Mass Hysteria + Headcharger – L’Usine (Istres) – 23/01/10

Après une soirée Rock à l’Usine, c’est tout naturellement le métal qui s’impose en cette fin de week end. Venu défendre un énième album, ce soir c’est Mass Hysteria qui occupe les lieux. Plus connus pour l’énergie qui déploient en live que pour leurs cd’s, cela fait longtemps que les « Babyloniens » de Mass se sont imposés comme l’une des références de la scène néo métal française, avec, comme consécration la première partie de Metallica l’été dernier dans les splendides Arènes nîmoises.

 Headcharger

Mais avant de passer aux choses sérieuses, c’est HeadCharger qui rentre en scène. Eux aussi sont venus défendre un album vient de sortir, « The End Starts Here « , tout un programme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce début de concert il n y a pas grand monde. Malgré ça le quintet normand ne s’en démonte pas pour autant. Au rendez vous gros riffs de guitare et une voix de cowboy. A l’aube de la sortie de leur 3éme opus, il faut reconnaître une qualité essentielle au groupe, ce lui d’assurer tant devant 3 personnes que 300. Petit à petit les rangs se resserrent pour finalement se séparer dans un « Braveheart » qui écopera du titre honorifique du « Brave le plus ridicule au monde« .

Headcharger

Pour autant Headcharger ne se démonte pas. Bien décidés à montrer ce qu’ils avaient derrière leurs longues chevelures c’est «  The end starts hère « , titre éponyme du dernier album, qui fédérera tout ce beau monde qui s’agite dans la fosse. Niveau technique rien à redire, simple et efficace. A des moments on pourrait s’y méprendre avec des bons vieux riff from texas de Nashville Pussy à la différence prêt que  » l’égosilleur » presque chanteur, s’apparente bien plus à celle de Jamey Jasta (Hatebreed) qu’aux doux et mélancolieux chants de Blaine Cartwright (Nashville pussy). Bref après 45 minutes de ce savant mélange on en redemanderait presque. Seulement voilà côté publique c’est avec d’avantage d’intérêt que l’on attendMass Hysteria.

Mass Hysteria

Pendant que le plateau est changé, la fosse se remplit. En tout juste 20 minutes le nombreux de chevelus a quadruplé dans l’Usine. Si pendant Headcharger il y avait la place de circuler, pour Mass Hysteria, pas de doute, ce sera une douche assurée avec les potentielles coulées de sueur des voisins. Précédent le grand lavage, les quatre musiciens de M-H ouvrent le bal avant d’être rejoint par Mouss, chanteur aux allures Chabaliennes. Aussi percutant qu’un plaquage du célèbre membres du XV de France, « Babylone  » installe les prémisses d’une ambiance joviale qui tiendra jusqu’au bout. Intergénérationnel, c’est un public allant de 7 à 77 ans qui accueille les 5 camarades.

Mass Hysteria

Même si l’alibi principal de cette tournée est la sortie d’un énième opus, c’est sans surprise les morceaux du précédent album qui occupe la plus grande place dans la set list, nous ne nous en plaindrons pas puisqu’une « Somme de Détails » résonne à mon sens comme l’une des meilleurs productions de Mass Hysteria. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui est ensuite interprété. Si la présence scénique de Mouss, sa gestuelle, ses mimiques, font parties intégrantes du groupe, il va s’en dire qu’elles vont de paire avec le jeu de scène deYann, l’homme toupie occasionnellement guitare de la formation.

Mass Hysteria

Étonné de voir un public si nombreux, il faut avouer que pour un groupe de métal venir dans le sud est un peu comme un baptême du feu. « S’il y a du monde dans le sud alors il y aura du monde partout« , ironiseraMouss ,à juste titre avant d’ordonner un braveheart. Rien à voir avec la précédente tentative d’Headcharger. Cette fois le public est là et il compte bien le faire savoir. 1…. 2….. 3…. Est l’intro de « P4  » scelle l’ouverture des hostilités. Les deux cotés si distincts il y a tout juste 30 secondes se réunisse dans le chaos le plus total formant un amalgame difforme de bras, chevelures et autres membres du corps humain. Satisfait c’est sur un solo de batterie que le tout se soldera.

Mass Hysteria

Brutal, écologiste, revendicateur, Mass Hysteria c’est tout cela et bien plus. Une certitude il ne manque pas de le faire savoir. Textes revendicatifs associés à une musique qu’il l’est tout autant, que demande de plus le peuple ? Mais où la critique se fait le plus ressentir c’est avec «  Killing The Hype « , une déclaration de guerre claire contre toutes ces formations bobo pseudo Rock and Roll à l’image de BB brunes. « Les Bobos et leurs spleen, mèche rebelle à l’anglaise « , n’ont qu’à bien se tenir car ce n’est surement pas le public présent ce soir qui invalidera ces sages paroles. Bien au contraire et en signe d’acquiescement, c’est lorsqueMouss fait la promotion de groupes qui ne font pas la première page de Rock and Folk comme Gojira, l’ensemble de la team Coriace et autres outsiders du rock/métal français, que le public aura rugit le plus.

Mass Hysteria

« Respect the dance floor  » et le dance floor te respectera. Mouss profite du morceau pour inviter les plus téméraires du public à venir se déhancher sur les planchers de l’Usine. « Furia « , qui mettra un point final à plus d’une heure et demie d’hystérie, de pogos, de cris et d’effluves de transpiration. Avant de partir Mass Hysteria ne manque pas de faire une photo avec en fond le public histoire d’immortaliser ce qui restera comme un très bon samedi soir.

Mass Hysteria

- BOBY -

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Edited: février 1st, 2010

Soirée du Rising Dead Boys : Lunch + The Cheerleaders + Real Threat – Portail CouCou (Salon de provence) – 12/12/200

Lunch

Au Portail Coucou les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la semaine dernière la petite salle du pays salonnais revisitait le courant brit pop, ce soir, sous des allures de CBCG, le punk envahit les lieux. A l’initiative du concert, Le Rising Dead Boys, un petit collectif regroupant quelques groupes comme Lunch, The Cheerleaders ou Real Threat.

Lunch

Ce n’est pas sous les meilleurs auspices que débute le concert, en effet un léger problème technique de dernière minute vient complètement chambouler le planning de Lunch. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes que tout rentre dans l’ordre. Ce soir un seul objectif, faire découvrir la scène punk salonnaisse.

Lunch

Une musique énergique et décomplexée voilà comment pourrait être qualifiée la production du jeune trio,Lunch. Si la musique rappelle le punk californien, les textes, eux, n’ont strictement rien avoir avec ce même genre. Si Offspring, Blink 182 ou encore Green Day parlaient de leur histoire de cœur/cul, Lunch décide de revenir aux fondamentaux du punk avec des paroles engagées. Drogue, pauvreté, intolérance, rien n’est laissé de côté à tel point que l’on se demande si Lunch ne serait pas le fils cachés de Guerilla Poubelle.

Lunch

Certes il y a quelques ratés, mais s’il n y en avait pas serait ce vraiment du punk ? Il faut reconnaître à Lunch une qualité indéniable, celle d’arriver à faire bouger les foules. Afin de promouvoir le collectif (rising Dead boys bien sur), les invités surprises sur scène s’enchainent pour faire les cœurs ou carrément chanter comme ce fut le cas avec Adrien, le chanteur du groupe suivant, The Cheerleaders. S’en suivent quelques remerciements notamment au Portail Coucou qui n’hésite pas à donner une chance aux jeunes formations.

Lunch

Pour nous faire patienter, Xtramedium prend place dans l’antichambre du Portail Coucou. En face du bar, les deux compères monégasques s’adonnent à la guitare électro et au tambourin. Un petit intermède de douceur dans cette soirée de brutes.

The Cheerleaders

C’est au tour des Cheerleaders de faire trembler la salle. Pas de pompom, encore moins de mini-jupes, loin de l’image fantasmatique véhiculée par le cliché américain, ce sont simplement quatre garçons qui prennent place. Le registre est nettement plus agressif que Lunch. Côté public l’ambiance ne faiblit pas et à même tendance à augmenter.

The Cheerleaders

Effet peu surprenant compte tenu de certaines compositions se révélant être de petits bijoux. « What I Am » illustre à merveille le talent du quatuor, riffs énergiques, une voix puissante, et des parties de batterie irréprochables, il n’en fallait pas moins pour mettre rendre l’ambiance chaude bouillante. Tout comme pourLunch, le plateau est envahi de tous bords par le public.

The Cheerleaders

En effervescence, cette même ambiance, redescend quelque peu avec «  Enjoy Silent« . Trop Harcore, surement pas assez punk, contrastant avec le reste du concert difficile de vraiment accrocher. Seul petit bémol après plus de 45 minutes de pogos, il n’en aura pas fallu tant pour comprendre que les 4Cheerleaders ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve, ils viennent juste de remporter lesClass Eurock’s. A surveiller.

The Cheerleaders

Finalement la seule déception de la soirée aura été celle de ne pouvoir rester pour le troisième et dernier groupe, Real Threat. Mais à la vue des deux prestations précédentes il ne fait aucun doute que la seule « réelle menace » ne pouvait venir que froid hivernal sévissant à l extérieur.

The Cheerleaders

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Soma + Kami + Isys – Portail CouCou (Salon de provence) – 28/11/09

Énième concert pour l’association Aix Qui ? , est une fois de plus le public est au rendez vous. Au bas mot plus de 250 âmes avaient fait le déplacement jusqu’au Portail Coucou, lieux emblématique de la culture salonnaisse. A l’ordre du jour 3 groupes et un point commun, tous ont été finalistes des Class Eurock’s, le plus grand tremplin musical de la région.

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Après la diffusion du DVD des Class Eurock’sIsys, le premier groupe représentant le « Jeune Espoir » prend place dans l’antichambre du Portail, juste en face du bar. Le public présent pour la jeune formation est dans sa grande partie, constitué de copains expliquant ainsi la réactivité et l’engouement excessif. Ce qui au demeurant est normal puisque c’est ici, à Salon, qu’Isys remportait son ticket pour la finale du fameux tremplin. Musicalement parlant il faut avouer que le groupe n’invente rien et se contente de surfer sur la mouvance pop rock attribué aux band’s dans les séries américaines pour adolescents. Ce qui est d’autant plus dommage car lorsque l’on enlève les deux trois ratés au niveau des solos, les cinq garçons d’Isys auront montré durant une courte demi heure que le potentiel était pourtant bien présent.

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Changement de décors avec Kami, deuxième groupe de la soirée venu directement d’Hyéres. Cette fois c’est dans la grande salle que se déroule le live. Même si le public met du temps à accrocher le groupe n’en démord pas et joue comme si la salle était pleine. Décomplexé les quelques échanges entre le chanteur et le public font office d’introduction. Plus original que le groupe précédent, c’est à mi chemin entre pop anglaise et rock inde américain que Kami se place. Certaines chansons sont, il faut le dire, de petits bijoux. Sur les passages plus calmes on ressent l’influence de Radiohead omniprésente. Sans pour autant dire que la voix d’Hervé s’apparente à celle de Tom York il faut avouer qu’elle possède cependant un certain charme. Le coup de cœur sera « Don’t Play With It « . Entre deux morceaux le groupe annonce la sortie imminente de leur prochain album qu’ils sont venus défendre ici… avec brio.

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Troisième groupe et surement le plus attendu, SOMA, fierté de la région ne cesse d’aligner les succès. Venus eux aussi pour défendre leur prochain album le quatuor n’aura pas laissé de marbre les jeunes spectatrices du Portail Coucou. Là où je pensais trouver un groupe semblable aux surmédiatisés BB Brunes j’ai finalement trouvé un excellent rock band. Survolté, puissant, enjoué, les qualificatifs sont encore nombreux si l’on veut définir SOMA. Même si ce n’est qu’après le troisième titre que le chanteur digne enfin prendre contact avec le public le spectacle n’en reste pas moins délectable. Sonorités comme allure font inéluctablement penser aux dandys des Hives.

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Comme pour exorciser le mutisme des premiers morceaux, Lionel, le chanteur explique à chaque morceau l’anecdote qui l’accompagne. Plus aucun complexe, SOMA enfin maître des lieux, est de plus en plus à l’aise sur scène. Puis vint « Get Down « , dans la salle ça danse, pogote et même monte sur scène. Difficile de résister aux puissants riffs de guitare de titre phare de l’EP. Rock agressif oui, mais pas seulement, « Jewel and the orchestra« , nouveau morceau fraichement composé, calme le jeu au sein du public. La guitare est délaissée pour le Ukulele (ou pas je ne sais plus honte à moi), l’ambiance survoltée devient intimiste. Bref, en un morceau l’univers change radicalement.

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Après un rappel le groupe revient en force. SOMA en profite pour faire la promotion du futur album avenir «  N’hésitez pas à aller l’acheter quand il sortira, enfin si vous êtes pauvres vous aurez le droit de le télécharger « , conclut Lionel, sourire aux lèvres.

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Le rendez vous est pris, en janvier s’il ne faut acheter qu’un seul Cd ce sera celui de SOMA . Soirée placée sous l’égide de la découverte et de l’étonnement. Fort d’un partenariat qui dure depuis maintenant plus de 15 ans Portail Coucou et Aix Qui ? auront – une fois de plus – créé l’événement et comblé un public venu en grand nombre.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Eiffel – Le Poste à Galéne (Marseille) – 26/11/09

20 heure 10 pétante lorsque les portes du Poste à Galéne s’ouvrent enfin. Alors que le public s’engouffre ce sont les membres d’Eiffel qui sortent de la petite salle marseillaise. Un concert annoncé depuis quelques semaines « SOLD OUT », pas étonnant donc que la salle se soit remplie si rapidement.

Ce qui fut moins rapide, ce fut l’arrivée des artistes. Après une longue, très longue heure et demi d’attente, Eiffel débarque enfin sur scène. Il est juste regrettable qu’afin de faire patienter le public une première partie n’ait pas été programmée. Il est dix heure moins vingt sur l’écran de mon portable lorsque le concert débute. A la tête de la formation bordelaise, Romain Humeau, danse, claque dans ses mains (souvent à contretemps), beugle et chante – quelques fois -.

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L’ambiance pêne à prendre, le manque de première partie se fait ressentir. Ce n’est qu’après «  Saoul  » que tout s’améliore, qu’il s’agisse de l’ambiance ou des capacités vocales de Romain. Le charabia des premiers morceaux se transforme soudainement en parole.

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Sans non plus en faire des tonnes, le contact passe très bien avec le public. Les brèves prises de paroles du groupe alimente l’ambiance joviale régnant en maîtresse dans les lieux. « Ma part d’ombre  » illumine le Poste à Galéne, le public en redemande. La force d’Eiffelne réside pas essentiellement en la personne de Romain. Nicolas et Nicolas, respectivement à la batterie et à la guitare (à moins que ça soit l’inverse je ne sais plus) montrent et démontrent tout leur savoir faire à la populasse marseillaise. L’un développe son jeu de jambes en s’amusant avec ses effets quant à l autre ce sont les bras qui font le plus gros du travail passant d’un tom à un autre.

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Il est impossible de parler d’Eiffel sans faire allusion à Hélenne. Une fois derrière une basse, une fois devant un piano, difficile de ne pas la remarquer. Son talent n’ayant d’égal que sa beauté il ne faut pas oublier que la jeune demoiselle reste avant tout la compagne deRomain, le chanteur. Le fait est que cette complicité n’est pas flagrante sur scène. Ce qui est plaisant avec la formation bordelaise ce qu’il n’y a pas que la musique qui soit captivante, les paroles, pleines de sens, jouent elles aussi un rôle primordiale. «  A tout moment » en est l’exemple parfait, comme replongé dans les manifestations de l’année passée, c’est tout un univers qui prend place.

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Ce qui est d’autant plus appréciable c’est que le groupe ne se cantonne pas aux morceaux du dernier album. Annoncée comme une exclue «  Ne respire pas » ravit les fans de la première heure et charme à coup sur les retardataires. Entre rock agressif et pop indie mélodieuse, il y en a pour tous les gouts. Malheureusement lorsque le chanteur rentre en « transe » il y a de quoi rester dubitatif. Les paroles sont remplacées par des grognements, la gestuelle exaltée par les déambulations de l’homme qui aurait trop bu. Dommage que le groupe « se perde » ainsi.

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« Sombre  » signe la fin de cette première partie du concert. Le quintet bordelais se retire. IL va sans dire qu’il est aussitôt rappelle par un public chaud comme la braise. Dans l’obscurité de la salle la silhouette des membres du groupe se distingue vaguement quoi que la touffe du chanteur soit assez facilement reconnaissable. «  Une reprise du meilleur groupe du monde, les STOOGES » annonce ce dernier avant d’entamer l’emblématique intro de «  Search And Destroy« . Certes la fougue d’Iggy et l’indescriptible panache de Ron Asheton ne sont pas au rendez vous mais le résultat (comme le montre la vidéo ci dessous) demeure convenable. Néanmoins la reprise atteste aussi de la limite des capacités vocales du leader d’Eiffel. Avant de quitter la scène un dernier morceau est joué. Le refrain est secondé par un piano/jouet pour chérubin. Pour être honnête il aurait été préférable que le concert se clôture sur l’avant dernier titre « Hype« , un petit bijou qui vaut de détour (d’Eiffel).

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- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

POPA CHUBBY – L’usine (Istres) – 30/10/09

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Retrouver Popa Chubbi à l’usine est presque devenu une coutume pour le public du pays d’Istres. Après une tournée en l’honneur d’Hendrix , le « Big Show  » du rock & blues New Yorkais revient mais cette fois accompagné –comme nous le montre les affiches ornant les murs d’entrée- de sa femme, why not ? Quoi qu’il en soit le public est venu en grand nombre, du motard au père de famille en passant par l’adolescent aux cheveux gras, Popa Chubbi semble être vecteur de rassemblement. Pour cause c’est une salle quasi pleine qui s’impatiente de le voir arriver sur scène.

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Pas de première partie, il est 21h15, Popa accompagné de ses deux musiciens, d’une lente et lourde démarche, s’installe. Bien que les affiches le montrait secondé par sa dame, cette dernière n’aura pas répondu présente à l’appel, pour sauver les apparences Chubbi ironise «  My first wife is my guitar« . Les premiers morceaux s’enchainent rapidement, trop rapidement. Le public ne semble pas suivre malgré des morceaux rock à en faire trémousser plus d’une. Manque de réactivité de la part du public ou simplement le manque de complicité qui se fait ressentir ? Ce n’est qu’à partir du 5éme morceau, une somptueuse reprise de «  Hey Joe« , que Popa Chubbi reprend contact avec le public. Ce qui fait le fort de ce musicien du pays de l’oncle Sam ce n’est pas seulement la facilité déconcertante avec laquelle qui joue sur SA strato, mais surtout, histoire de pimenter la chose, le fait qu’il s’offre le luxe de chanter en même temps.

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Il ne fait pas si chaud que ça et pourtant ce sont des flots de transpiration qui ruissellent sur le visage potelé de l’américain. Fatigué, c’est sur une chaise que ce dernier trouve refuge. Popa serait il déjà fatigué ? Oui mais non, qu’il soit assis ou debout cet avec le même entrain que le bougre se démène. Même si dans les bras de « la boule  » –américaine bien sur puisque la française ne sait jouer que du gong (Cf. Fort boyard)- sa femme (autrement dit sa guitare) ressemble à un ukulélé, il en connait toutes les ficelles ou plutôt toutes les cases. Difficile de rester insensible aux solos de « Rock And Roll is my religion », qui inéluctablement donne la pressante envie de se convertir.

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En parlant de religion, Popa, toujours perché sur sa chaise, s’adonne à une reprise de «  hallelujah« . Les refrains sont repris d’une voix unique par le public. Touché, Goliath Chubbi premier du nom s’emmêle dans ses solos. Le public ne semble pas remarquer les quelques fausses notes, une ambiance béate règne alors en maîtresse dans l’Usine. Enfin presque, aux antipodes de la balade du paradis, c’est sur l’autoroute de l’enfer que nous emmène Popa Chubbi. Effet AC/DC oblige, le public se réveille soudainement. De surcroit les interventions chubbienne se multiplient. Ca y est nous y sommes, le concert débute réellement. S’en suit une autre reprise du jeune Jimi, « The Winds cries Mary« , si la guitare et le chant respecte à la lettre la partition, la basse quant à elle sort du lot, logique puisque c’est les riffs de « Sweet Home Alabama » qui sont joués. Néanmoins le tout passe bien, il faut avouer que le contraire aurait été difficile avec les musiciens qui entourent Dady Chubbi.

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D’ailleurs lorsqu’il ne joue pas, c’est le talent de son bassiste qui éclate au grand jour. Avant de se retirer de la scène Popa quitte sa chaise pour se retrouver sur le tabouret du batteur, deux baguettes dans chaque main, c’est sans ménagement qui martèle la pauvre batterie. Bien sur, le public en redemande. « Aces Of Spades (de Motorhead) », histoire de ravir lesquels bikers présents, à pour rôle de clôturer cette soirée. Ca change de la voix de Lemmy, la seule chose que l’on puisse en dire c’est que le résultat est plutôt surprenant, pas bon ni mauvais, simplement surprenant un peu comme Chubbi finalement.

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Popa Chubbi, c’est un peu l’Obélix américain, pas besoin de prendre de la potion magique –quoi que je sois convaincu qu’il ne refuserait pas un bon verre de Jack- pour être surpuissant. Car derrière sa guitare il n’y a pas d’autre qualificatif pour le décrire. Qu’il s’amuse à reprendre des légendes ou qu’il compose ce bon vieux blues new yorkais dont il a le secret, il faut avouer que lorsque ce mec là est sur scène, il est bel et bien le représentant de sa digne religion, le Rock and Roll.

- BOBY -

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Edited: novembre 18th, 2009

Fiesta des Suds: Izia – Dock des Suds (Marseille) – 17/10/09

« Nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg. Tous les groupes gaulois produisent du rock français de sous marque… Tous? Non! Un petit band d’irréductibles Gaulois mené par Izïa résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires des camps retranchés de Superbus, Indochine, BB Brunes et Plasticines.  »

Fiesta des Suds, il est 22h20 dans l’antichambre du festival. Alors que la grande majorité du public attend avec impatience, que vienne se produire Charlie Winston. Même si la salle n’est pas pleine à craquer, il est réjouissant de voir que la diffusion de masse de « like a hobbo  » sur nos ondes hertziennes n’a pas totalement réduit à néant l’amour que certains ont pour le rock, le vrai, le pur, le dur ! A ceux qui croyaient que le Rock était une histoire d’homme, Izïa, du haut de ses 10 centimètre de talons aiguilles est la preuve vivante que ces personnes là se trompent. Les plus réticents pourraient dire qu’il ne s’agit là que d’une fille de… En effet Izïa semble être la fille spirituelle DE Janis Joplin et Jack White.

Verbe, fougue, talent certains héritent d’argent pour la jeune demoiselle il semblerait qu’il s’agisse de qualité. Qu’elle soit seule avec sa guitare, derrière une batterie ou tout simplement entrain de chanter on en oublierait même que la sœur d’un certain Arthur n’a pas encore vu son vingtième printemps. Finalement se sont ses prises de paroles plus ou moins houleuses –contrastant néanmoins avec l’attitude scénique- qui nous ramènent à la réalité, Izïa reste avant tout une adolescente. Mais une ado qui s’assume, la jeune a beau ne pas être un top model, avoir des formes, elle « emmerde toutes ces salopes qui sont jalouses lorsque tu te sens sexy dans ton shorty » et entend bien faire passer le message par le très stoogien «  Hey Bitch « .

Si la voix d’Izïa est remarquable, elle ne serait rien sans les musiciens qui l’accompagnent. Malgré un putain de rock à réveiller grand-mère, le public marseillais reste immobile, à la limite de la frustration. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de nouer le contact, d’inciter à participer mais rien ne prend. En tout cas une chose est sure, « Back In town » aura séduit les plus perplexes, récoltant applaudissements, cris de joie et même demande de strip tease. D’ailleurs c’est peut être à ce moment que l’on voit que d’Izïa à Jack White il n’y a qu’un pas, musicallement bien sur.

Cependant il est vrai que le show n’est pas sans faille et que quelques morceaux comme « The Light » ne représentent qu’un intérêt très succinct. Mais lorsqu’on l’a compare avec d’autres groupes rangés dans la même catégorie à l’image des BéBé Brunes inéluctablement le spectacle reste d’une qualité nettement supérieure, même si ce n’est pas très difficile. Ayant seulement sorti un album il n’est donc pas étonnant qu’au bout d’une heure le groupe se retire après un ultime morceau dans lequel Izïa s’installe à la batterie.

Finalement, même si nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg, même si la quasi-totalité des nouveaux groupes de « rock français » font de la bouse commerciale. Un petit groupe d’irréductibles mené par Izïa résiste encore et toujours pour que le rock, le vrai perdure, celui qui dit « fuck  » à tout, «  fuck  » à rien, celui qui est là pour faire trémousser les jeunes pucelles et vomir les vieux barbus. D’accord, Izïa reste très jeune et manque quand même d’expérience mais être chanteuse ce n’est pas non plus diriger l’EPAD, par conséquent il ne fait aucun doute que dans quelques années ce sera sur la grande scène de la Fiesta qu’Izïa viendra dire «  Fuck à toutes les pétasses (qui se moquent des autres bien évidement)  »

- BOBY -

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Edited: octobre 24th, 2009

Fête de l’Humanité – La Courneuve: Cocoon, Keziah Jones, Manu Chao – 11/09/09 – Jour 1


S’il  y a bien un rendez vous qui peut être qualifié de rendez vous du peuple, il n’y a aucun doute qu’il s’agisse de la Fête de l’Humanité. Pour sa 74 éme édition la Fête était, une fois de plus, à la hauteur des espérances, tant sur le plan musical que sur le plan politique. Il faut dire qu’avec un prix ne dépassant pas les 20€, une programmation regroupant des artistes internationaux ainsi que des débats au cœur des préoccupations actuelles, la Fête de l’Huma est l’événement à marquer d’une croix rouge sur le calendrier.

« On va tous simuler un orgasme ensemble »

Il est 18h30 lorsqu’à la surprise générale Cocoon débarque sur la grande scène, initialement prévu le samedi il semblerait que le duo français ait échangé de créneau avec les Wampas.  Ce n’est donc que partie remise pour Didier notre roi à tous. Sur un simple bonjour le concert commence. Lui à la guitare, elle au piano, chacun dans son coin essaye d’occuper tant bien que mal la scène. Il n’est jamais évident d’ouvrir pour un festival, les gens sont peu attentifs, la plupart du temps mous et  malheureusement ce ne sera pas Cocoon qui fera monter l’ambiance  malgré plusieurs tentatives vaines. On pourrait penser qu’au moment de  « Chupee » ou encore « On my way » l’ambiance aurait pu remonter seulement le triste constat qui en est tiré, est que sur scène on bouge plus que dans le public à tel point que certaines personnes préfèrent trouver refuge dans le stand-bar le plus proche. Pour ma part, je laisse le temps à Cocoon pour montrer l’étendue de leur talent, seulement, après tout juste 40 minutes de set le groupe se retire. Du coup pas de seconde chance pour le duo qui me laisse sur ma faim. Il est certain qu’en festival les sets ne sont pas programmés comme pour un concert anodin mais de là à jouer 40 minutes, c’est léger, trop léger.

« Rythme is Love »

Changement radical d’ambiance au moment où Keziah Jones, accompagné d’un bassiste et un batteur, rentre sur scène.  Tout sourire Mister Jones prend sa guitare et sans plus attendre entame son set. Presque étonné par la foule présente, KJ n’en perd pas ses bonnes manières et accueille chaleureusement son public, et c’est peu dire, à la fin du troisième morceau KJ enlève son haut suscitant les petits cris des demoiselles composant le public. Au niveau de l’ambiance rien à voir avec Cocoon,  le public reprend fièrement les refrains. Entre deux chansons, le poing levé (fête de l’Huma oblige), Keziah Jones fait un discours en français assez incompréhensible parlant de liberté et d’amour.  S’en suit une douce ballade. En plus d’être bon guitariste, Jones est un excellent bassiste, en quelques minutes il l’aura démontré à l’assemblée s’emparant d’une basse  avant de se retirer de scène. Il n’aura pas fallu beaucoup d’effort de la part du public pour que ce dernier revienne. A l’image de Ben Harper, Keziah prend sa guitare qu’il allonge afin de pouvoir jouer tout en faisant du tamtam. Comme un hommage à Hendrix le groupe reprend « All Along The Watchtower »,« Rythim is Love » s’en suit illico presto. Le titre dure et s’achève sur une òla dirigée par le batteur, devançant le départ du groupe.

« La vie est belle, le monde pourri »

Pour le dernier concert de la grande scène difficile d’accéder sur les lieux. Chose peu étonnante concernant Manu Chao et la Radio Bemba.  Le concert n’a pas encore commencé que le public est déjà compressé contre les barrières de sécurité. Il me semble ne jamais avoir vu la grande scène aussi noire de monde. Les lumières s’allument, tout le monde hurle, il faut dire que Manu Chao n’est pas venu depuis longtemps à la Fête de l’Huma et qu’il est très attendu. Casquette sur la tête, guitare en main, le show commence fort avec « Me Gusta » repris en cœur par l’ensemble du public et « Politik Kills ». Avec l’énergie d’un môme de 10 ans, Manu saute partout sur scène, légèrement surpris par le monde présent il ne cesse de remercier les personnes qui ont fait le déplacement.  Avec la foule présente, impossible de rejoindre la fosse, le public ne forme plus qu’une masse compacte et homogène. Afin de dissimuler un problème technique Manu remercie pour la énième fois le public et retire sa chemise avant d’entamer « Clandestino ». Accueilli par des  tonnerres d’applaudissements, il va sans dire que l’ambiance qui semblait déjà avoir atteint son apogée augmente encore un peu plus, lorsque ce n’est pas le public qui s’amuse à slammer c’est une tente qui se monte en deux secondes qui joue  les acrobates. Bien que Manu se produise avec la Radio Bemba il n’en oublie pas pour autant la longue époque passée avec la Mano Negra, micro sur le cœur qu’il tape de plus en plus fort simulant les battements de l’organe, ainsi commence  « Mala Vida ».

Ce n’est un secret pour personne le Manu Chao musicien est indissociable du Manu Chao politicohumain, c’est donc comme tel  que ce dernier interrompt le concert pour faire monter sur scène des représentants du peuple sahraouie brandissant fièrement un drapeau du Sahara Occidental, ainsi qu’une militante afin de sensibiliser le public à cette cause que peu connaissent (conflit mêlant le Maroc, l’Algerie, et le Sahara Occidental). S’ensuivent de vifs remerciements de la part des militants au groupe ; « Merci à Manu, à sa solidarité, à vous Fête de l’Huma, Merci ». Laissant sur scène le drapeau, seul témoin du passage de ces militants, le concert reprend de plus belle avec « Machine Gun », un autre titre de la Mano. Même lorsque Manu lâche sa guitare au profil d’une caisse claire les foules restent galvanisées, plus de 90 000 personnes s’entassent, se montent dessus, pour essayer de profiter au mieux d’un des plus merveilleux concerts qui ait été donné sur scène grande scène depuis des années. Entre chaque titre une petite dédicace de la part de l’ex leader de la Mano Negra « Merci Paris, avant de partir une petite dédicace à tous ces politiciens qui nous mentent ! ». Comble de l’ironie le groupe reprend à sa sauce le thème des Temps Modernes, avant de finalement se retirer en ajoutant « La vie est belle, le monde pourri »

Malgré un début de soirée plutôt mou, à la façon d’un pyromane, Manu Chao, accompagné de la Radio Bemba, a su embraser la grande scène.  Ce n’est pas que Cocoon ou Keziah Jones n’étaient pas à la hauteur, c’est juste que Manu Chao est l’un des plus gros monuments du Rock français, et que cette réputation qui se confirme toujours un peu plus à chaque représentation. Néanmoins il est regrettable qu’une partie du public n’ait pas pu profiter pleinement du spectacle à cause du manque de place, la Fête de l’Huma serait elle victime de son succès ?

- Boby -

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Edited: septembre 18th, 2009

Festival Woodstower – 29/08/09 Day02 : Zahra Hindi + Herman dune + Tricky + Peaches + André Duracell


Après une nuit glaciale dans la toundra lyonnaise, une heure de galère pour trouver la navette pour Lyon et une petite balade dans le village artisanal, nous voilà de retour au Woodstower Festival. Pour ce deuxième jour, le moins qu’on puisse dire c’est que les organisateurs ont mis le paquet, Tricky, Peaches, et même des petits fours à l’espace pro accompagnés de ponch.

Arrivés en retard pour pouvoir apprécier le quatuor composant Max Tundra, nous nous rattrapons finalement sur Hindi Zahra, jeune chanteuse aux influences orientales. Ambiance minimaliste et intimiste, c’est sur un simple « Bonjour » que tout commence. Il faut avouer que dés la première chanson, la mélancolieuse voix d’Hindi envoute l’assemblée. A la frontière du psychédélisme, les danses entreprises par la jeune demoiselle convertissent les derniers incertains.

La jeune chanteuse peut se féliciter d’avoir attiré un public nombreux, pas spécialement démonstratif mais en tout cas réceptif. Les morceaux se succèdent, bien qu’un peu répétitifs ces derniers ne manquent pas d’installer une ambiance zen et relaxante.

Dans un tout autre registre, c’est Herman Dune seul qui prend le relais sur l’immense scène du lac, qui, pour le coup, parait bien vide. Pas de fioriture, tout juste quelques spots lumineux. Herman se tient seul avec sa guitare face à quelques milliers de spectateurs. J’avoue que j’étais curieux de découvrir le personnage mais j’ai rapidement été déçu, pas que le spectacle était mauvais mais plutôt que l’ambiance ne décollait pas, Herman peinait à faire partager son univers. Néanmoins je suis convaincu que ce dernier doit être parfait dans une salle plus intime qu’une grande scène de festival.

Finalement ce n’est que lorsque le deuxième frère Dune ainsi qu’un autre membre du groupe rejoignent le plateau que le spectacle décolle enfin. En l’espace d’une chanson l’ambiance change considérablement, le public commence à se déhancher, taper dans les mains, bouger la tête et même parfois reprendre les refrains. Ce regain de puissance est il suffisant pour faire oublier un début longuet ? Il semblerait bien puisque ma mémoire n’en retient vraiment que les derniers morceaux. Une chance pour Herman Dune.

Pendant que les road’s s’activent pour le changement de plateau, c’est en plein milieux du festival que André Duracell, plus remonté qu’une pile se déchaine sur sa batterie. Du haut de sa mini tourelle, qui d’ailleurs fait un peu penser à celle d’Angus Young, Andrew dit André reprend et remixe des sons de jeux vintage mais aussi du Bach. En résumé un univers bien enflammé que nous propose là l’allumé André. Rien de tel avant de passer à Tricky.

Serait ce vraiment utile de présenter Tricky ? Tête d’affiche de cette seconde et dernière soirée du Woodstower, le prince du Trip Hop comme on aime à l’appeler est depuis le début de l’été présent sur bon nombre de festivals à l’image des Eurockéennes. Pour en revenir au spectacle c’est dans la pénombre la plus total que Tricky arrive sur scène. Dans le jeu d’ombre son perfecto et ses petites dread se dessinent

Après une longue introduction musicale la voix retentit dans la plaine lyonnaise. A ce moment je me demande si le régisseur son est présent ou tout simplement sourd, l’instrumental étant très fort la voix de Tricky peine à s’imposer, fort heureusement après quatre cinq chansons le tir est rectifié. Pour avoir longuement écouté l’artiste sur support CD je le trouvais plaisant mais en live il faut avouer qu’il est surprenant. Pas une minute de répit, lorsqu’il n’est pas derrière son micro à faire bouger la tête si se retrouve entrain de slamer dans le public. Beaucoup de morceau du dernier album sont joués comme « Excess » ou « Girls« . En plus de fournir un spectacle de qualité Tricky n’en oublie pas pour autant son public avec lequel il s’entretient souvent. C’est donc un grand plaisir que de voir un artiste si soucieux de son spectacle mais aussi de son public, on est bien loin des artistes qui prennent les spectateurs pour des vaches à lait.

J’aurais tendance à dire que Tricky incarne parfaitement la philosophie que la musique devrait respecter, celle d’être vectrice d’échanges, simplicité et respect. La musique est tellement entrainante que rapidement la froideur qui commençait à s’installer déguerpie aussi tôt. Tricky qui au début torse nu me donnait des frissons me donne maintenant envie de tomber le polo malgré la grippe A qui n’est pas très loin. Le public est vraiment subjugué, comment ne pas l’être ? L’univers que nous fait explorer le groupe est tout simplement merveilleux cependant toutes les bonnes choses ont une fin on nous le dit assez souvent et c’est pourquoi une fois de plus ce célèbre proverbe se vérifie puisqu’après de chaleureux remerciements Tricky quitte la scène.

C’est bien connu, Duracell dure deux fois plus que les autres piles alcalines. Ainsi il n’est pas vraiment étonnant de retrouver une seconde fois André et sa batterie sur la mini tourelle juste avant Peaches.

Pour être franc je ne connaissais pas du tout Peaches (Oui je sais, honte à moi) du coup en voyant l’accoutrement des quelques férus de la canadienne je m’attendais à tout. A tout ? Enfin presque, j’avoue que je fuis surpris lorsqu’en introduction ce fut le générique de l’Agence Tout Risque entama ce set des plus intéressants. Sur le plateau on distingue deux hurluberlus se déambuler. Soudain une espèce de pèche rose débarque, micro en main, il ne fait aucun doute, il s’agit bel et bien de Peaches
Accompagné d’un pianiste, d’un batteur c’est surtout Safy, la guitariste qui retient l’attention du plus grand nombre, son porte jarretelle doit y être certainement pour quelque chose. Au deuxième morceau le masque tombe, le costume aussi, l’enrobage pêche laisse place à un costume qui rendrait jaloux un arlequin. Le spectacle est réglé à la minute prêt du coup le manque de spontanéité est quelque peu regretté. Mais lorsque que la jeune vieille canadienne se jette sur scène tout est calculé.

Néanmoins la mise en scène est agréable et plutôt amusante, peignoir, piercing au clitoris qui éclaire la scène, si Tricky est le prince du Trip Hop il ne fait aucun doute que Peaches et la reine de l’électrotrash. On en revient même à se demander si ce personnage tout droit sorti de l’émission Tracks est vraiment canadienne. Il faut dire qu’il y a un fossé entre Céline Dion et cette dernière. Même si elle ne fait pas l’unanimité, Peaches est pour moi la grande découverte de ce festival, un seul regret ; ne pas l’avoir connue plus tôt.

Ces deux jours au Woodstower sont un peu comme un gros bol d’air avant la dure reprise. Allant de découvertes en découvertes c’est vraiment avec le sourire jusqu’aux oreilles que je retourne dans ma petite campagne provençale. En tout cas si le festival pérennise son désire de fournir une programmation toujours autant éclectique il est sure qu’en 2010 je serai de la partie !

- BOBY -

Plus de photos sur : http://www.flickr.com/photos/boby_allin/sets/72157622209577304/

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ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/lyon/festival-woodstower-herman-dune-tricky/critique-concert-1-2-29957.htm


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Edited: septembre 18th, 2009