Interview des Plasticines

Plasticines

Après avoir fait 32 fois le tour de Marseille sous une pluie battante, s’être trompé de bus pour la quarante douzième fois et avoir arpenté toute la zone commerciale de la Valentine  nous nous retrouvons finalement dans un petit resto à tapas en face du Poste à Galéne qui accueillera d’ici deux heures les Plasticines. Entre deux mojitos ce sont Marine et Louise, respectivement guitariste et bassiste, qui nous on fait le plaisir de répondre à nos questions.

De « Loser » à « Bitch », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une certaine évolution entre ces deux morceaux. Des textes plus travaillés, une dose de maturité en plus, est ce l’influence de l’American Way Of Life ?

Marine : En fait c’est marrant que tu dises ça parce qu’en fait, « Bitch », est une chanson que l’on a écrite dans la période du premier album. D’ailleurs on la jouait avant sur scène. Ce morceau existe depuis… euh… 4 ans, mais je pense que c’est vrai, le fait d’avoir collaboré avec Butch Walker qui est le producteur du deuxième album ça a forcement fait qu’on a changé plein de choses, notre son a évolué, maintenant ça sonne plus américain et c’est ce que nous voulions.

En parlant des USA, vous venez d’achever une tournée la bas, vous êtes passées au fameux Coachella Festival et ultime consécration, vous avez joué dans une série TV qui connaît un énorme succès en France comme aux USA, Gossip Girl. A l’heure où la France est en plein débat sur l’identité nationale, ne vous sentez vous pas plus américaine que française ?

Louise : Non non je pense que l’on se sent française, c’est là où on a grandi ect… Mais c’est vrai que musicalement on a toujours été plus proche des pays anglo-saxons, que ça l’Angleterre ou les Etats Unis, c’est là d’où viennent nos influences musicales. Après il faut dire aux USA nous avons été super bien accueillies, du coup on aime passer du temps là bas comme on en passe en France.

Marine : En même temps je pense que c’est aussi pour nous une façon d’exporter la culture française puisqu’on a quand même des titres en français. Les américains adorent le fait que nous soyons un groupe inde français même si on chante aussi en anglais.

Du coup la nationalité française est un peu un label qualité aux USA ?

Marine : Ouais exactement puis nous on en joue vachement. Voilà la french touch, le petit accent ils trouvent ça hyper cool. Katie (la chanteuse) met son béret, y a un peu les petits clichés mais ça fait parti du jeu. C’est notre façon d’exporte la culture française et au final ça renforce le fait qu’on soit française.

Portrait Plasticines

Et le meilleur public on le trouve où du coup ? En France ou outre-Atlantique ?

Louise : Euh… C’est différent, on a toujours eu un bon public en France ensuite aux Etats Unis, pour les gens qui ne nous connaissent pas, ils sont beaucoup plus ouverts d’esprit et ont beaucoup moins d’apriori. C’est à dire que pour eux un groupe de nanas qui font de la musique c’est quelque chose de positif alors qu’en France on va plutôt aller chercher la petite bête.

Marine : On aime beaucoup le public d’outre atlantique parce qu’il est souvent très attentif et avec moins de préjugés.

Pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être adolescente ?

Marine : Tu sais, nous ne sommes plus vraiment adolescentes maintenant…

Bon on la refait, pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être teenager (18-25 ans) ?

Marine : Hum… C’est un peu une force. Mais c’est comme tout il y a des avantages et des inconvénients. Ce qui est bien c’est qu’un groupe de fille c’est rare, du coup il y a une curiosité qui fait que les gens vont venir au concert. Après c’est à nous de prouver sur scène que nous méritons d’être là.

Louise : Le seul désavantage, c’est qu’en tant que filles on nous demande de nous justifier deux à trois fois plus qu’un groupe de garçons. C’est comme ça, fin, j’espère que les mentalités vont changer un de ces jours et que l’on nous prendra comme un groupe normal plus qu’un groupe de filles. Enfin on joue pas mal avec ça aussi…

Marine : Le truc c’est qu’en France des groupes de rock entièrement composés de filles ça n’existe presque pas. Du coup les gens ne pensent pas spontanément que rock et filles c’est compatible.

Hormis le B.I.T.C.H Tour et la sortie de votre second opus, d’autres projets en vue ? Je sais qu’au sein de Concert And Co on parle d’un live filmé retransmis sur le net…

Louise : Je ne sais vraiment pas faudrait qu’on check le planning.

Marine : En tout cas la grosse news du moment c’est que l’on va faire la première partie de 30 Seconds To Mars à Bercy. Sinon on va aussi jouer au printemps de Bourges. Après nous ne pouvons pas t’en dire plus vu que nous n’en savons pas plus. On compte faire des festivals.

On dirait que vous vous êtes un peu écartées de la scène parisienne à qui vous devez votre succès. Peut on dire que le fait que vous soyez passées de l’autre côté de l’Atlantique vous ait fait passé un cran au dessus de ces groupes évoluant toujours dans le cadre de cette scène ?
Louise : Aujourd’hui il y en a qui ont arrêté d’autres qui continuent. Nous nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont cru en nous aux Etats Unis et d’avoir pu un peu partir là bas pendant plusieurs mois que ça soit pour enregistrer que pour tourner donc c’est vrai que de suite ça impressionne un peu mais pour nous c’était un cheminement normal.

Portrait Plasticines

Et maintenant quel regard portez vous sur certains groupes qui restent, c’est à dire euh… BB Brunes…

Marine : Bah ce sont nos potes !

Mais vous n’avez pas un regard un peu plus critique ? On ne peut pas dire que BB Brunes soit très bien accueilli.

Marine : Mais nous en fait on est super positive en général. On est hyper contente que des groupes comme eux puissent marcher. C’est rare que des jeunes qui vendent autant. Ils ont un beaucoup parcours, attend, ils ont vendu 300 000 albums.

Entre tournée et tournage de série on peut dire que vous vivez un rêve éveillé. Mais si ce dernier se transformait en cauchemar vous avez une porte de sortie ?

Marine : Bah on verra. Pour le moment on ne se prend pas la tête et on finit la tournée.

Louise : On vit au jour le jour. C’est ça le rock !

les Plastiscines

En parlant de jour. Ca donne quoi une journée avec les Plasticines ?

Louise : On s’est levée à 4heure du matin. On est parti à 5h45 après avoir tout chargé. Puis on a pris le bus de Paris pour venir sur Marseille. 10 heures de route après on a fait les balances. Ensuite on devait aller à la Fnac en dédicace mais ça a été annulé.

Marine : Du coup on est allé à l’hôtel. On avait juste 45 minutes pour se doucher. Là tu vois mes cheveux ne sont pas secs ça me stresse. Là il me reste même pas une heure pour manger. Ensuite d’autres interviews, le concert et l’after.

C’est bientôt fini mais avant de vous laisser à vos tapas on va passer aux questions stupides. Une opposition (enfin presque tout le temps) France/USA et vous devez choisir.

Royal with Cheese ou Double Quarter and Ponder with Cheese ?
Plasticines : Euh… Cheeseburger

Obama ou Sarkozy ?
Plasticines : Obama !!!

Tour Eiffel ou Statue de la Liberté
Plasticines : Vu que les deux sont de Gustave Eiffel mets une croix dans les deux ! Donc égalité.

Gossip Girl ou Plus Belle La Vie ?
Plasticines : Gossip Girl (rires)

Coachella ou Fête de l Humanité ?
Plasticines : Coachella quand même.

Bitch ou Loser ?
Plasticines : Bitch.

ABC ou TF1 ?
Plasticines : On ne regarde pas la TV, pas le temps pour ça.

BB Brunes ou Kings of Leon ?
Plasticines : KOL parce qu’ils nous ont donné envie de fonder un groupe. BB Brunes parce ce sont nos potes !

American Idol ou Nouvelle Star ?
Plasticines : American Idol.

Dernière petite question pour mon pote qui est là à côté. Mac ou Pc ?
Plasticines : Mac mais Marine PC..

- BOBY & ROBIN –

Plasticines

Merci à Paul (De Because TV), Cédric et bien sur Marine et Louise.

- BOBY -

Edited: février 8th, 2010

Interview Fatals Picards – Voix du Gaou (Six Fours) – 24/07/2009 -

Interview Fatals Picards – Voix du Gaou (Six Fours) – 24/07/2009 -

Après avoir assisté aux balances des Fatals Picards. Nous nous réfugions à l’ombre des conifères peuplant les pourtours méditerranéens afin d’entamer l’interview avec le groupe. C’est donc avec une magnifique vue sur la plage, une bière généreusement offerte par Paul et un concours de celui qui ferait le plus de bruit en décapsulant sa bière que commence notre entretien, honnêtement que demander de plus? Peut être tout simplement le silence de la part des cigales…

1- Bonjour, qui dit vacances dit forcément festivals pour les groupes, pas trop dur d’être au travail quand tout le monde se repose ? Du stresse ?

Paul (Le Chanteur) : Bizarrement pas ou peu de stresse en tournée, c’est surement dû au fait que l’on ne se produit sur scène qu’en fin de semaine. On préfère que ça soit ainsi pour pouvoir passer un peu plus de temps avec nos familles, notre entourage mais au final lorsque tu fais le compte notre famille on ne la voit pas tellement… Après on ne va pas dire que c’est extrêmement dur notre métier d’autant plus qu’il y a une excellente entente au sein du groupe c’est juste que sur deux mois c’est un rythme qui à la longue est crevant. D’un autre côté nous n’avons pas à nous plaindre pour une groupe français nous marchons plutôt bien et arrivons à jouer dans de super endroits comme ici au Gaou. Mon père me disait toujours « Quand y a de la tune à prendre tu la prends » du coup moi je suis content de pouvoir jouer de partout surtout que peu de groupes français ont cette opportunité. Néanmoins il y a un truc qui est un peu chiant c’est que lorsque tu montes sur scène quoi qu’il se soit passé avant que tu montes tu te dois d’être au top, que tu te sois engueulé avec ta femme à 21h alors que t’as un show à 21h30 tu te dois d’être au top et ça quelque fois c’est un peu difficile mais bon c’est notre job.

2- Vous avez enregistré un single « Le jour de la mort de Johnny » qui malgré le fait qu’il ait rencontré un franc succès auprès du public a dû être retiré sur ordre de votre major. Subissez vous beaucoup de censure de la part de Warner ?

Paul : Non ce n’est pas de la censure, c’est différent, c’est juste que Warner n’avait pas envie de se faire chier à régler cette histoire et nous a donc demandé de retirer le morceau. Pour nous notre démarche était avant tout de rendre un hommage à Johnny et tout ce qu’il incarne. Il suffit d’écouter les paroles pour voir que nous n’avions en aucune façon l’intention de lui nuire. Cependant nous avons quand même le droit de la jouer sur scène du coup on ne s’en prive pas. Après il est vrai que sur le net ça a fait le buzz, par exemple sur notre site en à peine deux heures nous avons eu 400 000 visites mais là aussi ce n’était pas notre objectif. A la base ce morceau était un cadeau pour les fans pour les faire patienter avant l’album…

3- Donc vous ne regrettez pas la période où vous vous auto-produisiez?

Paul : Pas vraiment, en fait il y a deux raisons majeures à ce changement. La première c’est qu’il y a beaucoup de festivals comme les francofolies qui ne prennent les artistes que s’ils sont signés chez des gros labels. Il n y a pas de place pour les auto-productions, d’ailleurs c’est à peine s’ils prennent le temps d’écouter les démos que tu peux leur envoyer… La seconde c’était que de signer avec une major ça nous permettait d’être plus visible et surtout d’avoir des moyens derrières. Du coup on a eu une occasion avec Warner on l’a de suite saisie. Mais c’est plus par nécessité que par convictions.

4- On sait le groupe engagé ce n’est une nouvelle pour personne, quelles sont vos opinions vis à vis du projet de loi Hadopi ?

Nous sommes alors rejoint par Jean Marc le batteur du groupe

Jean Marc : Nous n’avons pas tous la même opinion sur la question, dans cette loi il y a de bons trucs et des trucs vraiment mauvais. Pour ma part je suis contre. Moi même je télécharge. Dans ma vision des choses un artiste musical, il doit avant tout vivre de la scène et malheureusement cette loi elle protège avant tout les « artistes » qui sortent des tonnes de cd de variété française mais ne font aucun concert où lorsqu’ils en font, ils sont en playback. Par contre je suis pour le téléchargement légal mais moins cher et avant tout baisser le prix du skeud physique 9 euro grand maximum et tout le monde s’y retrouverait parce qu’on vendrait des CD moins chers mais on en vendrait plus. Et surtout quand on se penche sur Hadopi il faut regarder la réalité en face, c’est complètement liberticide !

Paul : Moi aussi je suis contre. Je suis plus favorable au téléchargement intelligent, tu télécharges un CD et après s’il te plait bah là tu vas l’acheter. Enfin maintenant je ne télécharge plus étant donné que j’ai les moyens mais pas tout le monde n’a cette chance surtout quand tu vois le prix d’un cd… Honnêtement moi je préfère qu’un môme qui n’a pas d’argent me télécharge et puis qui sait après au lieu de payer 20 euro un cd il viendra nous voir en concert. Notre démarche c’est que nos concerts soient accessible au plus grand nombre.

5- En parlant de prix de places de concert, ce soir il y a environ 1000 places déjà vendues mais 27 euro ça fait quand même un peu cher non ?

Paul : Quoi ?! 27 € tu te fous de moi là? Tu m’étonnes qu’il n y ait que 1000 places de vendues…

Jean Marc : (Un peu énervé) Nan mais c’est n’importe quoi c’est deux fois trop cher !

Paul : C’est vrai que les places de concerts ça devient de plus en plus cher…Tout le monde s’étonne que l’industrie de la musique se casse la gueule mais si on prend le spectateur pour une vache à lait il va en avoir marre. Généralement en tournée on essaye de faire en sorte que les prix soient raisonnables.

6- Pas trop déçu d’avoir fini derrière Patricia Kaas à l’eurovision ? D’ailleurs l’aventure eurovision vécue par les Fatals Picards ça donne quoi ?

Jean Marc : Je préfère derrière que devant (rires)

Paul : Non car notre but ce n’était vraiment pas de faire un résultat. Nous avons pris cette opportunité plus comme un tremplin. Faut aussi avouer que l’on rêvait de voir sur un écran télé « Fatals Picards FRANCE ». Nous nous sommes vraiment amusés, nous avons été habillés par Jean Paul Gautier pour l’occasion, je crois que je portais un immonde pantalon rose, que j’ai toujours d’ailleurs. Non sincèrement ce fut une expérience vraiment amusante. Par contre on a eu plusieurs mauvais retours. Certaines personnes nous ont dit être déçues et attristées de voir les Fatals dans ce genre d’émission, certaines salles et même radio nous ont fermé la porte après cette expérience. Mais que veux tu notre truc à nous c’est la déconnade et malheureusement ça n’est pas toujours au goût de tout le monde…. C’est bien dommage d’être autant fermé d’esprit.

7- Bernard Lavilliers, Goldorak, Johnny, qui est la prochaine victimes? Sarko ou Pinochio ?

Voyant que l’on s’amuse plutôt bien au bord de la mer avec les chroniqueurs de Live In Marseille, Guigui le guitariste décide à son tour de rejoindre l’interview.

Les 3 en cœur: C’EST TOI !

Laurent : On devrait faire un groupe sur facebook où les gens décideraient qui sera la prochaine personne qui subira notre humour.

Paul : Non, ça sera surement Philippe Manoeuvre, lui il va manger… (petit sourire diabolique de la part de Paul)

Jean Marc : Mais est ce qu’il mérite qu’on lui fasse de la pub ce *** ?

Laurent : C’est le mec qui parle le plus sur nous mais qui n’est pas constructif pour deux sous et surtout qui parle sans savoir. Il a décidé que Fatals Picards ça ne rentrait pas dans ses critères de rockeur du coup il n’en démord pas. Pour lui on est des rigolos.

Jean Marc : Le pire après c’est qu’il nous critique sans fondement mais surtout qu’après sa femme vient nous voir et nous demande de devenir notre attaché de presse, si ce n’est pas se foutre de la gueule des gens ça!

Un peu énervé Jean Marc quitte la table

8- Récemment, une bande dessinée sur les Fatals Picards est sortie. Cependant on en parle peut pourquoi ?

Paul : En fait ce sont des fans qui ont décidé de faire ça. Nous n’y sommes pour rien cependant on trouve l’idée vraiment chouette d’ailleurs GuiGui les a un peu aidé sur le premier tome qui est sorti en juin dernier.

Laurent : Il faut bien préciser que ce n’est pas un produit dérivé des Fatals Picards.

Paul : Mais du coup on s’entraide, par exemple ils vendent leurs albums sur nos concerts et en même temps ils vendent des t shirt, des pulls bref ils font du merchandazing pour nous. Du coup tout le monde s’y retrouve.

Laurent : En tout cas c’est marrant parce que eux s’inspirent de nous et nous pour certaines chansons nous nous sommes inspirés de BD.

9- Du nord au sud en passant de l’est à l’ouest, les Fatals Picards font partis de ces rares groupes français qui ont les moyens de sillonner la France entière comment ça s’est passé ?

Laurent : Au début on ne tournait que dans le Nord de la France, à Paris, à Lille et naturellement en Picardie.

Paul : Hop je t’interromps deux secondes car ça me fait penser à un truc. Lorsque l’on a fait la tournée pour « Indepenzia Picardie » donc essentiellement dans le nord à cette époque là on a vu nos chansons détournées de leur sens. On avait des mecs qui pensaient vraiment que nous étions pour l’indépendance de la Picardie, alors qu’ils n’avaient pas du tout compris que l’indépendance elle ne durait que 27 minutes dans le concert. Du coup lorsqu’on a vu qu’une partie du public avait certaines idées sur le groupe nous avons décidé de changer totalement de direction afin d’éviter tout contre sens. Du coup au début surtout entre Nord/Sud c’était une ambiance vraiment différente qu’il y avait. Maintenant ce n’est plus pareil, nous sommes aussi bien accueillis dans le Nord que dans le Sud et surtout on ne prend plus les Fatals Picards pour ce qu’ils ne sont pas !

10- Pour finir, qu’est ce qui d’après vous fait le succès du groupe ?

Laurent : Notre déconnade

Paul : Le fait que nos chansons aillent sont pour un public de 7 à 77 ans.

Laurent : Peut être aussi que c’est parce que nous n’avons pas un son Fatals Picard mais bien plusieurs styles ce qui nous permet de toucher un public plus large.

Paul : Et il ne faut pas oublier que c’est parce qu’aussi nous sommes des mecs cool.

Ce n’est en tout cas pas moi qui dirait le contraire. Après environ une heure d’échange le groupe doit aller se ravitailler avant d’entrer sur scène. Une petite séance photo, deux trois boutades, une dernière poignée de mains et nous quittons notre petite terrasse dans la pinède avec vue sur la plage. En résumé c’est une interview sincère, sans non dit ou gêne que nous auront offert les Fatals Picards. Quoi que puisse en dire Philippe Manœuvre, en plus d’être un bon groupe les Fatals Picards sont vraiment sympathiques et n’ont pas peur de se montrer proches des gens. Un comportement qui devrait servir d’exemple à de nombreux groupes, français ou étrangers…


- Boby -

Merci à Virginie, Paul, Jean Marc et Laurent.

Myspace des Fatals Picards : www.myspace.com/fatalspicards


PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: juillet 28th, 2009

Interview Gojira avec Mario (batteur) et Jean Michel (bassiste) – Espace Julien 05/02/2009

Interview Gojira avec Mario (batteur) et Jean Michel (bassiste) – Espace Julien 05/02/2009

itwgoj

C’est entre leurs balances et leur repas que Rachel qui s’occupe du groupe Gojira arrive à m’obtenir une rencontre avec Jean Michel le bassiste de Gojira et Mario le batteur. Même si le groupe commence à avoir un succès que peu de groupes de métal français peuvent se vanter d’avoir connu un jour. Ces deux musiciens ont en tout cas le mérite de rester simples, sans prise de tête et toujours avec bonne humeur. En résumé un réel plaisir que d’avoir eu à les interviewer.

Salut, comment présenter brièvement Gojira à quelqu’un qui ne connaîtrait pas ? Pensez vous que Gojira est un groupe à découvrir en CD ou en Live ?

Jean Michel : Bonjour, Gojira c’est avant tout un groupe de musique de métal extrême et expérimentale. Après c’est déjà de la musique pour un public averti, si on a déjà écouté du métal il n’y a pas de problème mais on est conscient que ce n’est pas un genre que tout le monde aime.

Mario : Salut, c’est clair que pour écouter du Gojira il faut quand même avoir une certaine ouverture d’espère. Après pour la seconde question il me semble que Gojira est plus un groupe à découvrir en live. Les albums et les lives sont vraiment deux univers différents et donc je pense qu’il faut d’abord nous avoir vu en concert pour ensuite s’attarder sur les albums.

Bon, Gojira le grand retour en France après l’exile américaine. En ce début de tournée française quelles comparaisons pouvez vous faire entre ces deux univers, pays, publics ?

Jean Michel : Différents… Vraiment différents. En France on tourne depuis une bonne dizaine d’années donc il y a un noyau qui nous suit et nous soutient voila maintenant quelques années et qui ne cesse de s’élargir au fil des ans. Alors lorsqu’on a débarqué aux states personne ne nous connaissait et là spontanément les gens ont été réceptifs y a pas ce retrait qu on peut avoir en France c’est vraiment deux ambiances différentes.

Gojira est un des rares groupes français qui commence à avoir un tant soit peu de notoriété à l’étranger. Comment vivez vous cette place de « leader du métal » en France ? Et qu’avez vous à répondre à ceux qui annoncent le métal comme mort en France ?

Jean Michel : Pour nous le métal n’est pas mort en France, loin de là mais c’est juste qu’en ce moment le métal, du moins en France, est une musique qui ne permet pas de vivre de son art à l’inverse d’autres styles plus médiatisés… Quand il s’agit de métal c’est vraiment dur de vivre de son art. Mais bon d’un autre côté on voit de plus en plus de groupes se former c’est encourageant pour la suite. Après c’est vrai que maintenant on a tendance un peu à nous décrire comme le groupe qui est entrain de redonner les couleurs de la France au métal. D’ailleurs on est parfois un peu considéré comme « des modèles » dans le sens où les gens qui font ce genre de musique se disent : « Ah ouais putain ils sont français et ils y arrivent ! » forcément c’est encourageant et donc je dirais plus que le métal en France est en pleine renaissance.

Parlons un peu du nouveau opus  » The Way of All Flesh  » aux allures plus ou moins morbides. Ca change quand même des précédents albums qui se distinguaient déjà par leur pochette plus en rapport avec la nature. Ceci annoncerait il un nouveau départ pour Gojira ?

Mario : Hum… Chaque album est un peu comme un nouveau départ maintenant c’est vrai celui là est plus noir plus sombre que les autres. Mais je pense que c’est en partie dû qu’on a passé plus de deux ans sur les routes en tournée et donc on a vécu des choses qui nous ont fait évoluer. Si tu compares avec « From Mars to Sirius » là on était plus renfermé dans notre bulle et ça se ressentait dans notre musique. On part du principe qu’on exprime ce qu’on ressent. Après pour la suite a vrai dire « On s’en fout !» (Rires) du temps qu’on fait quelque chose dans lequel on se reconnaît y a pas de problème.

A travers les paroles on ressent quand même un engagement profond pour l’écologie etc… Mais concrètement comment se traduit cet engagement ? N’avez vous pas envie de faire profiter votre notoriété à une association par exemple ?

Mario : Tu sais ça fait quelques années qu’on travaille avec Greenpeace. Par exemple sur la dernière tournée chaque soir Greenpeace avait un stand tout le long de notre tournée. Sinon on travaille aussi avec Sea Shepard qui se bat pour la protection de l’écosystème marin. Par contre on se refuse à prendre des positions politiques parce que sinon on aurait fait une carrière de politicien. Du coup on adopte une tout autre position. On fait en quelque sorte un hommage à l’humain. De plus en plus les gens ont tendance à dire « les humains détruisent la terre, les humains sont des pourris,…etc » Pour nous c’est plutôt l’inverse on croit vraiment que l’on peut vivre sans tout détruire. Puis cet engagement il se traduit au collectif mais aussi dans l’individuel par exemple certains de nous sont adhérents à Greenpeace depuis quelles années.

Gojira des philosophes ?

Jean Michel : Non certainement pas. C’est quand même un titre qui a énormément de sens et d’importance, je doute qu’on puisse assumer un tel titre. Nous ne sommes donc pas des philosophes cependant sans ne nous empêche pas d’avoir des discutions plus ou moins philosophiques. Dans le groupe on a vraiment pas de tabou d’ailleurs ça se voit dans nos paroles on parle aussi bien de la mort que de la religion ou encore à se demander pourquoi on est là ? Une chose est claire on a absolument pas peur d’en parler.

Tournée, album, tournée, tournée album, dvd, tournée… Franchement qu’est ce qu’on peut souhaiter de plus à la machine de guerre fraçaise Gojira ? Genre dans 10 ans vous vous voyez où ?

Jean Michel : Avant tout Gojira c’est une tranche d’environ 10 ans de nos vies et tu vois on est pas bien vieux. On vit pas au jour le jour mais presque enfin on essaye d’en profiter un maximum du coup c’est un peu difficile de se projeter 10 dans le futur c’est énorme le double de notre carrière. Mais tu te doutes bien que nous on aimerait que ça continue le plus longtemps possible et surtout qu’on prenne toujours autant de plaisir c’est vraiment primordial.

Mario : Ouais et pour compléter ce que vient de dire JM, je dirai aussi que de toutes façons ce qu’on veut c’est continuer dans l’art. L’art et Gojira c’est quand même lié. Regarde notre dernier clip il a entièrement été réalisé en animation par des artistes ça confirme bien cette idée. Peut être qu’à l’avenir on multipliera les partenariats avec d’autres artistes.

Gojira ouvre depuis quelques années pour des groupes comme Metallica, In Flames, Lamb of God fin les gros noms du métal. Quel en est votre meilleur souvenir ?

(Grands soupirs)

Jean Michel : Metallica !!! C’est à mon sens le meilleur souvenir. Au concert à Arras en aout, les français qui ouvrent pour Metallica, jamais on aurait pu imaginer ça un jour. Surtout qu’ouvrir pour un groupe aussi mythique que celui la n’est pas une mince affaire. Les gens viennent avant tout pour voir Metallica les autres groupes sont facultatifs et finalement on a été vachement étonné parce que le public accrochait plutôt bien en fin de compte… En plus se dire qu’on joue là où dans quelques heures Metallica jouera ça me donne encore des frissons. Donc pour moi c’est sur Metallica à Arras c’était vraiment le meilleur souvenir.

Mario : De mon côté c’est le concert à Dallas aux Etats Unis. C’était la première date de la tournée américaine avec Lamb Of Gog et Machine Head et là je me suis dit en les voyant jouer « Putain on va faire 44 dates avec ces fous furieux ! ». Ce fut le point de départ d’une excellente et très enrichissante tournée.

Pensez vous que toutes ces rencontres ont influencé et influencent Gojira ?

Mario : Oui on en apprend toujours. Vivre sur une tournée comme ça tous ensemble, en groupe est réellement une expérience d’une extrême richesse. Au niveau technique aussi ça nous apprend énormément parce que par exemple tu vois le batteur de Machine Head faire ça et là ça te donne une idée pour tel plan sur Gojira par exemple en plus on se conseille souvent les uns les autres. Sous l’aspect humain c’est aussi une superbe aventure y a un gros mélange culturel. Normal lorsque sur une tournée on réunit des américains, des suédois et des français y a des différences et donc vu qu’on vit 24 heures sur 24 ensemble ça nous en apprend énormément sur la vie en groupe mais aussi sur nous même.

Et sinon, cet été verra t-on Gojira sur les festivals ?

Jean Michel : Oui Oui ! On prévoit un bon petit programme (Petits rires). Y a déjà le Hellfest, le Grasspop, le Garorock et le Printemps de Bourges où notre présence est confirmée. Mais pour le reste on est comme toi dans l’attente. Il y en aura sûrement d’autres en France, nos tourneurs sont en pleine négociation. Apriori on devrait se balader un peu partout en Europe du genre la Grèce, le Portugal ou encore la Finlande. Bref Gojira sera aussi sur les routes cet été.

Un Dernier mot pour les lecteurs de Live In Marseille ?

Jean Michel & Mario : Marseille est une chouette ville, on regrette juste de n’y rester qu’un seul jour, c’est trop peu mais c’est ça les tournées. En tout cas merci et sinon à tout à l heure tu verras ça va y aller !

- BoBy -

Myspace : www.myspace.com/gojira


Un grand merci à Rachel, Mario, Jean Michel et bien sur Live In Marseille.

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/interview-gojira-concert-marseille/critique-concert-1-26014.htm

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Edited: février 10th, 2009

Interview Enfants de Morphée

C’est un trio breton qui constitue les Enfants de Morphée. Fort d’une grosse expérience musicale ils viennent de sortir leur premier EP. Partageant autant la passion de la musique que celle de la défense des libertés humaines.  Entretien avec des bretons aux grands cœurs :

Interview :

1- (Boby) Bonjour les Enfants de Morphée, avant de commencer, pourriez vous nous dire d’où vient votre nom de groupe ?

Remy: Salut à vous, pavillon 666, Boby, et merci pour l’invitation.
Ce nom me trottait dans la tête dès l’arrivée de l’idée de conception du groupe, en 2004.
Un nom en français, pour un groupe avec des chansons en français, dont une comporte
le nom en entier, texte qui pointe le doigt sur nos générations, dont une large part se laisse
bercer par la virtualité ambiante d’aujourd’hui… Une somnolence latente en quelque sorte…

2- Chacun d’entre vous à un lourd passé musical comme s’est passé la première rencontre ?
L’idée de faire un groupe est venue tout de suite ?

Remy: L’idée de créer une formation de Groove-fusion-subversif est née du mélange de deux penchants que j’ai, celui des riffs bien balancés et celui qui touche à la critique de l’ordre établi et de ses dérives. Mon groupe phare est comme vous le devinerez Rage Against the machine qui incarne pour moi un exemple parfait des modernes « protest singers ». Musique actuelle, textes d’actualité. (je sais, RATM ça commence à dater, mais aucun groupe ne m’a autant exalté jusqu’ici) J’ai engrangé une dizaine de morceaux puis je suis parti à la recherche d’un bassiste et d’un batteur, donc Dom (Braud) et Olivier (Le Normand); avec qui le premier essai fut le bon. Dom et Nono sont imparables, d’une efficacité terrifiante, en trois mois on a mis en place dans les 15 morceaux… Avec une  répète  tous les 15 jours! C’était pile poil les gars qui convenaient, le plus beau duo rythmique avec qui j’ai joué.

3- Vous venez quand même d’horizons différent ça n’a pas été trop difficile au début ?

Remy: (cf. question précédente.)
Le fait d’avoir annoncé la couleur de ce que j’envisageais musicalement a mis sur la table une piste qui a dû, je pense, pas mal simplifier la donne.

4- Pourquoi avoir décidé de faire un groupe engagé ?

Remy: Parce que ça fait partie de mon éducation, parce qu’il faut (essayer de) se faire entendre, parce que les gens qui prétendent vouloir diriger nos vies sont à la tête d’un des plus beaux bordels qui n’ai jamais existé, parce qu’il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Pour mettre les gens en face d’eux mêmes. Pour essayer de fédérer, de provoquer, de bouger, de changer… Vaste chantier, et ceci dit notre domaine d’action s’arrête au libre arbitre de chacun.

5- Sinon je suppose que l’EP n’est pas une finalité en soi avez vous d’autres projets ?

Remy: L’ep que vous avez l’occasion d’écouter sur le myspace est une maquette enregistrée en 2004, mixée, mais non masterisée, faute de temps. Depuis ce temps, j’ai été contraint d’arrêter pour me consacrer à un autre groupe, qui m’offrait l’opportunité de renouveler mon intermittence.
Mais nous repartons cet automne avec la ferme intention cette fois de faire chauffer quelques (force!) planches et à long terme de pouvoir produire un Opus digne de ce nom, et pleinement réalisé.

6- Question un peu bête mais qu’est ce qu’on pourrait vous souhaiter ?

Remy: De pouvoir jouer et se produire dans de bonnes conditions. Nous faisons assez de bars et de lieux de concerts pour pouvoir dire que vivre de ça n’est pas, de moins en moins, une chose aisée. Même si, personnellement, j’ai la chance de pouvoir vivre de la musique grâce au système de l’intermittence, les moyens pour les petites structures, bars et caf conç manquent, c’est une chose, mais qui ne risque pas de s’améliorer si les règles actuelles se durcissent. L’interdiction de la cigarette dans les rades, les contrôles routiers abusifs, descentes et contrôles papiers inopinés dans les bars, le manque de moyen pour se payer des places de concert… ont fait passer la fréquentation des petits événements culturels à un niveau inférieur. Le plus terrible ? Le retour des contrôles des DRAC ou des obligations de travaux d’insonorisation, pas toujours nécessaires, sur les pubs qui font des efforts pour nous donner du plaisir et qui n’ont pas besoin de moyens d’asphyxie supplémentaires!
(http://www. lapetition. com/sign1. cfm?numero=1438)
La liberté!

7- C’est déjà la fin de cette interview. A Pavillon 666 on aime bien donner la parole aux groupes donc si vous avez un message à faire passer ou autre allez y c’est le moment.

Encore merci pour nous avoir accordé du temps :) .

Remy: Merci à vous et aux asso, aux personnes qui investissent temps et énergie dans une passion et une envie qui rassure sur le genre humain.
KEEP ON!!!

- Boby -

Myspace Enfant de Morphée : http://www.myspace.com/ledm

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Edited: novembre 11th, 2008

Interview CloverSeeds

Aprés deux Ep sortis sous le nom de Jellyfish. Le groupe se rebaptise  CloverSeeds et sort en ce jour de fête des morts son premier CD autoproduit mixé par Chris Sheldon (Rogers Waters, Oceansize …).

1- Boby pour Pavillon 666 : Bonjour CloverSeeds, vous venez donc – après avoir pondu deux EP – de sortir votre premier CD qui sort vendredi 31 Octobre. Quel est votre sentiment par rapport à la sortie de ce dernier ?

Yan (batteur): Notre sentiment est…..retardé ! l’album n’est pas encore en bacs, les aléas du business…mais ça ne devrait pas tarder. On est très impatient et on attend les premiers retours publics, presse. On espère que l’album sera bien accueilli. Petite rectification, les deux EP sont sortis sous le nom de Jellyfish, qui était notre ancien nom. Nous connaissions l’existance du Jellyfish americain célèbre dans les années 80/90, et du fait que nous commencions à sortir de l’anonymat, il a fallut changer de nom.

2- Boby : Votre musique sort des sentiers battus, est ce l’influence des Pink Floyd, Tool and co qui vous ont donné envie d’aller dans cette voie ?

Yan : Disons que c’est les ramifications engendrées par la diversité de nos influences qui nous guident dans cette voie. Ce n’est ni délibéré, ni calculé… Pierre(guitare) vient principalement du métal(fan de Maiden) mais adore les grands classics du rock seventies, et est très influencé par le trio Blackmore(deep purple)/ Guilmour(pink floyd)/ Hackett(genesis) Ptit Steph(bass) est très branché…musique de bassiste!!! Primus, Fishbone….
Cedric(chant) est attaché aux valeurs rock comme nous tous mais il boss énormément dans le domaine électro/dubstep Fabrice(guitare) est plus orienté scène prog moderne comme Porcupine Tree, Opeth, Anathema mais aussi Coldplay, Tool…. quand à moi (Yan, batterie) c’est Genesis, Queen, A perfect circle, Oceansize, Pink Floyd et il faut dire que ces deux derniers mettent plutôt tous les membres de CloverSeeds d’accord….

3- Boby: On imagine bien que tout ceci n’est que le commencement, alors d‘autres projet en vue ?

Yan: Nous avons un engagement pour deux albums avec Thundering Records, nous sommes donc actuellement en pleine compo pour le deuxième album, et nous espérons tourner un maximum pour promouvoir « Innocence » Pour la suite, nous allons retourner en Angleterre au printemps et semer quelques graines de trèfle au pays du Rock….La chose la plus importante est bien sur de prendre la route pour défendre cet album.

4- Boby: Chris Sheldon est quand même sacré homme, avoir mixé pour Roger Waters ce n’est pas rien quand même que vous a-t-il apporté ? La collaboration était dure ?

Yan: La collaboration avec Chris est une bénédiction! C’était pour nous un rêve que nous pensions intouchable… mais nous l’avons contacter et ce rêve est devenu réalité C’est un homme éminemment gentil, et très ouvert;il est adorable et incroyablement humble « Innocence » est un album autoproduit de A à Z par CloverSeeds, nous y avons passé énormément de temps, y avons mis tout notre coeur, mais revers de la médaille, nous étions bien trop impliqués pour avoir une oreille objective sur le mix. Nous avons décidé de laisser carte blanche à Chris et de se fier à notre goût pour son travail, à son expérience(c’est rien de le dire) et à son incroyable 6eme sens pour faire sonner un groupe!

5- Boby: Après m’être un peu baladé sur votre myspace, site … J’ai pu remarquer que vous vous étiez vraiment crée un univers à vous, pourriez vous nous en dire un peu plus ?
L’homme sans visage – que l’on peut aussi voir sur la pochette – a une certaine signification ou ne s’agit que d’une mascotte ?

Yan: En fait nous travaillons avec un excellent photographe( Nicholas Auproux) qui se trouve être à la fois, un visionnaire(il a toujours des idées incroyablement géniales), un mec super sympa, et un grand malade mental, dans le bon sens du terme (tout du moins comme nous) Ce personnage est une idée de lui. Il trouvait que le coté énigmatique collait parfaitement à l’ambiance qu’il voulait créer, et qui semblait coller à la musique de CloverSeeds… Allez faire un tour sur son Myspace, certaines personnes devraient sortir de l’anonymat…

6- Boby: A Pavillon 666 nous avons pour principe de laisser les artistes s’exprimer, si vous voulez faire passer un message ou simplement nous dire ce qui vous passe par la tête c’est le moment.

Yan: Merci encore de nous avoir accordé cette interview. Un grand merci à vous et à tous les gens qui soutiennent la musique, les artistes. A bientôt!

Interview disponible sur PAVILLON 666 : http://www.pavillon666.fr/interview-metal-3276.php

- Boby -
Myspace Cloverseeds: www.myspace.com/cloverseeds

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Edited: novembre 4th, 2008