Mass Hysteria + Headcharger – L’Usine (Istres) – 23/01/10

Après une soirée Rock à l’Usine, c’est tout naturellement le métal qui s’impose en cette fin de week end. Venu défendre un énième album, ce soir c’est Mass Hysteria qui occupe les lieux. Plus connus pour l’énergie qui déploient en live que pour leurs cd’s, cela fait longtemps que les « Babyloniens » de Mass se sont imposés comme l’une des références de la scène néo métal française, avec, comme consécration la première partie de Metallica l’été dernier dans les splendides Arènes nîmoises.

 Headcharger

Mais avant de passer aux choses sérieuses, c’est HeadCharger qui rentre en scène. Eux aussi sont venus défendre un album vient de sortir, « The End Starts Here « , tout un programme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce début de concert il n y a pas grand monde. Malgré ça le quintet normand ne s’en démonte pas pour autant. Au rendez vous gros riffs de guitare et une voix de cowboy. A l’aube de la sortie de leur 3éme opus, il faut reconnaître une qualité essentielle au groupe, ce lui d’assurer tant devant 3 personnes que 300. Petit à petit les rangs se resserrent pour finalement se séparer dans un « Braveheart » qui écopera du titre honorifique du « Brave le plus ridicule au monde« .

Headcharger

Pour autant Headcharger ne se démonte pas. Bien décidés à montrer ce qu’ils avaient derrière leurs longues chevelures c’est «  The end starts hère « , titre éponyme du dernier album, qui fédérera tout ce beau monde qui s’agite dans la fosse. Niveau technique rien à redire, simple et efficace. A des moments on pourrait s’y méprendre avec des bons vieux riff from texas de Nashville Pussy à la différence prêt que  » l’égosilleur » presque chanteur, s’apparente bien plus à celle de Jamey Jasta (Hatebreed) qu’aux doux et mélancolieux chants de Blaine Cartwright (Nashville pussy). Bref après 45 minutes de ce savant mélange on en redemanderait presque. Seulement voilà côté publique c’est avec d’avantage d’intérêt que l’on attendMass Hysteria.

Mass Hysteria

Pendant que le plateau est changé, la fosse se remplit. En tout juste 20 minutes le nombreux de chevelus a quadruplé dans l’Usine. Si pendant Headcharger il y avait la place de circuler, pour Mass Hysteria, pas de doute, ce sera une douche assurée avec les potentielles coulées de sueur des voisins. Précédent le grand lavage, les quatre musiciens de M-H ouvrent le bal avant d’être rejoint par Mouss, chanteur aux allures Chabaliennes. Aussi percutant qu’un plaquage du célèbre membres du XV de France, « Babylone  » installe les prémisses d’une ambiance joviale qui tiendra jusqu’au bout. Intergénérationnel, c’est un public allant de 7 à 77 ans qui accueille les 5 camarades.

Mass Hysteria

Même si l’alibi principal de cette tournée est la sortie d’un énième opus, c’est sans surprise les morceaux du précédent album qui occupe la plus grande place dans la set list, nous ne nous en plaindrons pas puisqu’une « Somme de Détails » résonne à mon sens comme l’une des meilleurs productions de Mass Hysteria. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui est ensuite interprété. Si la présence scénique de Mouss, sa gestuelle, ses mimiques, font parties intégrantes du groupe, il va s’en dire qu’elles vont de paire avec le jeu de scène deYann, l’homme toupie occasionnellement guitare de la formation.

Mass Hysteria

Étonné de voir un public si nombreux, il faut avouer que pour un groupe de métal venir dans le sud est un peu comme un baptême du feu. « S’il y a du monde dans le sud alors il y aura du monde partout« , ironiseraMouss ,à juste titre avant d’ordonner un braveheart. Rien à voir avec la précédente tentative d’Headcharger. Cette fois le public est là et il compte bien le faire savoir. 1…. 2….. 3…. Est l’intro de « P4  » scelle l’ouverture des hostilités. Les deux cotés si distincts il y a tout juste 30 secondes se réunisse dans le chaos le plus total formant un amalgame difforme de bras, chevelures et autres membres du corps humain. Satisfait c’est sur un solo de batterie que le tout se soldera.

Mass Hysteria

Brutal, écologiste, revendicateur, Mass Hysteria c’est tout cela et bien plus. Une certitude il ne manque pas de le faire savoir. Textes revendicatifs associés à une musique qu’il l’est tout autant, que demande de plus le peuple ? Mais où la critique se fait le plus ressentir c’est avec «  Killing The Hype « , une déclaration de guerre claire contre toutes ces formations bobo pseudo Rock and Roll à l’image de BB brunes. « Les Bobos et leurs spleen, mèche rebelle à l’anglaise « , n’ont qu’à bien se tenir car ce n’est surement pas le public présent ce soir qui invalidera ces sages paroles. Bien au contraire et en signe d’acquiescement, c’est lorsqueMouss fait la promotion de groupes qui ne font pas la première page de Rock and Folk comme Gojira, l’ensemble de la team Coriace et autres outsiders du rock/métal français, que le public aura rugit le plus.

Mass Hysteria

« Respect the dance floor  » et le dance floor te respectera. Mouss profite du morceau pour inviter les plus téméraires du public à venir se déhancher sur les planchers de l’Usine. « Furia « , qui mettra un point final à plus d’une heure et demie d’hystérie, de pogos, de cris et d’effluves de transpiration. Avant de partir Mass Hysteria ne manque pas de faire une photo avec en fond le public histoire d’immortaliser ce qui restera comme un très bon samedi soir.

Mass Hysteria

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: février 1st, 2010

Interview Gojira avec Mario (batteur) et Jean Michel (bassiste) – Espace Julien 05/02/2009

Interview Gojira avec Mario (batteur) et Jean Michel (bassiste) – Espace Julien 05/02/2009

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C’est entre leurs balances et leur repas que Rachel qui s’occupe du groupe Gojira arrive à m’obtenir une rencontre avec Jean Michel le bassiste de Gojira et Mario le batteur. Même si le groupe commence à avoir un succès que peu de groupes de métal français peuvent se vanter d’avoir connu un jour. Ces deux musiciens ont en tout cas le mérite de rester simples, sans prise de tête et toujours avec bonne humeur. En résumé un réel plaisir que d’avoir eu à les interviewer.

Salut, comment présenter brièvement Gojira à quelqu’un qui ne connaîtrait pas ? Pensez vous que Gojira est un groupe à découvrir en CD ou en Live ?

Jean Michel : Bonjour, Gojira c’est avant tout un groupe de musique de métal extrême et expérimentale. Après c’est déjà de la musique pour un public averti, si on a déjà écouté du métal il n’y a pas de problème mais on est conscient que ce n’est pas un genre que tout le monde aime.

Mario : Salut, c’est clair que pour écouter du Gojira il faut quand même avoir une certaine ouverture d’espère. Après pour la seconde question il me semble que Gojira est plus un groupe à découvrir en live. Les albums et les lives sont vraiment deux univers différents et donc je pense qu’il faut d’abord nous avoir vu en concert pour ensuite s’attarder sur les albums.

Bon, Gojira le grand retour en France après l’exile américaine. En ce début de tournée française quelles comparaisons pouvez vous faire entre ces deux univers, pays, publics ?

Jean Michel : Différents… Vraiment différents. En France on tourne depuis une bonne dizaine d’années donc il y a un noyau qui nous suit et nous soutient voila maintenant quelques années et qui ne cesse de s’élargir au fil des ans. Alors lorsqu’on a débarqué aux states personne ne nous connaissait et là spontanément les gens ont été réceptifs y a pas ce retrait qu on peut avoir en France c’est vraiment deux ambiances différentes.

Gojira est un des rares groupes français qui commence à avoir un tant soit peu de notoriété à l’étranger. Comment vivez vous cette place de « leader du métal » en France ? Et qu’avez vous à répondre à ceux qui annoncent le métal comme mort en France ?

Jean Michel : Pour nous le métal n’est pas mort en France, loin de là mais c’est juste qu’en ce moment le métal, du moins en France, est une musique qui ne permet pas de vivre de son art à l’inverse d’autres styles plus médiatisés… Quand il s’agit de métal c’est vraiment dur de vivre de son art. Mais bon d’un autre côté on voit de plus en plus de groupes se former c’est encourageant pour la suite. Après c’est vrai que maintenant on a tendance un peu à nous décrire comme le groupe qui est entrain de redonner les couleurs de la France au métal. D’ailleurs on est parfois un peu considéré comme « des modèles » dans le sens où les gens qui font ce genre de musique se disent : « Ah ouais putain ils sont français et ils y arrivent ! » forcément c’est encourageant et donc je dirais plus que le métal en France est en pleine renaissance.

Parlons un peu du nouveau opus  » The Way of All Flesh  » aux allures plus ou moins morbides. Ca change quand même des précédents albums qui se distinguaient déjà par leur pochette plus en rapport avec la nature. Ceci annoncerait il un nouveau départ pour Gojira ?

Mario : Hum… Chaque album est un peu comme un nouveau départ maintenant c’est vrai celui là est plus noir plus sombre que les autres. Mais je pense que c’est en partie dû qu’on a passé plus de deux ans sur les routes en tournée et donc on a vécu des choses qui nous ont fait évoluer. Si tu compares avec « From Mars to Sirius » là on était plus renfermé dans notre bulle et ça se ressentait dans notre musique. On part du principe qu’on exprime ce qu’on ressent. Après pour la suite a vrai dire « On s’en fout !» (Rires) du temps qu’on fait quelque chose dans lequel on se reconnaît y a pas de problème.

A travers les paroles on ressent quand même un engagement profond pour l’écologie etc… Mais concrètement comment se traduit cet engagement ? N’avez vous pas envie de faire profiter votre notoriété à une association par exemple ?

Mario : Tu sais ça fait quelques années qu’on travaille avec Greenpeace. Par exemple sur la dernière tournée chaque soir Greenpeace avait un stand tout le long de notre tournée. Sinon on travaille aussi avec Sea Shepard qui se bat pour la protection de l’écosystème marin. Par contre on se refuse à prendre des positions politiques parce que sinon on aurait fait une carrière de politicien. Du coup on adopte une tout autre position. On fait en quelque sorte un hommage à l’humain. De plus en plus les gens ont tendance à dire « les humains détruisent la terre, les humains sont des pourris,…etc » Pour nous c’est plutôt l’inverse on croit vraiment que l’on peut vivre sans tout détruire. Puis cet engagement il se traduit au collectif mais aussi dans l’individuel par exemple certains de nous sont adhérents à Greenpeace depuis quelles années.

Gojira des philosophes ?

Jean Michel : Non certainement pas. C’est quand même un titre qui a énormément de sens et d’importance, je doute qu’on puisse assumer un tel titre. Nous ne sommes donc pas des philosophes cependant sans ne nous empêche pas d’avoir des discutions plus ou moins philosophiques. Dans le groupe on a vraiment pas de tabou d’ailleurs ça se voit dans nos paroles on parle aussi bien de la mort que de la religion ou encore à se demander pourquoi on est là ? Une chose est claire on a absolument pas peur d’en parler.

Tournée, album, tournée, tournée album, dvd, tournée… Franchement qu’est ce qu’on peut souhaiter de plus à la machine de guerre fraçaise Gojira ? Genre dans 10 ans vous vous voyez où ?

Jean Michel : Avant tout Gojira c’est une tranche d’environ 10 ans de nos vies et tu vois on est pas bien vieux. On vit pas au jour le jour mais presque enfin on essaye d’en profiter un maximum du coup c’est un peu difficile de se projeter 10 dans le futur c’est énorme le double de notre carrière. Mais tu te doutes bien que nous on aimerait que ça continue le plus longtemps possible et surtout qu’on prenne toujours autant de plaisir c’est vraiment primordial.

Mario : Ouais et pour compléter ce que vient de dire JM, je dirai aussi que de toutes façons ce qu’on veut c’est continuer dans l’art. L’art et Gojira c’est quand même lié. Regarde notre dernier clip il a entièrement été réalisé en animation par des artistes ça confirme bien cette idée. Peut être qu’à l’avenir on multipliera les partenariats avec d’autres artistes.

Gojira ouvre depuis quelques années pour des groupes comme Metallica, In Flames, Lamb of God fin les gros noms du métal. Quel en est votre meilleur souvenir ?

(Grands soupirs)

Jean Michel : Metallica !!! C’est à mon sens le meilleur souvenir. Au concert à Arras en aout, les français qui ouvrent pour Metallica, jamais on aurait pu imaginer ça un jour. Surtout qu’ouvrir pour un groupe aussi mythique que celui la n’est pas une mince affaire. Les gens viennent avant tout pour voir Metallica les autres groupes sont facultatifs et finalement on a été vachement étonné parce que le public accrochait plutôt bien en fin de compte… En plus se dire qu’on joue là où dans quelques heures Metallica jouera ça me donne encore des frissons. Donc pour moi c’est sur Metallica à Arras c’était vraiment le meilleur souvenir.

Mario : De mon côté c’est le concert à Dallas aux Etats Unis. C’était la première date de la tournée américaine avec Lamb Of Gog et Machine Head et là je me suis dit en les voyant jouer « Putain on va faire 44 dates avec ces fous furieux ! ». Ce fut le point de départ d’une excellente et très enrichissante tournée.

Pensez vous que toutes ces rencontres ont influencé et influencent Gojira ?

Mario : Oui on en apprend toujours. Vivre sur une tournée comme ça tous ensemble, en groupe est réellement une expérience d’une extrême richesse. Au niveau technique aussi ça nous apprend énormément parce que par exemple tu vois le batteur de Machine Head faire ça et là ça te donne une idée pour tel plan sur Gojira par exemple en plus on se conseille souvent les uns les autres. Sous l’aspect humain c’est aussi une superbe aventure y a un gros mélange culturel. Normal lorsque sur une tournée on réunit des américains, des suédois et des français y a des différences et donc vu qu’on vit 24 heures sur 24 ensemble ça nous en apprend énormément sur la vie en groupe mais aussi sur nous même.

Et sinon, cet été verra t-on Gojira sur les festivals ?

Jean Michel : Oui Oui ! On prévoit un bon petit programme (Petits rires). Y a déjà le Hellfest, le Grasspop, le Garorock et le Printemps de Bourges où notre présence est confirmée. Mais pour le reste on est comme toi dans l’attente. Il y en aura sûrement d’autres en France, nos tourneurs sont en pleine négociation. Apriori on devrait se balader un peu partout en Europe du genre la Grèce, le Portugal ou encore la Finlande. Bref Gojira sera aussi sur les routes cet été.

Un Dernier mot pour les lecteurs de Live In Marseille ?

Jean Michel & Mario : Marseille est une chouette ville, on regrette juste de n’y rester qu’un seul jour, c’est trop peu mais c’est ça les tournées. En tout cas merci et sinon à tout à l heure tu verras ça va y aller !

- BoBy -

Myspace : www.myspace.com/gojira


Un grand merci à Rachel, Mario, Jean Michel et bien sur Live In Marseille.

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/interview-gojira-concert-marseille/critique-concert-1-26014.htm

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Edited: février 10th, 2009

Gojira + Trepalium + Blazing War Machine – Espace Julien – 05 Février 2009

Gojira + Trepalium + Blazing War Machine – Espace Julien – 05 Février 2009

Il ne faisait pas un temps à laisser un chien dehors jeudi soir cependant il est bien connu que la fidélité et la servitude des métaleux est à toute épreuve. Une fois de plus ils l’ont prouvé en ce rendant en masse à l’Espace Julien malgré les averses incessantes qui se déversaient sur la cité marseillaise. « Même pas peur de la rouille, Gojira ça dérouille » scande fièrement un jeune hardos qui attend impatiemment depuis plus d’une heure, sous une pluie battante, l’ouverture des portes. En effet, grand rendez vous pour les métaleux qu’était le concert de jeudi soir. Une affiche à en faire baver plus d’un. Une ouverture toute en douceur avec les marseillais de Blazing War Machine suivi d’une petite ballade avec Trepalium pour enfin finir sur berceuse dont Gojira a le secret. Autant le dire de suite ce jeudi soir la cité phocéenne a vibré.

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C’est – malheureusement – en cours de route que nous prenons le set de Blazing War Machine. Camouflés par des peintures de guerre, de la boue ou encore de la gélatine, les vainqueurs du Sin Cession 2008 n’y vont pas de main morte. C’est en tout cas le moins qu’on puisse dire puisqu’il devient presque impossible de dissocier les instruments dans le brouhaha ambiant. Malgré ça l’ambiance règne, à défaut d’entendre les solos de guitare ce sont les puissants martèlements de Francki, le batteur (qui joue aussi avec Dagoba), qui retentissent dans la salle qui se remplit petit à petit. On ne comprend pas vraiment ce que dit le chanteur mais ça n’empêche pas le public d’engager un wall of death. Même si au final la qualité sonore n’est pas digne de Blazing War Machine le set reste convenable et aura surtout réussi à chauffer la foule. Finalement n’est ce pas le principal ?

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Le changement de scène s’effectue vraiment rapidement, tout juste le temps d’aller accompagner quelques potes qui veulent se griller une clope dans l’espace de 2 mètres carré réservé à cet effet que Trepalium rentre en scène. C’est donc dans un tout autre style que Trepalium engage son set. La aussi le groupe semble avoir quelques problèmes niveau son, la basse être quasi inexistante. Cependant le spectacle reste de qualité. Le groupe dégage une super ambiance et le public le ressent de suite, ça pogotte, ça slame, rares sont ceux qui restent immobiles. La moindre des choses qu’on puisse dire c’est que ça « groove à max ». L’alternance entre des riffs jazzy et des riff métal sort des sentiers battus et semble ravir le public. La performance du quintet impressionne, que ça soit le jazz ou le métal c’est du pareil au même, la dextérité des musiciens est impressionnante. Le public et le groupe ne semble faire plus qu’un et ce du début à la fin du set. En tout cas cette soirée qui s’annonçait déjà prometteuse l’est encore plus à la fin du set de Trepalium, on en redemanderait presque. Cependant il ne faut pas oublier qui doit se produire juste après et c’est surtout pour cette raison qu’on est ravi que les musiciens de Trepalium aient fini.

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Le dernier passage de Gojira à Marseille remonte en 2004 ce n’est donc pas étonnant qu’entre le changement de plateau la salle qui était déjà bondée le soit encore plus. Deux grands carrés noirs sont installés de chaque côté de la scène. Les road’s s’activent sur scène. Après deux trois essaies de guitare la salle est plongée dans la pénombre la plus totale. Le public commence à appeler Gojira. Puis soudain Joe apparaît, l’impatience laisse place à des cris de joie. C’est une marrée de poings levés qui accueille le groupe. Les premiers riffs font vibrer la salle en pleine effervescence. Ca commence relativement fort puisque nous sommes à peine au troisième morceau lorsque les bayonnais entament un de leur plus fameux titres « Backbone ». Bien plus que réceptif, le public est comme captivé par la prestation de Gojira. C’est tout simplement  puissant en étant à la fois tellement fin. Impossible de donner une définition exacte de l’univers qu’installe Gojira mais une chose est sure c’est que ce dernier ne se limite pas au black métal. Puis le drapeau avec l’illustration du dernier album qui servait de fond de scène tombe, laissant ainsi place à un gigantesque écran blanc où sont projetés des vidéos qui forcément nous font pénétrer directement dans l’univers gojirien. Entre morceaux des anciens albums et du nouveau il y en a pour tout le monde. Un road apporte un clavier à Joe, le chanteur guitariste qui entame une intro lugubre pour faire la transition avec un des titres phares du nouvel opus «  A sight to behold ». C’est vraiment une excellente ambiance qui est présente ce soir, seul bémol, les quelques boulets qui n’ont pas compris que slammer toutes les deux minutes, en plus de ne servir à rien, gênait à la fois le groupe mais aussi le public… Enfin le professionnalisme de Gojira est à toute épreuve du coup même si Jean Michel (le bassiste) manque d’assommer deux ou trois slammeurs fous la performance est à la limite de la perfection, perfection , qui prend tout son sens lors du remarquable solo de batterie de Mario. Les titres s’enchaînent « Clone », « Flying Whales », « The way of all flesh » le temps passe sans que personne ne s’en rende compte. Joe qui jusqu’alors n’avait parlé que peu de fois avec le public prend la parole. « Putain ils sont vraiment trop crades Blazing War ils ont pourri toute la scène » dit il avec un grand sourire. Il ajoute deux trois mots sur « Sea Shepard », une association qui défend les fonds marins et qui fait de la prévention sur la tournée de Gojira, avant de se retirer de la scène. C’est alors que le public unanimement rappelle le groupe. Après quelques minutes dans une attente plus que stressante, les bayonnais reviennent avec « Terra Inc » mais surtout « Vacuity » que bon nombre de fans semblaient attendre. C’est ainsi que ce termine le surpuissant concert de Gojira.

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Il est clair que ce soir on en aura eu pour notre argent. Même au niveau des deux premiers groupe la qualité sonore n’était pas optimale lors de Gojira tout était parfait au même titre que l’ambiance qui de début à la fin a été toujours aussi bonne. C’est une résumé une très belle soirée que nous ont offert là l’équipe du Moulin. Et comme nous le confie Jean Michel, le bassiste de Gojira, dans une interview exclusive, le métal n’est pas mort en France, c’est du moins ce que semble confirmer ce concert !

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- Boby -

Myspace : www.myspace.com/gojira

Myspace : www.myspace.com/trepal

Myspace : www.myspace.com/blazingwarmachine

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: février 10th, 2009

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

Ciguë, c’est le nom du trio qui sévit depuis maintenant deux ans dans la région parisienne. Après avoir sorti un premier skeud, ils décident à l’occasion de leur nouveau clip de sortir un maxi quatre titres naturellement accompagné du clip nous donnant un avant goût des futures presque de la formation.

A la première écoute ça ressemble à un mélange de Rammstein et de Punish Yourself sur lequel on aurait soudainement décidé d’ajouter la voix de Manson en résumé un gros meltin pot du métal électro de ces dernières années. « Dear hatred » confirme cette impression de déjà vu avec les voix tirées de film à certain moment ça sent vraiment le recuit… Cependant c’est quand même entrainant. Il est néanmoins dommage que le fond sonore couvre totalement la guitare qui du coup s’entend à peine. « LSD » qui est donc la musique du fameux clip où l’on voit Yann, le chanteur, essayer de refaire les mimiques du Révérend me fait, à certain moment, penser à de la musique house sur fond électro goth, ce qui est plutôt regrettable étant donné que la guitare qui pour le coup arrive à certain moment à se dissocier du reste est plutôt sympa.

Je pense qu’une démo 4 titres est vraiment trop courte pour pouvoir se prononcer sur ce qu’est capable de produire Ciguë. En attendant la sortie du second opus je resterais sur ma première impression, Ciguë n’invente pas grand-chose et se contente d’imiter ses modèles… Dommage car cependant le potentiel semble être présent.

Boby -

Myspace : http://www.myspace.com/ciguemusic

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Edited: novembre 19th, 2008