Soma + Kami + Isys – Portail CouCou (Salon de provence) – 28/11/09

Énième concert pour l’association Aix Qui ? , est une fois de plus le public est au rendez vous. Au bas mot plus de 250 âmes avaient fait le déplacement jusqu’au Portail Coucou, lieux emblématique de la culture salonnaisse. A l’ordre du jour 3 groupes et un point commun, tous ont été finalistes des Class Eurock’s, le plus grand tremplin musical de la région.

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Après la diffusion du DVD des Class Eurock’sIsys, le premier groupe représentant le « Jeune Espoir » prend place dans l’antichambre du Portail, juste en face du bar. Le public présent pour la jeune formation est dans sa grande partie, constitué de copains expliquant ainsi la réactivité et l’engouement excessif. Ce qui au demeurant est normal puisque c’est ici, à Salon, qu’Isys remportait son ticket pour la finale du fameux tremplin. Musicalement parlant il faut avouer que le groupe n’invente rien et se contente de surfer sur la mouvance pop rock attribué aux band’s dans les séries américaines pour adolescents. Ce qui est d’autant plus dommage car lorsque l’on enlève les deux trois ratés au niveau des solos, les cinq garçons d’Isys auront montré durant une courte demi heure que le potentiel était pourtant bien présent.

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Changement de décors avec Kami, deuxième groupe de la soirée venu directement d’Hyéres. Cette fois c’est dans la grande salle que se déroule le live. Même si le public met du temps à accrocher le groupe n’en démord pas et joue comme si la salle était pleine. Décomplexé les quelques échanges entre le chanteur et le public font office d’introduction. Plus original que le groupe précédent, c’est à mi chemin entre pop anglaise et rock inde américain que Kami se place. Certaines chansons sont, il faut le dire, de petits bijoux. Sur les passages plus calmes on ressent l’influence de Radiohead omniprésente. Sans pour autant dire que la voix d’Hervé s’apparente à celle de Tom York il faut avouer qu’elle possède cependant un certain charme. Le coup de cœur sera « Don’t Play With It « . Entre deux morceaux le groupe annonce la sortie imminente de leur prochain album qu’ils sont venus défendre ici… avec brio.

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Troisième groupe et surement le plus attendu, SOMA, fierté de la région ne cesse d’aligner les succès. Venus eux aussi pour défendre leur prochain album le quatuor n’aura pas laissé de marbre les jeunes spectatrices du Portail Coucou. Là où je pensais trouver un groupe semblable aux surmédiatisés BB Brunes j’ai finalement trouvé un excellent rock band. Survolté, puissant, enjoué, les qualificatifs sont encore nombreux si l’on veut définir SOMA. Même si ce n’est qu’après le troisième titre que le chanteur digne enfin prendre contact avec le public le spectacle n’en reste pas moins délectable. Sonorités comme allure font inéluctablement penser aux dandys des Hives.

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Comme pour exorciser le mutisme des premiers morceaux, Lionel, le chanteur explique à chaque morceau l’anecdote qui l’accompagne. Plus aucun complexe, SOMA enfin maître des lieux, est de plus en plus à l’aise sur scène. Puis vint « Get Down « , dans la salle ça danse, pogote et même monte sur scène. Difficile de résister aux puissants riffs de guitare de titre phare de l’EP. Rock agressif oui, mais pas seulement, « Jewel and the orchestra« , nouveau morceau fraichement composé, calme le jeu au sein du public. La guitare est délaissée pour le Ukulele (ou pas je ne sais plus honte à moi), l’ambiance survoltée devient intimiste. Bref, en un morceau l’univers change radicalement.

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Après un rappel le groupe revient en force. SOMA en profite pour faire la promotion du futur album avenir «  N’hésitez pas à aller l’acheter quand il sortira, enfin si vous êtes pauvres vous aurez le droit de le télécharger « , conclut Lionel, sourire aux lèvres.

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Le rendez vous est pris, en janvier s’il ne faut acheter qu’un seul Cd ce sera celui de SOMA . Soirée placée sous l’égide de la découverte et de l’étonnement. Fort d’un partenariat qui dure depuis maintenant plus de 15 ans Portail Coucou et Aix Qui ? auront – une fois de plus – créé l’événement et comblé un public venu en grand nombre.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

TPA : Chinese Man + Scratch Bandits Crew + Boukanbucal – Salle du 4 septembre (St Cannat

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«  COMPLET « , «  PLUS DE PREVENTE « , voila ce qui surplombait l’entrée de la Salle du 4 septembre. Il faut avouer que cela n’a rien d’étonnant si l’on prend en compte l’annulation du Zik Zak Festival, où Chinese Man faisait figure de tête d’affiche, plus le fait qu’ Aix Qui ? , dans sa volonté de démocratiser la culture, opte pour des tarifs au plus bas défiant toute concurrence.

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Après s’être fait abordé 15 fois pour me demander de revendre ma place, j’arrive dans la salle ou plutôt le gymnase. A première vue il y a de quoi rester perplexe, les gymnases n’étant pas réputés pour leur acoustique exceptionnelle. Après une présentation de Garage , le responsable de l’association, Boukanbucal rentre en scène. Le premier est en peignoir quant au second c’est costume de soirée blanc. Mélangeant musique traditionnelle et electro, l’intro, me laisse elle aussi perplexe. Finalement qu’il s’agisse de l’acoustique de salle ou des performances du groupe le tout est on ne peut plus correcte. Le punk en moins et le beat box en plus, Boukanbucal ressemble farouchement à Svinkels; scratch, grosse basse et autodérision perpétuelle. A la moitié du show, l’un des deux Mc troque son costume pour un vieux perf, une perruque à la Twisted sisters et un balais faisant office de guitare, c’est parti pour 5 minutes de solo en mode Air guitar. S’en suit «  Vodka, Redbull, Génépie « , titre faisant l’apogée des boissons éponymes (et hop une similitude de plus avec le Svink ). Du côté du public, la réactivité se fait attendre. Les deux Dj essayent tant bien que mal de relancer l’ambiance mais « Boukan humain  » qui commence sur les paroles d’une petite fille « Pourquoi ils se tuent les gens ? « , a un effet tout autre. Les deux trois blagues des Dj’s n’y changeront pas grand-chose, après une courte demie heure de set, difficile d’avoir un avis concret sur Boukanbucal, ce n’est pas loufoque, c’est juste loufoque.

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Pendant le changement de scène les fumeurs trouvent refuge dans l’arrière cours installée pour l’occasion. Comme quoi, on peut faire du « low cost » sans pour autant négliger le public, certaines salles devraient en prendre acte…

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Il fait tout noir dans la salle, il n y a que les lampes frontales du Scratch Bandits Crew qui éclairent de leur faible lumière le public plongé dans la pénombre. Alignés, les quatre scratcher’s allument chacun à leur tour une lampe d’atelier. «  Salut St Cannat« , main sur la platine le crew des Bandits fait cracher du vinyle. En même temps que le volume, l’ambiance monte. Peu de paroles mais un gros son au rendez vous, de quoi ravir les férus de techno. En arrière plan des vidéos ont pour rôle de transporter les spectateurs dans l’univers des quatre virtuoses de la platine.

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On aurait pu craindre une certaine monotonie mais au final le Scratch Bandits Crew s’en sort avec brio. Aux frontières de l’univers trip hop et l’électro, le public en redemande. Mais les qualités de scratcher’s des quatre dj éclatent au grand jour lors de leurs solos. 45 minutes ont passé et on jurerait que cela ne fait que 10 minutes que le SBC se déchaine derrière les platines, de chaleureux remerciements précèdent le rapide départ du crew.

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Avant que la vedette de la soirée ne prenne place, les décors s’installent ; chapeau chinois, ombrelle et bien sur platines de mixage sont installés. Le public commence à s’agglutiner devant la scène, équipé des fameuses lunettes 3D préalablement offertes. 23h, le plateau est désert, la lumière a disparu, les cris font place à un fond sonore. La vidéo projetée en fond illumine le gymnase, le trio aixois débarque sur scène. Un bref salut à la chinoise et sans plus attendre les trois dj’s se placent derrière leur platines et mac respectifs. Une séquence vidéo informe le public sur l utilité de mettre les lunettes 3D qui au final ne changent pas grand-chose hormis le fait qu’en une fraction de seconde il est possible de devenir la risée du public. Peu importe si les effets n’y sont pas Chinese Man est bien présent. En même temps que la musique est jouée, des clips représentant l’univers asiatique (étonnant n’est ce pas ?) sont mixés de telle sorte que les mouvements de bouches collent avec les paroles.

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«  More « , « Artichaut  » font littéralement bondir les foules. Difficile de résister, à la limite de la transe, le public ne cesse d’en vouloir plus. Ils seront servis, en plein milieux du set intervient un remix de « Light my fire  » des Doors. Paroxysme d’une ambiance déjà survoltée, c’est un « feat », comme on dit dans le milieu, de qualité que nous offrent là les trois provençaux de Chinese Man. Au delà du simple plaisir auditif, le talent du crew aixois, c’est la façon dont les mixs arrivent à transporter n’importe qui dans les –si lointaines- contrées indiennes. Talent, qui prend toute sa forme avec « Indi groove « . Puis vint le morceau tant attendu, «  i’ve got that tune « , en arrière plan Betty Boop se trémousse sur un vinyle tandis que dans le public ce sont les pogos qui prennent le dessus.

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Ambiance asiatique mais pas seulement, en effet Chinese man n’est pas qu’un voyage spatial, c’est aussi une épopée temporelle à l’image de « Washingtown Square  » nous ramenant dans l’atmosphère régnante il y a de là un demie siècle. Pas beaucoup de contacts avec le public de la part du crew si ce n’est pour remercier Aix Qui ? , leur équipe et annoncer leur départ. Après un rappel, les trois aixois reviennent le temps d’une chanson. «  Soyez Zen, Mangez des nems « , ainsi ce conclut le remarquable et très remarqué set des Chinese – provençaux- Man.

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Encore un succès pour Aix Qui ? , un concert sold out, des artistes et un public comblé, que demander de plus ? Peut être un peu plus de place dans la salle afin d’acquérir les malchanceux restaient dehors. En tout cas une chose est sure, Chinese man n’en a pas fini de faire bouger les foules, et c’est tant mieux !

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- BOBY -

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Edited: novembre 18th, 2009

Finale des CLass Eurock’s – Parc Jourdan (Aix) – 30/05/09

Finale des CLass Eurock’s – Parc Jourdan (Aix) – 30/05/09

Initialement prévue sur 2 jours comme depuis 10 ans, la 19éme finale des Class Eurock’s s’est malheureusement vue réduite à une soirée. Période de crise oblige, il y a bien plus lucratif que la culture et la jeunesse. Néanmoins l’association Aix Qui? se veut rassurante et n’est pas prête d’arrêter à œuvrer en faveur de l’accès des jeunes à la culture. En tout cas c’est toujours un spectacle de qualité qui nous est proposé. Ce ne sont pas moins d’une quinzaine de groupes qui se sont enchainés sur l’immense scène, placée dans le parc jourdan dans le centre ville d’Aix. Au rendez vous une programmation vraiment hétéroclite, Rock, Rap, Métal ou encore Funk, il en a vraiment pour tous les gouts.

Après avoir fait une trentaine de tours du parc Jourdan pour trouver l’entrée et rater la prestation des Red Shines. C’est le groupe lauréat du secteur de Salon de Provence, Isys, qui prend le relais. Arrivé tel un da ndy, le chanteur du groupe essaie tant bien que mal de motiver les personnes, qui au fur et à mesure, commencent à se rapprocher de la scène. Pour la musique c’est une autre histoire, le groupe débute bien mais lorsque la jeune formation se risque sur une compo toute fraiche le résultat est de suite moins efficace. Il est donc dommage que les cinq musiciens d’Isys aient fini sur ce morceaux… Par les températures caniculaires qui sévissent actuellement, rien de tel qu’une bonne bière pour s’hydrater, c’est de la buvette que j’observe Ten Watt Transistors. Funk, Puissant et Violet voilà en trois mots ce qu’il résulte du concert. Après les nombreux appels – avec plus ou moins de succès – du chanteur à la foule pour la faire descendre des gradins, ce dernier invite le reste des personnes qui s’entassent dans la fosse à danser sur leur dernier morceau.

La finale des Class Eurock’s c’est aussi un échange à travers l’Europe. Kleinstadthelden ainsi que Starcatcher tous deux lauréats des tremplins organisés en Allemagne et au Pays Bas ont littéralement mis le feux à la scène aixoise. D’un tout autre niveau que les groupes qui s’étaient précédemment produits les deux groupes européens auront séduit avec brio le public français. Starcatcher qui clôture le volet groupes européens avec ses solos dignes des plus grands.

Sans transition aucune et après un bref changement de plateau, retour au coeur de la compétition avec le groupe de métal toulonnais, Skhul. Avec une moyenne d’âge de seulement 18 ans c’est une musique d’une maturité impressionnante que nous gratifient les quatre fous furieux. Malgré quelques transitions plus ou moins houleuses le tout est on ne peut plus correcte. En parallèle, l’équipe d’Aix Qui? fini d’installer les derniers éléments décoratifs. Enfin les lumières s’allument ce qui ne fait que rajouter de la puissance à l’ambiance qui peu peu à augmente. Comme chacun des groupes précédents, Skhul remercie son arrangeur (qui les aidaient durant le stage à GAP), le public l’organisation avant de se retirer pour laisser la place à PuP Curl. Hop, changement de batterie et c’est reparti. Pup Curl nous gratifie d’un savant mélange de métal, funk et hardcore. Lorsque le chanteur ne chante pas, il se retrouve derrière des percussions, ornés d’un drapeau où figure le nom du groupe, sur lesquelles ils martèlent sans ménagement. La nuit commence à tomber, et le public à se rapprocher. C’est à La Relève de prendre la relève. Seul groupe de Rap en lice pour la finale, difficile donc de trouver sa place face à un public majoritairement rock. Cependant il y a le bon et le mauvais rap, et ce soir les deux compères de la Relève ont fait de l’excellent rap. Très bonne ambiance alimentée par l’échange entre le public et le groupe qui chantent ensemble « Cri-Criminels ». En peu de temps La Relève aura montré que le Rap avait toute sa place dans la compétition des Class Eurock’s.

Changement de style radical avec les 4 punk’s des Cheerleaders, malheureusement pas aussi charmantes que celles d’American Pie mais il faut faire avec ce qu’on a. Simple et efficace, en deux mots The Cheerleaders aura retourné le public. Adrien, le chanteur va même jusqu’à se rendre dans le public pour faire chanter le refrain d’une de leur compo aux quelques personnes qui arrivent à sortir la tête des pogos. Faire ses preuves c’est dur, en 20 minutes ça l’est encore plus mais il semblerait que ça n’ait pas déranger les quatre pompom girls qui ont fourni un spectacle remarquable et surtout remarqué. Il est maintenant 22h lorsque, Rockett Queens, le dernier groupe, entre sur scène. Mené par Marine, les trois garçons qui l’accompagnent n’ont qu’à bien se tenir. Au rendez vous une voix puissante et enjouée, des riffs de la mort qui tue à l’image de « Kill Me Honey »De suite la différence entre ce groupe et le premier est frappante. De part sa prestance scénique mais aussi l’efficacité de ses compo les Rockett explosent tout sur leur passage. Rien n’a redire le set est carré, le public emballé. Autant dire de suite qu’entre Rockett Queens et les Cheerleaders la place a été mise haute, très haute. Il ne sera donc pas étonnant si ces deux groupes de qualité se retrouvent sur le podium.

En attendant les résultats, c’est Mademoiselle K, première tête d’affiche de la soirée, qui débarque devant un public trépignant d’impatience. C’est sur le rock déchaîné de « Le vent la fureur » que tout débute. Katerine, la chanteuse, toute de cuire vêtue, lorsqu’elle ne joue pas de sa guitare s’amuse à grimacer, faire des gestes burlesques. Le ton est immédiatement posé, ce soir ça sera iROCKnique. Entre deux histoires les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas. «Cette musique je l’ai faite quand une meuf est venue me voir et m’a dit « Oh putain toi je t ai vu en fête et quand tu bois putain tu y vas à fond, t’es déchirée comme il faut ». Alors là mon bassiste à rigolé, et ouais je bois pas d’alcool! Allé cette chanson c’est pour toutes les meufs comme toi, GRAVE(s) ! ». Tout le monde crie pour accueillir « Grave » l’un des morceaux phares de son dernier album «Jamais la Paix». En écoutant les paroles, on découvre les talents d’écriture de Mademoiselle K, la fine plume semble aller de paire avec des mélodies très travaillées. Ce dernier prend d’ailleurs forme dans les paroles d’une chanson qui résonne comme un règlement de compte « Ca me vexe ». Toujours accompagné d’une petite phrase sarcastique, le morceau suivant, « Ca sent l’été » est lancé. Tous les bras se lèvent pour accompagner les rythmes enjoués. Le temps d’une chanson le bassiste quitte son instrument pour le remplacer aussi tôt par tambourin, qui lui sert plus de couvre chef que d’autre chose. Voilà seulement la dixième chanson, lorsque Mademoiselle K annonce le grand final. Le groupe donne tout ce qu’il lui reste, Katerine finit son solo par terre, à quatre pattes pendant que le reste du groupe entoure le batteur. Elle brandit sa guitare avant de se révéler pour rejoindre son groupe et saluer une dernière fois la foule. Mademoiselle K s’en va. Tout le monde attend donc qu’elle revienne pour un rappel. Un bref coup d’oeil sur la set list pour voir qu’en effet elle doit revenir pour jouer « Jalouse ». Mais voilà déjà quelques minutes que le groupe est parti. La scène se rallume, au grand regret des spectateurs ce ne sont pas les membres de la formation qui s’activent sur scène mais les roadies qui préparent le plateau pour recevoir les Psy4. Resté sur sa faim le public est déçu et commence même à huer le pauvre présentateur venu annoncer les résultats de la 19 éme édition des Class Eurock’s.

Pendant que les platines se montent et une fois que tout le monde soit plus calme, le verdict tombe. Sans grande surprise The Cheerleaders, Rockett Queens, Pup Curl et Skull remporte la finale et partiront donc cet été jouer en Europe. Dans le public à chaque annonce de nom ça crie, ça hurle. Indéniablement la qualité l’a remporté pas que les autres groupes étaient mauvais, loin de là, mais c’est quatre là était nettement supérieurs.

L’euphorie (ou la déception) des résultats passée, une partie du public se retire alors qu’une autre s’avance. Changement de style, changement d’auditoire. Au même titre que Mademoiselle K qui ne passionnait pas des masses les rappeurs cette fois il semblerait que ça soit les Psy4 de la rime qui ne passionnent pas les rockeurs. Le parc jourdan est de nouveau plongé dans la pénombre la plus totale. On entend alors des morceaux de discours « Qu’il en soit ainsi », « Oh nom d’Allah ». En même temps que les basses rugissent dans les amplis, les 3 MC débarquent sur scène. Dans le public c’est effervescence. Dés le début ça envoie fort « Jeunesse France » suivi d’ « Au Taquet ». Dans la fosse tous les bras sont levés, ils balancent de haut en bas suivant l’exemple des trois rappeurs sur scène. Puis un des Psy4 prend enfin la parole, région marseillaise oblige, forcement pour parler de foot; « Bon les gens, on est deuxième du championnat mais on a gagné 4-0 ce match alors on va continuer de faire la fête ensemble ! ». Les deux morceaux qui suivent sont entrecoupés de chansons de Tracy Chapman ou encore Bob Marley. C’est une ambiance bon enfant qui règne alors dans le parc. Aprés un message de paix insistant sur le fait qu’il n y a pas de différence entre les noirs, les blancs, les arabes, les chinois, les juifs,,, Les 3 MC nous font voyager dans « les cités d’or ». Il commence à faire de plus en plus froid, heureusement les Psy4 sont là pour réchauffer l’ambiance. Ce n’est qu’après plus d’une heure et demie de show que le poing levé le groupe qui la scène. « Bonsoir à tous ! On reviendra,,, » Sur ces quelques mots les lumiéres se rallument, chacun rentre chez soi.

En ce dernier samedi de Mai, l’association Aix Qui ? aura une fois de plus réussi à allier quantité et qualité. Qu’il s’agisse des groupes concourants pour la finale ou des têtes d’affiches, rien n’était à jeter. L’objectif de rendre la culture disponible pour les jeunes semble être atteint à la vue du cout moindre de l’entrée. Malheureusement pour l’association cette année moins de monde était au rendez vous. Espérons que ça ne lui porte pas préjudice dans ses actions à venir.

- Boby -

PS : Merci à Florie pour l’accréditation photo.

Myspace Red Shines : http://www.myspace.com/redshines

Myspace Isys: http://www.myspace.com/isysrock

Myspace Ten Watt Transistors : http://www.myspace.com/tenwatttransistors

Myspace Starcatcher: http://www.myspace.com/starcatchermusic

Myspace Kleinstadthelden: http://www.myspace.com/kleinstadthelden

Myspace Skhul: http://www.myspace.com/skhulmusic

Myspace Pup Curl :http://www.myspace.com/pupcurl

Myspace The Cheerleaders: http://www.myspace.com/thecheerleadershxc

Myspace Rockett Queens: http://www.myspace.com/rockettqueens

Myspace Mademoiselle K: http://www.myspace.com/01mademoisellek

Myspace Psy4 de la rime: www.myspace.com/officialpsy4delarime

Myspace AIX QUI?: http://www.myspace.com/aixqui

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: juin 3rd, 2009

Tour du Pays d’Aix – St Cannat

Les Bananes de l’enfer + Laids crétins des Alpes + Lutin Bleu + Raoul Petite

Les premières feuilles des arbres commencent à tomber et le Tour du Pays d’aix (TPA) reprend cette année de plus belle. Pas moins de sept concerts organisés par l’association AIX QUI ?  dans tout le pays aixois avec un panel hétéroclite d’artistes allant de Gary et Pape J (de Massilia Sound System) à Richard Bona en passant par Raoul Petite pour le prix imbattable de 5 € par soirée. Autant dire qu’à ce prix là il aurait été dommage de rater la soirée d’ouverture dans le petit village de St Cannat avec pour artistes le groupe local les Bananes de l’enfer, Laids Crétins des Alpes, les isérois du Lutin Bleu et pour finir le groupe qu on ne présente même plus Raoul Petite. L’initiative originale va de paire avec une organisation rudement menée. Rien n’est laissé au hasard, coin fumeur, buvette, peu d’attente entre les groupes, transformation d’un gymnase en véritable salle de concert…

(Bananes de l’enfer)

Ce sont donc les Bananes de l’enfer qui se voient attribuer la lourde tache d’ouvrir la soirée. Ce petit quintuplé de st Cannat à l’énergie débordante allie subtilement (ou pas) des riffs Punk Rock et du djembé faisant toute l’originalité de la jeune formation. Encouragé par les groupies locales, le set se termine sur un solo de chacun des membres. Après plus d’une demie heure de show aux couleurs AcDc. Nos 5 punks à banane auront, pour leur premier live, remplit avec brio leur mission, chauffer la salle.

(Laids crétins des Alpes)

A peine le temps de finir une bière que Laids Crétins des Alpes entament déjà leur set. Le décor préalablement mis en place rappelle forcement les Alpes, peluches de vache laitière, ourson,  verdure… Influencé par des groupes tels que Ludwing Von 88, Laids Crétins nous livre un show amusant illustré par leurs deux fidèles acolytes qui n’hésitent pas à se travestir en skieur, femme BC-GB ou encore en manchot. Il en résulte une ambiance conviviale même lorsque qu’ils décident d’entreprendre une reprise de «Mon cœur mon amour» d’Anaïs qu’ils délaissent pour clôturer leur concert par un gigantesque bain de foule des peluches.

(Lutin Bleu)

Les Lutins Bleus entrent ensuite sur scène. Ce trio tout droit venu de Grenoble, plein d’en train aux assonances Punk Rock s’amuse à faire bouger les foules. Le professionnalisme des Lutins est à l’image de leur musique, irréprochable. Une bonne présence sur scène, le contacte avec l’assemblée se fait rapidement et passe vraiment bien. Même la mise en scène est réglée au millimètres prêt, se servant de frigo ainsi que de panneaux signalétiques afin d’inventer et ajouter d’avantage de sonorités à une musique déjà très riche. Ces trois stroumph du Punk  ont vraiment un potentiel et une énergie énorme, il est certain que ces lascars méritent vraiment d’être connus. Il va sans dire que si les trois lutins bleus  perdurent dans cette voie ils pourraient devenir les futures icônes d’un mouvement punk rock trop souvent délaissé en France, c’est en tout cas tout le bien que nous pouvons leur souhaiter.


Découvrez Lutin Bleu!

(Raoul Petite)

Il est 23 heure passées, les derniers éléments du décor Raoulien sont installés. La salle sombre dans l’obscurité. Les musiciens entrent sur scène. Quant à lui Raoul 1er siégeant sur son trône se déplace dans la foule portée par quatre de ses serviteurs jusqu à finalement arriver sur scène accueillie par deux charmantes hôtesses. Liasses de billets à la main, sa majesté invite son assemblée dans le monde d’aujourd’hui: « Bienvenue dans le système ! ». Comme dirait Kevin, jeune spectateur ayant à peine dépassé son 15 éme printemps « Enfin un vieux qui déchire ! ». Quelques minutes plus tard sa royauté proclame dans cette ambiance festive l’APERO, entre le champagne et les Tuc l’ambiance atteint son apogée. Puis lorsque Raoul Petite interprète « Mamadou m’a dit » en hommage à son ami François Béranger (Raoul Petite faisait d’ailleurs parti des artistes conviés à participer au plateau hommage sur le scéne Zebrock de la Fête de l’Humanité), c’est l’apothéose du spectacle. En effet Raoul Petite  dépasse largement le stade du concert de par les changement de costumes effectués passant de l’infirmière à la gothique sadomaso sans oublier le rasta le groupe n’hésite pas à se transformer à chaque chanson. La mise en scène est elle aussi éblouissante tout les artifices sont bons pour dénoncer notre monde contemporain. Tous les sujets y passent OGM, situation de la femme dans la société, immigration… Le menu que nous offre ici la formation est des plus divin. Le dessert ne se fait d’ailleurs pas attendre, c’est à coup de tarte à la crème que le public se fait redécorer. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Il est 1 heure  et demie du matin, après un ultime rappel les lumiéres s’allument, la soirée est finie.


Découvrez Raoul Petite!

(Raoul Petite)

AIX QUI ? Nous aura offert une superbe soirée et chose rarissime une soirée vraiment peu coûteuse. Il faut espérer que de telles initiatives se multiplient dans le département ainsi qu’à l’échelle nationale. A l’époque où nous vivons il devient honteux que l’argent devienne une barrière à la culture. Saluons une fois de plus l’initiative de l’association qui lancera en Décembre la 21 éme édition de son tremplin musical « Class Eurock »

-         Boby -

Article disponible sur le site de l’Humanité : http://libresechanges.humanite.fr/article.php3?id_article=2124

Article disponible sur LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-24851.htm

Myspace AIX QUI ? : http://www.myspace.com/aixqui

Myspace des Laids Crétins des Alpes : www.myspace.com/laidscretinsdesalpes

Myspace de Lutin Bleu : http://www.myspace.com/lutinbleulegroupe

Myspace de Raoul Petite : http://www.myspace.com/raoulpetite

(Raoul Petite)

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Edited: octobre 20th, 2008