IZIA-Izia

Izia - IziaAlors qu’à son âge la plus part de ses camarades s’imaginent qu’il n’est possible de faire de carrière dans la musique sans X factor et autres Star Academy, avec seulement 18 printemps au compteur et son premier opus éponyme, Izïa est en voie de redorer le blason du rock français. Car avant d’être une fille de, la jeune parisienne est surtout une fille du rock comme il ne s’en fait plus de nos jours ou du moins presque plus. Superbus, Plasticines and co n’ont qu’à aller se rhabiller.

« Back in town » premier morceau de l’opus annonce d’ores et déjà les prémisses d’un album qui réserve bien des surprises. A mi chemin entre Led Zepp et Janis Joplin le douze titres se révèle être un véritable melting pot de ce qui se fait de mieux dans le Rock avec une grande bière. De « Lola», morceau typique de la pop américaine à la Blondie au très Stoogien « Hey Bitch », Izia ne cesse de nous surprendre. A croire que l’album n’est qu’une succession de morceaux tous plus délectables les uns que les autres. Et ce n’est surement pas le fabuleux « Let Me Alone » qui nous fera penser, ne serait ce qu’une seconde, le contraire. Mais ce n’est réellement qu’avec « Blind » que les talents de chanteuse de la jeunette apparaissent au grand jour. Telle une cantatrice, c’est sans grand souci que la demoiselle passe aussi bien dans les aigus qu’aussitôt dans les graves. Déconcertant, surtout pour les pseudos groupes de rock français à l image des BB Brunes qui à côté d’Izia paraissent et véhiculent bien peu choses… Il suffit simplement de se concentrer sur « Disco Ball » pour comprendre qu’il existe un fossé entre elle et les autres. Le talent ? Peut être. Le travail ? Surtout. Il ne suffit pas d’avoir une Gibson et un Perf acheté à Monoprix pour être un Rockeur, et c’est ce qui fait toute la différence entre Izia et les Naast, pour ne citer qu’eux.

Abandonner les cours à 15 ans pour se consacrer à la musique le pari était risqué. Mais en à peine trois ans il aura été relevé avec brio.Izia est au rock ce que le caviar est à la bourgeoisie, indissociable. Après l’écoute du skeud, une seule mise en garde si vous décidiez d’aller la voir en liveAttention vous risqueriez de devenir accro…

-BOBY-

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste//critique-cd-achat-vente-39809.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 15th, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste/soma/critique-cd-achat-vente-22263.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010

The Dead Weather – Horehound

The Dead Weather – Horehound

La Dream Team ? Il semblerait bien. Autour de Jack White, The Dead Weather regroupe la crème des crème des musiciens. Alison Mossmart des Kills, Dean Fertita des Queen of stonnage, Jack Lawrence des Raconteurs et bien sur Jack White dont la réputation n’est plus à faire, viennent de pondre leur premier opus, Horehound. Déjà disponible en libre écoute sur iLike, c’est le 14 juillet que sortira officiellement l’album « du temps mort ».

Roulements de tambours, larséne, petit solo de guitare, effet grunge tant de codes qui nous confirment que nous sommes bien dans l’univers de Jack White, peut être même trop. Avec un casting comme celui ci, on pourrait s’attendre à un peu plus de nouveautés, un éloignement du moule de Jack, malheureusement les diverses influences du groupe se voient la plupart du temps écrasées par l’omniprésence « Whitienne ». Le premier single « Hang You Up From The Heavens » en est le parfait exemple, s’est à s’y méprendre avec un bon vieil album des White Stripes. Néanmoins le fait que la voix principale soit féminine apporte un léger détachement avec l’ancienne époque. C’est d’ailleurs cette voix qui fait la puissance de morceaux comme « Treat Me Like Your Mother » petit bijoux de ce premier album ou encore « I Cut Like a Buffalo ». The Dead Weather nous propulse dans un univers à mi chemin entre le western et les films de Tarantino, « 3 bird », seul morceau instrumental de l’album ou encore « Rocking Horse » trouveraient, par exemple, sans grande difficulté leur place dans Kill Bill ou Death Proof, dommage pour Quentin que l’album ne sorte que maintenant. Revenons en plutôt à Horehound. Paradoxe avec ma critique initiale, lorsque le groupe se détache de l’influence de Jack White le résultat est de suite moins plaisant. Reste le dernier morceau, « Will There Be Enough Water », petite balade rock & blues qui nous emmène directement au fin fond du farwest, il suffit de faire les yeux pour s’imaginer sur un fauteuil à bascule entrain de scruter l’horizon sous un soleil de plomb…

En outre malgré le manque de détachement vis à vis de l’influence de Jack White, le premier album de The Dead Weather reste un très bon opus qui ravira à coup sur les déçus de la musique actuelle. Il ne fait aucun doute que les fan des Raconteurs et des White Stripes répondront au rendez vous. Pour ma part c’est avec la plus grande des impatience que j’attends le prochain album, peut être que d’ici là le groupe se sera trouvé une véritable « personnalité ». Dans le pire des cas nous aurons un autre super album des Whites Stripes, euh non Raconteurs, ah non désolé je voulais dire The Dead Weather

- Boby -

ILIKE : http://apps.facebook.com/ilike/artist/The+Dead+Weather

SITE : http://www.thedeadweather.com/

Track List :

1. 60 Feet Tall
2. Hang You From The Heavens
3. I Cut Like A Buffalo
4. So Far From Your Weapon
5. Treat Me Like Your Mother
6. Rocking Horse
7. New Pony
8. Bone House
9. 3 Birds
10. No Hassle Night
11. Will There Be Enough Water?

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: juillet 9th, 2009

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ – Le Cargo (Arles) 21/05/09

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ – Le Cargo (Arles) 21/05/09

Avant dernier concert de la saison pour le Cargo de nuit. C’est donc à Piers Faccini, dont le dernier album «Two grains of sand » sorti en Mars 2009 , qu’incombe la lourde tache de mettre le feu à la petite salle arlésienne dont la réputation n’est plus à faire. En tout cas la soirée semble démarrer sous les meilleurs auspices puisque c’est Piers lui même qui se tient à l’entrée pour nous accueillir. Un timide salut de la main avant de finalement se retrouver dans la pénombre de la petite salle. Presque une centaine de personnes attendent déjà depuis une bonne demie heure le début du concert.

Soudain Sammy Decoster‏ accompagné d’un contrebassiste entrent en scène. Tout le monde s’avance. C’est sur une ambiance psychédélique soutenue par des vocalises dignes d’un opéra que les deux acolytes entament leur concert. Changement radical lorsque la première chanson débute, ça fait un peu penser à de la musique de cowboys c’est plaisant. D’ailleurs le farwest, les westerns, les cowboys, tout ce petit univers qui semble inspirer l’univers de Sammy. Des morceaux comme « Tucumcari » ou encore « Savannah Bay » en sont le parfait exemple. Sur scène c’est un peu le bordel, pas de set list du coup c’est le public qui a le droit de choisir entre ancien ou vieux morceaux. Plutôt réceptif, il prête volontiers ses mains pour remplacer la batterie. Conviviale, ainsi pourrait être décrit le show que nous gratifient les deux compères. D’un coup Sammy s’exclame : « Bon normalement sur ce morceau on a de la batterie mais là on a pas de batteur… ». C’est alors que Florent, un petit jeune du public se propose pour devenir leur batteur le temps d’une chanson. Malgré quelques petits contre temps ça passe plutôt bien. C’est sous des tonnerres d’applaudissements que ce dernier quitte la scène. Sammy en profite pour reprendre la parole et annoncer leur tournée barbecue, proposant de jouer chez les spectateurs autour d’un feu de camp contre quelques merguez et un endroit où planter la tente, un concept plaisant. Sans plus attendre le concert reprend pour finalement s’achever trois chansons plus tard.

Il est déjà 22h47 lorsque Piers Faccini rentre seul sur scène. Bien que la première chose qu’il fit en entrant sur scène fut d’enfiler sa guitare, c’est à capella et seul que Piers commence son show avec le doux « My Burden ». Rapidement rejoint dés le deuxième morceau par l’ensemble de son groupe, petite suprise, c’est Laetitia Sheriff qui est à la basse (immédiatement repérée par l’équipe de Live In Marseille :p). Le public est plutôt réceptif, même si Piers Faccini reste assez froid et échange peu. Les musiques s’enchainent rapidement, l’italien laisse peu de temps au reste de son groupe pour se mettre en place, puis, après plus de cinq chansons il prend cette fois pour de bon la parole. « Vous voyez il est possible de danser sur des morceaux lents. Slow is funk! Bon je vais vous faire une petite chanson que beaucoup vont reconnaître, euh enfin je l’espére, Can’t wait another day ». C’est un tonnerre d’applaudissement qui accueille ce morceau tiré de son premier album, Une fois de plus Piers se retrouve seul sur la scène du Cargo. Reposant et calme, cette une petite berceuse dont la mélodie repose sur le jeu des harmoniques en aura transporté plus d’un dans un univers onirique. A la fin du morceau le batteur et la talentueuse violoncelliste le rejoignent et partent littéralement dans un « trip psychédélique ». La ravissante Laetitia se déchaine sur ce morceau, enchainant piano et basse, il ne fait aucun doute qu’elle a su trouver sa place au sein du groupe. Une fois de plus c’est un changement radical qui s’opère au changement de morceaux, c’est une ambiance plus décontractée moins intimiste qui prend maintenant le dessus. Cependant après seulement 30 secondes, Piers s’arrête dû à un mauvais accordage et ironise sur le sort du roadi chargeé de s’occuper de ses instruments. Sur les rires la musique reprend. Pour le moment le groupe nous avait surtout montré son côté indie rock, lorsque le violoncelle se transforme en contrebasse et que Piers prend un harmonica c’est inéluctablement le côté Folk sur lequel est construit la réputation de l’italien qui ressort le tout accentué par un rythme en triolet faisant penser à une valse. Après un premier rappel à la suite du quel une petite reprise de Skip James aura été entreprise par Faccini & his band. Sort de scéne une seconde fois pour aussitôt revenir, renouer un dernier contact avec le public via quelques boutades pour finalement partir cette fois définitivement une fois le dernier morceau fini.

En résumé c’est une sympathique soirée qui s’est déroulée au Cargo de nuit. Aussi bien la musique de Cowboy de Sammy Decoster que le Pop Folk de Piers Faccini auront contribué à mettre une ambiance des plus plaisante dans la petite salle arlésienne. Un petit pincement au cœur lorsque je réalise qu’il faudra attendre jusqu’à la rentrée prochaine pour connaître les agréables surprises que nous réservera le Cargo à l’image du concert de ce soir.


- Boby -

Myspace Sammy Descorder : http://www.myspace.com/sammydecoster

Myspace Piers Faccini : http://www.myspace.com/piersfaccini

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)


Image Hosted by ImageShack.us

Edited: mai 24th, 2009

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

Ciguë, c’est le nom du trio qui sévit depuis maintenant deux ans dans la région parisienne. Après avoir sorti un premier skeud, ils décident à l’occasion de leur nouveau clip de sortir un maxi quatre titres naturellement accompagné du clip nous donnant un avant goût des futures presque de la formation.

A la première écoute ça ressemble à un mélange de Rammstein et de Punish Yourself sur lequel on aurait soudainement décidé d’ajouter la voix de Manson en résumé un gros meltin pot du métal électro de ces dernières années. « Dear hatred » confirme cette impression de déjà vu avec les voix tirées de film à certain moment ça sent vraiment le recuit… Cependant c’est quand même entrainant. Il est néanmoins dommage que le fond sonore couvre totalement la guitare qui du coup s’entend à peine. « LSD » qui est donc la musique du fameux clip où l’on voit Yann, le chanteur, essayer de refaire les mimiques du Révérend me fait, à certain moment, penser à de la musique house sur fond électro goth, ce qui est plutôt regrettable étant donné que la guitare qui pour le coup arrive à certain moment à se dissocier du reste est plutôt sympa.

Je pense qu’une démo 4 titres est vraiment trop courte pour pouvoir se prononcer sur ce qu’est capable de produire Ciguë. En attendant la sortie du second opus je resterais sur ma première impression, Ciguë n’invente pas grand-chose et se contente d’imiter ses modèles… Dommage car cependant le potentiel semble être présent.

Boby -

Myspace : http://www.myspace.com/ciguemusic

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: novembre 19th, 2008

Ampools + It.Is.Imperative – Split CD 8 titres

C’est l’histoire de deux groupes, un français nommé Ampools l’autre allemand, It.is.imperative. Ils auraient pu décider d’avoir des enfants et de vivrent heureux cependant ils ont choisi d’opter pour une tout autre voie. C’est ainsi que naquit de cette collaboration franco-allemande un split 8 titres (4 morceaux chacun).

Le split débute donc par les quatre titres de la formation berlinoise, It.Is.Imperative. Aux premiers abords le quintet nous livre un aperçu de leur potentiel  plutôt bon. On en retiendra surtout  une musique dynamique. Bien que ma culture musicale allemande se limite à Rammstein, la découverte de It.Is.Imperative m’aura montré un tout autre horizon dans cette partie de l’Europe trop souvent stéréotypée voire même reniée à cause de groupes ultra commerciaux comme tokio hotel pour ne citer qu’eux. Cependant ces berlinois là nous livre quatre bombes, on en redemanderait même. A noter que « Fehlanzeige null-acht » est une petite merveille.

Sans transition, on enchaîne sur les morceaux de nos quatre français. Changement de décors. Toujours autant d’énergie mais là c’est vraiment plus brutal. Sans vouloir faire preuve de chauvinisme, la formation allemande nous avez bien chauffé néanmoins le quatuor français nous aura littéralement fait bouillonner. La partie d’Ampools commence fort avec « Hell’s Passager » qui installe d’emblée la couleur. Toutefois certaines transitions semblent trop abruptes, c’est dommage au vue du potentiel que possède le groupe ce dernier se confirmant à l’écoute de « King Rock 177 BPM », ce titre semble être le plus aboutis du groupe. Avec de telles flèches à leur arc il n’est pas étonnant de voir que les Ampools aient partagé la scène avec en autre Gojira, Lofofora ou encore Black Bomb A.

Bien qu’un peu court ce split nous donne déjà un bon avant goût de ce que les deux formations peuvent fournir. Ma préférence ira néanmoins pour le groupe français qui avec seulement quatre morceaux m’a totalement décoiffé.

Article disponible sur PAVILLON 666 : http://www.pavillon666.fr/chronique-metal-3305.php

- BoBy -

Myspace Ampools : http://www.myspace.com/ampools

Myspace It.Is.Imperative : http://www.myspace.com/itisimperative

Set List

- It.Is.Imperative (14:31)

1- Allein für den versuch die welt nicht applaudieren (3:13)

2- Fehlanzeige null-acht (2:58)

3- Fortsetzung im hinterkopf (3:33)

4- Momentaufnahme (4:47)

- Ampools (14:14)

5- Hell’s passenger (4:30)

6- Back to Tombstone (3:07)

7- Desert night club (3:35)

8- King Rock 177 bpm (3:02)

Temps total: 28:45

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: octobre 28th, 2008

CloverSeeds – Innocence

Voila déjà quatre ans que naquit CloverSeeds (ex Jellyfish). Après avoir pondu deux EP, ils sortent en ce mois d’octobre leur premier opus « Innocence » produit par « Gofannon Records » et mixé par Chris Sheldon ayant notamment collaboré avec des artistes comme les Foo Fighters, Oceansize ou encore Roger Waters, le charismatique leader des Pink Floyd.

A la croisée des chemins entre Radiohead et Pink Floyd, Cloverseeds nous plonge dés les premiers instants dans un univers bouleversant, quelque peu  lugubre et éthéré. Alimenté par une voix puissante et parfaitement contrôlée, le quintet clermontois réussi non seulement à s’approcher de leurs groupes « modèles » mais aussi à inventer leur propre style ne tombant pas ainsi dans la pale copie surfaite des groupes tels que Tool qui régissent le patrimoine musical du groupe. Bien que la  formation ait une liste assez hétérogène d’influence on pourra regretter une certaine forme de répétitivité qui s’installe au long de l’écoute d’ « Innocence ». Néanmoins au niveau de la technique rien ne peut être reproché à CloverSeeds, des solos admirablement construits, une structure cohérente, des parties de batterie subtilement bien placées et une basse omniprésente nous berçant de sa mélodie. Le groupe brille non seulement par la parfaite maîtrise des instruments mais aussi par la production d’œuvres originales sortant des sentiers battus et de l’ordinaire de l’industrie musicale française.

Il est certain qu’avec un tel album, CloverSeeds a toutes les clés en main pour espérer un jour percer. Toutefois même si le groupe a su trouver sa marque de fabrique, il faudra néanmoins que nos cinq clermontois fassent attention à ne pas tomber dans la facilité en s’embourbant dans la répétitivité.

- BoBy -

Article disponible sur PAVILLON 666 : http://www.pavillon666.fr/chronique-metal-3276.php

Myspace : http://www.myspace.com/cloverseeds

Tracklist :

1. Bunkers and cathedrals (5:30)
2. A thousand knives for a thousand (4:15)
3. Beside (4:16)
4. Avalon (4:20)
5. Dark Flag (4:52)
6. Wizard (2:30)
7. Innocence (6:21)
8. Recall (4:50)
9. Canvas (4:59)
10. Kahos (4:13)
11. Town (3:53)

Temps Total : 48 min

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: octobre 27th, 2008

The Offspring – Rise And Fall, Rage And Grace


Découvrez The Offspring!

En jetant un coup d’oeil sur la pub du dernier album d’ Offspring, « Rise And Fall, Rage And Grace« , j’ai eu la curieuse impression de me revoir 10 ans plutôt, pré-ado et rebelle en mousse à l’époque où j’étais un (presque pas) anarchiste sur un fond « Self Esteem« . Maintenant j’ai tiré un trait sur cette vie de débauche, malheureusement Offrspring aussi… Le quatuor Californie a littéralement décidé d’abandonner son côté punk, qui fit la grandeur d’Offspring pour se s’enliser dans du pop rock largement influencé par des groupes de second rang comme Simple Plan ou Green Day qui a leur base était influencé par Offspring, cherchez l’erreur… Arrêtez, nous l’avons trouvée pour vous. Leur plus grosse erreur est semble t il la sortie le 16 juin 2008 dernier de « Rise and Fall« . En effet ce dernier opus est bien loin de l’attente des fans de la première heure d’Offpsring.

C’ est donc sur des allures de Simple plan que commence « Rise And Fall ». Bien loin du style auquel nous avait habitué le groupe même s’ il est indéniable que la voix de Dexter a su garder de sa force et même à en gagner comme il est possible de le remarquer avec « Trust In You « . En se baladant sur le skeud on tombe littéralement des nues avec » A lot like me « , en écoutant l’intro on pourrait s’interroger sur le fait qui s’agisse d’un CD d’ Offspring. En effet le titre commence par une intro au synthé, oui du synthé sur Offspring, du jamais vu, d’ailleurs il serait préférable de ne jamais revoir ça. Ici, Offspring rompt totalement avec ces racines avec des sonorités dignes de Linkin Park, cela devient vite navrant , presque décevant. On pourrait croire qu’il ne s’agit que d’une exception, une erreur de parcours, malheureusement cette impression de Green day reformaté au Simple Plan est bien partie prenante dans ce huitième opus et perdure à l ‘écoute de « Fix you« . Je ne vous cacherais pas que l’écoute de «  Rise an Fall, Rage and Grace  » fut une longue et dure expérience, cependant l’album cache d’excellentes surprises telles que le premier single de ce piètre album, « Hammerhead « (qui était disponible en téléchargement gratuit sur le site du groupe) ou encore « Take me Nowhere ». Le baiser final d’Offpsring à ses racines ? En tout cas il est trop tôt pour se prononcer.

Même si techniquement ce dernier opus est bon pour un style pop rock, on regrettera quand même un manque d’inventivité de la part du nouveau batteur Pete Parada, il décevra à coup sur les fans du bac à sable d’il y a 10 ans. En voulant innover, Offspring tente ici un dangereux pari, celui de toucher un public plus large, malheureusement pour le band, il se peut que cette technique plus commerciale que musicale se retourne contre lui et qu’il y perde des plumes ainsi que les puristes du punk de la cours de récrée…

- Boby

Edited: juillet 10th, 2008