Interview IZIA – 12/02/2010

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, pour Izia, c’est jupe et rien d’autre. Malgré un baromètre frisant les -3°C, la jeune demoiselle ne déroge pas à sa réputation. C’est donc dans sa robe noire qu’elle m’accueille. Entre les restes de poulets, les kitkat et les cadavres de bouteilles de vin c’est sous l’égide d’une ambiance chaleureuse que débute cette fameuse interview.

Portrait <B>IZIA</B>

Salut Izia, de plus en plus tu commences à être connue mais surtout reconnue par le public. Comment a débuté l’aventure Izia ?

Salut, ça a commencé il a très longtemps. J’ai commencé à 13 ans toute seule dans ma piaule, à faire des chansons comme ça « ridiculement » que je jouais à mes copines tout ça. Après j ai rencontré Antoine qui était le premier bassiste du groupe qui m a présenté Sébastien, le guitariste actuel, et on a rencontré quelqu’un d autre et au fur à mesure du temps les compos se sont enchainées tout comme les concerts, on a fait un album et voilà l’effet boule de neige…

Et l’école dans tout ça ?

Et l’école… (Soupir suivi d’un léger rictus)

Bon, je ne veux pas être irrespectueux donc je ne dirai pas que tu es une « Led Joplin » mais en revanche peut on dire que tu es une « Janis Zeppelin » ?

Ouais ouais.. Led Zeppelin je kiffe mais c’est vrai que l on dit surtout que j’ai dû baigner toute mon enfance dans Janis Joplin etc mais en fait pas du tout. J ai un immense respect pour Janis Joplin , je kiffe sa zic, je kiff ce qu’elle est, ce qu’elle dégage, le montre qui sommeille en elle, je trouve que c’est magnifique ce qu’elle est comme meuf mais après j’ai été moins bercé à Janis qu’à Patti Smith par exemple ou d’autres artistes.
J’adore vraiment Janis mais les gens ont tendance à penser que je n’écoutais que ça durant toute ma vie petite alors qu’en réalité je n’ai découvert que très tard Janis Joplin. Au final je l’ai découverte si tard que je n ai pas eu tellement l’occasion de m’en inspirer.

Première partie d’Iggy Pop, sortie de ton premier opus, tournée des festivals cet été, re tournée actuellement mais cette fois dans les salles, la prochaine étape c’est quoi ? UK ? USA ?

Là on fait un petit concert à Londres avec Seb (le guitariste) juste tous les deux comme à l’ancienne. On part tous les deux guitares sur le dos pour jouer dans un petit club «  La fève et la chi« . Ca risque d’être assez marrant mais on le fait à la roots sans prétention. Donc nous sommes hyper existés de partir là bas ça nous fera revivre nos débuts. Mais après nous allons conquérir le mondeeeeeeeeeeeeeeeeeux ! Na je plaisante, pour le moment il n y a rien de prévu en Angleterre à part ce petit concert là, mais j’espère que ça viendra. Pour ma part je suis plus intéressée par l’Europe que les Etats Unis en général. Enfin je ne cracherai pas à un concert à Los Angeles.

En parlant de ton album, pour moi un petit bijoux, un melting pot de ce qui peut se faire de mieux dans le rock. Cependant on ne ressens pas la même fougue et énergie qu’en live. Sortir un cd ne serait pas pour toi l’alibi à de longues tournées ?

Ca a été ça un peu quand même. C’est vrai que ça a été, c est vrai… Et puis on y retrouve l énergie quand même enfin je trouve. Nous avons enregistré en live du coup nous avons toute l énergie d’un live dedans. En fait nous étions tous les 4 dans la même pièce, moi derrière une vitre ce qui m a permis de faire pas mal de blagues pourries comme l escalier ou l’ascenseur. J étais derrière le truc je leur faisais trop chier. Mais c’est vrai que sur scène il y a un vrai lâché prise, on sent vraiment que c’est là où je me sens le mieux, où Seb se sent le mieux, où on est le mieux tous les deux, donc il a un vrai truc. C’est indiscutable. Après moi quand on me pose des questions du genre « Alors la crise du disque ?« , moi j’en ai rien à foutre quoi.

Hadopi ?

Euh.. Ouais aussi. Je suis désolée pour les autres artistes qui ont moins d’aisance en live et qui préfère travailler en studio.

Ca permet quand même d’écrémer une certaine tranche d artistes…

Ouais mais non. C’est triste aussi parce qu’il y a des artistes qui défoncent sur album, qui font des productions de dingue et qui ont du mal à retransmettre ça sur scène ce qui fait que l on perd ça. Mais c’est vrai que l’on va demander à des gens ,qui, avant étaient juste compositeur, chanteur, qui ont une voix super d’avoir maintenant en plus un putain de charisme, d’être des supers comédiens, des chauffeurs de salles, des bêtes de cirque tu vois ? Donc maintenant il y a une double casque à avoir qui n ‘est pas innée chez tout le monde. Moi par exemple je suis bien plus à l’aise sur scène qu’en studio. En studio j’ai tendance à vite m’ennuyer. C’est pour ça que de porter la double casque ce n’est pas évident comme de toujours avoir à se dire « il faut que j’assure au studio, il faut que j assure sur scène« .

Portrait <B>IZIA</B>

Pour rester sur le même thème. Comment se déroule la composition d’un CD ? Tu t occupes de tout ou il y a un réel travail de groupe ?

En fait ça dépend, le premier, le seul, l’unique album a été fait avec d’autres musiciens. Il s’est fait avec Seb, l’actuel guitariste, Antoine à la basse et Vincent à la batterie. Donc on a sorti ça un peu tous les quatre enfin surtout avec Seb et Antoine jusqu’à ce que Vincent ait apporté sa « touch » et plein de petites idées du genre «  Et si on faisait un break là  » etc.. Pour le coup le premier album s’est vraiment composé en groupe. Mais moi, j’apportais mes idées premières, j’étais un peu le chef d’orchestre de tout ça et s’il y avait quelque chose ne me plaisait pas c’était sur que ça n allait pas se faire. J’étais un peu tyrannique, enfin pas tyrannique d’ailleurs c’est tout simplement que je sais ce que je veux. Pour résumer je suis le chef d’orchestre de ce melting pot qui tranchait quand il fallait le faire. Sinon pour le second album qui est entrain de se faire on y retrouve toujours Seb et moi plus les deux nouveaux musiciens Greg et Arnaud qui nous ont rejoint pour la tournée et ont repris la relève de façon honorable et magnifique. Du coup là avec Seb on commence à se concentrer sur le nouvel album tous les deux, on a déjà écrit quelques trucs, on va vraiment faire un truc en binôme.

Le line-up risque donc de changer ?

Euh.. Non non, ils vont rester. Après pour l’album nous on va faire nos trucs, ils vont peut être intervenir dessus. Enfin je ne sais pas, tu vois…

Portrait <B>IZIA</B>

Oui, le cœur du groupe en fait c’est le binôme que tu formes avec Seb ?

Ouais, bien sur. De toute façon il faut toujours un binôme dans un groupe. Cependant il y a bien un esprit de groupe puisque de toutes façons dans le Rock and Roll c’est assez difficile d’évoluer tout seul. Le rock ne peut se faire seul. Pour revenir au binôme que nous formons avecSeb, je pense que nous nous sommes bien trouvés. Le jour où on s’est rencontré c’était genre « What the Fuck !? Qu’est ce qui ce passe entre nous ?« , il fait un accord je comprends de suite ce qu’il veut faire. Nous nous sommes vraiment trouvés musicalement, ça serait regrettable de lâcher ça. Donc pour ce deuxième opus on va vraiment se concentrer dessus.

Même si tu n’as pas le fameux « H » dans ton nom d’artiste, à quand une tournée Triple H ?

(Rires). Hum, je ne sais pas, surement jamais. Une tournée je ne pense pas pour la bonne et simple raison que je pense qu’Arthur m’assassinerait, moi j’assassinerai mon père et mon père assassinerait Arthur. Non je plaisante, plus sérieusement nous n avons pas des musiques qui s’y portent mais des duos, des trios, des quatuors, pourquoi pas ? Moi j’adorerai faire un duo avec Arthur , après une tournée je ne pense pas.

En France il y a une sorte de coutume lorsque les groupes commencent a avoir une certaine notoriété, ils enregistrent leur Taratata. Après de maintes recherches, impossible de te trouver dans l’émission, comment ça se fait que tu ne sois pas encore passée chez Nagui?

Si on a enregistré mais ça ne sortira qu’en Mars. Néanmoins on a mis du temps à le faire, je crois que… on… on… On a mis du temps à le faire. Ils ont mis du temps à nous dire oui, enfin pas nous dire oui mais à nous accueillir. Là c’est bon c’est fait, ça y est !

Deux nominations aux Victoires de la musique, ça te procure quel sentiment?

C’est cool. (Rires). Na c’est cool ça me fait très très plaisir que ces gens aient pensé à moi. Maintenant je ne sais pas si je les gagnerai, je ne suis pas très confiante mais en tout cas honorée même, si pour moi le plus grand des honneurs est de remplir chaque soir une salle différente, avec carrément plus de monde, une ambiance de dingue et un show de fou, pour moi c’est plus d’honneur que de gagner une victoire. Même si c’est vrai, j’adorerai gagner une victoire, rien qu’une sur deux ca serait fabuleux. Qu’on me donne simplement un bout de plastique je serai contente, je m’en fous c’est cool mais ce n’est pas la plus grande des victoires pour moi. Par contre c’est super dans le sens où ça mènera à ce que je veux moi, plus de visibilité pour plus de monde en concert, donc ça me rendra plus heureuse, donc forcement c’est chouette.

Tu m’y invites ?

Ah (attristée et extrêmement déçue (ça se voyait à son regard))… Je ne peux pas j’ai déjà filé toutes les invit’s à ma mille-fa, laisse tomber. C’est un enfer, mes cousins, mes cousines, la mère grand qui vient en plus c’est le jour de son anniversaire du coup elle est trop contente.

J’ai cru comprendre que tu aimais bien Mc Do. Alors Royal with cheese ou Quarter and ponder with cheese ?

(Encore plus de rires). Alors attend, je vais casser le mythe de suite, j’ai été la plus grosse des gourmandes du monde. Et maintenant c’est fini… Au nom de l’hygiène de vie. Avant je bouffais n’importe comment, n’importe quoi, toute la journée. Sans parler des loges où tu arrives il y a une montagne de Bounty. Donc à un moment je me suis dit que j’en avais marre que je m’étais trop laissée aller, sur scène je galérais. J’avais pris du poids, le souffle ne suivait plus… Et là ça fait un mois que j’ai retrouvé une énergie saine et un corps sain. Je ne bois plus d’alcool. Si, si je t’assure. En tout cas le résultat est là, maintenant j’arrive à enchainer dix concerts alors qu’avant au bout de trois je n’en pouvais plus. Je pense qu’il y a donc un certain rapport. Ce n’est absolument pas pour le look et tout, pour tout te dire je m’en fous. Tout simplement c’est pour assurer sur scène. Attend j’ai enchainé 10 CONCERTS la semaine dernière alors qu’avant au troisième je finissais sur les rotules !!! Et je me dis putain c’est fou. En tout cas je suis toujours autant rock and roll même si je ne bois plus d’alcool, je suis toujours aussi bien et je me sens toujours aussi bien. Je réalise que ce n’est pas forcément une condition sine equa non
au rock que de ne pas boire de l’alcool, au contraire. Bon j’ai un peu envie de tuer la moitié de mes amis à partir de deux heures du matin parce que tout le monde devient insupportable mais sinon ça va. Après j’ai des petites histoires avec ça du genre, la dernière fois il y a un mec qui m a proposé une bière. J’ai répondu, «  non non merci je ne bois pas d’alcool« . Et là genre « Rhouuuuuuuu ouin ouin ouin ouin « , une ambiance de mort. Pour rattraper j’ai dû faire « Euh non que du Whisky ! » par conséquent tout le monde a fait comme si c’était le truc ultime. Lorsque j’ai vu ça j’ai été super déçue, si maintenant le rock ça se résume à boire de l’alcool, picoler, finir à quatre pattes dans un ruisseau à 5 heures du mat, je ne suis pas rock alors !

- BOBY -

Merci à Izia, Eva de Bleu Citron, les Passagers du Zinc

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/interview/izia/interview-1-32537.htm

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Edited: février 17th, 2010

Izia + Ladylike Dragons – L’Usine (istres) – 22/01/10

ladylike dragons

Quand on voit à quel point le baromètre descendait hier, on ne pouvait que se dire que ce vendredi soir faisait parti des soirées où il fait bon rester chez soi. Ça aurait pu être tellement vrai si seulement Izia ne venait pas se produire sur la scène de l Usine. Après avoir écumée les festivals cet été c’est maintenant aux salles françaises d’abriter l’ouragan Izia.

Ladylike Dragons

Avant de passer aux choses sérieuses ce n’est que tardivement que l’on apprend que la première partie se déroule sous l’égide de Ladylike Dragons, une formation qui d’ailleurs commence à faire parler d’elle depuis qu’elle a remporté le « rock Battle » de OUI-FM. Considérant OUI FM, comme une référence des ondes rock, il n y a donc pas de soucis a avoir quant à ce que devrait fournir le trio. En effet, aucune inquiétude. Savant mélange de pop et garage, le public adhère aussitôt. « Les dragons bien élevés » se lancent même dans une reprise de « L enfant roi » de Noir Désir.

Etant un fan du groupe, je sais par expérience que lorsque l’on reprend du Noir Des (comme disent les vrais), il faut souvent s’attendre au pire. Pour le coup, le trio déroge à la règle avec une envoutante reprise non moins fidèle à l’original. Une voix puissante, des solos guitare de la mort qui tue, il n’en fallait pas moins pour conquérir le cœur du public istrien. C’est sur « 13 minutes » que se solde les 40 minutes de show. Surement le meilleur des morceaux que Ladylike Dragons nous aura offert ce soir. Quand pop et garage ne font plus qu’un ça peut donner des choses biens, quand pop et garage ne font plus qu un ça donne Ladylike Dragons.

Izia

Les lumières s’éteignent. Le moment fatidique arrive. Plongée dans la pénombre seul  le centre de la scène est éclairé. Soudain Izia, guitare en main, seule contre le reste du public déboule. Intimidée ? Pas une seconde. C’est avec décontraction qu’elle entame son set. Rapidement rejoint par le reste de son groupe, « Life is going down  » annonce, d’ores et déjà, un concert prometteur à l’image de la voix de la jeune demoiselle. Difficile de rester insensible à de telles performances vocales. Dans l’univers d’Izia, entre deux planètes, il n y a qu’un pas. Métaphore pour le moins houleuse mais lorsqu’on voit la facilité avec laquelle elle s’amuse à passer des aigus aux graves, on comprend de suite.

Un peu comme ses textes, après avoir interpréter une chanson « pour que les meilleurs amis se chopent entre eux  » c’est un titre pour régler ses comptes avec « un poufiasse qui se moquait d’elle, ne supportant pas qu’elle soit sexy dans son short taille 40  » qui est joué. Dans le texte comme dans la musique c’est un morceau digne d’Iggy Pop version Stooges qui en résulte. Nul besoin de préciser qu’au niveau du public l’ambiance est chaude-bouillante pour ne pas dire brulante. Il faut dire qu’Izia est un peu similaire à un brasier. Au début les premières flammes arrivent, puis le tout s’embrase et ne cesse de grossir. Tel un feu de forêt impossible d’arrêter la jeune cantatrice. «  Disco Ball  » ,précédé par un cours sur le cri du rockeur version « Hot » où Izia se perd dans une explication abracadabrantesque, montre non seulement le talent de l’adolescente mais aussi celui des musiciens qui l’entoure.

Izia

Avant le traditionnel rappel, entrainant inéluctablement « Applaudissage, revenage, bonheur ! « , c’est derrière la batterie qu’Izia se réfugie, avant de ramener une cymbale devant. Ambiance chaude et sexy oblige, précédent le martellement sans ménagement de la pauvre cymbale, c’est un spectacle digne des concours de T shirt mouillés que la douce Izia nous offre en se vidant une bouteille d’eau sur son corps déjà humidifié par la transpiration. Ce qui fait la force de la teenager c’est l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne sur scène, en effet en une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément appeler le « Janis Zeppelin « . C’est d’ailleurs avec une magnifique et non moins émouvante reprise à capella de la vieille Joplin qu’Izia clôture son set. Le public conquis en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à l’Usine ? Assurément Non.

Izia

Entre Ladylike Dragons et Izia difficile de passer une mauvaise soirée avec de telles hôtesses. Étonnante découverte pour l’une, confirmation d’un talent certain et inépuisable ou presque pour l’autre. La satisfaction visible sur les visages du public en est la preuve la plus significative. Après avoir brillée dans les festivals, elle enflamme les salles. Encore sceptique ? Courrez chez le disquaire vous offrir son album éponyme. Pour ma part, si la précédente prestation m’avait enchanté, cette dernière m’aura littéralement ensorcelé.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: janvier 25th, 2010

IZIA-Izia

Izia - IziaAlors qu’à son âge la plus part de ses camarades s’imaginent qu’il n’est possible de faire de carrière dans la musique sans X factor et autres Star Academy, avec seulement 18 printemps au compteur et son premier opus éponyme, Izïa est en voie de redorer le blason du rock français. Car avant d’être une fille de, la jeune parisienne est surtout une fille du rock comme il ne s’en fait plus de nos jours ou du moins presque plus. Superbus, Plasticines and co n’ont qu’à aller se rhabiller.

« Back in town » premier morceau de l’opus annonce d’ores et déjà les prémisses d’un album qui réserve bien des surprises. A mi chemin entre Led Zepp et Janis Joplin le douze titres se révèle être un véritable melting pot de ce qui se fait de mieux dans le Rock avec une grande bière. De « Lola», morceau typique de la pop américaine à la Blondie au très Stoogien « Hey Bitch », Izia ne cesse de nous surprendre. A croire que l’album n’est qu’une succession de morceaux tous plus délectables les uns que les autres. Et ce n’est surement pas le fabuleux « Let Me Alone » qui nous fera penser, ne serait ce qu’une seconde, le contraire. Mais ce n’est réellement qu’avec « Blind » que les talents de chanteuse de la jeunette apparaissent au grand jour. Telle une cantatrice, c’est sans grand souci que la demoiselle passe aussi bien dans les aigus qu’aussitôt dans les graves. Déconcertant, surtout pour les pseudos groupes de rock français à l image des BB Brunes qui à côté d’Izia paraissent et véhiculent bien peu choses… Il suffit simplement de se concentrer sur « Disco Ball » pour comprendre qu’il existe un fossé entre elle et les autres. Le talent ? Peut être. Le travail ? Surtout. Il ne suffit pas d’avoir une Gibson et un Perf acheté à Monoprix pour être un Rockeur, et c’est ce qui fait toute la différence entre Izia et les Naast, pour ne citer qu’eux.

Abandonner les cours à 15 ans pour se consacrer à la musique le pari était risqué. Mais en à peine trois ans il aura été relevé avec brio.Izia est au rock ce que le caviar est à la bourgeoisie, indissociable. Après l’écoute du skeud, une seule mise en garde si vous décidiez d’aller la voir en liveAttention vous risqueriez de devenir accro…

-BOBY-

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Edited: janvier 15th, 2010

Fiesta des Suds: Izia – Dock des Suds (Marseille) – 17/10/09

« Nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg. Tous les groupes gaulois produisent du rock français de sous marque… Tous? Non! Un petit band d’irréductibles Gaulois mené par Izïa résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires des camps retranchés de Superbus, Indochine, BB Brunes et Plasticines.  »

Fiesta des Suds, il est 22h20 dans l’antichambre du festival. Alors que la grande majorité du public attend avec impatience, que vienne se produire Charlie Winston. Même si la salle n’est pas pleine à craquer, il est réjouissant de voir que la diffusion de masse de « like a hobbo  » sur nos ondes hertziennes n’a pas totalement réduit à néant l’amour que certains ont pour le rock, le vrai, le pur, le dur ! A ceux qui croyaient que le Rock était une histoire d’homme, Izïa, du haut de ses 10 centimètre de talons aiguilles est la preuve vivante que ces personnes là se trompent. Les plus réticents pourraient dire qu’il ne s’agit là que d’une fille de… En effet Izïa semble être la fille spirituelle DE Janis Joplin et Jack White.

Verbe, fougue, talent certains héritent d’argent pour la jeune demoiselle il semblerait qu’il s’agisse de qualité. Qu’elle soit seule avec sa guitare, derrière une batterie ou tout simplement entrain de chanter on en oublierait même que la sœur d’un certain Arthur n’a pas encore vu son vingtième printemps. Finalement se sont ses prises de paroles plus ou moins houleuses –contrastant néanmoins avec l’attitude scénique- qui nous ramènent à la réalité, Izïa reste avant tout une adolescente. Mais une ado qui s’assume, la jeune a beau ne pas être un top model, avoir des formes, elle « emmerde toutes ces salopes qui sont jalouses lorsque tu te sens sexy dans ton shorty » et entend bien faire passer le message par le très stoogien «  Hey Bitch « .

Si la voix d’Izïa est remarquable, elle ne serait rien sans les musiciens qui l’accompagnent. Malgré un putain de rock à réveiller grand-mère, le public marseillais reste immobile, à la limite de la frustration. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de nouer le contact, d’inciter à participer mais rien ne prend. En tout cas une chose est sure, « Back In town » aura séduit les plus perplexes, récoltant applaudissements, cris de joie et même demande de strip tease. D’ailleurs c’est peut être à ce moment que l’on voit que d’Izïa à Jack White il n’y a qu’un pas, musicallement bien sur.

Cependant il est vrai que le show n’est pas sans faille et que quelques morceaux comme « The Light » ne représentent qu’un intérêt très succinct. Mais lorsqu’on l’a compare avec d’autres groupes rangés dans la même catégorie à l’image des BéBé Brunes inéluctablement le spectacle reste d’une qualité nettement supérieure, même si ce n’est pas très difficile. Ayant seulement sorti un album il n’est donc pas étonnant qu’au bout d’une heure le groupe se retire après un ultime morceau dans lequel Izïa s’installe à la batterie.

Finalement, même si nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg, même si la quasi-totalité des nouveaux groupes de « rock français » font de la bouse commerciale. Un petit groupe d’irréductibles mené par Izïa résiste encore et toujours pour que le rock, le vrai perdure, celui qui dit « fuck  » à tout, «  fuck  » à rien, celui qui est là pour faire trémousser les jeunes pucelles et vomir les vieux barbus. D’accord, Izïa reste très jeune et manque quand même d’expérience mais être chanteuse ce n’est pas non plus diriger l’EPAD, par conséquent il ne fait aucun doute que dans quelques années ce sera sur la grande scène de la Fiesta qu’Izïa viendra dire «  Fuck à toutes les pétasses (qui se moquent des autres bien évidement)  »

- BOBY -

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Edited: octobre 24th, 2009