Interview des Plasticines

Plasticines

Après avoir fait 32 fois le tour de Marseille sous une pluie battante, s’être trompé de bus pour la quarante douzième fois et avoir arpenté toute la zone commerciale de la Valentine  nous nous retrouvons finalement dans un petit resto à tapas en face du Poste à Galéne qui accueillera d’ici deux heures les Plasticines. Entre deux mojitos ce sont Marine et Louise, respectivement guitariste et bassiste, qui nous on fait le plaisir de répondre à nos questions.

De « Loser » à « Bitch », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une certaine évolution entre ces deux morceaux. Des textes plus travaillés, une dose de maturité en plus, est ce l’influence de l’American Way Of Life ?

Marine : En fait c’est marrant que tu dises ça parce qu’en fait, « Bitch », est une chanson que l’on a écrite dans la période du premier album. D’ailleurs on la jouait avant sur scène. Ce morceau existe depuis… euh… 4 ans, mais je pense que c’est vrai, le fait d’avoir collaboré avec Butch Walker qui est le producteur du deuxième album ça a forcement fait qu’on a changé plein de choses, notre son a évolué, maintenant ça sonne plus américain et c’est ce que nous voulions.

En parlant des USA, vous venez d’achever une tournée la bas, vous êtes passées au fameux Coachella Festival et ultime consécration, vous avez joué dans une série TV qui connaît un énorme succès en France comme aux USA, Gossip Girl. A l’heure où la France est en plein débat sur l’identité nationale, ne vous sentez vous pas plus américaine que française ?

Louise : Non non je pense que l’on se sent française, c’est là où on a grandi ect… Mais c’est vrai que musicalement on a toujours été plus proche des pays anglo-saxons, que ça l’Angleterre ou les Etats Unis, c’est là d’où viennent nos influences musicales. Après il faut dire aux USA nous avons été super bien accueillies, du coup on aime passer du temps là bas comme on en passe en France.

Marine : En même temps je pense que c’est aussi pour nous une façon d’exporter la culture française puisqu’on a quand même des titres en français. Les américains adorent le fait que nous soyons un groupe inde français même si on chante aussi en anglais.

Du coup la nationalité française est un peu un label qualité aux USA ?

Marine : Ouais exactement puis nous on en joue vachement. Voilà la french touch, le petit accent ils trouvent ça hyper cool. Katie (la chanteuse) met son béret, y a un peu les petits clichés mais ça fait parti du jeu. C’est notre façon d’exporte la culture française et au final ça renforce le fait qu’on soit française.

Portrait Plasticines

Et le meilleur public on le trouve où du coup ? En France ou outre-Atlantique ?

Louise : Euh… C’est différent, on a toujours eu un bon public en France ensuite aux Etats Unis, pour les gens qui ne nous connaissent pas, ils sont beaucoup plus ouverts d’esprit et ont beaucoup moins d’apriori. C’est à dire que pour eux un groupe de nanas qui font de la musique c’est quelque chose de positif alors qu’en France on va plutôt aller chercher la petite bête.

Marine : On aime beaucoup le public d’outre atlantique parce qu’il est souvent très attentif et avec moins de préjugés.

Pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être adolescente ?

Marine : Tu sais, nous ne sommes plus vraiment adolescentes maintenant…

Bon on la refait, pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être teenager (18-25 ans) ?

Marine : Hum… C’est un peu une force. Mais c’est comme tout il y a des avantages et des inconvénients. Ce qui est bien c’est qu’un groupe de fille c’est rare, du coup il y a une curiosité qui fait que les gens vont venir au concert. Après c’est à nous de prouver sur scène que nous méritons d’être là.

Louise : Le seul désavantage, c’est qu’en tant que filles on nous demande de nous justifier deux à trois fois plus qu’un groupe de garçons. C’est comme ça, fin, j’espère que les mentalités vont changer un de ces jours et que l’on nous prendra comme un groupe normal plus qu’un groupe de filles. Enfin on joue pas mal avec ça aussi…

Marine : Le truc c’est qu’en France des groupes de rock entièrement composés de filles ça n’existe presque pas. Du coup les gens ne pensent pas spontanément que rock et filles c’est compatible.

Hormis le B.I.T.C.H Tour et la sortie de votre second opus, d’autres projets en vue ? Je sais qu’au sein de Concert And Co on parle d’un live filmé retransmis sur le net…

Louise : Je ne sais vraiment pas faudrait qu’on check le planning.

Marine : En tout cas la grosse news du moment c’est que l’on va faire la première partie de 30 Seconds To Mars à Bercy. Sinon on va aussi jouer au printemps de Bourges. Après nous ne pouvons pas t’en dire plus vu que nous n’en savons pas plus. On compte faire des festivals.

On dirait que vous vous êtes un peu écartées de la scène parisienne à qui vous devez votre succès. Peut on dire que le fait que vous soyez passées de l’autre côté de l’Atlantique vous ait fait passé un cran au dessus de ces groupes évoluant toujours dans le cadre de cette scène ?
Louise : Aujourd’hui il y en a qui ont arrêté d’autres qui continuent. Nous nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont cru en nous aux Etats Unis et d’avoir pu un peu partir là bas pendant plusieurs mois que ça soit pour enregistrer que pour tourner donc c’est vrai que de suite ça impressionne un peu mais pour nous c’était un cheminement normal.

Portrait Plasticines

Et maintenant quel regard portez vous sur certains groupes qui restent, c’est à dire euh… BB Brunes…

Marine : Bah ce sont nos potes !

Mais vous n’avez pas un regard un peu plus critique ? On ne peut pas dire que BB Brunes soit très bien accueilli.

Marine : Mais nous en fait on est super positive en général. On est hyper contente que des groupes comme eux puissent marcher. C’est rare que des jeunes qui vendent autant. Ils ont un beaucoup parcours, attend, ils ont vendu 300 000 albums.

Entre tournée et tournage de série on peut dire que vous vivez un rêve éveillé. Mais si ce dernier se transformait en cauchemar vous avez une porte de sortie ?

Marine : Bah on verra. Pour le moment on ne se prend pas la tête et on finit la tournée.

Louise : On vit au jour le jour. C’est ça le rock !

les Plastiscines

En parlant de jour. Ca donne quoi une journée avec les Plasticines ?

Louise : On s’est levée à 4heure du matin. On est parti à 5h45 après avoir tout chargé. Puis on a pris le bus de Paris pour venir sur Marseille. 10 heures de route après on a fait les balances. Ensuite on devait aller à la Fnac en dédicace mais ça a été annulé.

Marine : Du coup on est allé à l’hôtel. On avait juste 45 minutes pour se doucher. Là tu vois mes cheveux ne sont pas secs ça me stresse. Là il me reste même pas une heure pour manger. Ensuite d’autres interviews, le concert et l’after.

C’est bientôt fini mais avant de vous laisser à vos tapas on va passer aux questions stupides. Une opposition (enfin presque tout le temps) France/USA et vous devez choisir.

Royal with Cheese ou Double Quarter and Ponder with Cheese ?
Plasticines : Euh… Cheeseburger

Obama ou Sarkozy ?
Plasticines : Obama !!!

Tour Eiffel ou Statue de la Liberté
Plasticines : Vu que les deux sont de Gustave Eiffel mets une croix dans les deux ! Donc égalité.

Gossip Girl ou Plus Belle La Vie ?
Plasticines : Gossip Girl (rires)

Coachella ou Fête de l Humanité ?
Plasticines : Coachella quand même.

Bitch ou Loser ?
Plasticines : Bitch.

ABC ou TF1 ?
Plasticines : On ne regarde pas la TV, pas le temps pour ça.

BB Brunes ou Kings of Leon ?
Plasticines : KOL parce qu’ils nous ont donné envie de fonder un groupe. BB Brunes parce ce sont nos potes !

American Idol ou Nouvelle Star ?
Plasticines : American Idol.

Dernière petite question pour mon pote qui est là à côté. Mac ou Pc ?
Plasticines : Mac mais Marine PC..

- BOBY & ROBIN –

Plasticines

Merci à Paul (De Because TV), Cédric et bien sur Marine et Louise.

- BOBY -

Edited: février 8th, 2010

Mass Hysteria + Headcharger – L’Usine (Istres) – 23/01/10

Après une soirée Rock à l’Usine, c’est tout naturellement le métal qui s’impose en cette fin de week end. Venu défendre un énième album, ce soir c’est Mass Hysteria qui occupe les lieux. Plus connus pour l’énergie qui déploient en live que pour leurs cd’s, cela fait longtemps que les « Babyloniens » de Mass se sont imposés comme l’une des références de la scène néo métal française, avec, comme consécration la première partie de Metallica l’été dernier dans les splendides Arènes nîmoises.

 Headcharger

Mais avant de passer aux choses sérieuses, c’est HeadCharger qui rentre en scène. Eux aussi sont venus défendre un album vient de sortir, « The End Starts Here « , tout un programme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce début de concert il n y a pas grand monde. Malgré ça le quintet normand ne s’en démonte pas pour autant. Au rendez vous gros riffs de guitare et une voix de cowboy. A l’aube de la sortie de leur 3éme opus, il faut reconnaître une qualité essentielle au groupe, ce lui d’assurer tant devant 3 personnes que 300. Petit à petit les rangs se resserrent pour finalement se séparer dans un « Braveheart » qui écopera du titre honorifique du « Brave le plus ridicule au monde« .

Headcharger

Pour autant Headcharger ne se démonte pas. Bien décidés à montrer ce qu’ils avaient derrière leurs longues chevelures c’est «  The end starts hère « , titre éponyme du dernier album, qui fédérera tout ce beau monde qui s’agite dans la fosse. Niveau technique rien à redire, simple et efficace. A des moments on pourrait s’y méprendre avec des bons vieux riff from texas de Nashville Pussy à la différence prêt que  » l’égosilleur » presque chanteur, s’apparente bien plus à celle de Jamey Jasta (Hatebreed) qu’aux doux et mélancolieux chants de Blaine Cartwright (Nashville pussy). Bref après 45 minutes de ce savant mélange on en redemanderait presque. Seulement voilà côté publique c’est avec d’avantage d’intérêt que l’on attendMass Hysteria.

Mass Hysteria

Pendant que le plateau est changé, la fosse se remplit. En tout juste 20 minutes le nombreux de chevelus a quadruplé dans l’Usine. Si pendant Headcharger il y avait la place de circuler, pour Mass Hysteria, pas de doute, ce sera une douche assurée avec les potentielles coulées de sueur des voisins. Précédent le grand lavage, les quatre musiciens de M-H ouvrent le bal avant d’être rejoint par Mouss, chanteur aux allures Chabaliennes. Aussi percutant qu’un plaquage du célèbre membres du XV de France, « Babylone  » installe les prémisses d’une ambiance joviale qui tiendra jusqu’au bout. Intergénérationnel, c’est un public allant de 7 à 77 ans qui accueille les 5 camarades.

Mass Hysteria

Même si l’alibi principal de cette tournée est la sortie d’un énième opus, c’est sans surprise les morceaux du précédent album qui occupe la plus grande place dans la set list, nous ne nous en plaindrons pas puisqu’une « Somme de Détails » résonne à mon sens comme l’une des meilleurs productions de Mass Hysteria. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui est ensuite interprété. Si la présence scénique de Mouss, sa gestuelle, ses mimiques, font parties intégrantes du groupe, il va s’en dire qu’elles vont de paire avec le jeu de scène deYann, l’homme toupie occasionnellement guitare de la formation.

Mass Hysteria

Étonné de voir un public si nombreux, il faut avouer que pour un groupe de métal venir dans le sud est un peu comme un baptême du feu. « S’il y a du monde dans le sud alors il y aura du monde partout« , ironiseraMouss ,à juste titre avant d’ordonner un braveheart. Rien à voir avec la précédente tentative d’Headcharger. Cette fois le public est là et il compte bien le faire savoir. 1…. 2….. 3…. Est l’intro de « P4  » scelle l’ouverture des hostilités. Les deux cotés si distincts il y a tout juste 30 secondes se réunisse dans le chaos le plus total formant un amalgame difforme de bras, chevelures et autres membres du corps humain. Satisfait c’est sur un solo de batterie que le tout se soldera.

Mass Hysteria

Brutal, écologiste, revendicateur, Mass Hysteria c’est tout cela et bien plus. Une certitude il ne manque pas de le faire savoir. Textes revendicatifs associés à une musique qu’il l’est tout autant, que demande de plus le peuple ? Mais où la critique se fait le plus ressentir c’est avec «  Killing The Hype « , une déclaration de guerre claire contre toutes ces formations bobo pseudo Rock and Roll à l’image de BB brunes. « Les Bobos et leurs spleen, mèche rebelle à l’anglaise « , n’ont qu’à bien se tenir car ce n’est surement pas le public présent ce soir qui invalidera ces sages paroles. Bien au contraire et en signe d’acquiescement, c’est lorsqueMouss fait la promotion de groupes qui ne font pas la première page de Rock and Folk comme Gojira, l’ensemble de la team Coriace et autres outsiders du rock/métal français, que le public aura rugit le plus.

Mass Hysteria

« Respect the dance floor  » et le dance floor te respectera. Mouss profite du morceau pour inviter les plus téméraires du public à venir se déhancher sur les planchers de l’Usine. « Furia « , qui mettra un point final à plus d’une heure et demie d’hystérie, de pogos, de cris et d’effluves de transpiration. Avant de partir Mass Hysteria ne manque pas de faire une photo avec en fond le public histoire d’immortaliser ce qui restera comme un très bon samedi soir.

Mass Hysteria

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: février 1st, 2010

Izia + Ladylike Dragons – L’Usine (istres) – 22/01/10

ladylike dragons

Quand on voit à quel point le baromètre descendait hier, on ne pouvait que se dire que ce vendredi soir faisait parti des soirées où il fait bon rester chez soi. Ça aurait pu être tellement vrai si seulement Izia ne venait pas se produire sur la scène de l Usine. Après avoir écumée les festivals cet été c’est maintenant aux salles françaises d’abriter l’ouragan Izia.

Ladylike Dragons

Avant de passer aux choses sérieuses ce n’est que tardivement que l’on apprend que la première partie se déroule sous l’égide de Ladylike Dragons, une formation qui d’ailleurs commence à faire parler d’elle depuis qu’elle a remporté le « rock Battle » de OUI-FM. Considérant OUI FM, comme une référence des ondes rock, il n y a donc pas de soucis a avoir quant à ce que devrait fournir le trio. En effet, aucune inquiétude. Savant mélange de pop et garage, le public adhère aussitôt. « Les dragons bien élevés » se lancent même dans une reprise de « L enfant roi » de Noir Désir.

Etant un fan du groupe, je sais par expérience que lorsque l’on reprend du Noir Des (comme disent les vrais), il faut souvent s’attendre au pire. Pour le coup, le trio déroge à la règle avec une envoutante reprise non moins fidèle à l’original. Une voix puissante, des solos guitare de la mort qui tue, il n’en fallait pas moins pour conquérir le cœur du public istrien. C’est sur « 13 minutes » que se solde les 40 minutes de show. Surement le meilleur des morceaux que Ladylike Dragons nous aura offert ce soir. Quand pop et garage ne font plus qu’un ça peut donner des choses biens, quand pop et garage ne font plus qu un ça donne Ladylike Dragons.

Izia

Les lumières s’éteignent. Le moment fatidique arrive. Plongée dans la pénombre seul  le centre de la scène est éclairé. Soudain Izia, guitare en main, seule contre le reste du public déboule. Intimidée ? Pas une seconde. C’est avec décontraction qu’elle entame son set. Rapidement rejoint par le reste de son groupe, « Life is going down  » annonce, d’ores et déjà, un concert prometteur à l’image de la voix de la jeune demoiselle. Difficile de rester insensible à de telles performances vocales. Dans l’univers d’Izia, entre deux planètes, il n y a qu’un pas. Métaphore pour le moins houleuse mais lorsqu’on voit la facilité avec laquelle elle s’amuse à passer des aigus aux graves, on comprend de suite.

Un peu comme ses textes, après avoir interpréter une chanson « pour que les meilleurs amis se chopent entre eux  » c’est un titre pour régler ses comptes avec « un poufiasse qui se moquait d’elle, ne supportant pas qu’elle soit sexy dans son short taille 40  » qui est joué. Dans le texte comme dans la musique c’est un morceau digne d’Iggy Pop version Stooges qui en résulte. Nul besoin de préciser qu’au niveau du public l’ambiance est chaude-bouillante pour ne pas dire brulante. Il faut dire qu’Izia est un peu similaire à un brasier. Au début les premières flammes arrivent, puis le tout s’embrase et ne cesse de grossir. Tel un feu de forêt impossible d’arrêter la jeune cantatrice. «  Disco Ball  » ,précédé par un cours sur le cri du rockeur version « Hot » où Izia se perd dans une explication abracadabrantesque, montre non seulement le talent de l’adolescente mais aussi celui des musiciens qui l’entoure.

Izia

Avant le traditionnel rappel, entrainant inéluctablement « Applaudissage, revenage, bonheur ! « , c’est derrière la batterie qu’Izia se réfugie, avant de ramener une cymbale devant. Ambiance chaude et sexy oblige, précédent le martellement sans ménagement de la pauvre cymbale, c’est un spectacle digne des concours de T shirt mouillés que la douce Izia nous offre en se vidant une bouteille d’eau sur son corps déjà humidifié par la transpiration. Ce qui fait la force de la teenager c’est l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne sur scène, en effet en une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément appeler le « Janis Zeppelin « . C’est d’ailleurs avec une magnifique et non moins émouvante reprise à capella de la vieille Joplin qu’Izia clôture son set. Le public conquis en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à l’Usine ? Assurément Non.

Izia

Entre Ladylike Dragons et Izia difficile de passer une mauvaise soirée avec de telles hôtesses. Étonnante découverte pour l’une, confirmation d’un talent certain et inépuisable ou presque pour l’autre. La satisfaction visible sur les visages du public en est la preuve la plus significative. Après avoir brillée dans les festivals, elle enflamme les salles. Encore sceptique ? Courrez chez le disquaire vous offrir son album éponyme. Pour ma part, si la précédente prestation m’avait enchanté, cette dernière m’aura littéralement ensorcelé.

- BOBY -

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Edited: janvier 25th, 2010

Soirée du Rising Dead Boys : Lunch + The Cheerleaders + Real Threat – Portail CouCou (Salon de provence) – 12/12/200

Lunch

Au Portail Coucou les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la semaine dernière la petite salle du pays salonnais revisitait le courant brit pop, ce soir, sous des allures de CBCG, le punk envahit les lieux. A l’initiative du concert, Le Rising Dead Boys, un petit collectif regroupant quelques groupes comme Lunch, The Cheerleaders ou Real Threat.

Lunch

Ce n’est pas sous les meilleurs auspices que débute le concert, en effet un léger problème technique de dernière minute vient complètement chambouler le planning de Lunch. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes que tout rentre dans l’ordre. Ce soir un seul objectif, faire découvrir la scène punk salonnaisse.

Lunch

Une musique énergique et décomplexée voilà comment pourrait être qualifiée la production du jeune trio,Lunch. Si la musique rappelle le punk californien, les textes, eux, n’ont strictement rien avoir avec ce même genre. Si Offspring, Blink 182 ou encore Green Day parlaient de leur histoire de cœur/cul, Lunch décide de revenir aux fondamentaux du punk avec des paroles engagées. Drogue, pauvreté, intolérance, rien n’est laissé de côté à tel point que l’on se demande si Lunch ne serait pas le fils cachés de Guerilla Poubelle.

Lunch

Certes il y a quelques ratés, mais s’il n y en avait pas serait ce vraiment du punk ? Il faut reconnaître à Lunch une qualité indéniable, celle d’arriver à faire bouger les foules. Afin de promouvoir le collectif (rising Dead boys bien sur), les invités surprises sur scène s’enchainent pour faire les cœurs ou carrément chanter comme ce fut le cas avec Adrien, le chanteur du groupe suivant, The Cheerleaders. S’en suivent quelques remerciements notamment au Portail Coucou qui n’hésite pas à donner une chance aux jeunes formations.

Lunch

Pour nous faire patienter, Xtramedium prend place dans l’antichambre du Portail Coucou. En face du bar, les deux compères monégasques s’adonnent à la guitare électro et au tambourin. Un petit intermède de douceur dans cette soirée de brutes.

The Cheerleaders

C’est au tour des Cheerleaders de faire trembler la salle. Pas de pompom, encore moins de mini-jupes, loin de l’image fantasmatique véhiculée par le cliché américain, ce sont simplement quatre garçons qui prennent place. Le registre est nettement plus agressif que Lunch. Côté public l’ambiance ne faiblit pas et à même tendance à augmenter.

The Cheerleaders

Effet peu surprenant compte tenu de certaines compositions se révélant être de petits bijoux. « What I Am » illustre à merveille le talent du quatuor, riffs énergiques, une voix puissante, et des parties de batterie irréprochables, il n’en fallait pas moins pour mettre rendre l’ambiance chaude bouillante. Tout comme pourLunch, le plateau est envahi de tous bords par le public.

The Cheerleaders

En effervescence, cette même ambiance, redescend quelque peu avec «  Enjoy Silent« . Trop Harcore, surement pas assez punk, contrastant avec le reste du concert difficile de vraiment accrocher. Seul petit bémol après plus de 45 minutes de pogos, il n’en aura pas fallu tant pour comprendre que les 4Cheerleaders ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve, ils viennent juste de remporter lesClass Eurock’s. A surveiller.

The Cheerleaders

Finalement la seule déception de la soirée aura été celle de ne pouvoir rester pour le troisième et dernier groupe, Real Threat. Mais à la vue des deux prestations précédentes il ne fait aucun doute que la seule « réelle menace » ne pouvait venir que froid hivernal sévissant à l extérieur.

The Cheerleaders

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Soma + Kami + Isys – Portail CouCou (Salon de provence) – 28/11/09

Énième concert pour l’association Aix Qui ? , est une fois de plus le public est au rendez vous. Au bas mot plus de 250 âmes avaient fait le déplacement jusqu’au Portail Coucou, lieux emblématique de la culture salonnaisse. A l’ordre du jour 3 groupes et un point commun, tous ont été finalistes des Class Eurock’s, le plus grand tremplin musical de la région.

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Après la diffusion du DVD des Class Eurock’sIsys, le premier groupe représentant le « Jeune Espoir » prend place dans l’antichambre du Portail, juste en face du bar. Le public présent pour la jeune formation est dans sa grande partie, constitué de copains expliquant ainsi la réactivité et l’engouement excessif. Ce qui au demeurant est normal puisque c’est ici, à Salon, qu’Isys remportait son ticket pour la finale du fameux tremplin. Musicalement parlant il faut avouer que le groupe n’invente rien et se contente de surfer sur la mouvance pop rock attribué aux band’s dans les séries américaines pour adolescents. Ce qui est d’autant plus dommage car lorsque l’on enlève les deux trois ratés au niveau des solos, les cinq garçons d’Isys auront montré durant une courte demi heure que le potentiel était pourtant bien présent.

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Changement de décors avec Kami, deuxième groupe de la soirée venu directement d’Hyéres. Cette fois c’est dans la grande salle que se déroule le live. Même si le public met du temps à accrocher le groupe n’en démord pas et joue comme si la salle était pleine. Décomplexé les quelques échanges entre le chanteur et le public font office d’introduction. Plus original que le groupe précédent, c’est à mi chemin entre pop anglaise et rock inde américain que Kami se place. Certaines chansons sont, il faut le dire, de petits bijoux. Sur les passages plus calmes on ressent l’influence de Radiohead omniprésente. Sans pour autant dire que la voix d’Hervé s’apparente à celle de Tom York il faut avouer qu’elle possède cependant un certain charme. Le coup de cœur sera « Don’t Play With It « . Entre deux morceaux le groupe annonce la sortie imminente de leur prochain album qu’ils sont venus défendre ici… avec brio.

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Troisième groupe et surement le plus attendu, SOMA, fierté de la région ne cesse d’aligner les succès. Venus eux aussi pour défendre leur prochain album le quatuor n’aura pas laissé de marbre les jeunes spectatrices du Portail Coucou. Là où je pensais trouver un groupe semblable aux surmédiatisés BB Brunes j’ai finalement trouvé un excellent rock band. Survolté, puissant, enjoué, les qualificatifs sont encore nombreux si l’on veut définir SOMA. Même si ce n’est qu’après le troisième titre que le chanteur digne enfin prendre contact avec le public le spectacle n’en reste pas moins délectable. Sonorités comme allure font inéluctablement penser aux dandys des Hives.

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Comme pour exorciser le mutisme des premiers morceaux, Lionel, le chanteur explique à chaque morceau l’anecdote qui l’accompagne. Plus aucun complexe, SOMA enfin maître des lieux, est de plus en plus à l’aise sur scène. Puis vint « Get Down « , dans la salle ça danse, pogote et même monte sur scène. Difficile de résister aux puissants riffs de guitare de titre phare de l’EP. Rock agressif oui, mais pas seulement, « Jewel and the orchestra« , nouveau morceau fraichement composé, calme le jeu au sein du public. La guitare est délaissée pour le Ukulele (ou pas je ne sais plus honte à moi), l’ambiance survoltée devient intimiste. Bref, en un morceau l’univers change radicalement.

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Après un rappel le groupe revient en force. SOMA en profite pour faire la promotion du futur album avenir «  N’hésitez pas à aller l’acheter quand il sortira, enfin si vous êtes pauvres vous aurez le droit de le télécharger « , conclut Lionel, sourire aux lèvres.

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Le rendez vous est pris, en janvier s’il ne faut acheter qu’un seul Cd ce sera celui de SOMA . Soirée placée sous l’égide de la découverte et de l’étonnement. Fort d’un partenariat qui dure depuis maintenant plus de 15 ans Portail Coucou et Aix Qui ? auront – une fois de plus – créé l’événement et comblé un public venu en grand nombre.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Eiffel – Le Poste à Galéne (Marseille) – 26/11/09

20 heure 10 pétante lorsque les portes du Poste à Galéne s’ouvrent enfin. Alors que le public s’engouffre ce sont les membres d’Eiffel qui sortent de la petite salle marseillaise. Un concert annoncé depuis quelques semaines « SOLD OUT », pas étonnant donc que la salle se soit remplie si rapidement.

Ce qui fut moins rapide, ce fut l’arrivée des artistes. Après une longue, très longue heure et demi d’attente, Eiffel débarque enfin sur scène. Il est juste regrettable qu’afin de faire patienter le public une première partie n’ait pas été programmée. Il est dix heure moins vingt sur l’écran de mon portable lorsque le concert débute. A la tête de la formation bordelaise, Romain Humeau, danse, claque dans ses mains (souvent à contretemps), beugle et chante – quelques fois -.

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L’ambiance pêne à prendre, le manque de première partie se fait ressentir. Ce n’est qu’après «  Saoul  » que tout s’améliore, qu’il s’agisse de l’ambiance ou des capacités vocales de Romain. Le charabia des premiers morceaux se transforme soudainement en parole.

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Sans non plus en faire des tonnes, le contact passe très bien avec le public. Les brèves prises de paroles du groupe alimente l’ambiance joviale régnant en maîtresse dans les lieux. « Ma part d’ombre  » illumine le Poste à Galéne, le public en redemande. La force d’Eiffelne réside pas essentiellement en la personne de Romain. Nicolas et Nicolas, respectivement à la batterie et à la guitare (à moins que ça soit l’inverse je ne sais plus) montrent et démontrent tout leur savoir faire à la populasse marseillaise. L’un développe son jeu de jambes en s’amusant avec ses effets quant à l autre ce sont les bras qui font le plus gros du travail passant d’un tom à un autre.

eiffel -26.112009 - Marseille-4

Il est impossible de parler d’Eiffel sans faire allusion à Hélenne. Une fois derrière une basse, une fois devant un piano, difficile de ne pas la remarquer. Son talent n’ayant d’égal que sa beauté il ne faut pas oublier que la jeune demoiselle reste avant tout la compagne deRomain, le chanteur. Le fait est que cette complicité n’est pas flagrante sur scène. Ce qui est plaisant avec la formation bordelaise ce qu’il n’y a pas que la musique qui soit captivante, les paroles, pleines de sens, jouent elles aussi un rôle primordiale. «  A tout moment » en est l’exemple parfait, comme replongé dans les manifestations de l’année passée, c’est tout un univers qui prend place.

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Ce qui est d’autant plus appréciable c’est que le groupe ne se cantonne pas aux morceaux du dernier album. Annoncée comme une exclue «  Ne respire pas » ravit les fans de la première heure et charme à coup sur les retardataires. Entre rock agressif et pop indie mélodieuse, il y en a pour tous les gouts. Malheureusement lorsque le chanteur rentre en « transe » il y a de quoi rester dubitatif. Les paroles sont remplacées par des grognements, la gestuelle exaltée par les déambulations de l’homme qui aurait trop bu. Dommage que le groupe « se perde » ainsi.

Eiffel

« Sombre  » signe la fin de cette première partie du concert. Le quintet bordelais se retire. IL va sans dire qu’il est aussitôt rappelle par un public chaud comme la braise. Dans l’obscurité de la salle la silhouette des membres du groupe se distingue vaguement quoi que la touffe du chanteur soit assez facilement reconnaissable. «  Une reprise du meilleur groupe du monde, les STOOGES » annonce ce dernier avant d’entamer l’emblématique intro de «  Search And Destroy« . Certes la fougue d’Iggy et l’indescriptible panache de Ron Asheton ne sont pas au rendez vous mais le résultat (comme le montre la vidéo ci dessous) demeure convenable. Néanmoins la reprise atteste aussi de la limite des capacités vocales du leader d’Eiffel. Avant de quitter la scène un dernier morceau est joué. Le refrain est secondé par un piano/jouet pour chérubin. Pour être honnête il aurait été préférable que le concert se clôture sur l’avant dernier titre « Hype« , un petit bijou qui vaut de détour (d’Eiffel).

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- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

Julien Doré & The Bash + Melanie Pain – Pasino (Aix) – 17/11/09

Le concert de l’été dernier m’avait laissé on ne peut plus dubitatif vis vis de Julien Doré, je me devais donc d’y retourner. Pour moi mais surtout afin de prouver à une bande d’irréductibles groupies m’ayant fustigé plus ou moins à tord qu’il y avait bien plus d’objectivité et d’impartialité dans mes propos que dans les paroles -peu mesurées- de groupies auxquelles on aurait préalablement installé des œillères. L’important n’étant pas là cependant la parenthèse se devait d’être faite. Revenons donc à cette chère tête blonde, adieux les murailles, les vieilles pierres du château de l’Emperi, ce soir c’est au Pasino que tout se passe. A 32 euros, c’est une surprise de constater que la salle est quand même remplie aux deux tiers, majoritairement constituée de femmes.

Mélanie Pain II

Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est une jeune future maman qui prend place. Accompagnée de son pianiste/guitariste, Mélanie Pain, entame timidement son set. Aussi bien en français qu’en anglais c’est avec un certain charme que cette fille du pays d’aix interprète ses compositions. Sobriété et une touche rétro, en quelques mots voila l’univers de Mélanie Pain. Le public succombe, la douce voix de la demoiselle berce le Pasino. Dommage que l’unique et seul thème abordé soit l’amour, ce qui, à la longue, instaure une certaine monotonie. Fort heureusement, Mélanie, ne se cantonne pas qu’à son rôle de chanteuse (comme c’est généralement le cas dans ce genre de style musical), armé de son jouet/piano, une sorte de collector des années 80, la jeunette agrémente quelques uns de ses morceaux de douces mélodies.

Mélanie Pain I

Lorsque le fameux jouet n’est pas utilisé c’est un vieux lecteur vinyle qui prend le relais. «  My name » titre phare du premier album d’éponyme de la demoiselle est à l image de sa conceptrice, rétro et reposant. Malgré le fait qu’il n’y ait pas ou peu d’activité dans la salle du pasino il fait extrêmement chaud à se demander si le système d’aération est en marche. Après de chaleureux remerciements, c’est aussi rapidement qu’elle est arrivée que Mélanie Pain se retire.

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Peu à peu le plateau prend forme, on aperçoit vaguement un canapé vintage surement acheté sur leboincoin, des trophées de chasse, deux lustres, bref tous les éléments indispensable à l univers kitch que chérit Julien Doré dans son perpétuel besoin d’être présent là où personne ne l’attend. Toujours cette chaleur insupportable mais plus de lumières, inéluctablement des cris de filles retentissent aux quatre coins de la salle. Le don juan de ces dames – accompagné par The Bash- rentre en scène. Chemise de bucheron, cheveux en bataille, look grunge, ce soir Julien Doré s’est pris pour Kurt Cobain… « Los Angeles  » ouvre le bal. Que l’on aime – ou pas - Julien Doré il faut avouer que l’on ne peut lui retirer une chose, il aime son public au moins autant que son public ne l’aime –enfin presque-. Alors que ce concert est joué dans le cadre de la même tournée qu’il y a de cela quelques mois c’est une set list et un jeu de scène totalement différent qui nous est ici présenté. Cet effort je ne peux que le saluer, rares sont les artistes qui prennent la peine de renouveler leur spectacle sur une même tournée, malgré un prix exorbitant, de part sa démarche Julien Doré prouve qu’il ne prend pas totalement son public pour une vache à lait.

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Pas vraiment de contact avec le public hormis quelques brèves prises de paroles, où, le vainqueur de la nouvelle star exprime son engouement pour Aix. Pour combler ce vide, le batteur de the Bash , s’adonne à un solo avant de s’amuser avec le public qui doit reprendre les rythmes. La majorité de l’assemblée étant à contre temps le petit jeu prend vite fin, puis quelques coups de cloches retentissent servant d’introduction aux « Limites « . Ca ressemble d’avantage a un générique de «  Parker Lewis ne perd jamais  » ou « Sauvé par le Gong  » que le tube présenté comme sensationnel, original et talentueux. Cependant l’ambiance est là. Tout n’est quand même pas mauvais ou surévalué dans l’univers du jeune Doré, «  Common’  » titre aux allures stoogiennes arriverait même à me faire déhancher. Il est d’ailleurs regrettable que le concert et plus généralement l’artiste ne ressemble pas plus a cette facette dévoilée ce soir. Soutenus par un synthé omniprésent les morceaux comme «  Freaky New Child » ou encore «  Bouche Pute  » voguent aux frontières du psychédélisme. Plutôt réussis, les deux morceaux clôturant cette première partie de concert sont non seulement efficaces mais pour le coup original vis-à-vis de ce que propose depuis le début Julien Doré. En écoutant son album il est quasi certain que «  Bouche pute » ne serait resté que quelques secondes en lecture.

Julien Doré II

Après un légére coupure le lauréat de la célèbre émission d’M6 revient mais cette fois seule face au public. Ukulélé en main, il répond sévèrement à quelques personnes du public lui demandant d’interpréter « Moi Lotita  » (qui ne sera pas du tout joué). Sous le lustre, Julien Doré débute « Dolce Vita  » paroxysme de l’ennuie… Heureusement s’en suit «  Helsinki  » composition de la jeune Mélanie Pain interprétée en duo avec Julien & The Bash. Un joli morceau où les voix des deux chanteurs se complètent formant un ensemble des plus agréables. 23 heures pétantes, après une heure et demi de concert, tout le monde sur scène se sépare de son instrument pour s’avancer à la rencontre du public. « Merci Aix vous avez été EXCELLENT, pour vous remercier on va vous jouer un petit morceau en acoustique avant de partir. Après le concert je viendrai vous signer des autographes, prendre des photos pour ce qui veulent et ceux qui veulent pas bon soir !  » S’exclame Julien Doré avant de rejoindre le bord de la du plateau où l’attend le reste du groupe. Public et groupe chante d’une seule et même voix «  You are Excellent, I am Excellent« .

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Excellent c’est vite dit. Il est certain que si je devais décrire Julien Doré d’autres termes me viendraient avant… Le problème c’est que pour cinq chansons intéressantes il y en a autant de décevantes. Ce n’est pas pour autant mauvais certains morceaux sont d’ailleurs assez bons mais ne justifient en rien les 32€ déboursés pour assister au spectacle du vainqueur de la nouvelle star. Au final un seul regret, ne pas avoir pu assister à un concert de Julien Doré avant qu’il ne soit Julien Doré

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- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

TPA : Chinese Man + Scratch Bandits Crew + Boukanbucal – Salle du 4 septembre (St Cannat

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«  COMPLET « , «  PLUS DE PREVENTE « , voila ce qui surplombait l’entrée de la Salle du 4 septembre. Il faut avouer que cela n’a rien d’étonnant si l’on prend en compte l’annulation du Zik Zak Festival, où Chinese Man faisait figure de tête d’affiche, plus le fait qu’ Aix Qui ? , dans sa volonté de démocratiser la culture, opte pour des tarifs au plus bas défiant toute concurrence.

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Après s’être fait abordé 15 fois pour me demander de revendre ma place, j’arrive dans la salle ou plutôt le gymnase. A première vue il y a de quoi rester perplexe, les gymnases n’étant pas réputés pour leur acoustique exceptionnelle. Après une présentation de Garage , le responsable de l’association, Boukanbucal rentre en scène. Le premier est en peignoir quant au second c’est costume de soirée blanc. Mélangeant musique traditionnelle et electro, l’intro, me laisse elle aussi perplexe. Finalement qu’il s’agisse de l’acoustique de salle ou des performances du groupe le tout est on ne peut plus correcte. Le punk en moins et le beat box en plus, Boukanbucal ressemble farouchement à Svinkels; scratch, grosse basse et autodérision perpétuelle. A la moitié du show, l’un des deux Mc troque son costume pour un vieux perf, une perruque à la Twisted sisters et un balais faisant office de guitare, c’est parti pour 5 minutes de solo en mode Air guitar. S’en suit «  Vodka, Redbull, Génépie « , titre faisant l’apogée des boissons éponymes (et hop une similitude de plus avec le Svink ). Du côté du public, la réactivité se fait attendre. Les deux Dj essayent tant bien que mal de relancer l’ambiance mais « Boukan humain  » qui commence sur les paroles d’une petite fille « Pourquoi ils se tuent les gens ? « , a un effet tout autre. Les deux trois blagues des Dj’s n’y changeront pas grand-chose, après une courte demie heure de set, difficile d’avoir un avis concret sur Boukanbucal, ce n’est pas loufoque, c’est juste loufoque.

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Pendant le changement de scène les fumeurs trouvent refuge dans l’arrière cours installée pour l’occasion. Comme quoi, on peut faire du « low cost » sans pour autant négliger le public, certaines salles devraient en prendre acte…

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Il fait tout noir dans la salle, il n y a que les lampes frontales du Scratch Bandits Crew qui éclairent de leur faible lumière le public plongé dans la pénombre. Alignés, les quatre scratcher’s allument chacun à leur tour une lampe d’atelier. «  Salut St Cannat« , main sur la platine le crew des Bandits fait cracher du vinyle. En même temps que le volume, l’ambiance monte. Peu de paroles mais un gros son au rendez vous, de quoi ravir les férus de techno. En arrière plan des vidéos ont pour rôle de transporter les spectateurs dans l’univers des quatre virtuoses de la platine.

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On aurait pu craindre une certaine monotonie mais au final le Scratch Bandits Crew s’en sort avec brio. Aux frontières de l’univers trip hop et l’électro, le public en redemande. Mais les qualités de scratcher’s des quatre dj éclatent au grand jour lors de leurs solos. 45 minutes ont passé et on jurerait que cela ne fait que 10 minutes que le SBC se déchaine derrière les platines, de chaleureux remerciements précèdent le rapide départ du crew.

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Avant que la vedette de la soirée ne prenne place, les décors s’installent ; chapeau chinois, ombrelle et bien sur platines de mixage sont installés. Le public commence à s’agglutiner devant la scène, équipé des fameuses lunettes 3D préalablement offertes. 23h, le plateau est désert, la lumière a disparu, les cris font place à un fond sonore. La vidéo projetée en fond illumine le gymnase, le trio aixois débarque sur scène. Un bref salut à la chinoise et sans plus attendre les trois dj’s se placent derrière leur platines et mac respectifs. Une séquence vidéo informe le public sur l utilité de mettre les lunettes 3D qui au final ne changent pas grand-chose hormis le fait qu’en une fraction de seconde il est possible de devenir la risée du public. Peu importe si les effets n’y sont pas Chinese Man est bien présent. En même temps que la musique est jouée, des clips représentant l’univers asiatique (étonnant n’est ce pas ?) sont mixés de telle sorte que les mouvements de bouches collent avec les paroles.

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«  More « , « Artichaut  » font littéralement bondir les foules. Difficile de résister, à la limite de la transe, le public ne cesse d’en vouloir plus. Ils seront servis, en plein milieux du set intervient un remix de « Light my fire  » des Doors. Paroxysme d’une ambiance déjà survoltée, c’est un « feat », comme on dit dans le milieu, de qualité que nous offrent là les trois provençaux de Chinese Man. Au delà du simple plaisir auditif, le talent du crew aixois, c’est la façon dont les mixs arrivent à transporter n’importe qui dans les –si lointaines- contrées indiennes. Talent, qui prend toute sa forme avec « Indi groove « . Puis vint le morceau tant attendu, «  i’ve got that tune « , en arrière plan Betty Boop se trémousse sur un vinyle tandis que dans le public ce sont les pogos qui prennent le dessus.

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Ambiance asiatique mais pas seulement, en effet Chinese man n’est pas qu’un voyage spatial, c’est aussi une épopée temporelle à l’image de « Washingtown Square  » nous ramenant dans l’atmosphère régnante il y a de là un demie siècle. Pas beaucoup de contacts avec le public de la part du crew si ce n’est pour remercier Aix Qui ? , leur équipe et annoncer leur départ. Après un rappel, les trois aixois reviennent le temps d’une chanson. «  Soyez Zen, Mangez des nems « , ainsi ce conclut le remarquable et très remarqué set des Chinese – provençaux- Man.

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Encore un succès pour Aix Qui ? , un concert sold out, des artistes et un public comblé, que demander de plus ? Peut être un peu plus de place dans la salle afin d’acquérir les malchanceux restaient dehors. En tout cas une chose est sure, Chinese man n’en a pas fini de faire bouger les foules, et c’est tant mieux !

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- BOBY -

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Edited: novembre 18th, 2009