais surtout de fidéliser un public toujours plus nombreux. Une fois de plus ce n’est pas le petit cadet qui fera baisser les adhésions bien au contraire. « Trans Continental » une étiquette qui colle si bien au produit car l’atout majeur de Gogol bordello c’est avant tout la facilité avec laquelle le groupe arrive à faire voyager ses auditeurs. Un tour du monde discount depuis son canapé, sa chambre ou bien du métro qui commence sur la pulsante intro de « Pala Tute ». Néanmoins la réelle montée en puissance se fait entendre avec « My Companjera ». Autre fait marquant, Eugene Euhz n’a rien perdu de sa talentueuse folie et son engagement politique, comme en témoigne « Immigraniada (We Comin’ Rougher)». Mais Gogol ce n’est pas seulement une aliénation générale, par moment la formation sait calmer sa fougue produisant ainsi de douces ballades gitanes à l’image de « Sun On My Side ». Enfin soyons clairs il ne faut pas non plus s’attendre aux mélodies de coin de feux à la sauce Gypsy King . Exit les clichés qui touchent ce genre de musique. Le Trans Continental Hustle de Gogol bordello reste avant tout une locomotive nucléaire lancée à 200 à l’heure.
Si les BN (oui oui les gâteaux au chocó) sont des distributeurs de sourires, la bande d’Eugéne en est quant à elle la fournisseuse. Une invitation à prendre la vie du bon coté tout en s’interrogeant sur la société actuelle voilà l’itinéraire proposé par le « Trans Continental Hustle ». Puissant et énergique, ce dernier opus n’est certes pas le meilleur de Gogol bordello mais, loin, très loin, d’être le plus mauvais. Cependant et ce quelque soit l’album, la meilleure façon de profiter du groupe et sa fougue communicative reste quand même d’aller les voir en concert !

- BOBY -


ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/artiste/gogol-bordello/critique-cd-achat-vente-33144.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: mai 21st, 2010

Soirée du Rising Dead Boys : Lunch + The Cheerleaders + Real Threat – Portail CouCou (Salon de provence) – 12/12/200

Lunch

Au Portail Coucou les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la semaine dernière la petite salle du pays salonnais revisitait le courant brit pop, ce soir, sous des allures de CBCG, le punk envahit les lieux. A l’initiative du concert, Le Rising Dead Boys, un petit collectif regroupant quelques groupes comme Lunch, The Cheerleaders ou Real Threat.

Lunch

Ce n’est pas sous les meilleurs auspices que débute le concert, en effet un léger problème technique de dernière minute vient complètement chambouler le planning de Lunch. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes que tout rentre dans l’ordre. Ce soir un seul objectif, faire découvrir la scène punk salonnaisse.

Lunch

Une musique énergique et décomplexée voilà comment pourrait être qualifiée la production du jeune trio,Lunch. Si la musique rappelle le punk californien, les textes, eux, n’ont strictement rien avoir avec ce même genre. Si Offspring, Blink 182 ou encore Green Day parlaient de leur histoire de cœur/cul, Lunch décide de revenir aux fondamentaux du punk avec des paroles engagées. Drogue, pauvreté, intolérance, rien n’est laissé de côté à tel point que l’on se demande si Lunch ne serait pas le fils cachés de Guerilla Poubelle.

Lunch

Certes il y a quelques ratés, mais s’il n y en avait pas serait ce vraiment du punk ? Il faut reconnaître à Lunch une qualité indéniable, celle d’arriver à faire bouger les foules. Afin de promouvoir le collectif (rising Dead boys bien sur), les invités surprises sur scène s’enchainent pour faire les cœurs ou carrément chanter comme ce fut le cas avec Adrien, le chanteur du groupe suivant, The Cheerleaders. S’en suivent quelques remerciements notamment au Portail Coucou qui n’hésite pas à donner une chance aux jeunes formations.

Lunch

Pour nous faire patienter, Xtramedium prend place dans l’antichambre du Portail Coucou. En face du bar, les deux compères monégasques s’adonnent à la guitare électro et au tambourin. Un petit intermède de douceur dans cette soirée de brutes.

The Cheerleaders

C’est au tour des Cheerleaders de faire trembler la salle. Pas de pompom, encore moins de mini-jupes, loin de l’image fantasmatique véhiculée par le cliché américain, ce sont simplement quatre garçons qui prennent place. Le registre est nettement plus agressif que Lunch. Côté public l’ambiance ne faiblit pas et à même tendance à augmenter.

The Cheerleaders

Effet peu surprenant compte tenu de certaines compositions se révélant être de petits bijoux. « What I Am » illustre à merveille le talent du quatuor, riffs énergiques, une voix puissante, et des parties de batterie irréprochables, il n’en fallait pas moins pour mettre rendre l’ambiance chaude bouillante. Tout comme pourLunch, le plateau est envahi de tous bords par le public.

The Cheerleaders

En effervescence, cette même ambiance, redescend quelque peu avec «  Enjoy Silent« . Trop Harcore, surement pas assez punk, contrastant avec le reste du concert difficile de vraiment accrocher. Seul petit bémol après plus de 45 minutes de pogos, il n’en aura pas fallu tant pour comprendre que les 4Cheerleaders ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve, ils viennent juste de remporter lesClass Eurock’s. A surveiller.

The Cheerleaders

Finalement la seule déception de la soirée aura été celle de ne pouvoir rester pour le troisième et dernier groupe, Real Threat. Mais à la vue des deux prestations précédentes il ne fait aucun doute que la seule « réelle menace » ne pouvait venir que froid hivernal sévissant à l extérieur.

The Cheerleaders

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/critique/lunch-the-cheerleaders-real-threat/critique-concert-1-31889.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010

The Cheerleaders – Screaming for freedom

The Cheerleaders – Screaming for freedom


A la croisée des chemins entre Comeback kid et Rise Against se trouve la toute jeune formation The Cheerleaders qui a déjà deux parutions sur compiles au compteur ( notamment avec l’association marseillaise Bad Moon Asso). Le groupe avignonnais ne cesse de progresser, après une défaite aux Class Eurock’s l’année dernière, ils reviennent plus forts, plus puissants que jamais avec cette fois une victoire bien méritée au Class Eurock’s 2009 et surtout la sortie de leur premier maxi « Screaming for freedom« .

Tout commence avec les cris d’une cheerleaders, américaine bien sur on ne peut déroger à certaine régle, atteinte du syndrome de Tourette. Petit mise en bouche bien sympathique qui ne laisse que présager le meilleur pour la suite, « Don’t come around » ouvre donc le défilé. Pas de pompom ou de mini jupe mais des riffs mélangeant punk et hardcore, C’est simple rapide efficace que demander de plus? The Cheerleaders regroupe des qualités essentielles pour évoluer dans le punk, des guitares qui décoiffent, des parties de batterie carrées et enjouées, des lignes de basses irréprochables et surtout des textes engagés récités avec puissance et conviction par Adrien dit AD (le chanteur). C’est après les rires diaboliques d’AD (comme disent les vrais) que démarre « What I am« . S’il ne fallait en garder qu’un, il ne fait aucun doute que c’est lui là qui resterait. Rien n’est à reprocher aux précédents morceaux mais ce dernier sort vraiment du lot.  Entrainant, surpuissant, les mots sont multiples pour décrire ce petit bijoux « new punk » largement influencé par Rise Against. Aux antipodes du reste de l’album c’est à « Love attempt » que revient la lourde tache de conclure ce maxi. On reste -malheureusement- un peu sur sa faim avec ce dernier morceaux qui toute fois, même s’il montre un côté plus sombre et peut être mon appréciable des Cheerleaders, demeure au final correct.

En résumé le premier maxi des Cheerleaders est un pur concentré de punk sur vitaminé. Malgré des textes qui parlent d’une dure réalité ça met drôlement de bonne humeur que d’écouter et réécouter ce premier album des apprentis punks. Dommage qu’il n y ait finalement que 5 morceaux, Alors en attendant un éventuel prochain album il faudra ce contenter de celui ci. Au demeurant il y a pire comme supplice non ?

N.B : A noter que The Cheerleaders et à l’initiative avec Lunch et Real threat du Rising Dead Boys, un collectif regroupant une bande de pote ayant pour ultime but de s’éclater et de faire trembler le plus salles de concerts possible. Bonne chance à eux.

- Boby -

Myspace : http://www.myspace.com/thecheerleadershxc

.:::::: Track List ::::::.


01 – Bring It On (intro)

02 – Don’t Come Around

03 – Together

04 – What I Am

05 – Angry Young Man

06 – Love Attempt

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: avril 2nd, 2009