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GOGOL BORDELLO – Trans Continental Hustle

Gogol Bordello - Trans Continental HustleTrois ans déjà se sont écoulés depuis Super Taranta, il était donc plus que temps pour Eugene Hutzet sa bande de pondre un nouvel opus. Pillier fondateur du « Gyspsi Punk » il va sans dire que lorsque Gogol sort un album c’est bordello assuré.
Ce qui est formidable avec Gogol bordello c’est que même lorsqu’il s’agit d’un morceau engagé pour une cause sérieuse, inéluctablement le titre se transforme en hymne de la bonne humeur. Comme une invitation à danser je défie quiconque d’y résister. Il faut dire que d’album en album le groupe ne cesse de surprendre mais surtout de fidéliser un public toujours plus nombreux. Une fois de plus ce n’est pas le petit cadet qui fera baisser les adhésions bien au contraire. « Trans Continental » une étiquette qui colle si bien au produit car l’atout majeur de Gogol bordello c’est avant tout la facilité avec laquelle le groupe arrive à faire voyager ses auditeurs. Un tour du monde discount depuis son canapé, sa chambre ou bien du métro qui commence sur la pulsante intro de « Pala Tute ». Néanmoins la réelle montée en puissance se fait entendre avec « My Companjera ». Autre fait marquant, Eugene Euhz n’a rien perdu de sa talentueuse folie et son engagement politique, comme en témoigne « Immigraniada (We Comin’ Rougher)». Mais Gogol ce n’est pas seulement une aliénation générale, par moment la formation sait calmer sa fougue produisant ainsi de douces ballades gitanes à l’image de « Sun On My Side ». Enfin soyons clairs il ne faut pas non plus s’attendre aux mélodies de coin de feux à la sauce Gypsy King . Exit les clichés qui touchent ce genre de musique. Le Trans Continental Hustle de Gogol bordello reste avant tout une locomotive nucléaire lancée à 200 à l’heure.
Si les BN (oui oui les gâteaux au chocó) sont des distributeurs de sourires, la bande d’Eugéne en est quant à elle la fournisseuse. Une invitation à prendre la vie du bon coté tout en s’interrogeant sur la société actuelle voilà l’itinéraire proposé par le « Trans Continental Hustle ». Puissant et énergique, ce dernier opus n’est certes pas le meilleur de Gogol bordello mais, loin, très loin, d’être le plus mauvais. Cependant et ce quelque soit l’album, la meilleure façon de profiter du groupe et sa fougue communicative reste quand même d’aller les voir en concert !

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

KAMI – Escape Lanes

Kami - Escape LanesEn PACA les groupes talentueux se suivent et ne se ressemblent pas. Après SOMA, c’est à un autre lauréat du fameux tremplin institutionnel Class Eurock, de sortir son premier album. Escape Lanesmarque ainsi l’aboutissement de dix longues années de travail pour Kami.

Soyons clairs, s’il fallait juger les livres sur leur couverture peu nombreuses sont les personnes qui écouteraient cet album. Fort heureusement pour Kami ce n’est pas le cas. Si au niveau de l’esthétisme il y a encore du travail pour le contenu est quant à lui bel et bien abouti. La rencontre improbable de Placebo et Radiohead ou la parfaite alchimie entre pop mélodique et explorations noisy. Avec ses moments obscures – pour ne pas dire troublant – « Don’t Play With it » ou encore «Ghosts » et ses instants plus gaies empreints de sonorités joyeuses à l’image du déjà tubesque «Around Me ». La dualité voilà ce qui régit l’univers de Kami, tant sur le fond que sur la forme. Des rythmes cassés, un univers contrasté et surtout la fusion d’un line up classique (basse batterie guitare) avec les nouvelles technologies. Mais le comble de ce contraste permanent déboule avec «The Next/ The Last » où Hervé, le chanteur, troque sa voix à la Brian Molko pour se rapprocher de celle d’un chanteur de hip-hop. Pas mauvais, pas bon juste bizarre, c’est juste Kami. Mais le voyage ne serait pas complet sans faire mention d’« Everything is changing », certainement le morceau le plus accompli de ce premier opus, de la mise en abime qui fait songer à la douce caresse de l’océan se retirant de la plage à la montée finale en puissance rien ne laisse indifférent. Il faudra même plusieurs écoutes pour pouvoir en saisir toutes les nuances qui s’en dégagent.

Fuir les sentiers battus pour explorer de nouveaux carcans. Si tout change espérons alors que la marque de fabrique de Kamidemeurera. Car même si elle n’est pas forcément un sentier vers la gloire, elle a le mérite de se différencier, de plaire sans explication et de surcroit d’être bizarre.

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

SOMA – Jewel And Orchestra

Soma - Jewel And  OrchestraDans la famille talent made in chez nous, je voudrais SOMA. Après un EP qui ne laissait entrevoir que le meilleur, il n’était pas difficile de deviner que le quatuor istrien n’allait pas s’arrêtait là. «Jewel And Orchestra » marque donc le retour tant attendu des quatre garçons. Si l’extérieur est sensiblement identique au 5 titres à l’intérieur ce sont 11 petits « Jewels » qui n’attendent qu’à être exposés.

Époustouflante mise en abîme avec le très Hives-esque « Get Down ». Comme submergé par la fougue que procure le titre, l’uppercut final généré par un puissant solo de guitare finira de nous achever. K.O dés le premier round ? Pas loin en effet. Fort heureusement « The backyard », synonyme de ces ballades à succès dont nos voisins d’outre manche ont le secret arrivera de par sa douce mélodie à nous remettre sur pattes. Entre britpop détendue et rock énervé l’éclectisme deSoma n’est plus à prouver. En parlant de diversité « Other Side » illustre à merveille la volonté du groupe de ne pas se cantonner qu’à un seul côté du rock. Un petit bijou qui expose au grand jour les talents de chanteur de Lionel. Certes les quatre istréens ne réinventent pas le rock mais c’est avec brio qu’ils innovent réactualisant ainsi le genre. Chasser le naturel il revient au galop, même si la formation a fait le judicieux choix de composer en anglais c’est paradoxalement sur un morceau dédié à un américain, James Dean, que Soma s’exprime en français. Bien que loin de la médiocrité, le choix du groupe quant à son orientation linguistique, devient de suite plus compréhensible. Molière, Shakespeare ? Sans regret aucun se sera Shakespeare. S’en suit le titre éponyme de ce premier réel opus, une autre petite ballade insaisissable, le genre de titre qui s’incrusterait sans difficulté dans un bon petit drame à la française. Après cette succession de mélodies il devenait presque primordial d’avoir un élément perturbateur pour relever la sauce. Finalement ça ne sera pas un mais deux morceaux qui viendront réveiller ceux qui sous les berceuses des précédents morceaux seraient tombé dans les bras de Morphée. Un duo de choc qui tombe (donc) à pic. Le pulsant « Frisco » soutenu par le puissant « 20 minutes » arrivent à point nommé.

Si l’EP ne laissait qu’entrevoir le talent de la formation, « Jewel And Orchestra » en aura confirmé l’existence. Depuis les bancs d’écoleSoma en a parcouru du chemin. Simple et efficace il n’en fallait pas moins pour être séduit, que l’on soit pop ou rock il n’y a pas à tergiverser Soma est le groupe qui pourrait bien marquer le rock français s’il continue dans ce chemin. Du coup en attendant un futur prochain album c’est dans les salles obscures qu’il faudra être pour se faire Somatiser.

- BOBY -


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Edited: mai 21st, 2010

IZIA-Izia

Izia - IziaAlors qu’à son âge la plus part de ses camarades s’imaginent qu’il n’est possible de faire de carrière dans la musique sans X factor et autres Star Academy, avec seulement 18 printemps au compteur et son premier opus éponyme, Izïa est en voie de redorer le blason du rock français. Car avant d’être une fille de, la jeune parisienne est surtout une fille du rock comme il ne s’en fait plus de nos jours ou du moins presque plus. Superbus, Plasticines and co n’ont qu’à aller se rhabiller.

« Back in town » premier morceau de l’opus annonce d’ores et déjà les prémisses d’un album qui réserve bien des surprises. A mi chemin entre Led Zepp et Janis Joplin le douze titres se révèle être un véritable melting pot de ce qui se fait de mieux dans le Rock avec une grande bière. De « Lola», morceau typique de la pop américaine à la Blondie au très Stoogien « Hey Bitch », Izia ne cesse de nous surprendre. A croire que l’album n’est qu’une succession de morceaux tous plus délectables les uns que les autres. Et ce n’est surement pas le fabuleux « Let Me Alone » qui nous fera penser, ne serait ce qu’une seconde, le contraire. Mais ce n’est réellement qu’avec « Blind » que les talents de chanteuse de la jeunette apparaissent au grand jour. Telle une cantatrice, c’est sans grand souci que la demoiselle passe aussi bien dans les aigus qu’aussitôt dans les graves. Déconcertant, surtout pour les pseudos groupes de rock français à l image des BB Brunes qui à côté d’Izia paraissent et véhiculent bien peu choses… Il suffit simplement de se concentrer sur « Disco Ball » pour comprendre qu’il existe un fossé entre elle et les autres. Le talent ? Peut être. Le travail ? Surtout. Il ne suffit pas d’avoir une Gibson et un Perf acheté à Monoprix pour être un Rockeur, et c’est ce qui fait toute la différence entre Izia et les Naast, pour ne citer qu’eux.

Abandonner les cours à 15 ans pour se consacrer à la musique le pari était risqué. Mais en à peine trois ans il aura été relevé avec brio.Izia est au rock ce que le caviar est à la bourgeoisie, indissociable. Après l’écoute du skeud, une seule mise en garde si vous décidiez d’aller la voir en liveAttention vous risqueriez de devenir accro…

-BOBY-

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Edited: janvier 15th, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

The Dead Weather – Horehound

The Dead Weather – Horehound

La Dream Team ? Il semblerait bien. Autour de Jack White, The Dead Weather regroupe la crème des crème des musiciens. Alison Mossmart des Kills, Dean Fertita des Queen of stonnage, Jack Lawrence des Raconteurs et bien sur Jack White dont la réputation n’est plus à faire, viennent de pondre leur premier opus, Horehound. Déjà disponible en libre écoute sur iLike, c’est le 14 juillet que sortira officiellement l’album « du temps mort ».

Roulements de tambours, larséne, petit solo de guitare, effet grunge tant de codes qui nous confirment que nous sommes bien dans l’univers de Jack White, peut être même trop. Avec un casting comme celui ci, on pourrait s’attendre à un peu plus de nouveautés, un éloignement du moule de Jack, malheureusement les diverses influences du groupe se voient la plupart du temps écrasées par l’omniprésence « Whitienne ». Le premier single « Hang You Up From The Heavens » en est le parfait exemple, s’est à s’y méprendre avec un bon vieil album des White Stripes. Néanmoins le fait que la voix principale soit féminine apporte un léger détachement avec l’ancienne époque. C’est d’ailleurs cette voix qui fait la puissance de morceaux comme « Treat Me Like Your Mother » petit bijoux de ce premier album ou encore « I Cut Like a Buffalo ». The Dead Weather nous propulse dans un univers à mi chemin entre le western et les films de Tarantino, « 3 bird », seul morceau instrumental de l’album ou encore « Rocking Horse » trouveraient, par exemple, sans grande difficulté leur place dans Kill Bill ou Death Proof, dommage pour Quentin que l’album ne sorte que maintenant. Revenons en plutôt à Horehound. Paradoxe avec ma critique initiale, lorsque le groupe se détache de l’influence de Jack White le résultat est de suite moins plaisant. Reste le dernier morceau, « Will There Be Enough Water », petite balade rock & blues qui nous emmène directement au fin fond du farwest, il suffit de faire les yeux pour s’imaginer sur un fauteuil à bascule entrain de scruter l’horizon sous un soleil de plomb…

En outre malgré le manque de détachement vis à vis de l’influence de Jack White, le premier album de The Dead Weather reste un très bon opus qui ravira à coup sur les déçus de la musique actuelle. Il ne fait aucun doute que les fan des Raconteurs et des White Stripes répondront au rendez vous. Pour ma part c’est avec la plus grande des impatience que j’attends le prochain album, peut être que d’ici là le groupe se sera trouvé une véritable « personnalité ». Dans le pire des cas nous aurons un autre super album des Whites Stripes, euh non Raconteurs, ah non désolé je voulais dire The Dead Weather

- Boby -

ILIKE : http://apps.facebook.com/ilike/artist/The+Dead+Weather

SITE : http://www.thedeadweather.com/

Track List :

1. 60 Feet Tall
2. Hang You From The Heavens
3. I Cut Like A Buffalo
4. So Far From Your Weapon
5. Treat Me Like Your Mother
6. Rocking Horse
7. New Pony
8. Bone House
9. 3 Birds
10. No Hassle Night
11. Will There Be Enough Water?

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Edited: juillet 9th, 2009

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ – Le Cargo (Arles) 21/05/09

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ – Le Cargo (Arles) 21/05/09

Avant dernier concert de la saison pour le Cargo de nuit. C’est donc à Piers Faccini, dont le dernier album «Two grains of sand » sorti en Mars 2009 , qu’incombe la lourde tache de mettre le feu à la petite salle arlésienne dont la réputation n’est plus à faire. En tout cas la soirée semble démarrer sous les meilleurs auspices puisque c’est Piers lui même qui se tient à l’entrée pour nous accueillir. Un timide salut de la main avant de finalement se retrouver dans la pénombre de la petite salle. Presque une centaine de personnes attendent déjà depuis une bonne demie heure le début du concert.

Soudain Sammy Decoster‏ accompagné d’un contrebassiste entrent en scène. Tout le monde s’avance. C’est sur une ambiance psychédélique soutenue par des vocalises dignes d’un opéra que les deux acolytes entament leur concert. Changement radical lorsque la première chanson débute, ça fait un peu penser à de la musique de cowboys c’est plaisant. D’ailleurs le farwest, les westerns, les cowboys, tout ce petit univers qui semble inspirer l’univers de Sammy. Des morceaux comme « Tucumcari » ou encore « Savannah Bay » en sont le parfait exemple. Sur scène c’est un peu le bordel, pas de set list du coup c’est le public qui a le droit de choisir entre ancien ou vieux morceaux. Plutôt réceptif, il prête volontiers ses mains pour remplacer la batterie. Conviviale, ainsi pourrait être décrit le show que nous gratifient les deux compères. D’un coup Sammy s’exclame : « Bon normalement sur ce morceau on a de la batterie mais là on a pas de batteur… ». C’est alors que Florent, un petit jeune du public se propose pour devenir leur batteur le temps d’une chanson. Malgré quelques petits contre temps ça passe plutôt bien. C’est sous des tonnerres d’applaudissements que ce dernier quitte la scène. Sammy en profite pour reprendre la parole et annoncer leur tournée barbecue, proposant de jouer chez les spectateurs autour d’un feu de camp contre quelques merguez et un endroit où planter la tente, un concept plaisant. Sans plus attendre le concert reprend pour finalement s’achever trois chansons plus tard.

Il est déjà 22h47 lorsque Piers Faccini rentre seul sur scène. Bien que la première chose qu’il fit en entrant sur scène fut d’enfiler sa guitare, c’est à capella et seul que Piers commence son show avec le doux « My Burden ». Rapidement rejoint dés le deuxième morceau par l’ensemble de son groupe, petite suprise, c’est Laetitia Sheriff qui est à la basse (immédiatement repérée par l’équipe de Live In Marseille :p). Le public est plutôt réceptif, même si Piers Faccini reste assez froid et échange peu. Les musiques s’enchainent rapidement, l’italien laisse peu de temps au reste de son groupe pour se mettre en place, puis, après plus de cinq chansons il prend cette fois pour de bon la parole. « Vous voyez il est possible de danser sur des morceaux lents. Slow is funk! Bon je vais vous faire une petite chanson que beaucoup vont reconnaître, euh enfin je l’espére, Can’t wait another day ». C’est un tonnerre d’applaudissement qui accueille ce morceau tiré de son premier album, Une fois de plus Piers se retrouve seul sur la scène du Cargo. Reposant et calme, cette une petite berceuse dont la mélodie repose sur le jeu des harmoniques en aura transporté plus d’un dans un univers onirique. A la fin du morceau le batteur et la talentueuse violoncelliste le rejoignent et partent littéralement dans un « trip psychédélique ». La ravissante Laetitia se déchaine sur ce morceau, enchainant piano et basse, il ne fait aucun doute qu’elle a su trouver sa place au sein du groupe. Une fois de plus c’est un changement radical qui s’opère au changement de morceaux, c’est une ambiance plus décontractée moins intimiste qui prend maintenant le dessus. Cependant après seulement 30 secondes, Piers s’arrête dû à un mauvais accordage et ironise sur le sort du roadi chargeé de s’occuper de ses instruments. Sur les rires la musique reprend. Pour le moment le groupe nous avait surtout montré son côté indie rock, lorsque le violoncelle se transforme en contrebasse et que Piers prend un harmonica c’est inéluctablement le côté Folk sur lequel est construit la réputation de l’italien qui ressort le tout accentué par un rythme en triolet faisant penser à une valse. Après un premier rappel à la suite du quel une petite reprise de Skip James aura été entreprise par Faccini & his band. Sort de scéne une seconde fois pour aussitôt revenir, renouer un dernier contact avec le public via quelques boutades pour finalement partir cette fois définitivement une fois le dernier morceau fini.

En résumé c’est une sympathique soirée qui s’est déroulée au Cargo de nuit. Aussi bien la musique de Cowboy de Sammy Decoster que le Pop Folk de Piers Faccini auront contribué à mettre une ambiance des plus plaisante dans la petite salle arlésienne. Un petit pincement au cœur lorsque je réalise qu’il faudra attendre jusqu’à la rentrée prochaine pour connaître les agréables surprises que nous réservera le Cargo à l’image du concert de ce soir.


- Boby -

Myspace Sammy Descorder : http://www.myspace.com/sammydecoster

Myspace Piers Faccini : http://www.myspace.com/piersfaccini

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)


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Edited: mai 24th, 2009

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

Ciguë, c’est le nom du trio qui sévit depuis maintenant deux ans dans la région parisienne. Après avoir sorti un premier skeud, ils décident à l’occasion de leur nouveau clip de sortir un maxi quatre titres naturellement accompagné du clip nous donnant un avant goût des futures presque de la formation.

A la première écoute ça ressemble à un mélange de Rammstein et de Punish Yourself sur lequel on aurait soudainement décidé d’ajouter la voix de Manson en résumé un gros meltin pot du métal électro de ces dernières années. « Dear hatred » confirme cette impression de déjà vu avec les voix tirées de film à certain moment ça sent vraiment le recuit… Cependant c’est quand même entrainant. Il est néanmoins dommage que le fond sonore couvre totalement la guitare qui du coup s’entend à peine. « LSD » qui est donc la musique du fameux clip où l’on voit Yann, le chanteur, essayer de refaire les mimiques du Révérend me fait, à certain moment, penser à de la musique house sur fond électro goth, ce qui est plutôt regrettable étant donné que la guitare qui pour le coup arrive à certain moment à se dissocier du reste est plutôt sympa.

Je pense qu’une démo 4 titres est vraiment trop courte pour pouvoir se prononcer sur ce qu’est capable de produire Ciguë. En attendant la sortie du second opus je resterais sur ma première impression, Ciguë n’invente pas grand-chose et se contente d’imiter ses modèles… Dommage car cependant le potentiel semble être présent.

Boby -

Myspace : http://www.myspace.com/ciguemusic

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Edited: novembre 19th, 2008