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GOGOL BORDELLO – Trans Continental Hustle

Gogol Bordello - Trans Continental HustleTrois ans déjà se sont écoulés depuis Super Taranta, il était donc plus que temps pour Eugene Hutzet sa bande de pondre un nouvel opus. Pillier fondateur du « Gyspsi Punk » il va sans dire que lorsque Gogol sort un album c’est bordello assuré.
Ce qui est formidable avec Gogol bordello c’est que même lorsqu’il s’agit d’un morceau engagé pour une cause sérieuse, inéluctablement le titre se transforme en hymne de la bonne humeur. Comme une invitation à danser je défie quiconque d’y résister. Il faut dire que d’album en album le groupe ne cesse de surprendre mais surtout de fidéliser un public toujours plus nombreux. Une fois de plus ce n’est pas le petit cadet qui fera baisser les adhésions bien au contraire. « Trans Continental » une étiquette qui colle si bien au produit car l’atout majeur de Gogol bordello c’est avant tout la facilité avec laquelle le groupe arrive à faire voyager ses auditeurs. Un tour du monde discount depuis son canapé, sa chambre ou bien du métro qui commence sur la pulsante intro de « Pala Tute ». Néanmoins la réelle montée en puissance se fait entendre avec « My Companjera ». Autre fait marquant, Eugene Euhz n’a rien perdu de sa talentueuse folie et son engagement politique, comme en témoigne « Immigraniada (We Comin’ Rougher)». Mais Gogol ce n’est pas seulement une aliénation générale, par moment la formation sait calmer sa fougue produisant ainsi de douces ballades gitanes à l’image de « Sun On My Side ». Enfin soyons clairs il ne faut pas non plus s’attendre aux mélodies de coin de feux à la sauce Gypsy King . Exit les clichés qui touchent ce genre de musique. Le Trans Continental Hustle de Gogol bordello reste avant tout une locomotive nucléaire lancée à 200 à l’heure.
Si les BN (oui oui les gâteaux au chocó) sont des distributeurs de sourires, la bande d’Eugéne en est quant à elle la fournisseuse. Une invitation à prendre la vie du bon coté tout en s’interrogeant sur la société actuelle voilà l’itinéraire proposé par le « Trans Continental Hustle ». Puissant et énergique, ce dernier opus n’est certes pas le meilleur de Gogol bordello mais, loin, très loin, d’être le plus mauvais. Cependant et ce quelque soit l’album, la meilleure façon de profiter du groupe et sa fougue communicative reste quand même d’aller les voir en concert !

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

KAMI – Escape Lanes

Kami - Escape LanesEn PACA les groupes talentueux se suivent et ne se ressemblent pas. Après SOMA, c’est à un autre lauréat du fameux tremplin institutionnel Class Eurock, de sortir son premier album. Escape Lanesmarque ainsi l’aboutissement de dix longues années de travail pour Kami.

Soyons clairs, s’il fallait juger les livres sur leur couverture peu nombreuses sont les personnes qui écouteraient cet album. Fort heureusement pour Kami ce n’est pas le cas. Si au niveau de l’esthétisme il y a encore du travail pour le contenu est quant à lui bel et bien abouti. La rencontre improbable de Placebo et Radiohead ou la parfaite alchimie entre pop mélodique et explorations noisy. Avec ses moments obscures – pour ne pas dire troublant – « Don’t Play With it » ou encore «Ghosts » et ses instants plus gaies empreints de sonorités joyeuses à l’image du déjà tubesque «Around Me ». La dualité voilà ce qui régit l’univers de Kami, tant sur le fond que sur la forme. Des rythmes cassés, un univers contrasté et surtout la fusion d’un line up classique (basse batterie guitare) avec les nouvelles technologies. Mais le comble de ce contraste permanent déboule avec «The Next/ The Last » où Hervé, le chanteur, troque sa voix à la Brian Molko pour se rapprocher de celle d’un chanteur de hip-hop. Pas mauvais, pas bon juste bizarre, c’est juste Kami. Mais le voyage ne serait pas complet sans faire mention d’« Everything is changing », certainement le morceau le plus accompli de ce premier opus, de la mise en abime qui fait songer à la douce caresse de l’océan se retirant de la plage à la montée finale en puissance rien ne laisse indifférent. Il faudra même plusieurs écoutes pour pouvoir en saisir toutes les nuances qui s’en dégagent.

Fuir les sentiers battus pour explorer de nouveaux carcans. Si tout change espérons alors que la marque de fabrique de Kamidemeurera. Car même si elle n’est pas forcément un sentier vers la gloire, elle a le mérite de se différencier, de plaire sans explication et de surcroit d’être bizarre.

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

SOMA – Jewel And Orchestra

Soma - Jewel And  OrchestraDans la famille talent made in chez nous, je voudrais SOMA. Après un EP qui ne laissait entrevoir que le meilleur, il n’était pas difficile de deviner que le quatuor istrien n’allait pas s’arrêtait là. «Jewel And Orchestra » marque donc le retour tant attendu des quatre garçons. Si l’extérieur est sensiblement identique au 5 titres à l’intérieur ce sont 11 petits « Jewels » qui n’attendent qu’à être exposés.

Époustouflante mise en abîme avec le très Hives-esque « Get Down ». Comme submergé par la fougue que procure le titre, l’uppercut final généré par un puissant solo de guitare finira de nous achever. K.O dés le premier round ? Pas loin en effet. Fort heureusement « The backyard », synonyme de ces ballades à succès dont nos voisins d’outre manche ont le secret arrivera de par sa douce mélodie à nous remettre sur pattes. Entre britpop détendue et rock énervé l’éclectisme deSoma n’est plus à prouver. En parlant de diversité « Other Side » illustre à merveille la volonté du groupe de ne pas se cantonner qu’à un seul côté du rock. Un petit bijou qui expose au grand jour les talents de chanteur de Lionel. Certes les quatre istréens ne réinventent pas le rock mais c’est avec brio qu’ils innovent réactualisant ainsi le genre. Chasser le naturel il revient au galop, même si la formation a fait le judicieux choix de composer en anglais c’est paradoxalement sur un morceau dédié à un américain, James Dean, que Soma s’exprime en français. Bien que loin de la médiocrité, le choix du groupe quant à son orientation linguistique, devient de suite plus compréhensible. Molière, Shakespeare ? Sans regret aucun se sera Shakespeare. S’en suit le titre éponyme de ce premier réel opus, une autre petite ballade insaisissable, le genre de titre qui s’incrusterait sans difficulté dans un bon petit drame à la française. Après cette succession de mélodies il devenait presque primordial d’avoir un élément perturbateur pour relever la sauce. Finalement ça ne sera pas un mais deux morceaux qui viendront réveiller ceux qui sous les berceuses des précédents morceaux seraient tombé dans les bras de Morphée. Un duo de choc qui tombe (donc) à pic. Le pulsant « Frisco » soutenu par le puissant « 20 minutes » arrivent à point nommé.

Si l’EP ne laissait qu’entrevoir le talent de la formation, « Jewel And Orchestra » en aura confirmé l’existence. Depuis les bancs d’écoleSoma en a parcouru du chemin. Simple et efficace il n’en fallait pas moins pour être séduit, que l’on soit pop ou rock il n’y a pas à tergiverser Soma est le groupe qui pourrait bien marquer le rock français s’il continue dans ce chemin. Du coup en attendant un futur prochain album c’est dans les salles obscures qu’il faudra être pour se faire Somatiser.

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

King of conspiracy + Blood Red Shoes – Le Poste à Galéne (Marseille) – 14/04/2010

Poste à Galéne : n.m : Petite salle marseillaise où règne ambiance électrique et bonne humeur propre au lieu. Occasionnellement ancienne radio diffusant de la musique. Par exemple hier soir Blood Red Shoes et King Of Conspiracy ont fait cracher les enceintes de la dite salle.

King of Conspiracy

King Of Conspiracy : n.m : Littéralement Roi de la Conspiration. Trio français peu connu recruté pour faire les premières parties de Blood Red Shoes durant la tournée française de 2010.

King of Conspiracy

Pas vraiment de mise en scène, c’est vers la simplicité que tend la formation. Si le bassiste se fait plutôt discret et statique, on ne peut en dire autant pour le guitariste chanteur, bientôt plus souvent à quatre pattes par terre à faire des solos qu’à deux devant le micro. Même si les compositions semblent efficaces le tout reste cependant brouillon.

King of Conspiracy

Néanmoins une bonne énergie qui rattrape les petits ratés du groupe mais surtout un batteur bien plus carré que le reste du groupe. Même si le contact avec le public est présent l’ambiance ne monte pas ou presque, et ce malgré une salle bien remplie. Et ce ne sont malheureusement pas les moult solos de guitare de la mort qui tue qui feront monter la sauce.

Blood red Shoes

Blood Red Shoes : n.f : Si vous avez besoin de la traduction retournez directement au primaire sans passer par la case collège. Blood Red Shoes n’est pas le nom d’une équipe de football US mais bien celui du duo formé par Laura-Mary Carter ainsi que Steven Ansell. L’une à la guitare l’autre à la batterie mais les deux au chant. A mi chemin entre les Ting Tings et The Kills, c’est ici à Marseille que le duo britannique a décidé d’entamer sa longue, très longue tournée.

King of Conspiracy

Tout comme pour King Of Conspiracy pas de superflu le groupe va à l’essentiel. Après une brève entrée en matière, un timide salut, le show démarre. Simple mais efficace ? Presque si les morceaux arrivent à en faire bouger quelques uns dans l’ensemble l’ambiance n’y est pas mais alors pas du tout. Il faut reconnaître que les morceaux ne cassent pas non plus trois pattes à un canard. Dans leur globalité les titres restent quand même assez basiques et légèrement redondants, n’est pas Jack White qui veut !

King of Conspiracy

A cela s’ajoute qu’en live le jeune duo n’est pas aussi carré qu’en version digitale et c’est bien dommage. Ceci expliquant cela, le manque de prise de risque, de complexité dans les morceaux coule donc de source. Heureusement les morceaux sont plaisants ainsi le très bon « I wish was someone better  » contribuera à faire monter une ambiance qui trépigne à s’entamer.

King of Conspiracy

Mais le réel point fort du groupe c’est d’arriver à alterner les voix. La langoureuse voix de Laury s’ajoute donc la puissante de Steven, pour le coup, un réel plaisir pour les oreilles. Enfin un plaisir qu’il ne durera qu’une toute petite heure. Il est 22h20 le groupe se retire sans même un rappel, une dernière chanson, juste un petit mot ou plutôt quatre : « Good Bye, Thank’s You »

King of Conspiracy

Conclusion : n.f : Terminaison d’une affaire, d’une délibération, un raisonnement… Ce qui termine et qui résume un discours, un récit, etc… Ici, qu’il s’agisse des King of Conspiracy ou des Blood Red Shoesl’ambiance manquait cruellement. On ne pourra que regretter le manque d’implication de la charmanteLaura pendant le show. En tout cas pour entamer une tournée ce premier concert ne peut que laisser dubitatif. Blood red shoes en concert ce n’est pas mauvais certes mais ce n’est pas non plus extraordinaire. Pour tout dire pour profiter du groupe autant acheter le skeud plutôt que le ticket de concert, dommage…

Blood red Shoes

- BOBY -

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Edited: mai 21st, 2010

Bloody Beetroots + Something à la mode – Dock des Suds (Marseille) – 10/04/2010

Aujourd‘hui le Dock des suds a décidé d’ouvrir à l’heure où mange les poules. 20 heure ça fait légèrement tôt pour un concert d’autant plus lorsqu’il s’agit de musique électro… Peut être que cela est dû au jeune âge du public. Reconnaissons quand même que les plus vieux dans la salle se trouvent sur scène. Quoi qu’il en soit et malgré une place à 30 euro le public aura répondu présent avec une salle rempli dans ses trois quarts.

Something à la mode

20h10 pétante – enfin plus ou moins – Something à la Mode rentre en scène. Originalité, voilà le maître mot de la formation. Il faut dire que les artistes alliant violon, violoncelle et musique électro en live ne courent pas les rues. Compte tenu résultat c’est d’ailleurs bien dommage. Allier classique et modernité c’est un concept si simpliste qu’il en est d’une efficacité redoutable. « Rondo Parisiano  » ouvre le bal. Comme une invitation à voyage dans un monde où tout ne serait que luxe, calme et volupté. Même la voix de Karl Lagarfield, qui pourtant a le don de me faire hérisser le poil, passe comme une lettre à Laposte.

Something à la mode

Lorsqu’ils ne sont pas avec leurs instruments les deux compères s’activent derrière leurs macs et autres machines électroniques. Quand on voit la multitude de boutons on en revient finalement à se demander s’il n’est pas plus aisé de faire du violon. En tout cas quoi qu’il en soit en plus de jouer remarquablement bien de violon/violoncelle les deux artistes touchent aussi leur bille au clavier. Les morceaux s’enchainent et le public n’en finit plus de danser.

Something à la mode

Si généralement on a tendance à penser que les jeunes n’aiment pas la musique classique. Ce soir en trois quarts d’heure de show Something à la mode aura soit prouvé que la musique classique n’est pas si démodée soit démontré que tous les sociologues et autres experts se trompent sur la jeunesse. L’un comme l’autre n’aura empêché le public d’apprécier le groupe à sa juste valeur.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Après cette douce mise en bouche c’est aux très sanglantes betteraves d’entrer en scène. Avant même que le show ne commence le public est déjà survolté. Attendus ? En effet la bande de Sir Bob Cornelius Rifo le sont. Entre talentueux remix et compositions géniales les raisons sont nombreuses pour apprécier le groupe. Coiffés de leur masque de Venom, le double maléfique de Spiderman, les trois Bloody arrivent sous les cris stridents des groupies.

Bloody Beetroots Death Crew 77

«  Domino  » ouvre le bal. Puissant, net et sans bavure que dire de plus si ce n’est que le show est parfaitement réglé. Rappelons quand même que les Bloody sont depuis quelques mois sur les routes et qu’ils ne sont pas prêts de s’arrêter. Ceci expliquant cela il faut néanmoins reconnaître que si on prend les dj pour les plus branleurs des musicos, le trio est bien loin du stéréotype.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Le talent réside en de petits détails. Le fait d’avoir préféré une batterie avec un vrai batteur plutôt qu’une boite à rythme en fait parti. Chaque martellement sur l’instrument rajoute une puissance, une sonorité qu’aucune machine n’arriverait à reproduire avec autant de fidélité, rendant ainsi les morceaux beaucoup plus vivants et vivaces ! Lorsque Sir Bob etc troque sa guitare pour le micro, instinctivement le public comprend que LE tube du groupe va être joué.

Bloody Beetroots Death Crew 77

One, Two, Three, Four… Motherfuckerrrrrrrrrrr ! Et voilà le bloody morceau démarre, « Warp 1.7« . A ma grande surprise le tout est bientôt plus punk qu’electro. La voix de Bob serait à s’y méprendre avec celle d’un chanteur de punk hxc. Vu l’ambiance régnante je ne suis certainement pas le seul à préférer cette version bien plus brutale que sur support digitale. Une ambiance qui arrive à son apogée lorsque Bob quitte la scène pour aller à la rencontre du public avant de se réfugier entre ses deux pianos.

Bloody Beetroots Death Crew 77

S’en suit « Cornelius « , la chaleur dans la salle devient insupportable et le morceau n’arrange en rien la chose. Finalement se sera une interprétation au piano de la BO de « 28 semaines plus tard » qui viendra calmer l’effervescence publique. Enfin, atténuer serait plutôt le mot juste. Comme le calme avant la tempête ces quelques minutes de répit se soldent par un retour fracassant assuré par « Welcome « , un featuring d’Etienne de Crecy.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Au même moment qu’un des membres de Something à la mode revient en scène pour accompagner lesBeetroots je décide d’aller pour au bar prendre une petite Beer. Seulement voilà une fois la bière en main tout le monde quitte la salle. « Encore des abrutis qui n’ont pas compris qu’il y avait un rappel  » me dis je. Finalement l’abrutis se fut moi ainsi que les autres spectateurs, il est 22h30 est le concert est bel et bien terminé. Après seulement une heure et quart de show… Regrettable que la qualité ne fut pas alliée avec la quantité pour cette soirée.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Il faut reconnaître que lorsque j’ai appris que le concert allait se dérouler au dock des suds j’avais de grosses appréhensions quant à la qualité sonore du spectacle. Finalement qu’il s’agisse de Something à la mode ou de Bloody Beetroots le son était convenable chose qui n’est pas forcement banale dans cette salle. A contrario la durée du show est quant à elle révoltante. Payer 30 euros pour 1h15 de spectacle ça fait cher, très cher, trop cher ! Dommage donc que la très bonne performance des Bloody soit entachée par cette fin peu glorieuse.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Interview de BoB des Bloody Beetroots ici : http://www.concertandco.com/interview/interview-bloody-beetroots/interview-1-33551.htm

- BOBY -

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Edited: mai 21st, 2010

Interview Express de Sir Bob Cornelius Rifo des Bloody Beetroots

Malgré un retard de deux heures, un sale temps indissociable de Marmande j’y serai finalement arrivé ! Bloody Beetroots en interview. Il faut dire que ça n’a pas été évident, si Bob porte le masque de Venom c’est avec la rapidité de Flash que le principal membre du groupe s’exprime en anglais, et comme si la difficulté n’était pas déjà élevée c’est à la dernière minute que l’on m’apprend que l’interview ne pourra être enregistrée et ne devra comporter que 5 questions. Pour faire court une interview de SuperHero faite par un SuperHero, la classe non ?

Bloody Beetroots

BOBY: Bonjour BoB, Bloody Beetroots c’est un nom pour le moins original, quelle est son origine ?

BoB : Simplement parce que nous sommes de gros consommateurs de betteraves. Non, plus sérieusement je cherchais un nom. J’ai tapé sur Google Bloody et Beetroots, parce que le Bloody symbolisait à merveille les betteraves, et j’ai vu que ça ne donnait rien du tout. Par conséquent comme personne n’avait pris ce nom je me le suis approprié. Le Bloody est aussi une référence à une histoire gore qui a pesé dans nos vies…

BOBY: Et les masques c’est la garantie d’avoir une vie privée ou simplement une référence à vos héros ? Ce n’est pas trop compliqué pour brancher les filles ?

BoB : (RIRES) : Pour les filles je ne sais pas vraiment. Pour les masques c’est à la fois la première raison et la seconde. Il faut reconnaître que je suis un grand fan de héros. Du coup c’était obligé que ça se retrouve dans ce que je fais. Mais les masques sont aussi là pour marquer notre identité. Le truc c’est que l’on ne puisse plus dissocier Bloody de nos fameux masques. C’est notre identité graphique.

BOBY: En parlant d’identité on voit que vous composez pas mal mais que vous faites beaucoup de remixs. Du coup vous préférez composer ou remixer ?

BoB : C’est vrai que nous avons beaucoup de featuring à notre actif de Metallica au Wu Tang Clan, remixer est un exercice qui me plait bien. Pour moi « Remix is not a Remix « . Quand je refais un morceau je le recompose entièrement je ne mets pas seulement un peu de bass par ici par là. C’est vraiment mon interprétation du morceau, comme s’il était entièrement de moi, tu vois ?

BOBY : De futures remixs en vue ?

BoB : Sans cesse ! Là on devrait faire un truc avec Joy Division !

BOBY : Oui, oui. Et comment ça se passe la composition avec Bloody ?

BoB : En fait ce n’est pas très compliqué. Je fais tout tout seul. J’utilise un ordinateur, une basse, une guitare, une batterie ou un piano. Vu que je touche un peu à tout il n’y a pas vraiment de problème. Par contre sur scène c’est différent puisqu’il est impossible pour moi de faire tout ça en même. Surtout qu’en live je chante aussi des fois. T’imagines le truc que ça donnerait si je devais tout faire en même temps.

Bloody Beetroots

BOBY : Hormis le fameux remix que tu vas faire de Joy Division, tu as des projets en vue pour Bloody Beetroots ? Comme un album ou un truc du genre ?

BoB : Je ne sais pas. Faire des albums ce n’est pas vraiment ce qui me branche. Personnellement je ne crois plus vraiment à l’industrie du disque. Je suis plus partisan de la méthode consistant à faire un titre et le balancer sur le net en téléchargement légal. De toute façon on peut dire ce qu’on veut l’avenir est dans le digital. Le support CD est entrain de vivre ces derniers instants. C’est malheureux mais c’est comme ça.

BOBY : Bon pour finir, une journée avec toi ça donne quoi ?

BoB :

8 a.m : Je me léve
8.30 a.m : Je me douche
9 a.m : Je déjeune

En fait un journée banale comme tout le monde. Sauf que moi travail je le fais chez moi devant mes intrus. Sinon en tournée le rythme est plus tendu mais on s’y habitue.

Bloody Beetroots

Merci à Perrine, Emilie, Catherine, BoB de Bloody et au Garorock !

- BOBY -

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Edited: mai 21st, 2010

Interview IZIA – 12/02/2010

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, pour Izia, c’est jupe et rien d’autre. Malgré un baromètre frisant les -3°C, la jeune demoiselle ne déroge pas à sa réputation. C’est donc dans sa robe noire qu’elle m’accueille. Entre les restes de poulets, les kitkat et les cadavres de bouteilles de vin c’est sous l’égide d’une ambiance chaleureuse que débute cette fameuse interview.

Portrait <B>IZIA</B>

Salut Izia, de plus en plus tu commences à être connue mais surtout reconnue par le public. Comment a débuté l’aventure Izia ?

Salut, ça a commencé il a très longtemps. J’ai commencé à 13 ans toute seule dans ma piaule, à faire des chansons comme ça « ridiculement » que je jouais à mes copines tout ça. Après j ai rencontré Antoine qui était le premier bassiste du groupe qui m a présenté Sébastien, le guitariste actuel, et on a rencontré quelqu’un d autre et au fur à mesure du temps les compos se sont enchainées tout comme les concerts, on a fait un album et voilà l’effet boule de neige…

Et l’école dans tout ça ?

Et l’école… (Soupir suivi d’un léger rictus)

Bon, je ne veux pas être irrespectueux donc je ne dirai pas que tu es une « Led Joplin » mais en revanche peut on dire que tu es une « Janis Zeppelin » ?

Ouais ouais.. Led Zeppelin je kiffe mais c’est vrai que l on dit surtout que j’ai dû baigner toute mon enfance dans Janis Joplin etc mais en fait pas du tout. J ai un immense respect pour Janis Joplin , je kiffe sa zic, je kiff ce qu’elle est, ce qu’elle dégage, le montre qui sommeille en elle, je trouve que c’est magnifique ce qu’elle est comme meuf mais après j’ai été moins bercé à Janis qu’à Patti Smith par exemple ou d’autres artistes.
J’adore vraiment Janis mais les gens ont tendance à penser que je n’écoutais que ça durant toute ma vie petite alors qu’en réalité je n’ai découvert que très tard Janis Joplin. Au final je l’ai découverte si tard que je n ai pas eu tellement l’occasion de m’en inspirer.

Première partie d’Iggy Pop, sortie de ton premier opus, tournée des festivals cet été, re tournée actuellement mais cette fois dans les salles, la prochaine étape c’est quoi ? UK ? USA ?

Là on fait un petit concert à Londres avec Seb (le guitariste) juste tous les deux comme à l’ancienne. On part tous les deux guitares sur le dos pour jouer dans un petit club «  La fève et la chi« . Ca risque d’être assez marrant mais on le fait à la roots sans prétention. Donc nous sommes hyper existés de partir là bas ça nous fera revivre nos débuts. Mais après nous allons conquérir le mondeeeeeeeeeeeeeeeeeux ! Na je plaisante, pour le moment il n y a rien de prévu en Angleterre à part ce petit concert là, mais j’espère que ça viendra. Pour ma part je suis plus intéressée par l’Europe que les Etats Unis en général. Enfin je ne cracherai pas à un concert à Los Angeles.

En parlant de ton album, pour moi un petit bijoux, un melting pot de ce qui peut se faire de mieux dans le rock. Cependant on ne ressens pas la même fougue et énergie qu’en live. Sortir un cd ne serait pas pour toi l’alibi à de longues tournées ?

Ca a été ça un peu quand même. C’est vrai que ça a été, c est vrai… Et puis on y retrouve l énergie quand même enfin je trouve. Nous avons enregistré en live du coup nous avons toute l énergie d’un live dedans. En fait nous étions tous les 4 dans la même pièce, moi derrière une vitre ce qui m a permis de faire pas mal de blagues pourries comme l escalier ou l’ascenseur. J étais derrière le truc je leur faisais trop chier. Mais c’est vrai que sur scène il y a un vrai lâché prise, on sent vraiment que c’est là où je me sens le mieux, où Seb se sent le mieux, où on est le mieux tous les deux, donc il a un vrai truc. C’est indiscutable. Après moi quand on me pose des questions du genre « Alors la crise du disque ?« , moi j’en ai rien à foutre quoi.

Hadopi ?

Euh.. Ouais aussi. Je suis désolée pour les autres artistes qui ont moins d’aisance en live et qui préfère travailler en studio.

Ca permet quand même d’écrémer une certaine tranche d artistes…

Ouais mais non. C’est triste aussi parce qu’il y a des artistes qui défoncent sur album, qui font des productions de dingue et qui ont du mal à retransmettre ça sur scène ce qui fait que l on perd ça. Mais c’est vrai que l’on va demander à des gens ,qui, avant étaient juste compositeur, chanteur, qui ont une voix super d’avoir maintenant en plus un putain de charisme, d’être des supers comédiens, des chauffeurs de salles, des bêtes de cirque tu vois ? Donc maintenant il y a une double casque à avoir qui n ‘est pas innée chez tout le monde. Moi par exemple je suis bien plus à l’aise sur scène qu’en studio. En studio j’ai tendance à vite m’ennuyer. C’est pour ça que de porter la double casque ce n’est pas évident comme de toujours avoir à se dire « il faut que j’assure au studio, il faut que j assure sur scène« .

Portrait <B>IZIA</B>

Pour rester sur le même thème. Comment se déroule la composition d’un CD ? Tu t occupes de tout ou il y a un réel travail de groupe ?

En fait ça dépend, le premier, le seul, l’unique album a été fait avec d’autres musiciens. Il s’est fait avec Seb, l’actuel guitariste, Antoine à la basse et Vincent à la batterie. Donc on a sorti ça un peu tous les quatre enfin surtout avec Seb et Antoine jusqu’à ce que Vincent ait apporté sa « touch » et plein de petites idées du genre «  Et si on faisait un break là  » etc.. Pour le coup le premier album s’est vraiment composé en groupe. Mais moi, j’apportais mes idées premières, j’étais un peu le chef d’orchestre de tout ça et s’il y avait quelque chose ne me plaisait pas c’était sur que ça n allait pas se faire. J’étais un peu tyrannique, enfin pas tyrannique d’ailleurs c’est tout simplement que je sais ce que je veux. Pour résumer je suis le chef d’orchestre de ce melting pot qui tranchait quand il fallait le faire. Sinon pour le second album qui est entrain de se faire on y retrouve toujours Seb et moi plus les deux nouveaux musiciens Greg et Arnaud qui nous ont rejoint pour la tournée et ont repris la relève de façon honorable et magnifique. Du coup là avec Seb on commence à se concentrer sur le nouvel album tous les deux, on a déjà écrit quelques trucs, on va vraiment faire un truc en binôme.

Le line-up risque donc de changer ?

Euh.. Non non, ils vont rester. Après pour l’album nous on va faire nos trucs, ils vont peut être intervenir dessus. Enfin je ne sais pas, tu vois…

Portrait <B>IZIA</B>

Oui, le cœur du groupe en fait c’est le binôme que tu formes avec Seb ?

Ouais, bien sur. De toute façon il faut toujours un binôme dans un groupe. Cependant il y a bien un esprit de groupe puisque de toutes façons dans le Rock and Roll c’est assez difficile d’évoluer tout seul. Le rock ne peut se faire seul. Pour revenir au binôme que nous formons avecSeb, je pense que nous nous sommes bien trouvés. Le jour où on s’est rencontré c’était genre « What the Fuck !? Qu’est ce qui ce passe entre nous ?« , il fait un accord je comprends de suite ce qu’il veut faire. Nous nous sommes vraiment trouvés musicalement, ça serait regrettable de lâcher ça. Donc pour ce deuxième opus on va vraiment se concentrer dessus.

Même si tu n’as pas le fameux « H » dans ton nom d’artiste, à quand une tournée Triple H ?

(Rires). Hum, je ne sais pas, surement jamais. Une tournée je ne pense pas pour la bonne et simple raison que je pense qu’Arthur m’assassinerait, moi j’assassinerai mon père et mon père assassinerait Arthur. Non je plaisante, plus sérieusement nous n avons pas des musiques qui s’y portent mais des duos, des trios, des quatuors, pourquoi pas ? Moi j’adorerai faire un duo avec Arthur , après une tournée je ne pense pas.

En France il y a une sorte de coutume lorsque les groupes commencent a avoir une certaine notoriété, ils enregistrent leur Taratata. Après de maintes recherches, impossible de te trouver dans l’émission, comment ça se fait que tu ne sois pas encore passée chez Nagui?

Si on a enregistré mais ça ne sortira qu’en Mars. Néanmoins on a mis du temps à le faire, je crois que… on… on… On a mis du temps à le faire. Ils ont mis du temps à nous dire oui, enfin pas nous dire oui mais à nous accueillir. Là c’est bon c’est fait, ça y est !

Deux nominations aux Victoires de la musique, ça te procure quel sentiment?

C’est cool. (Rires). Na c’est cool ça me fait très très plaisir que ces gens aient pensé à moi. Maintenant je ne sais pas si je les gagnerai, je ne suis pas très confiante mais en tout cas honorée même, si pour moi le plus grand des honneurs est de remplir chaque soir une salle différente, avec carrément plus de monde, une ambiance de dingue et un show de fou, pour moi c’est plus d’honneur que de gagner une victoire. Même si c’est vrai, j’adorerai gagner une victoire, rien qu’une sur deux ca serait fabuleux. Qu’on me donne simplement un bout de plastique je serai contente, je m’en fous c’est cool mais ce n’est pas la plus grande des victoires pour moi. Par contre c’est super dans le sens où ça mènera à ce que je veux moi, plus de visibilité pour plus de monde en concert, donc ça me rendra plus heureuse, donc forcement c’est chouette.

Tu m’y invites ?

Ah (attristée et extrêmement déçue (ça se voyait à son regard))… Je ne peux pas j’ai déjà filé toutes les invit’s à ma mille-fa, laisse tomber. C’est un enfer, mes cousins, mes cousines, la mère grand qui vient en plus c’est le jour de son anniversaire du coup elle est trop contente.

J’ai cru comprendre que tu aimais bien Mc Do. Alors Royal with cheese ou Quarter and ponder with cheese ?

(Encore plus de rires). Alors attend, je vais casser le mythe de suite, j’ai été la plus grosse des gourmandes du monde. Et maintenant c’est fini… Au nom de l’hygiène de vie. Avant je bouffais n’importe comment, n’importe quoi, toute la journée. Sans parler des loges où tu arrives il y a une montagne de Bounty. Donc à un moment je me suis dit que j’en avais marre que je m’étais trop laissée aller, sur scène je galérais. J’avais pris du poids, le souffle ne suivait plus… Et là ça fait un mois que j’ai retrouvé une énergie saine et un corps sain. Je ne bois plus d’alcool. Si, si je t’assure. En tout cas le résultat est là, maintenant j’arrive à enchainer dix concerts alors qu’avant au bout de trois je n’en pouvais plus. Je pense qu’il y a donc un certain rapport. Ce n’est absolument pas pour le look et tout, pour tout te dire je m’en fous. Tout simplement c’est pour assurer sur scène. Attend j’ai enchainé 10 CONCERTS la semaine dernière alors qu’avant au troisième je finissais sur les rotules !!! Et je me dis putain c’est fou. En tout cas je suis toujours autant rock and roll même si je ne bois plus d’alcool, je suis toujours aussi bien et je me sens toujours aussi bien. Je réalise que ce n’est pas forcément une condition sine equa non
au rock que de ne pas boire de l’alcool, au contraire. Bon j’ai un peu envie de tuer la moitié de mes amis à partir de deux heures du matin parce que tout le monde devient insupportable mais sinon ça va. Après j’ai des petites histoires avec ça du genre, la dernière fois il y a un mec qui m a proposé une bière. J’ai répondu, «  non non merci je ne bois pas d’alcool« . Et là genre « Rhouuuuuuuu ouin ouin ouin ouin « , une ambiance de mort. Pour rattraper j’ai dû faire « Euh non que du Whisky ! » par conséquent tout le monde a fait comme si c’était le truc ultime. Lorsque j’ai vu ça j’ai été super déçue, si maintenant le rock ça se résume à boire de l’alcool, picoler, finir à quatre pattes dans un ruisseau à 5 heures du mat, je ne suis pas rock alors !

- BOBY -

Merci à Izia, Eva de Bleu Citron, les Passagers du Zinc

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/interview/izia/interview-1-32537.htm

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Edited: février 17th, 2010

Interview des Plasticines

Plasticines

Après avoir fait 32 fois le tour de Marseille sous une pluie battante, s’être trompé de bus pour la quarante douzième fois et avoir arpenté toute la zone commerciale de la Valentine  nous nous retrouvons finalement dans un petit resto à tapas en face du Poste à Galéne qui accueillera d’ici deux heures les Plasticines. Entre deux mojitos ce sont Marine et Louise, respectivement guitariste et bassiste, qui nous on fait le plaisir de répondre à nos questions.

De « Loser » à « Bitch », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une certaine évolution entre ces deux morceaux. Des textes plus travaillés, une dose de maturité en plus, est ce l’influence de l’American Way Of Life ?

Marine : En fait c’est marrant que tu dises ça parce qu’en fait, « Bitch », est une chanson que l’on a écrite dans la période du premier album. D’ailleurs on la jouait avant sur scène. Ce morceau existe depuis… euh… 4 ans, mais je pense que c’est vrai, le fait d’avoir collaboré avec Butch Walker qui est le producteur du deuxième album ça a forcement fait qu’on a changé plein de choses, notre son a évolué, maintenant ça sonne plus américain et c’est ce que nous voulions.

En parlant des USA, vous venez d’achever une tournée la bas, vous êtes passées au fameux Coachella Festival et ultime consécration, vous avez joué dans une série TV qui connaît un énorme succès en France comme aux USA, Gossip Girl. A l’heure où la France est en plein débat sur l’identité nationale, ne vous sentez vous pas plus américaine que française ?

Louise : Non non je pense que l’on se sent française, c’est là où on a grandi ect… Mais c’est vrai que musicalement on a toujours été plus proche des pays anglo-saxons, que ça l’Angleterre ou les Etats Unis, c’est là d’où viennent nos influences musicales. Après il faut dire aux USA nous avons été super bien accueillies, du coup on aime passer du temps là bas comme on en passe en France.

Marine : En même temps je pense que c’est aussi pour nous une façon d’exporter la culture française puisqu’on a quand même des titres en français. Les américains adorent le fait que nous soyons un groupe inde français même si on chante aussi en anglais.

Du coup la nationalité française est un peu un label qualité aux USA ?

Marine : Ouais exactement puis nous on en joue vachement. Voilà la french touch, le petit accent ils trouvent ça hyper cool. Katie (la chanteuse) met son béret, y a un peu les petits clichés mais ça fait parti du jeu. C’est notre façon d’exporte la culture française et au final ça renforce le fait qu’on soit française.

Portrait Plasticines

Et le meilleur public on le trouve où du coup ? En France ou outre-Atlantique ?

Louise : Euh… C’est différent, on a toujours eu un bon public en France ensuite aux Etats Unis, pour les gens qui ne nous connaissent pas, ils sont beaucoup plus ouverts d’esprit et ont beaucoup moins d’apriori. C’est à dire que pour eux un groupe de nanas qui font de la musique c’est quelque chose de positif alors qu’en France on va plutôt aller chercher la petite bête.

Marine : On aime beaucoup le public d’outre atlantique parce qu’il est souvent très attentif et avec moins de préjugés.

Pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être adolescente ?

Marine : Tu sais, nous ne sommes plus vraiment adolescentes maintenant…

Bon on la refait, pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être teenager (18-25 ans) ?

Marine : Hum… C’est un peu une force. Mais c’est comme tout il y a des avantages et des inconvénients. Ce qui est bien c’est qu’un groupe de fille c’est rare, du coup il y a une curiosité qui fait que les gens vont venir au concert. Après c’est à nous de prouver sur scène que nous méritons d’être là.

Louise : Le seul désavantage, c’est qu’en tant que filles on nous demande de nous justifier deux à trois fois plus qu’un groupe de garçons. C’est comme ça, fin, j’espère que les mentalités vont changer un de ces jours et que l’on nous prendra comme un groupe normal plus qu’un groupe de filles. Enfin on joue pas mal avec ça aussi…

Marine : Le truc c’est qu’en France des groupes de rock entièrement composés de filles ça n’existe presque pas. Du coup les gens ne pensent pas spontanément que rock et filles c’est compatible.

Hormis le B.I.T.C.H Tour et la sortie de votre second opus, d’autres projets en vue ? Je sais qu’au sein de Concert And Co on parle d’un live filmé retransmis sur le net…

Louise : Je ne sais vraiment pas faudrait qu’on check le planning.

Marine : En tout cas la grosse news du moment c’est que l’on va faire la première partie de 30 Seconds To Mars à Bercy. Sinon on va aussi jouer au printemps de Bourges. Après nous ne pouvons pas t’en dire plus vu que nous n’en savons pas plus. On compte faire des festivals.

On dirait que vous vous êtes un peu écartées de la scène parisienne à qui vous devez votre succès. Peut on dire que le fait que vous soyez passées de l’autre côté de l’Atlantique vous ait fait passé un cran au dessus de ces groupes évoluant toujours dans le cadre de cette scène ?
Louise : Aujourd’hui il y en a qui ont arrêté d’autres qui continuent. Nous nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont cru en nous aux Etats Unis et d’avoir pu un peu partir là bas pendant plusieurs mois que ça soit pour enregistrer que pour tourner donc c’est vrai que de suite ça impressionne un peu mais pour nous c’était un cheminement normal.

Portrait Plasticines

Et maintenant quel regard portez vous sur certains groupes qui restent, c’est à dire euh… BB Brunes…

Marine : Bah ce sont nos potes !

Mais vous n’avez pas un regard un peu plus critique ? On ne peut pas dire que BB Brunes soit très bien accueilli.

Marine : Mais nous en fait on est super positive en général. On est hyper contente que des groupes comme eux puissent marcher. C’est rare que des jeunes qui vendent autant. Ils ont un beaucoup parcours, attend, ils ont vendu 300 000 albums.

Entre tournée et tournage de série on peut dire que vous vivez un rêve éveillé. Mais si ce dernier se transformait en cauchemar vous avez une porte de sortie ?

Marine : Bah on verra. Pour le moment on ne se prend pas la tête et on finit la tournée.

Louise : On vit au jour le jour. C’est ça le rock !

les Plastiscines

En parlant de jour. Ca donne quoi une journée avec les Plasticines ?

Louise : On s’est levée à 4heure du matin. On est parti à 5h45 après avoir tout chargé. Puis on a pris le bus de Paris pour venir sur Marseille. 10 heures de route après on a fait les balances. Ensuite on devait aller à la Fnac en dédicace mais ça a été annulé.

Marine : Du coup on est allé à l’hôtel. On avait juste 45 minutes pour se doucher. Là tu vois mes cheveux ne sont pas secs ça me stresse. Là il me reste même pas une heure pour manger. Ensuite d’autres interviews, le concert et l’after.

C’est bientôt fini mais avant de vous laisser à vos tapas on va passer aux questions stupides. Une opposition (enfin presque tout le temps) France/USA et vous devez choisir.

Royal with Cheese ou Double Quarter and Ponder with Cheese ?
Plasticines : Euh… Cheeseburger

Obama ou Sarkozy ?
Plasticines : Obama !!!

Tour Eiffel ou Statue de la Liberté
Plasticines : Vu que les deux sont de Gustave Eiffel mets une croix dans les deux ! Donc égalité.

Gossip Girl ou Plus Belle La Vie ?
Plasticines : Gossip Girl (rires)

Coachella ou Fête de l Humanité ?
Plasticines : Coachella quand même.

Bitch ou Loser ?
Plasticines : Bitch.

ABC ou TF1 ?
Plasticines : On ne regarde pas la TV, pas le temps pour ça.

BB Brunes ou Kings of Leon ?
Plasticines : KOL parce qu’ils nous ont donné envie de fonder un groupe. BB Brunes parce ce sont nos potes !

American Idol ou Nouvelle Star ?
Plasticines : American Idol.

Dernière petite question pour mon pote qui est là à côté. Mac ou Pc ?
Plasticines : Mac mais Marine PC..

- BOBY & ROBIN –

Plasticines

Merci à Paul (De Because TV), Cédric et bien sur Marine et Louise.

- BOBY -

Edited: février 8th, 2010