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Bloody Beetroots + Something à la mode – Dock des Suds (Marseille) – 10/04/2010

Aujourd‘hui le Dock des suds a décidé d’ouvrir à l’heure où mange les poules. 20 heure ça fait légèrement tôt pour un concert d’autant plus lorsqu’il s’agit de musique électro… Peut être que cela est dû au jeune âge du public. Reconnaissons quand même que les plus vieux dans la salle se trouvent sur scène. Quoi qu’il en soit et malgré une place à 30 euro le public aura répondu présent avec une salle rempli dans ses trois quarts.

Something à la mode

20h10 pétante – enfin plus ou moins – Something à la Mode rentre en scène. Originalité, voilà le maître mot de la formation. Il faut dire que les artistes alliant violon, violoncelle et musique électro en live ne courent pas les rues. Compte tenu résultat c’est d’ailleurs bien dommage. Allier classique et modernité c’est un concept si simpliste qu’il en est d’une efficacité redoutable. « Rondo Parisiano  » ouvre le bal. Comme une invitation à voyage dans un monde où tout ne serait que luxe, calme et volupté. Même la voix de Karl Lagarfield, qui pourtant a le don de me faire hérisser le poil, passe comme une lettre à Laposte.

Something à la mode

Lorsqu’ils ne sont pas avec leurs instruments les deux compères s’activent derrière leurs macs et autres machines électroniques. Quand on voit la multitude de boutons on en revient finalement à se demander s’il n’est pas plus aisé de faire du violon. En tout cas quoi qu’il en soit en plus de jouer remarquablement bien de violon/violoncelle les deux artistes touchent aussi leur bille au clavier. Les morceaux s’enchainent et le public n’en finit plus de danser.

Something à la mode

Si généralement on a tendance à penser que les jeunes n’aiment pas la musique classique. Ce soir en trois quarts d’heure de show Something à la mode aura soit prouvé que la musique classique n’est pas si démodée soit démontré que tous les sociologues et autres experts se trompent sur la jeunesse. L’un comme l’autre n’aura empêché le public d’apprécier le groupe à sa juste valeur.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Après cette douce mise en bouche c’est aux très sanglantes betteraves d’entrer en scène. Avant même que le show ne commence le public est déjà survolté. Attendus ? En effet la bande de Sir Bob Cornelius Rifo le sont. Entre talentueux remix et compositions géniales les raisons sont nombreuses pour apprécier le groupe. Coiffés de leur masque de Venom, le double maléfique de Spiderman, les trois Bloody arrivent sous les cris stridents des groupies.

Bloody Beetroots Death Crew 77

«  Domino  » ouvre le bal. Puissant, net et sans bavure que dire de plus si ce n’est que le show est parfaitement réglé. Rappelons quand même que les Bloody sont depuis quelques mois sur les routes et qu’ils ne sont pas prêts de s’arrêter. Ceci expliquant cela il faut néanmoins reconnaître que si on prend les dj pour les plus branleurs des musicos, le trio est bien loin du stéréotype.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Le talent réside en de petits détails. Le fait d’avoir préféré une batterie avec un vrai batteur plutôt qu’une boite à rythme en fait parti. Chaque martellement sur l’instrument rajoute une puissance, une sonorité qu’aucune machine n’arriverait à reproduire avec autant de fidélité, rendant ainsi les morceaux beaucoup plus vivants et vivaces ! Lorsque Sir Bob etc troque sa guitare pour le micro, instinctivement le public comprend que LE tube du groupe va être joué.

Bloody Beetroots Death Crew 77

One, Two, Three, Four… Motherfuckerrrrrrrrrrr ! Et voilà le bloody morceau démarre, « Warp 1.7« . A ma grande surprise le tout est bientôt plus punk qu’electro. La voix de Bob serait à s’y méprendre avec celle d’un chanteur de punk hxc. Vu l’ambiance régnante je ne suis certainement pas le seul à préférer cette version bien plus brutale que sur support digitale. Une ambiance qui arrive à son apogée lorsque Bob quitte la scène pour aller à la rencontre du public avant de se réfugier entre ses deux pianos.

Bloody Beetroots Death Crew 77

S’en suit « Cornelius « , la chaleur dans la salle devient insupportable et le morceau n’arrange en rien la chose. Finalement se sera une interprétation au piano de la BO de « 28 semaines plus tard » qui viendra calmer l’effervescence publique. Enfin, atténuer serait plutôt le mot juste. Comme le calme avant la tempête ces quelques minutes de répit se soldent par un retour fracassant assuré par « Welcome « , un featuring d’Etienne de Crecy.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Au même moment qu’un des membres de Something à la mode revient en scène pour accompagner lesBeetroots je décide d’aller pour au bar prendre une petite Beer. Seulement voilà une fois la bière en main tout le monde quitte la salle. « Encore des abrutis qui n’ont pas compris qu’il y avait un rappel  » me dis je. Finalement l’abrutis se fut moi ainsi que les autres spectateurs, il est 22h30 est le concert est bel et bien terminé. Après seulement une heure et quart de show… Regrettable que la qualité ne fut pas alliée avec la quantité pour cette soirée.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Il faut reconnaître que lorsque j’ai appris que le concert allait se dérouler au dock des suds j’avais de grosses appréhensions quant à la qualité sonore du spectacle. Finalement qu’il s’agisse de Something à la mode ou de Bloody Beetroots le son était convenable chose qui n’est pas forcement banale dans cette salle. A contrario la durée du show est quant à elle révoltante. Payer 30 euros pour 1h15 de spectacle ça fait cher, très cher, trop cher ! Dommage donc que la très bonne performance des Bloody soit entachée par cette fin peu glorieuse.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Interview de BoB des Bloody Beetroots ici : http://www.concertandco.com/interview/interview-bloody-beetroots/interview-1-33551.htm

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/bloody-beetroots-something-a-mode/critique-concert-1-33605.htm

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Edited: mai 21st, 2010

Interview Express de Sir Bob Cornelius Rifo des Bloody Beetroots

Malgré un retard de deux heures, un sale temps indissociable de Marmande j’y serai finalement arrivé ! Bloody Beetroots en interview. Il faut dire que ça n’a pas été évident, si Bob porte le masque de Venom c’est avec la rapidité de Flash que le principal membre du groupe s’exprime en anglais, et comme si la difficulté n’était pas déjà élevée c’est à la dernière minute que l’on m’apprend que l’interview ne pourra être enregistrée et ne devra comporter que 5 questions. Pour faire court une interview de SuperHero faite par un SuperHero, la classe non ?

Bloody Beetroots

BOBY: Bonjour BoB, Bloody Beetroots c’est un nom pour le moins original, quelle est son origine ?

BoB : Simplement parce que nous sommes de gros consommateurs de betteraves. Non, plus sérieusement je cherchais un nom. J’ai tapé sur Google Bloody et Beetroots, parce que le Bloody symbolisait à merveille les betteraves, et j’ai vu que ça ne donnait rien du tout. Par conséquent comme personne n’avait pris ce nom je me le suis approprié. Le Bloody est aussi une référence à une histoire gore qui a pesé dans nos vies…

BOBY: Et les masques c’est la garantie d’avoir une vie privée ou simplement une référence à vos héros ? Ce n’est pas trop compliqué pour brancher les filles ?

BoB : (RIRES) : Pour les filles je ne sais pas vraiment. Pour les masques c’est à la fois la première raison et la seconde. Il faut reconnaître que je suis un grand fan de héros. Du coup c’était obligé que ça se retrouve dans ce que je fais. Mais les masques sont aussi là pour marquer notre identité. Le truc c’est que l’on ne puisse plus dissocier Bloody de nos fameux masques. C’est notre identité graphique.

BOBY: En parlant d’identité on voit que vous composez pas mal mais que vous faites beaucoup de remixs. Du coup vous préférez composer ou remixer ?

BoB : C’est vrai que nous avons beaucoup de featuring à notre actif de Metallica au Wu Tang Clan, remixer est un exercice qui me plait bien. Pour moi « Remix is not a Remix « . Quand je refais un morceau je le recompose entièrement je ne mets pas seulement un peu de bass par ici par là. C’est vraiment mon interprétation du morceau, comme s’il était entièrement de moi, tu vois ?

BOBY : De futures remixs en vue ?

BoB : Sans cesse ! Là on devrait faire un truc avec Joy Division !

BOBY : Oui, oui. Et comment ça se passe la composition avec Bloody ?

BoB : En fait ce n’est pas très compliqué. Je fais tout tout seul. J’utilise un ordinateur, une basse, une guitare, une batterie ou un piano. Vu que je touche un peu à tout il n’y a pas vraiment de problème. Par contre sur scène c’est différent puisqu’il est impossible pour moi de faire tout ça en même. Surtout qu’en live je chante aussi des fois. T’imagines le truc que ça donnerait si je devais tout faire en même temps.

Bloody Beetroots

BOBY : Hormis le fameux remix que tu vas faire de Joy Division, tu as des projets en vue pour Bloody Beetroots ? Comme un album ou un truc du genre ?

BoB : Je ne sais pas. Faire des albums ce n’est pas vraiment ce qui me branche. Personnellement je ne crois plus vraiment à l’industrie du disque. Je suis plus partisan de la méthode consistant à faire un titre et le balancer sur le net en téléchargement légal. De toute façon on peut dire ce qu’on veut l’avenir est dans le digital. Le support CD est entrain de vivre ces derniers instants. C’est malheureux mais c’est comme ça.

BOBY : Bon pour finir, une journée avec toi ça donne quoi ?

BoB :

8 a.m : Je me léve
8.30 a.m : Je me douche
9 a.m : Je déjeune

En fait un journée banale comme tout le monde. Sauf que moi travail je le fais chez moi devant mes intrus. Sinon en tournée le rythme est plus tendu mais on s’y habitue.

Bloody Beetroots

Merci à Perrine, Emilie, Catherine, BoB de Bloody et au Garorock !

- BOBY -

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Edited: mai 21st, 2010

Interview IZIA – 12/02/2010

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, pour Izia, c’est jupe et rien d’autre. Malgré un baromètre frisant les -3°C, la jeune demoiselle ne déroge pas à sa réputation. C’est donc dans sa robe noire qu’elle m’accueille. Entre les restes de poulets, les kitkat et les cadavres de bouteilles de vin c’est sous l’égide d’une ambiance chaleureuse que débute cette fameuse interview.

Portrait <B>IZIA</B>

Salut Izia, de plus en plus tu commences à être connue mais surtout reconnue par le public. Comment a débuté l’aventure Izia ?

Salut, ça a commencé il a très longtemps. J’ai commencé à 13 ans toute seule dans ma piaule, à faire des chansons comme ça « ridiculement » que je jouais à mes copines tout ça. Après j ai rencontré Antoine qui était le premier bassiste du groupe qui m a présenté Sébastien, le guitariste actuel, et on a rencontré quelqu’un d autre et au fur à mesure du temps les compos se sont enchainées tout comme les concerts, on a fait un album et voilà l’effet boule de neige…

Et l’école dans tout ça ?

Et l’école… (Soupir suivi d’un léger rictus)

Bon, je ne veux pas être irrespectueux donc je ne dirai pas que tu es une « Led Joplin » mais en revanche peut on dire que tu es une « Janis Zeppelin » ?

Ouais ouais.. Led Zeppelin je kiffe mais c’est vrai que l on dit surtout que j’ai dû baigner toute mon enfance dans Janis Joplin etc mais en fait pas du tout. J ai un immense respect pour Janis Joplin , je kiffe sa zic, je kiff ce qu’elle est, ce qu’elle dégage, le montre qui sommeille en elle, je trouve que c’est magnifique ce qu’elle est comme meuf mais après j’ai été moins bercé à Janis qu’à Patti Smith par exemple ou d’autres artistes.
J’adore vraiment Janis mais les gens ont tendance à penser que je n’écoutais que ça durant toute ma vie petite alors qu’en réalité je n’ai découvert que très tard Janis Joplin. Au final je l’ai découverte si tard que je n ai pas eu tellement l’occasion de m’en inspirer.

Première partie d’Iggy Pop, sortie de ton premier opus, tournée des festivals cet été, re tournée actuellement mais cette fois dans les salles, la prochaine étape c’est quoi ? UK ? USA ?

Là on fait un petit concert à Londres avec Seb (le guitariste) juste tous les deux comme à l’ancienne. On part tous les deux guitares sur le dos pour jouer dans un petit club «  La fève et la chi« . Ca risque d’être assez marrant mais on le fait à la roots sans prétention. Donc nous sommes hyper existés de partir là bas ça nous fera revivre nos débuts. Mais après nous allons conquérir le mondeeeeeeeeeeeeeeeeeux ! Na je plaisante, pour le moment il n y a rien de prévu en Angleterre à part ce petit concert là, mais j’espère que ça viendra. Pour ma part je suis plus intéressée par l’Europe que les Etats Unis en général. Enfin je ne cracherai pas à un concert à Los Angeles.

En parlant de ton album, pour moi un petit bijoux, un melting pot de ce qui peut se faire de mieux dans le rock. Cependant on ne ressens pas la même fougue et énergie qu’en live. Sortir un cd ne serait pas pour toi l’alibi à de longues tournées ?

Ca a été ça un peu quand même. C’est vrai que ça a été, c est vrai… Et puis on y retrouve l énergie quand même enfin je trouve. Nous avons enregistré en live du coup nous avons toute l énergie d’un live dedans. En fait nous étions tous les 4 dans la même pièce, moi derrière une vitre ce qui m a permis de faire pas mal de blagues pourries comme l escalier ou l’ascenseur. J étais derrière le truc je leur faisais trop chier. Mais c’est vrai que sur scène il y a un vrai lâché prise, on sent vraiment que c’est là où je me sens le mieux, où Seb se sent le mieux, où on est le mieux tous les deux, donc il a un vrai truc. C’est indiscutable. Après moi quand on me pose des questions du genre « Alors la crise du disque ?« , moi j’en ai rien à foutre quoi.

Hadopi ?

Euh.. Ouais aussi. Je suis désolée pour les autres artistes qui ont moins d’aisance en live et qui préfère travailler en studio.

Ca permet quand même d’écrémer une certaine tranche d artistes…

Ouais mais non. C’est triste aussi parce qu’il y a des artistes qui défoncent sur album, qui font des productions de dingue et qui ont du mal à retransmettre ça sur scène ce qui fait que l on perd ça. Mais c’est vrai que l’on va demander à des gens ,qui, avant étaient juste compositeur, chanteur, qui ont une voix super d’avoir maintenant en plus un putain de charisme, d’être des supers comédiens, des chauffeurs de salles, des bêtes de cirque tu vois ? Donc maintenant il y a une double casque à avoir qui n ‘est pas innée chez tout le monde. Moi par exemple je suis bien plus à l’aise sur scène qu’en studio. En studio j’ai tendance à vite m’ennuyer. C’est pour ça que de porter la double casque ce n’est pas évident comme de toujours avoir à se dire « il faut que j’assure au studio, il faut que j assure sur scène« .

Portrait <B>IZIA</B>

Pour rester sur le même thème. Comment se déroule la composition d’un CD ? Tu t occupes de tout ou il y a un réel travail de groupe ?

En fait ça dépend, le premier, le seul, l’unique album a été fait avec d’autres musiciens. Il s’est fait avec Seb, l’actuel guitariste, Antoine à la basse et Vincent à la batterie. Donc on a sorti ça un peu tous les quatre enfin surtout avec Seb et Antoine jusqu’à ce que Vincent ait apporté sa « touch » et plein de petites idées du genre «  Et si on faisait un break là  » etc.. Pour le coup le premier album s’est vraiment composé en groupe. Mais moi, j’apportais mes idées premières, j’étais un peu le chef d’orchestre de tout ça et s’il y avait quelque chose ne me plaisait pas c’était sur que ça n allait pas se faire. J’étais un peu tyrannique, enfin pas tyrannique d’ailleurs c’est tout simplement que je sais ce que je veux. Pour résumer je suis le chef d’orchestre de ce melting pot qui tranchait quand il fallait le faire. Sinon pour le second album qui est entrain de se faire on y retrouve toujours Seb et moi plus les deux nouveaux musiciens Greg et Arnaud qui nous ont rejoint pour la tournée et ont repris la relève de façon honorable et magnifique. Du coup là avec Seb on commence à se concentrer sur le nouvel album tous les deux, on a déjà écrit quelques trucs, on va vraiment faire un truc en binôme.

Le line-up risque donc de changer ?

Euh.. Non non, ils vont rester. Après pour l’album nous on va faire nos trucs, ils vont peut être intervenir dessus. Enfin je ne sais pas, tu vois…

Portrait <B>IZIA</B>

Oui, le cœur du groupe en fait c’est le binôme que tu formes avec Seb ?

Ouais, bien sur. De toute façon il faut toujours un binôme dans un groupe. Cependant il y a bien un esprit de groupe puisque de toutes façons dans le Rock and Roll c’est assez difficile d’évoluer tout seul. Le rock ne peut se faire seul. Pour revenir au binôme que nous formons avecSeb, je pense que nous nous sommes bien trouvés. Le jour où on s’est rencontré c’était genre « What the Fuck !? Qu’est ce qui ce passe entre nous ?« , il fait un accord je comprends de suite ce qu’il veut faire. Nous nous sommes vraiment trouvés musicalement, ça serait regrettable de lâcher ça. Donc pour ce deuxième opus on va vraiment se concentrer dessus.

Même si tu n’as pas le fameux « H » dans ton nom d’artiste, à quand une tournée Triple H ?

(Rires). Hum, je ne sais pas, surement jamais. Une tournée je ne pense pas pour la bonne et simple raison que je pense qu’Arthur m’assassinerait, moi j’assassinerai mon père et mon père assassinerait Arthur. Non je plaisante, plus sérieusement nous n avons pas des musiques qui s’y portent mais des duos, des trios, des quatuors, pourquoi pas ? Moi j’adorerai faire un duo avec Arthur , après une tournée je ne pense pas.

En France il y a une sorte de coutume lorsque les groupes commencent a avoir une certaine notoriété, ils enregistrent leur Taratata. Après de maintes recherches, impossible de te trouver dans l’émission, comment ça se fait que tu ne sois pas encore passée chez Nagui?

Si on a enregistré mais ça ne sortira qu’en Mars. Néanmoins on a mis du temps à le faire, je crois que… on… on… On a mis du temps à le faire. Ils ont mis du temps à nous dire oui, enfin pas nous dire oui mais à nous accueillir. Là c’est bon c’est fait, ça y est !

Deux nominations aux Victoires de la musique, ça te procure quel sentiment?

C’est cool. (Rires). Na c’est cool ça me fait très très plaisir que ces gens aient pensé à moi. Maintenant je ne sais pas si je les gagnerai, je ne suis pas très confiante mais en tout cas honorée même, si pour moi le plus grand des honneurs est de remplir chaque soir une salle différente, avec carrément plus de monde, une ambiance de dingue et un show de fou, pour moi c’est plus d’honneur que de gagner une victoire. Même si c’est vrai, j’adorerai gagner une victoire, rien qu’une sur deux ca serait fabuleux. Qu’on me donne simplement un bout de plastique je serai contente, je m’en fous c’est cool mais ce n’est pas la plus grande des victoires pour moi. Par contre c’est super dans le sens où ça mènera à ce que je veux moi, plus de visibilité pour plus de monde en concert, donc ça me rendra plus heureuse, donc forcement c’est chouette.

Tu m’y invites ?

Ah (attristée et extrêmement déçue (ça se voyait à son regard))… Je ne peux pas j’ai déjà filé toutes les invit’s à ma mille-fa, laisse tomber. C’est un enfer, mes cousins, mes cousines, la mère grand qui vient en plus c’est le jour de son anniversaire du coup elle est trop contente.

J’ai cru comprendre que tu aimais bien Mc Do. Alors Royal with cheese ou Quarter and ponder with cheese ?

(Encore plus de rires). Alors attend, je vais casser le mythe de suite, j’ai été la plus grosse des gourmandes du monde. Et maintenant c’est fini… Au nom de l’hygiène de vie. Avant je bouffais n’importe comment, n’importe quoi, toute la journée. Sans parler des loges où tu arrives il y a une montagne de Bounty. Donc à un moment je me suis dit que j’en avais marre que je m’étais trop laissée aller, sur scène je galérais. J’avais pris du poids, le souffle ne suivait plus… Et là ça fait un mois que j’ai retrouvé une énergie saine et un corps sain. Je ne bois plus d’alcool. Si, si je t’assure. En tout cas le résultat est là, maintenant j’arrive à enchainer dix concerts alors qu’avant au bout de trois je n’en pouvais plus. Je pense qu’il y a donc un certain rapport. Ce n’est absolument pas pour le look et tout, pour tout te dire je m’en fous. Tout simplement c’est pour assurer sur scène. Attend j’ai enchainé 10 CONCERTS la semaine dernière alors qu’avant au troisième je finissais sur les rotules !!! Et je me dis putain c’est fou. En tout cas je suis toujours autant rock and roll même si je ne bois plus d’alcool, je suis toujours aussi bien et je me sens toujours aussi bien. Je réalise que ce n’est pas forcément une condition sine equa non
au rock que de ne pas boire de l’alcool, au contraire. Bon j’ai un peu envie de tuer la moitié de mes amis à partir de deux heures du matin parce que tout le monde devient insupportable mais sinon ça va. Après j’ai des petites histoires avec ça du genre, la dernière fois il y a un mec qui m a proposé une bière. J’ai répondu, «  non non merci je ne bois pas d’alcool« . Et là genre « Rhouuuuuuuu ouin ouin ouin ouin « , une ambiance de mort. Pour rattraper j’ai dû faire « Euh non que du Whisky ! » par conséquent tout le monde a fait comme si c’était le truc ultime. Lorsque j’ai vu ça j’ai été super déçue, si maintenant le rock ça se résume à boire de l’alcool, picoler, finir à quatre pattes dans un ruisseau à 5 heures du mat, je ne suis pas rock alors !

- BOBY -

Merci à Izia, Eva de Bleu Citron, les Passagers du Zinc

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/interview/izia/interview-1-32537.htm

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Edited: février 17th, 2010

Mass Hysteria + Headcharger – L’Usine (Istres) – 23/01/10

Après une soirée Rock à l’Usine, c’est tout naturellement le métal qui s’impose en cette fin de week end. Venu défendre un énième album, ce soir c’est Mass Hysteria qui occupe les lieux. Plus connus pour l’énergie qui déploient en live que pour leurs cd’s, cela fait longtemps que les « Babyloniens » de Mass se sont imposés comme l’une des références de la scène néo métal française, avec, comme consécration la première partie de Metallica l’été dernier dans les splendides Arènes nîmoises.

 Headcharger

Mais avant de passer aux choses sérieuses, c’est HeadCharger qui rentre en scène. Eux aussi sont venus défendre un album vient de sortir, « The End Starts Here « , tout un programme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce début de concert il n y a pas grand monde. Malgré ça le quintet normand ne s’en démonte pas pour autant. Au rendez vous gros riffs de guitare et une voix de cowboy. A l’aube de la sortie de leur 3éme opus, il faut reconnaître une qualité essentielle au groupe, ce lui d’assurer tant devant 3 personnes que 300. Petit à petit les rangs se resserrent pour finalement se séparer dans un « Braveheart » qui écopera du titre honorifique du « Brave le plus ridicule au monde« .

Headcharger

Pour autant Headcharger ne se démonte pas. Bien décidés à montrer ce qu’ils avaient derrière leurs longues chevelures c’est «  The end starts hère « , titre éponyme du dernier album, qui fédérera tout ce beau monde qui s’agite dans la fosse. Niveau technique rien à redire, simple et efficace. A des moments on pourrait s’y méprendre avec des bons vieux riff from texas de Nashville Pussy à la différence prêt que  » l’égosilleur » presque chanteur, s’apparente bien plus à celle de Jamey Jasta (Hatebreed) qu’aux doux et mélancolieux chants de Blaine Cartwright (Nashville pussy). Bref après 45 minutes de ce savant mélange on en redemanderait presque. Seulement voilà côté publique c’est avec d’avantage d’intérêt que l’on attendMass Hysteria.

Mass Hysteria

Pendant que le plateau est changé, la fosse se remplit. En tout juste 20 minutes le nombreux de chevelus a quadruplé dans l’Usine. Si pendant Headcharger il y avait la place de circuler, pour Mass Hysteria, pas de doute, ce sera une douche assurée avec les potentielles coulées de sueur des voisins. Précédent le grand lavage, les quatre musiciens de M-H ouvrent le bal avant d’être rejoint par Mouss, chanteur aux allures Chabaliennes. Aussi percutant qu’un plaquage du célèbre membres du XV de France, « Babylone  » installe les prémisses d’une ambiance joviale qui tiendra jusqu’au bout. Intergénérationnel, c’est un public allant de 7 à 77 ans qui accueille les 5 camarades.

Mass Hysteria

Même si l’alibi principal de cette tournée est la sortie d’un énième opus, c’est sans surprise les morceaux du précédent album qui occupe la plus grande place dans la set list, nous ne nous en plaindrons pas puisqu’une « Somme de Détails » résonne à mon sens comme l’une des meilleurs productions de Mass Hysteria. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui est ensuite interprété. Si la présence scénique de Mouss, sa gestuelle, ses mimiques, font parties intégrantes du groupe, il va s’en dire qu’elles vont de paire avec le jeu de scène deYann, l’homme toupie occasionnellement guitare de la formation.

Mass Hysteria

Étonné de voir un public si nombreux, il faut avouer que pour un groupe de métal venir dans le sud est un peu comme un baptême du feu. « S’il y a du monde dans le sud alors il y aura du monde partout« , ironiseraMouss ,à juste titre avant d’ordonner un braveheart. Rien à voir avec la précédente tentative d’Headcharger. Cette fois le public est là et il compte bien le faire savoir. 1…. 2….. 3…. Est l’intro de « P4  » scelle l’ouverture des hostilités. Les deux cotés si distincts il y a tout juste 30 secondes se réunisse dans le chaos le plus total formant un amalgame difforme de bras, chevelures et autres membres du corps humain. Satisfait c’est sur un solo de batterie que le tout se soldera.

Mass Hysteria

Brutal, écologiste, revendicateur, Mass Hysteria c’est tout cela et bien plus. Une certitude il ne manque pas de le faire savoir. Textes revendicatifs associés à une musique qu’il l’est tout autant, que demande de plus le peuple ? Mais où la critique se fait le plus ressentir c’est avec «  Killing The Hype « , une déclaration de guerre claire contre toutes ces formations bobo pseudo Rock and Roll à l’image de BB brunes. « Les Bobos et leurs spleen, mèche rebelle à l’anglaise « , n’ont qu’à bien se tenir car ce n’est surement pas le public présent ce soir qui invalidera ces sages paroles. Bien au contraire et en signe d’acquiescement, c’est lorsqueMouss fait la promotion de groupes qui ne font pas la première page de Rock and Folk comme Gojira, l’ensemble de la team Coriace et autres outsiders du rock/métal français, que le public aura rugit le plus.

Mass Hysteria

« Respect the dance floor  » et le dance floor te respectera. Mouss profite du morceau pour inviter les plus téméraires du public à venir se déhancher sur les planchers de l’Usine. « Furia « , qui mettra un point final à plus d’une heure et demie d’hystérie, de pogos, de cris et d’effluves de transpiration. Avant de partir Mass Hysteria ne manque pas de faire une photo avec en fond le public histoire d’immortaliser ce qui restera comme un très bon samedi soir.

Mass Hysteria

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: février 1st, 2010