Fiesta des Suds: Izia – Dock des Suds (Marseille) – 17/10/09

« Nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg. Tous les groupes gaulois produisent du rock français de sous marque… Tous? Non! Un petit band d’irréductibles Gaulois mené par Izïa résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires des camps retranchés de Superbus, Indochine, BB Brunes et Plasticines.  »

Fiesta des Suds, il est 22h20 dans l’antichambre du festival. Alors que la grande majorité du public attend avec impatience, que vienne se produire Charlie Winston. Même si la salle n’est pas pleine à craquer, il est réjouissant de voir que la diffusion de masse de « like a hobbo  » sur nos ondes hertziennes n’a pas totalement réduit à néant l’amour que certains ont pour le rock, le vrai, le pur, le dur ! A ceux qui croyaient que le Rock était une histoire d’homme, Izïa, du haut de ses 10 centimètre de talons aiguilles est la preuve vivante que ces personnes là se trompent. Les plus réticents pourraient dire qu’il ne s’agit là que d’une fille de… En effet Izïa semble être la fille spirituelle DE Janis Joplin et Jack White.

Verbe, fougue, talent certains héritent d’argent pour la jeune demoiselle il semblerait qu’il s’agisse de qualité. Qu’elle soit seule avec sa guitare, derrière une batterie ou tout simplement entrain de chanter on en oublierait même que la sœur d’un certain Arthur n’a pas encore vu son vingtième printemps. Finalement se sont ses prises de paroles plus ou moins houleuses –contrastant néanmoins avec l’attitude scénique- qui nous ramènent à la réalité, Izïa reste avant tout une adolescente. Mais une ado qui s’assume, la jeune a beau ne pas être un top model, avoir des formes, elle « emmerde toutes ces salopes qui sont jalouses lorsque tu te sens sexy dans ton shorty » et entend bien faire passer le message par le très stoogien «  Hey Bitch « .

Si la voix d’Izïa est remarquable, elle ne serait rien sans les musiciens qui l’accompagnent. Malgré un putain de rock à réveiller grand-mère, le public marseillais reste immobile, à la limite de la frustration. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de nouer le contact, d’inciter à participer mais rien ne prend. En tout cas une chose est sure, « Back In town » aura séduit les plus perplexes, récoltant applaudissements, cris de joie et même demande de strip tease. D’ailleurs c’est peut être à ce moment que l’on voit que d’Izïa à Jack White il n’y a qu’un pas, musicallement bien sur.

Cependant il est vrai que le show n’est pas sans faille et que quelques morceaux comme « The Light » ne représentent qu’un intérêt très succinct. Mais lorsqu’on l’a compare avec d’autres groupes rangés dans la même catégorie à l’image des BéBé Brunes inéluctablement le spectacle reste d’une qualité nettement supérieure, même si ce n’est pas très difficile. Ayant seulement sorti un album il n’est donc pas étonnant qu’au bout d’une heure le groupe se retire après un ultime morceau dans lequel Izïa s’installe à la batterie.

Finalement, même si nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg, même si la quasi-totalité des nouveaux groupes de « rock français » font de la bouse commerciale. Un petit groupe d’irréductibles mené par Izïa résiste encore et toujours pour que le rock, le vrai perdure, celui qui dit « fuck  » à tout, «  fuck  » à rien, celui qui est là pour faire trémousser les jeunes pucelles et vomir les vieux barbus. D’accord, Izïa reste très jeune et manque quand même d’expérience mais être chanteuse ce n’est pas non plus diriger l’EPAD, par conséquent il ne fait aucun doute que dans quelques années ce sera sur la grande scène de la Fiesta qu’Izïa viendra dire «  Fuck à toutes les pétasses (qui se moquent des autres bien évidement)  »

- BOBY -

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Edited: octobre 24th, 2009

Festival Woods Tower Day 01 : Dub Inc, Sporto Kantes, Mardi Gras Brass Band, Dadi & Charlie…


Il ne fait aucun doute que si j’avais eu de l’argent, je me serai rué comme les quelques 97000 festivaliers au Rock en Seine pour apprécier une programmation banale, ressemblant à la majorité des festivals. Cependant je n’avais ni l’argent ni l’envie de débourser ce que je n’avais pas pour voir (hyperbole ?) Oasis ou entendre l’inaudible soupe de Faith No More, par conséquent je me suis rabattu sur un festival que nous qualifierons de seconde main, un de ces petits festivals qui préfèrent miser sur l’originalité plutôt que sur les grosses machines commerciales. Outre une programmation qui sort des sentiers battus, ce qui fait la force de cette 11 édition de Woodstower c’est la pérennisation de son engagement pour un festival propre et respectueux de l’environnement, et à la vue des efforts déployés (toilettes sèches artisanales, gobelets réutilisables, recyclage des déchets…), il n’y a aucun doute ; le Parc de Miribel n’a pas d’inquiétude à avoir pour son écosystème.

Arrivé sur place il faut avouer que le cadre est tout simplement magnifique, espaces verts abondants, doux chants d’oiseaux, et même un lac, bref la pochette idéale pour un magazine touristique. Loin du brouhaha urbain, l’ambiance, même en fin de vacances, est des plus décontractée, bénévoles souriants, retard sur l’emploi du temps ou encore agent de sécurité amicaux c’est un peu le Club Med de Lyon. En ce début de soirée, Dadi et son fidèle acolyte Charlie inaugure la grande scène en jetant des cartons à l’image du duo sur le public. Après une majestueuse introduction alliant quiproquo, proses et diverses figures de style, Charlie prend enfin sa guitare. Textes engagés, partiellement hédonistes ou encore romantiques, peu de sujet passe entre les mailles du filet des deux poètes-slameurs.

Quelques proses plus tard une violoncelliste vient rejoindre le duo qui se transforme logiquement en trio. Avec un humour qui, bien que divertissent, ne casserait pas trois pattes à un canard, amuse le public qui ne cesse de s’accroitre au fil du temps. Après plus d’une heure de spectacle théatromusical il est l’heure pour nos deux poètes de quitter la scène, un simple adieu aurait été trop simple, alors c’est après une simulation d’explosion que les deux compères font mine d être projetés par une déflagration imaginaire, de vrais Mc Gyver dans l’âme !

Entre le changement de plateau quoi de plus naturel qu’une bière ? Je prends mon petit gobelet à 1euro (festival écolo oblige) pour acheter ma mousse à 2.50. Sur le coup je me sens légèrement arnaqué, plus de mousse que de bière, quantité qui ne dépasse pas le demi… Amèrement, je savoure ma boisson avant de suivre le public s’amassant pour rejoindre la grande scène. Le public a considérablement augmenté, c’est à Dub Inc –la tête d’affiche du jour- de se produire. Sur le plateau les silhouettes des musiciens se dessinent a travers les lumières, soudain toute la scène est éclairée d’une lumière vive, les deux chanteurs accourent, le public acclame. Les stéphanois de Dub Inc sont connus pour être de bons musiciens mais aussi pour être engagés ; « Ce morceaux est pour une association que l’on soutient depuis longtemps, Survie » dit l’un des deux chanteurs. En même temps que l’ambiance monte, d’étranges nuages odorants s’élèvent. Le public est survolté, j’ai assisté à des concerts de punk où le public passerait pour des bisounours vis-à-vis des spectateurs de Woodstower !

Apriori rien ne peut entamer l’enthousiasme du public, pas même les quelques ratés sur «  My Freestyle  » ou «  Métissage« . Malgré un froid hivernal – pour nous pauvres marseillais – l’ambiance ne refroidit pas, tel un brassier, chaque chanson est synonyme d’une buche de bois dans le feu, même le groupe semble sidéré par l’engouement. Puis vient enfin « Rude Boy « , difficile de dissocier Dub Inc du single phare, lorsque l’intro retentit les mains se lèvent, Aurélien –un des chanteurs- demande au public de s’assoir. De son côté l’autre chanteur commence un décompte avant de donner le signaler pour que tout le monde saute en même temps. La symbiose opère qui s’agisse du groupe ou du public tout le monde chante en cœur. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, c’est après avoir remercié chaleureusement le public, majoritairement lyonnais, que le groupe se retire. Une chose est certaine, fan ou pas le talent de Dub Inc pour mettre l’ambiance est indéniable.

Sans transition aucune, Mardi Gras Brass Band prend le relais sur la scène du Lac. Rapidement la petite fanfare allemande investie les lieux sur une musique digne des plus grandes corridas. Barrière de la langue oblige ce n’est pas en allemand mais en anglais que le groupe se présente à l’assemblée.

Influencé par la musique jazz noire américaine des années vingt le Brass Band se détache habilement du courant grâce aux prouesses de leur DJ. Cependant d’un morceau à un autre l’univers change, de Ray Charles à Bob Dylan l’extraordinaire voix du chanteur nous transporte loin dans le temps. Malgré une musique sur vitaminée et déjantée, rien n’y fait le public qui était il y a tout juste une demie heure entrain de déambuler se Dub Inc se retire petit à petit. Cela est d’autant plus dommage que le groupe mérite à être connu avec des productions originales et universelles il y en a pour tous les gouts, malheureusement le groupe ne jouit pas de la même renommée que Dub Inc, par conséquent le « public rasta » – venu en grand nombre pour les stéphanois- démontre une fermeture d’esprit des plus tristes, pour moi qui croyais que la dite communauté était ouverte d’esprit je suis pour le moins déçu. Mais revenons au principal, au MGBB. Peu d’échange avec le public certes mais une musique riche et généreuse qui comble sans problème le vide. Les morceaux s’enchainent, et même si le set se termine assez rapidement, le public qui est resté ne l’a certainement pas regretté.

Il se fait tard et le festival accumule le retard lorsque Sporto Kantès débarque sur scène. Chapeau, Chemise classe, Cigare à la bouche, en outre ambiance chic. Néanmoins c’est au même moment que j’ai l’occasion de faire une interview d’Aurélien « Komlan » et Grégory « Zigo » respectivement chanteur et batteur de Dub Inc. Ce n’est que par brefs coups d’œil que j’entraperçois le concert de S-K. Du coup je ne pourrai qu’en dire que l’ambiance semblait avoir redescendue au même titre que le nombre de spectateurs, que le groupe était de qualité, et que même si le chanteur a fait tombé la chemise l’ambiance n’est pas remontée – sauf au moment où ils ont joué «  Whistle » (morceau pour une publicité), où tout le monde s’amusait à siffloter le refrain- . Par conséquent je ne puis m’étaler plus sur le concert de Sporto Kantès qui malgré tout semblait bien, même de loin.

Bien que le festival ait fait l’effort de jouer la carte de l’éclectisme, ce dernier ne déroge pas à certaines règles. La première étant que le public vient en priorité pour les têtes d’affiches, Mardi Gras Brass Band et Sporto Kantès, en auront fait les frais à leur dépend. Cependant il semble important de souligner cet effort, même si la différence ne paye pas toujours, elle rend, généralement les chroniqueurs un peu fou fou dans leur tête, très heureux ! En bref et sans image, cette première soirée au Woodstower Festival fût – hormis le froid hivernal et la biére trop chére – une très bonne soirée.

-BOBY -

Plus de photos sur : http://www.flickr.com/photos/boby_allin/sets/72157622209577304/

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Edited: septembre 18th, 2009

Festival Voix du Gaou : Fatals Picards + Asian Dub Foundation – Six Fours – 24/07/09

Festival Voix du Gaou : Fatals Picards + Asian Dub Foundation – Six Fours – 24/07/09

L’avantage d’arriver en avance sur les festivals c’est que des fois il est possible d’assister aux balances. Il est donc 17 heure lorsque nous nous rendons aux balances. Il fait 35 degrés à l’ombre, il n’y a pas d’ombre… Finalement, une fois les balances des Fatals Picards finies, nous trouvons refuge dans la pinède « Backstage » pour y interviewer le groupe. Quelques bières plus tard il est temps d’aller se placer pour le concert. Pas question de rater une seule seconde du show que donneront dans quelques heures les membres du groupe phare de la scène asian beat, Asian Dub Foundation. En attendant ce sont les Fatals Picards qui montent sur scène.

Verre de sky en main les quatre picards parisiens rentrent en scène. Paul le chanteur introduit le concert par un bref discours, « Ce soir concert interactif ! Toi public tu vas faire parti entière de notre concert. ». Le but est simple, s’amuser. Trois, quatre les cœurs de « Française des jeux » retentissent dans la pinède. Le public se prend vite au jeu, les premiers rangs sautillent, un peu plus loin ceux qui ne veulent pas rentrer dans les pogos reprennent les refrains le tout dans une ambiance bonne enfant drainée par les boutades et mises en scène des Fatals. Entre chaque morceau, une petite histoire sert de préambule, une fois pour se moquer des bourgeois, une autre pour dénigrer Jenn, la chanteuse du groupe Superbus. L’humour, même s’ il ne s’avère pas toujours très subtil n’en reste pas moins plaisant et amuse la quasi totalité de l’auditoire. Il ne fait nul doute que si la musique n’avait pas marché pour le quatuor, ils auraient pu faire carrière dans un one man show à quatre. Pour en revenir à la musique, ce qui fait avant tout le succès des Fatals Picards c’est d’avoir un son populaire qui séduit le plus grand nombre. Qu’il s’agisse de « l’histoire d’une meuf » ou de « seul et célibataire » tout le monde y trouve son compte. Entre deux chansons Paul se joue du public « Quoi? Tu ne connais pas le Ché ? Tu sais le mec qui vend plein de sacs, de serviettes… ». Bien que les FP soient connus et réputés pour leur goût prononcé pour la déconnade certaines chansons ont un message qui va bien au delà du simple aspect humoristique. Compilé dans les 22 minutes pour les chansons de gauche, le groupe interprète « Canal Saint Martin » un émouvant titre racontant le combat des Enfants de Don Quichotte en faveur des sans abris. Ce côté engagé, les Fatals le développent depuis leur début, quelques années plus tard la notoriété en plus il est toujours agréable de voir les convictions du groupe intactes. Changement radical de décor avec « Le jour de la mort de Johnny », bien loin d’une ambiance d’enterrement et alors que le morceau a été interdit de diffusion la majorité de l’assemblée chantonne. Avec des solos de la mort qui tue, sur plateau, les musiciens ne semblent pas s’ennuyer non plus.Peu à peu la scène se transforme en club échangiste, le batteur devient chanteur le temps d’une chanson, le guitariste bassiste, le bassiste guitariste, le chanteur guitariste… Bref on a du mal à s’y retrouver. Finalement la formation revient à la normale pour le dernier morceau « Partenaire Particulier ». « On devait faire un rappel mais on n’ a pas le temps » du coup au lieu de faire mine de partir pour mieux revenir les Fatals Picards remercient leur équipe, l’orga du festival et tout naturellement le public avant d’entamer le dernier morceau. En tout cas il ne fait nul doute que les membres d’Asian Dub seront contents, les Fatals laissent derrière eux un public chaud comme la braise.

Histoire de ne pas faire tomber l’ambiance durant le changement de plateau un DJ s’installe. Malheureusement pour lui un de ses platines est cassée du coup c’est « à l’ancienne (à prononcer avec un accent du sud très appuyé)» qu’il décide d’opérer. Par conséquent le résultat et moyen. De l’autre côté de la scène, Laurent le guitariste des Fatals Picards va à la rencontre du public, de la mamie, au petit fils tout le monde vient congratuler le groupe pour sa bonne prestation. Du coup moi aussi j’ai envie de dire mon petit mot (même si j’ai déjà eu l’occasion de lui parler plus tôt dans dans la journée pour une interview). A peine le temps de glisser trois mots, que la pinède est plongé dans la pénombre.

Le concert tant attendu est sur le point de commencer, il faut dire qu’Asian Dub Foundation ce n’est pas rien d’ailleurs je suis étonné que le show se déroule sur la petite scène, surement que le groupe ne doit pas être assez « fédérateur ». En tout pour l’occasion même les cigales se sont tues. Seule une lumière bleue éclaire le mixeur et le percussionniste du groupe. Dans le public, tout le monde s’attroupe pour être au plus prés. La tension est palpable soudain le reste du groupe arrive, les lumières nous éblouissent. C’est parti pour 1h30 de folie et c’est peu dire il y a tellement de mouvements de foule que la sécurité (un peu agressive) intervient à chaque morceau. Les chansons s’enchainent, « Target Practice » qui est à mon sens l’un des meilleurs morceau du dernier album électrise littéralement le public. A l’inverse de « Speed of Light » plus calme et posée transportant le spectateur directement en Inde. Quoi qu’il en soit le concert commence sur les chapeaux de roues, un public conquis, des musiciens qui s’en donnent à cœur joie, bref pas d’ombre au tableau jusqu’au moment où… le noir total, coupure de courant. Les voisins en auraient ils marre du bruit ? Apriori ce sont seulement quelques fusibles, sur le plateau on ne comprend pas de suite, puis la déception laisse place à des sourires pendant que les roadies essayent de remettre la machine en marche. Finalement en un temps record le courant revient, dans le public c’est l’effervescence d’autant plus que ce sont les premières notes de « Flyover » qui sont jouées. ADF revient donc de plus belle. Le temps d’une chanson le DJ lâche même ses platines pour s’adonner à un mélange de breakdance et danse traditionnelle hindou ce qui lui vaut des tonnerres d’applaudissements. Lorsqu’ils ne chantent pas ensemble, les deux MC se succèdent au micro, tous deux parlent au public, explique brièvement de quoi parlent les morceaux. Même si ce sont majoritairement des morceaux de Punkara, le dernier album, qui sont joués, ADF n’oublie pas de glisser quelques incontournables à l’image de « OIL ». Dans un français farouchement anglais le guitariste qui se déchaine depuis le début sur la petite scène s’exprime pour la première fois « Nous voulons votre pétrole ! », ses yeux sortent presque de leur orbite, la langue tirée, il commence à bondir de partout, mécaniquement le public le suit. Pendant ce temps les 2 MC crient « WE WANT YOUR OIL ». Simultanément Pritpal Rajput (dit Cyber), l’immense percussionniste du gabarit d’un catcheur s’avance et martèle de toute ses forces son dohol (sorte de gros tambour, instrument typiquement indien). Un fois le morceau fini, tout le monde se retire, automatiquement le public en redemande. Asian Dub ne se fait pas attendre. « Ce morceau est contre les fachistes de France, contre les fachistes d’Angleterre, contre les fachistes de l’Europe… », bref contre les fachistes du monde entier, ce n’est une surprise pour personne Asian Dub Foundation est un groupe engagé et ne s’en cache pas, d’ailleurs difficile de le faire avec des textes parlant d’altermondialisme ou encore d’antifascisme comme c’est le cas avec le dernier morceau « Fortress Europe ». Respect du public oblige, le groupe remercie une dernière fois le public venu pas si nombreux que ça finalement et laisse place au DJ qui ayant retrouvé une platine ne joue plus « à l’ancienne ».

Malgré la chaleur, les insupportables cigales, la coupure de courant, cette 7éme journée du festival des Voix du Gaou aura été un succès. Qu’il s’agisse du rock parodique des Fatals Picards ou du Rock, Bhangra, Ragga, Jungle, Drum&Bass, engagé, d’Asian Dub Foundation le public aura été conquis. Cependant pour mon deuxième concert ADF je constate avec stupeur quelque chose d’horrible, le temps passe vite dans leur concert, trop vite…

    - Boby -

Myspace des Fatals Picards : www.myspace.com/fatalspicards

Myspace Asian Dub Foundation : www.myspace.com/asiandubfoundationuk


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Edited: juillet 28th, 2009

Les Suds d’Arles : Bassekou Kouyaté, Rodrigo y Gabriela – Théatre Antique (Arles) – 15/07/09

Les Suds d’Arles : Bassekou Kouyaté, Rodrigo y Gabriela – Théatre Antique (Arles) – 15/07/09


Comment présenter les Suds d’Arles ? Peut être en commençant tout simplement par le commencement. En énonçant par exemple que cette année le festival célèbre sa 14éme édition, que ce sont des artistes de toutes nationalités qui vont se succéder sur les 3 scènes éparpillées dans la grande ville d’Arles ou encore que c’est une programmation fondée sur l’originalité et la qualité qui fait de ce festival un véritable OVNI. Troisième soirée dans l’ancienne citée romaine, et pas des moindre. Dans moins d’une heure les maliens de Bassekou Kouyaté rentreront en scène juste avant que le duo mexicain que forme Rodrigo y Gabriela n’empoignent leurs guitares. En outre une bonne soirée qui s’annonce, malheureusement c’est sur l’incompétence d’une femme que tout débute. Oublie d’accès photo, fausses informations etc… En bref toutes les galères que craignent les chroniqueurs compilées en une seule personne.

Aménagé pour l’occasion le théâtre antique s’est refait une beauté. Petit à petit les spectateurs rentrent dans l’hémicycle. Afin de profiter du spectacle au mieux nous décidons de nous installer en face de la scène, cependant à notre grande surprise, c’est de la bouche d’un bénévole que l’on apprend que toutes les rangées centrales sont réservées, finalement depuis l’antiquité ça n’a pas beaucoup changer. Nous nous trouvons donc dans la fosse avec la plèbe lorsque « Le prince des cordes », Bassekou, rentre en scène. Seul, il passe entre deux immenses colonnes, le lieux prend de suite une tout autre ampleur. Armé de son n’goni (instrument traditionnel africain), Bassekou est vite rejoint par ses compères. Sur scène la petite communauté composée de 5 joueurs de n ’goni, une chanteuse et un joueur de calebasse, commence à faire virer l’amphithéâtre. Très entrainante, la musique malienne, aura en moins de deux morceaux attiré les spectateurs , de plus en plus de monde descend des gradins pour venir se déhancher dans l’arène. Le sourire jusqu’aux oreilles, le prince prend la parole, honorant son rôle d’ambassadeur du n’goni il en fait le bref historique avant de remercier le public. « La France c’est bon très bon, merci à tous d’être venus […] le prochain morceau s’appelle « le joueur de n’goni » ». Les mélodieux sons des solos de n’goni semblent captiver les foules. Dans le public comme sur la scène l’ambiance est à son comble, lorsque ce n’est pas le public qui saute, se sont les musiciens qui s’amusent à la « queueleuleu ». Dans une ambiance bonne enfant le prochain morceau est un hymne à la jeunesse. Comme dirait Bassekou, « c’est bon c’est très bon ». Ce dernier annonce le dernier morceau en présentant sa femme, « elle va chanter pour moi ». Dans la fosse on commence à être de plus en plus serré, il faut dire que ces sept maliens là ont un don pour mettre l’ambiance. Enfin, après 45 minutes de set qui n’ont semblé durer que 20 minutes, Bassekou Kouyaté se retire de la scène.

Rapide changement de plateau. Pour attendre l’organisation diffuse du Tool, chose rare mais toujours aussi délectable. Soudain la musique s’éteint, la lumière s’allume, Rodrigo et Gabriela s’assoient illico presto sur leur siège. Et voilà c’est parti pour une heure vingt de concert de guitare. R. se charge des solos, G. de la rythmique, l’osmose parfaite. Nul besoin de batterie, une caisse de guitare sèche est amplement suffisant pour le couple mexicain. En seulement deux morceaux le public est littéralement sous le charme. Comment ne pas l’être ? La dextérité et la facilité dont font preuve R&G est aussi surprenante que déconcertante. Certains riffs paraissent même impossible à interpréter d’autant plus que Gabriela s’offre le luxe de se dispenser de médiator. Influencée par les traditions mexicaines, le duo ne renie pas pour autant ses origines, le rock et le métal. Rodrigo entame l’intro de « Stairway to heaven » malheureusement ce dernier ne va pas plus loin, c’est une légère déception pour le grand fan de Led Zeppelin que je suis, surtout qu’en vidéo le rendu était plutôt remarquable. Le couple multiplie les clins d’œil à leurs origines avec l’intro de « Master of Puppets » de Metallica ou encore l’époustouflante reprise d’ « Orion », toujours du même artiste. Mais l’ univers de Rodrigo y Gabriela n’est pas que fondé sur des reprises de monstres du rock’n roll, mais aussi sur des compositions toutes plus agréables les unes que les autres. « El Diablo Rojo » ou encore « Tamacun » rencontrent un franc sucés auprès d’un public en pleine effervescence. Rodrigo se retire de la scène laissant Gabriela face au public. Le spectacle reste de qualité mais indéniablement Gabriela sans Rodrigo est comparable à un pouilleux sans poux. Fort heureusement le principal intéressé revient vite, de temps à autre il se lève partant à la rencontre d’un public qui l’accueille chaleureusement. Barrière de la langue oblige les échanges avec le public sont assez rares. Gabriela nous apprend qu’un nouvel album va sortir, offrant ainsi un bon alibi à l’interprétation d’un nouveau morceau. Puis los mexicanos se retirent, bière à la main. Le temps de descendre la bouteille cul sec le regroupe est déjà de retour sur scène. R&G jouent trois encore trois morceaux avant de se retirer cette fois définitivement. Le public ne cesse de rappeler le duo, en vain, l’amphithéâtre est soudainement éclairé.

Avec cette soirée les Suds d’Arles ont été à la hauteur de leur réputation. Qu’il s’agisse des maliens de Bassekou Kouyaté ou du couple mexicain Rodrigo Gabriela, le spectacle était de qualité mais aussi et surtout d’une extrême générosité sans oublier l’ambiance, digne des plus grands spectacles antiques qui devaient se déroulaient dans ce même lieux il y de ça quelques années…

- Boby -

Myspace de Bassekou Kouyaté : www.myspace.com/rodrigoygabriela

Myspace de Rodrigo y Gabriela : www.myspace.com/bassekoukouyate

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Edited: juillet 19th, 2009

Finale des CLass Eurock’s – Parc Jourdan (Aix) – 30/05/09

Finale des CLass Eurock’s – Parc Jourdan (Aix) – 30/05/09

Initialement prévue sur 2 jours comme depuis 10 ans, la 19éme finale des Class Eurock’s s’est malheureusement vue réduite à une soirée. Période de crise oblige, il y a bien plus lucratif que la culture et la jeunesse. Néanmoins l’association Aix Qui? se veut rassurante et n’est pas prête d’arrêter à œuvrer en faveur de l’accès des jeunes à la culture. En tout cas c’est toujours un spectacle de qualité qui nous est proposé. Ce ne sont pas moins d’une quinzaine de groupes qui se sont enchainés sur l’immense scène, placée dans le parc jourdan dans le centre ville d’Aix. Au rendez vous une programmation vraiment hétéroclite, Rock, Rap, Métal ou encore Funk, il en a vraiment pour tous les gouts.

Après avoir fait une trentaine de tours du parc Jourdan pour trouver l’entrée et rater la prestation des Red Shines. C’est le groupe lauréat du secteur de Salon de Provence, Isys, qui prend le relais. Arrivé tel un da ndy, le chanteur du groupe essaie tant bien que mal de motiver les personnes, qui au fur et à mesure, commencent à se rapprocher de la scène. Pour la musique c’est une autre histoire, le groupe débute bien mais lorsque la jeune formation se risque sur une compo toute fraiche le résultat est de suite moins efficace. Il est donc dommage que les cinq musiciens d’Isys aient fini sur ce morceaux… Par les températures caniculaires qui sévissent actuellement, rien de tel qu’une bonne bière pour s’hydrater, c’est de la buvette que j’observe Ten Watt Transistors. Funk, Puissant et Violet voilà en trois mots ce qu’il résulte du concert. Après les nombreux appels – avec plus ou moins de succès – du chanteur à la foule pour la faire descendre des gradins, ce dernier invite le reste des personnes qui s’entassent dans la fosse à danser sur leur dernier morceau.

La finale des Class Eurock’s c’est aussi un échange à travers l’Europe. Kleinstadthelden ainsi que Starcatcher tous deux lauréats des tremplins organisés en Allemagne et au Pays Bas ont littéralement mis le feux à la scène aixoise. D’un tout autre niveau que les groupes qui s’étaient précédemment produits les deux groupes européens auront séduit avec brio le public français. Starcatcher qui clôture le volet groupes européens avec ses solos dignes des plus grands.

Sans transition aucune et après un bref changement de plateau, retour au coeur de la compétition avec le groupe de métal toulonnais, Skhul. Avec une moyenne d’âge de seulement 18 ans c’est une musique d’une maturité impressionnante que nous gratifient les quatre fous furieux. Malgré quelques transitions plus ou moins houleuses le tout est on ne peut plus correcte. En parallèle, l’équipe d’Aix Qui? fini d’installer les derniers éléments décoratifs. Enfin les lumières s’allument ce qui ne fait que rajouter de la puissance à l’ambiance qui peu peu à augmente. Comme chacun des groupes précédents, Skhul remercie son arrangeur (qui les aidaient durant le stage à GAP), le public l’organisation avant de se retirer pour laisser la place à PuP Curl. Hop, changement de batterie et c’est reparti. Pup Curl nous gratifie d’un savant mélange de métal, funk et hardcore. Lorsque le chanteur ne chante pas, il se retrouve derrière des percussions, ornés d’un drapeau où figure le nom du groupe, sur lesquelles ils martèlent sans ménagement. La nuit commence à tomber, et le public à se rapprocher. C’est à La Relève de prendre la relève. Seul groupe de Rap en lice pour la finale, difficile donc de trouver sa place face à un public majoritairement rock. Cependant il y a le bon et le mauvais rap, et ce soir les deux compères de la Relève ont fait de l’excellent rap. Très bonne ambiance alimentée par l’échange entre le public et le groupe qui chantent ensemble « Cri-Criminels ». En peu de temps La Relève aura montré que le Rap avait toute sa place dans la compétition des Class Eurock’s.

Changement de style radical avec les 4 punk’s des Cheerleaders, malheureusement pas aussi charmantes que celles d’American Pie mais il faut faire avec ce qu’on a. Simple et efficace, en deux mots The Cheerleaders aura retourné le public. Adrien, le chanteur va même jusqu’à se rendre dans le public pour faire chanter le refrain d’une de leur compo aux quelques personnes qui arrivent à sortir la tête des pogos. Faire ses preuves c’est dur, en 20 minutes ça l’est encore plus mais il semblerait que ça n’ait pas déranger les quatre pompom girls qui ont fourni un spectacle remarquable et surtout remarqué. Il est maintenant 22h lorsque, Rockett Queens, le dernier groupe, entre sur scène. Mené par Marine, les trois garçons qui l’accompagnent n’ont qu’à bien se tenir. Au rendez vous une voix puissante et enjouée, des riffs de la mort qui tue à l’image de « Kill Me Honey »De suite la différence entre ce groupe et le premier est frappante. De part sa prestance scénique mais aussi l’efficacité de ses compo les Rockett explosent tout sur leur passage. Rien n’a redire le set est carré, le public emballé. Autant dire de suite qu’entre Rockett Queens et les Cheerleaders la place a été mise haute, très haute. Il ne sera donc pas étonnant si ces deux groupes de qualité se retrouvent sur le podium.

En attendant les résultats, c’est Mademoiselle K, première tête d’affiche de la soirée, qui débarque devant un public trépignant d’impatience. C’est sur le rock déchaîné de « Le vent la fureur » que tout débute. Katerine, la chanteuse, toute de cuire vêtue, lorsqu’elle ne joue pas de sa guitare s’amuse à grimacer, faire des gestes burlesques. Le ton est immédiatement posé, ce soir ça sera iROCKnique. Entre deux histoires les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas. «Cette musique je l’ai faite quand une meuf est venue me voir et m’a dit « Oh putain toi je t ai vu en fête et quand tu bois putain tu y vas à fond, t’es déchirée comme il faut ». Alors là mon bassiste à rigolé, et ouais je bois pas d’alcool! Allé cette chanson c’est pour toutes les meufs comme toi, GRAVE(s) ! ». Tout le monde crie pour accueillir « Grave » l’un des morceaux phares de son dernier album «Jamais la Paix». En écoutant les paroles, on découvre les talents d’écriture de Mademoiselle K, la fine plume semble aller de paire avec des mélodies très travaillées. Ce dernier prend d’ailleurs forme dans les paroles d’une chanson qui résonne comme un règlement de compte « Ca me vexe ». Toujours accompagné d’une petite phrase sarcastique, le morceau suivant, « Ca sent l’été » est lancé. Tous les bras se lèvent pour accompagner les rythmes enjoués. Le temps d’une chanson le bassiste quitte son instrument pour le remplacer aussi tôt par tambourin, qui lui sert plus de couvre chef que d’autre chose. Voilà seulement la dixième chanson, lorsque Mademoiselle K annonce le grand final. Le groupe donne tout ce qu’il lui reste, Katerine finit son solo par terre, à quatre pattes pendant que le reste du groupe entoure le batteur. Elle brandit sa guitare avant de se révéler pour rejoindre son groupe et saluer une dernière fois la foule. Mademoiselle K s’en va. Tout le monde attend donc qu’elle revienne pour un rappel. Un bref coup d’oeil sur la set list pour voir qu’en effet elle doit revenir pour jouer « Jalouse ». Mais voilà déjà quelques minutes que le groupe est parti. La scène se rallume, au grand regret des spectateurs ce ne sont pas les membres de la formation qui s’activent sur scène mais les roadies qui préparent le plateau pour recevoir les Psy4. Resté sur sa faim le public est déçu et commence même à huer le pauvre présentateur venu annoncer les résultats de la 19 éme édition des Class Eurock’s.

Pendant que les platines se montent et une fois que tout le monde soit plus calme, le verdict tombe. Sans grande surprise The Cheerleaders, Rockett Queens, Pup Curl et Skull remporte la finale et partiront donc cet été jouer en Europe. Dans le public à chaque annonce de nom ça crie, ça hurle. Indéniablement la qualité l’a remporté pas que les autres groupes étaient mauvais, loin de là, mais c’est quatre là était nettement supérieurs.

L’euphorie (ou la déception) des résultats passée, une partie du public se retire alors qu’une autre s’avance. Changement de style, changement d’auditoire. Au même titre que Mademoiselle K qui ne passionnait pas des masses les rappeurs cette fois il semblerait que ça soit les Psy4 de la rime qui ne passionnent pas les rockeurs. Le parc jourdan est de nouveau plongé dans la pénombre la plus totale. On entend alors des morceaux de discours « Qu’il en soit ainsi », « Oh nom d’Allah ». En même temps que les basses rugissent dans les amplis, les 3 MC débarquent sur scène. Dans le public c’est effervescence. Dés le début ça envoie fort « Jeunesse France » suivi d’ « Au Taquet ». Dans la fosse tous les bras sont levés, ils balancent de haut en bas suivant l’exemple des trois rappeurs sur scène. Puis un des Psy4 prend enfin la parole, région marseillaise oblige, forcement pour parler de foot; « Bon les gens, on est deuxième du championnat mais on a gagné 4-0 ce match alors on va continuer de faire la fête ensemble ! ». Les deux morceaux qui suivent sont entrecoupés de chansons de Tracy Chapman ou encore Bob Marley. C’est une ambiance bon enfant qui règne alors dans le parc. Aprés un message de paix insistant sur le fait qu’il n y a pas de différence entre les noirs, les blancs, les arabes, les chinois, les juifs,,, Les 3 MC nous font voyager dans « les cités d’or ». Il commence à faire de plus en plus froid, heureusement les Psy4 sont là pour réchauffer l’ambiance. Ce n’est qu’après plus d’une heure et demie de show que le poing levé le groupe qui la scène. « Bonsoir à tous ! On reviendra,,, » Sur ces quelques mots les lumiéres se rallument, chacun rentre chez soi.

En ce dernier samedi de Mai, l’association Aix Qui ? aura une fois de plus réussi à allier quantité et qualité. Qu’il s’agisse des groupes concourants pour la finale ou des têtes d’affiches, rien n’était à jeter. L’objectif de rendre la culture disponible pour les jeunes semble être atteint à la vue du cout moindre de l’entrée. Malheureusement pour l’association cette année moins de monde était au rendez vous. Espérons que ça ne lui porte pas préjudice dans ses actions à venir.

- Boby -

PS : Merci à Florie pour l’accréditation photo.

Myspace Red Shines : http://www.myspace.com/redshines

Myspace Isys: http://www.myspace.com/isysrock

Myspace Ten Watt Transistors : http://www.myspace.com/tenwatttransistors

Myspace Starcatcher: http://www.myspace.com/starcatchermusic

Myspace Kleinstadthelden: http://www.myspace.com/kleinstadthelden

Myspace Skhul: http://www.myspace.com/skhulmusic

Myspace Pup Curl :http://www.myspace.com/pupcurl

Myspace The Cheerleaders: http://www.myspace.com/thecheerleadershxc

Myspace Rockett Queens: http://www.myspace.com/rockettqueens

Myspace Mademoiselle K: http://www.myspace.com/01mademoisellek

Myspace Psy4 de la rime: www.myspace.com/officialpsy4delarime

Myspace AIX QUI?: http://www.myspace.com/aixqui

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/finale-des-class-eurocks/critique-concert-1-3-28009.htm

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Edited: juin 3rd, 2009

Grace – Cargo de Nuit (Arles) – 26/03/2009

Grace – Cargo de Nuit (Arles) – 26/03/2009

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Il est seulement 20h50 et déjà une longue file d’attente s’aligne devant le guichet. grands comme petits, tous attendent qu’enfin s’ouvrent les portes du Cargo pour avoir la meilleure place pour apprécier le spectacle que Grace, cette jeune artiste franco-américaine, va donner quand un peu moins d’une heure. C’est donc après la sorti de son premier album « Hall of mirrors » que Grace se lance dans une longue tournée en France. A mi chemin entre Soul et Blues cette jeune demoiselle au charme aussi délectable que son talent s’inspire de ses voyages et des expériences de sa vie pour influencer sa musique.

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Voila une bonne demie heure que le Cargo se remplit petit à petit. Difficile donc de se frayer un chemin devant la scène. Tant bien que mal c’est aux premières loges que je suis installée. La salle est maintenant pleine, Grace se fait attendre, le public tape des mains, siffle, l’acclame pour la faire sortir. Puis les lumières s’éteignent. C’est tout le « Grace Crew » qui arrive sur scène. Un rapide check up et le concert débute. Le doux et non moins gracieux « Gambler » ouvre le bal riche en couleurs. Tranquillement le public commence à entrer dans l’ambiance. Entre deux chansons Grace lache quelques mots «  Salut Arles !!! Vous êtes ici chez vous faites ce que vous voulez, criez, tapez des mains sifflez… ». La réaction est immédiate dés le second morceau « Lost » la foule reprend des deux mains le tempo qui fait penser à un morceau traditionnel africain qui aurait rencontré en chemin un bluesman. Accompagné de deux choristes, Grace s’échappe des paroles et commence à faire des vocalises. C’est fin très fin ça s’écoute sans faim. Plus sérieusement « la petite » nous montre et démontre ici tout son talent. Cela devient presque déconcertant, la facilité avec laquelle elle manipule sa voix qui est à la fois douce et puissante. Ce paradoxe prend d’ailleurs tout sa forme durant  « Just look away ». Grace est un peu le melting pot de tout ce qui réussi en ce moment, une petite Ayo agrémentée d’un soupçon de Yael Naim. Une chose est sure, cette dernière n’a absolument rien à envier à ses consoeurs du métier. En tout cas ça fait plaisir de voir enfin une artiste classifiée comme calme qui s’amuse, bouge sur scène, prend un réel plaisir, notamment lors de l’excellent « Bang Bang » au couleur de l’Afrique, du ragga et tout ce qui va avec, où Grace, accompagnée de la seconde chanteuse constituant le cœur, improvisent une petite danse rappelant inéluctablement ces mouvements que l’on a l’habitude de voir dans les reportages sur la culture des tribus africaines. Le contact avec le public passe vraiment bien, Grace aime prendre son temps, raconter sa – passionnante – vie, elle explique dans un français plus que correcte ses voyages, ses inspirations, rôle de ces parents dans sa vie (sa maman était d’ailleurs présente dans la salle) bref un résumé de ce dont elle parle dans ses musiques. Puis vint enfin le tour de « Imagine One Day » sans doute le plus médiatisé des morceaux de l’artiste. Le public ne se fait pas prier, il ne lui aura suffit que d’une demie seconde pour reconnaître le morceau et une autre demie seconde pour entamer l’intro en sifflotant. La joie règne en maîtresse, tout le monde saute dans tous les sens, c’est convivial, joviale en tout cas personne ne semble se plaindre. A en voir les sourires les musiciens prennent autant de plaisir que le public on assiste d’ailleurs sur « i know you can », la dernière chanson, à un véritable défilé de solos introduit par le remarquable batteur. Les musiciens de Grace exposent ainsi tous leur talents. La prestance est parfaite. Cependant toutes les bonnes choses ont une fin. Après plus d’une heure et demie de musique riche en émotions. Le petit monde qui occupait la scène pose les instruments et s’alignent pour faire un ultime salut au public venu en nombre.

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Le temps d’une soirée le cargo est donc devenu carrefour des civilisations. Grace et ses musiciens nous aura littéralement transporté dans un tout autre univers, le sien, nourri de ses voyages et de l’ambiance musicale que lui ont inculqué ses parents depuis sa plus tendre enfance. Le talent et la passion de la jeune chanteuse en auront captivé plus d’un. Un moment de pur bonheur dont on aura a peine eue le temps de se rendre compte qu’il était passé. Une heure et demie en présence de Grace c’est au final trop court…

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- Boby -

Myspace : www.myspace.com/graceinmusic

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ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/grace/critique-concert-1-26517.htm

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Edited: mars 30th, 2009

Raoul Petite – Le Cargo de nuit – Le 19/12/08

Raoul Petite – Le Cargo de nuit – Le 19/12/08

Avant dernier concert de l’année pour le Cargo, c’est avec un grand plaisir que je découvre la petite salle arlésienne. De l’extérieur ça ressemble un peu à une boîte de nuit, grosse porte d’entrée, la queue sur le trottoir, des vigiles à la porte mais lorsqu’on rentre à l’intérieur le changement est radical, deux sympathiques bars, une déco assez simple mais soignée, la salle quant à elle semble être un lieu un peu plus intimiste. Ce soir aux commandes du navire, Raoul Petite ! Bien que le décors soit installé ce n’est pas Raoul et sa bande qui débarquent sur scène lorsque la lumière s’éteint, mais deux australiens armés chacun qu’une boule de cristal. Tous deux membres d’une compagnie australienne nommée Aya Contemporary Circus qui dans le cadre du Festival Drôles de Nôels se produisent tous les jours et cela jusqu’au 24 décembre au Théâtre d’Arles. Durant vingt bonnes minutes le duo s’amuse jouer les acrobates avec leur boule, une fois sur la tête, une autre fois qui va d’un bras à l’autre. La maîtrise est parfaite et le spectacle n’en est que plus beau.

Après cette étrange mise en bouche, la salle est plongée, une fois de plus, dans les ténèbres. Ca commence à crier un peu partout dans la salle. Alors que la plupart des personnes qui constituent le public regardent la scène je ne peux m’empêcher de scruter le fond de la salle sachant d’emblée que Raoul arrivera, comme à l’accoutumée, sur son trône prenant ainsi un bain de foule avant de rejoindre la scène. C’est d’ailleurs une charmante hôtesse qui le reçoit en lui ouvrant une valise remplie de liasses de billets qu’il s’empresse de saisir et d’envoyer dans la foule en clamant « Bienvenu dans le système ! ». Bien que la salle ne soit pas bien grande, l’ambiance qui règne l’est en tout cas. Le concert qui est en fait un spectacle prend des allures d’une grande réunion entre amis, les petits gestes de la part du groupe au public se multiplient. Puis vint l’heure de l’Apéritif, champagne cuvée Raoul 1er et Tuc sont au rendez vous. C’est la folie dans le public. Le concert reprend de plus belle, entre reprise la reprise de François Beranger « Mamadou m’a dit » et des titres plus connus tels que « Molosse » ou encore « Le Muet » il n’y a vraiment pas matière à s’ennuyer d’autant plus que la prestation scénique qui accompagne le tout est toujours aussi travaillée et surprenante. A chaque morceau le groupe nous offre un univers différent qui stigmatise presque à chaque fois les vices de notre société, tout y passe, OGM, Imigration, carla bruni avec cette merveilleuse phrase « Tiens toi qui aime la bouse prend ce centime et va t’acheter le dernier carla bruni » qui en aura fait sourire plus d’un dans l’assemblée. Vous l’aurez compris Raoul Petite c’est avant tout une grande bouffée de bonne humeur et de rigolade c’est comme ça que le spectacle se retrouve le temps d’une chanson, champ de bataille de tartes à la créme. S’en suit le championnat de France du Monde de basse toute catégorie Feddy from New York contre lui-même, où il nous interprète un solo de basse d’environ 5 minutes digne des plus grands. L’ambiance ne faillit pas une seconde, même lors de morceaux plus calmes à l’image de « Fouidom », véritable hymne au Reggae et à la Liberté qui d’ailleurs clôture la première partie du concert. Après un bref salut le groupe se retire pour revenir de plus belle. C’est de cette manière que pas moins de 4 rappels seront effectués. Il est aux alentours de minuit, le groupe se déchaîne environ depuis deux heures sur scène, après un ultime salut Raoul & Co. Se retire, cette fois pour de bon.


Découvrez Raoul Petite!

Même sans l’effet de surprise de la première fois, Raoul Petite m’aura littéralement mis une grosse claque. Impossible de s’en lasser, d’ailleurs comment pourrait on ? L’ambiance est toujours excellente, le spectacle remarquable. C’est donc vraiment un pur plaisir de voir des artistes qui ne rentrent pas dans le moule et surtout des salles qui leur permettent de se produire.

- Boby -

Myspace : www.myspace.com/raoulpetite

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Edited: décembre 22nd, 2008