La ferme célébrité en Afrique ou le néocolonialisme by TF1.

Après un tas de real TV toutes plus abrutissantes les unes que les autres on aurait pu croire que l’exubérante imagination des dirigeants de la première chaine privée française allait trouver ses limites. C’était sans compter un nouvel épisode de la Ferme Célébrité. Après le flop de la précédente saison il fallait innover plus pour séduire plus. Au diable cochons, mulets et autres ânes (quoi qu’on puisse s’y méprendre avec certains participants), c’est en Afrique que TF1 a décidé d’installer sa nouvelle super bouse fermière.

Pourquoi pas ? Au lieu de rester dans un loft infesté de caméras et surveillés 24h/24, les participants pourront essayer d’alimenter leur bien piètre culture générale à défaut de celle des spectateurs béats. Si en Afrique la disparition d’un ancien est synonyme d’une bibliothèque embrasée, au sein de la ferme il n’y aurait pas assez de candidats pour en constituer n’en serait ce que la moitié d’une. Edifiant exemple de ce manque de culture consternant, une vidéo où Michael Vendetta (un illustre inconnu du web se prenant pour mister monde) rend visite au peuple Zoulou, disponible sur le site internet de TF1. Comment ne pas rester stupéfait lorsqu’en quelques minutes la chaine privée nous replonge dans la pas si lointaine ére du colonialisme. « Je suis prêt à rendre visite au peuple qui m attend, comme un Roi, j’espére qu’ils vont me donner de l’or » dixitMichael Vendetta. A la vue de ses frasques sur la toile le scoop n’est pas tant l’idiotie sans limite de la jeune pseudo célébrité mais le fait qu’en décidant de publier cette vidéo TF1 cautionne cette image d’une France néocolonialiste. Compte tenue de l’impact des media sur la population en particulier chez les plus jeunes d’entre nous, il est imprudent mais surtout dangereux de véhiculer de si honteuses images. Comment expliquer aux générations à venir que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit quand en même temps sur le petit écran des pantins se prenant pour Hendrik Verwoerd, architecte de l’apartheid. Ce ne sont pourtant pas les monteurs qui manquent dans les équipes de TF1 pour ce genre d’émission dont le principe même repose sur les manipulations de ces dernières. Alors pourquoi, malgré l’ambigüité des propos, la scène n’a t elle pas disparu au montage ?

Peut être parce que comme Nicolas Sarkozy, Endemol (la société qui produit l’émission, et bien d’autres simulacres de show réalité) et la direction de TF1 pensent que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Une chose est certaine, ce n’est pas le spectacle offert dans la Ferme Célébrité en Afrique, qui rentrera dans l’histoire. C’est bien beau de se donner bonne conscience en passant de sublimes clip contre le racisme à 1 heures du matin lorsque personne n’est devant le téléviseur si en contre partie on retrouve sur le site de telles vidéos…

BOBY

La vidéo en question : http://videos.tf1.fr/la-ferme-celebrites/velvet-et-mickael-chez-les-zoulous-la-ferme-celebrites-en-afrique-5664853.html#voir_commentaires


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Edited: février 1st, 2010

Baignade interdite ? Ou pas !

baignade

Alors que soudainement à droite comme à gauche les différents partis se découvrent une véritable passion pour l’écologie. A quelques jours du sommet tant attendu de Copenhague, se sont les jeunes populaires de l’UMP qui viennent d’être touchés par le syndrome.  Fermement décidés à agir pour  l’environnement, une poignée de militants se sont rendus sur les bords de Seine.

Une action aussi ridicule qu’inutile, un discours plat sans conviction ni fond, voilà comment résumer la trempette de la jeunesse dorée. Emmenés par Benjamin Lancar, le président des jeunes ump, le petit groupe vêtu de combinaisons néoprènes (Surement importées de Chine, écologique n’est ce pas ?) aura pataugé en tout et pour tout 5 minutes dans petit mètre d’eau avant d’être accueilli par un groupe de CRS. Les pré adolescents post puberté  de droite semblent l’ignorer mais se baigner dans la Seine est interdit et de surcroit puni par la loi.  Il était donc normal que les forces de l’ordre en présence verbalisent les jeunes militants. Cependant après quelques coups de téléphone Benjamin et sa troupe sont repartis sourire aux lèvres, blanc comme neige. Alors que pour le même genre d’action les militants de Greenpeace, des Verts ou toute autre sorte d’organisation politique -ou non- sont immédiatement conduits au poste, pour les militants de l’UMP c’est un tout autre sort qui leur est réservé. C’est à se demander si les CRS n’allaient pas leur fournir les serviettes pour se sécher. Mais ce qui est d’autant plus honteux c’est que l’appartenance à un parti soit vectrice de privilèges, remettant en cause un des textes fondateurs de notre si belle démocratie. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Lorsque les militants –pacifistes – de Greenpeace reçoivent des coups de matraques pour ceux de l’Ump le traitement est aux antipodes de ces mesures, belle conception de l’égalité.

Le fait est qu’en France quoi qu’on puisse en dire la Justice à deux vitesses est une réalité à part entière. A défaut d’avoir eu un réel impact vis à vis des discutions sur Copenhague la pseudo action des militants en carton de l’ump aura au moins permis de révéler au grand jour l’absence de neutralité et d’impartialité dans la justice française. En tout cas si l’envie vous prend de dévaliser une banque, passer à tabac une personne que vous n’aimez guère, n’hésitez pas à prendre votre carte à l’ump, certains oseraient prétendre que l’adhésion serait plus efficace que les services d’un avocat, pourquoi pas ?

- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

Tryo + Bense – L’Usine Istres – 21/11/2008

Tryo + Bense – L’Usine Istres – 21/11/2008

(Bense)

Quel bonheur de se rendre à l’Usine surtout lorsque ce n’est pas pour y travailler. Alors que l’horloge marque à peine son vingtième tour de cadran la foule afflue déjà ; des jeunes, des plus vieux, des petits, des grands, même des militants GreenPeace embauchés spécialement pour l’occasion afin de faire une étude environnementale, bref une mixité et diversité socialo ethnique impressionnante. Il n’y a pas d’erreur c’est bien ce soir que doivent se produire Tryo, qui font leur grand retour sur les planchés de l’Usine. C’est à l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Ce que l’on sème » que le groupe a décidé de reprendre les routes de France, bien que leur réputation ne soit plus à faire, Tryo c’est avant tout un engagement militant prononcé (notamment pour Greenpeace ou encore la condition du Tibet) mais aussi 7 albums dont deux lives.


C’est à Bense que revient l’honneur d’ouvrir le bal. Le jeune groupe parisien a mi chemin entre Maxime Le Forestier et les Beatles se relève, malgré une musique plutôt calme, être un véritable agitateur de foule. Lorsque vient le tour de « Au grand jamais », le morceau qui aura permis la médiatisation de Bense, le public est en pleine effervescence, toute la salle chante à tue tête « Non jamais au grand jamais…». Même si le public s’avère être réceptif l’envie de voir Tryo se fait de plus en plus criante. Les morceaux s’enchaînent rapidement, mais ne se ressemblent pas, Bense entame une chanson du nouvel album qu’il est en train de confectionner, ce dernier semble être bien accueilli par le public. Cela fait à peine une demie heure que le concert a débuté lorsque la formation parisienne termine leur ultime chanson. Après un bref salut à la masse humaine, qui s’agglutine de plus en plus sur les premiers rangs, ils quittent la scène. Les applaudissements accompagnent leur sortie se transforment peu à peu en véritables cris d’appel en faveur de Tryo.


Découvrez Bensé!

(Tryo)

Le changement de scène s’effectue rapidement, à peine le temps de s’immiscer dans les premiers rangs occupés déjà par les plus vaillantes groupies depuis presque 2 heures. Ainsi Laura, jeune spectatrice de 14 ans nous confie que Tryo « c’est plus qu’un groupe, c’est carrément une icône de l’adolescence ». Il est maintenant 22h, la salle est plongée dans la pénombre les cris des jeunes demoiselles, majoritaires dans la salle, s’intensifient de plus en plus. Le moment tant attendu n’est plus qu’à quelques secondes. Lorsque le quatuor débarque sur scène les hurlements atteignent leur apogée. Encensés par une salle archi pleine et après un court salut les premières notes de « Ce que l’on sème » retentissent dans l’immense salle. Quelques mots de la part de Mali, et le concert reprend de plus belle sur « G8 » qui – malheureusement – commence à coller de plus en plus à la réalité actuelle… Puis arrivent sur scène deux nouveaux musiciens, l’argentin bassiste mais avant tout percussionniste Pablo Mendez et  un surprenant contrebassiste, violoniste et bassiste à ses heures perdues. Renforçant le retour aux origines de Tryo l’effet est immédiat durant le morceau « Quand les hommes » on se voit de suite télé porter en  pleine savane africaine. Entre deux boutades sur la guerre des clans qui se déroule actuellement au sein du PS le quatuor enchaîne sans attendre sur « Sortez les poubelles » puis « El dulce de leche » en l’honneur de Danielito (le batteur percussionniste de Tryo) et Pablo Mendez, une véritable hymne aux immigrés inspiré notamment du passé au Chili de Danielito. L’hymne à l’immigration se perdure jusqu’au solo/duo des deux percussionnistes. La maîtrise est impressionnante la salle à même du mal à suivre le tempo. « Tombé mal » réinstaure cette illusion d’Afrique mauritanienne. Soudain le groupe s’arrête. Christophe Mali interroge alors le public sur la potentielle existence de groupes connus originaires  de la région Istrienne. Les réponses  fusent des quatre coins de la salle c’est finalement un courte reprise de Massillia Sound System qui est jouée, suivie d’AC/DC avec un « Back In Black » aux couleurs du reggae et un  « Comme une vierge » à la Brassens. Après ce divertissant entracte Tryo continue dans sa lancée « reprise » et continue avec « Le poinçonneur des Lilas » du merveilleux Gainsbourg. Bien que la réplique n’égale pas l’originale, le groupe nous en offre une version fort sympathique. Vint le tour de la « Main Verte », dans une ambiance verdâtre, les cigarettes magiques poussent un peu partout dans la salle. S’en suit le morceau phare du dernier opus « Toi et Moi », les attaques envers la politique drastique de M.Sarkozy continuent « Marcher droit » ainsi que « PompAfrik » même si cette dernier est plus dirigée envers M.Chirac, elle s’applique aussi bien à M.Sarkozy. C’est maintenant à Rachida Dati d’en prendre pour son grade comparée à un « Croisé d’Jackie Sardou et d’un Pokémon », aurait t’on découvert le père de l’enfant de Mme Dati ? Nous n’en saurons pas plus puisque après cette satire de l’alcool la salle s’éclaire, Tryo présente une partie de son équipe puis évacue la salle. Quelques personnes commencent à déserter la salle ne croyant pas un rappel possible. Ils avaient tort, puisque se ne sont pas un mais bien deux rappels, dont le groupe nous a régalés. Revisitant les succès d’autre fois, de « Serre Moi » à « Yakamoneye » sans oublier « L’hymne de nos campagnes » entamée en attendant le second rappel par les « fidèles ». Un ultime et Tryo semble partir de la scène mais à la surprise générale Christophe Mali hurle « Musiqueuuuh » immédiatement les quatre camarades de Tryo plus les deux autres musiciens entreprennent une chorégraphie sur «Around the World » de Daft Punk.

(Tryo)

Ainsi, après plus de deux heures de concert intense et riche en émotions s’achève – cette fois pour de bon – le retour de Tryo à Istres. Prochain rendez vous le 17 décembre aux Docks des Sud de Marseille. Cette année, si toutes les représentations de Tryo sont comparables à celle-ci le public ne risque pas de s’ennuyer.

(Tryo)


Découvrez Tryo!

- Boby -

Article disponible sur LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-25299.htm

Myspace Tryo : http://www.myspace.com/tryolegroupe

Myspace Bense : http://www.myspace.com/bensefolks

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Edited: novembre 22nd, 2008

Consultation lycéenne, une mascarade ?

C’est dans le cadre de la réforme du lycée que Monsieur Darcos, le ministre de l’Education Nationale a tenu à réunir dans l’école polytechnique de Palaiseau quelques 600 élus CVL (Conseillers de Vie Lycéenne) de toute la France ainsi que des DOM.

La journée était coupée en deux grosses parties. Après un somptueux buffet et une brève description de la réforme en cours, les lycéens se sont dirigés par petits groupes d’une vingtaine dans les salles de cours. Accueillis par deux étudiants bénévoles du CELSA, ainsi que trois représentants du ministère (Délégué Académique de Vie Lycéenne, proviseur des lycées et même des recteurs) les lycéens prennent place et découvrent un premier dossier où se trouve des questions par rapport à la réforme. A peine le temps de lire la première page qu’ils doivent réfléchir aux questions posées dans un laps de temps vraiment court d’environ 5 minutes puis durant 10 minutes ils devront exprimer leurs idées. Dans un contexte avoisinant l’interrogation, il n’y a pas de place pour le débat. Et lorsqu’un lycéen a le malheur de commencer à débattre il est automatiquement stoppé dans sa démarche par les deux étudiants. Difficile dans un tel contexte de proposer des idées… D’autant plus que la plupart des lycéens venaient les bras chargés de questions et non de proposition.

La seconde partie de cette journée riche en émotion se déroule dans le magnifique amphithéâtre de polytechnique. Après la diffusion de quelques courts métrages contre le racisme les 600 élus ainsi que leurs accompagnateurs sont tous réunis à l’attente de la synthèse clôturant le « travail » accompli durant cette journée. Dans les premiers rangs se trouve monsieur Darcos. Très vite repéré il est aussi tôt interpellé par la quasi-totalité de l’assemblée. Sur la réforme, mais aussi sur les suppressions de postes dans l’éducation nationale où il affirme d’ailleurs qu il « ne supprimera aucun poste au titre de la réforme du lycée en 2010». Oubliant les quelques 13 000 suppressions annoncées pour le budget 2009. Les critiques fussent des quatre coins de la salle, même si les lycéens reconnaissent qu’une réforme est inévitable et que celle présentée n’est pas incompatible avec les attentes des lycéens sur la forme elle le reste sur le fond. Heures supprimées, options facultatives supprimées elles aussi, moyens logistiques insuffisants, disparités entre lycées notamment sur l’offre et la diversité des modules… Les thèmes où les lycéens se posent des questions ou ne sont pas d’accords avec la réforme sont nombreux. Cependant comme le résume tant bien que mal Lucile Bousser, présidente du premier syndicat lycéen l’UNL, « cette réunion n’est qu’une mascarade ». Comment ne pas lui donner raison alors que le débat autour de la réforme semble être clôturé depuis déjà (trop) longtemps. M. Darcos en voulant éloigner des syndicats s’est servis des Conseillers de Vie Lycéenne comme d’alibi d’une réforme dont beaucoup ont peur!

- BoBy -

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Edited: novembre 17th, 2008

Big Darcos is watching YOU! Ce n’est pas un film… C’est la REALITE

Big Darcos is watching YOU!

A l’heure, où pour faire des économies de budget dans l’éducation nationale, le gouvernement en revient à réduire les effectifs de postes dont la suppression des Réseaux d’Aides Spécialisées pour les Elèves en Difficulté. Une curieuse offre d’emploi en provenance du ministère de l’éducation et de la jeunesse vient d’être publiée. En effet le ministre de l’éducation nationale a demandé la création de « Veilleurs de l’opinion » pour la modique somme de 220 000 € par an (100 000€ concernant la veille de l’opinion pour le compte du ministère de l’éducation nationale (MEN) et 120 000€ pour veille de l’opinion pour le compte du ministère l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR)).

L’appel d’offre publié le 15 octobre est en partie disponible sur la toile. Il est écrit les principaux rôles et champs d’action du travaill à pourvoir. On y apprend notamment la mise sous surveillance des sites communautaires tels que les webzines, mais aussi les forums ou encore les blogs afin d’y repérer d’éventuels « Leaders d’opinion », identifier leur stratégie ou tout simplement récolter des informations. Bien que la liste soit encore longue il est déjà possible d’imaginer les dérives que de telles méthodes pourront et vont certainement entraîner. Une fois de plus le gouvernement veut mettre à mal les libertés les plus fondamentales qui régissent notre si belle république française. Dans la perspective où tout le monde se verra contrôlé et classé par ses dires, combien de temps une démocratie restera une démocratie ? C’est la question qu’il est (encore) permis de se poser. Si avant d’arriver à de tels extrêmes il y a encore un peu de chemin la volonté de contrôle se confirme à la lecture du Cahier des Clauses particulières. Ainsi on apprend qu’à terme les contrôleurs d’opinion auront pour mission, de façon quasi quotidienne, de rendre des comptes, synthèses, cartographies des principaux acteurs, études aux deux ministères. Cibler pour mieux contrer c’est tout l’enjeu de la commande gouvernementale. Beaucoup de questions restent pour le moment sans réponse. A quoi serviront les informations récoltées ? Une fois lesdits Leaders ciblés n’y a-t-il pas un risque de précision ? La liberté de penser serait elle devenue une utopie ? Fort heureusement il semble que des collectifs commencent à se monter contre cette honteuse initiative.

A priori la paranoïa est contagieuse au gouvernement, ce trait de caractère était déjà quelque peu connu chez monsieur le président, apparaît aujourd’hui sous de nouveaux jours chez M.Darcos. Alors que le gouvernement a dû renoncer au fichier Edvige, il repart de plus belle avec cette initiative qui une fois de plus est en total désaccord avec les attentes des français. Alors si un jour il vous prend l’envie, vous, lycéens et étudiants, de donner votre avis attention car maintenant Big Darcos is watching you et il n’est pas content.

- Boby -

Cahier des Clauses particulières: http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf

Article disponible sur le site de l’Humanité : http://libresechanges.humanite.fr/article.php3?id_article=2166

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Edited: novembre 11th, 2008

Interview Enfants de Morphée

C’est un trio breton qui constitue les Enfants de Morphée. Fort d’une grosse expérience musicale ils viennent de sortir leur premier EP. Partageant autant la passion de la musique que celle de la défense des libertés humaines.  Entretien avec des bretons aux grands cœurs :

Interview :

1- (Boby) Bonjour les Enfants de Morphée, avant de commencer, pourriez vous nous dire d’où vient votre nom de groupe ?

Remy: Salut à vous, pavillon 666, Boby, et merci pour l’invitation.
Ce nom me trottait dans la tête dès l’arrivée de l’idée de conception du groupe, en 2004.
Un nom en français, pour un groupe avec des chansons en français, dont une comporte
le nom en entier, texte qui pointe le doigt sur nos générations, dont une large part se laisse
bercer par la virtualité ambiante d’aujourd’hui… Une somnolence latente en quelque sorte…

2- Chacun d’entre vous à un lourd passé musical comme s’est passé la première rencontre ?
L’idée de faire un groupe est venue tout de suite ?

Remy: L’idée de créer une formation de Groove-fusion-subversif est née du mélange de deux penchants que j’ai, celui des riffs bien balancés et celui qui touche à la critique de l’ordre établi et de ses dérives. Mon groupe phare est comme vous le devinerez Rage Against the machine qui incarne pour moi un exemple parfait des modernes « protest singers ». Musique actuelle, textes d’actualité. (je sais, RATM ça commence à dater, mais aucun groupe ne m’a autant exalté jusqu’ici) J’ai engrangé une dizaine de morceaux puis je suis parti à la recherche d’un bassiste et d’un batteur, donc Dom (Braud) et Olivier (Le Normand); avec qui le premier essai fut le bon. Dom et Nono sont imparables, d’une efficacité terrifiante, en trois mois on a mis en place dans les 15 morceaux… Avec une  répète  tous les 15 jours! C’était pile poil les gars qui convenaient, le plus beau duo rythmique avec qui j’ai joué.

3- Vous venez quand même d’horizons différent ça n’a pas été trop difficile au début ?

Remy: (cf. question précédente.)
Le fait d’avoir annoncé la couleur de ce que j’envisageais musicalement a mis sur la table une piste qui a dû, je pense, pas mal simplifier la donne.

4- Pourquoi avoir décidé de faire un groupe engagé ?

Remy: Parce que ça fait partie de mon éducation, parce qu’il faut (essayer de) se faire entendre, parce que les gens qui prétendent vouloir diriger nos vies sont à la tête d’un des plus beaux bordels qui n’ai jamais existé, parce qu’il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Pour mettre les gens en face d’eux mêmes. Pour essayer de fédérer, de provoquer, de bouger, de changer… Vaste chantier, et ceci dit notre domaine d’action s’arrête au libre arbitre de chacun.

5- Sinon je suppose que l’EP n’est pas une finalité en soi avez vous d’autres projets ?

Remy: L’ep que vous avez l’occasion d’écouter sur le myspace est une maquette enregistrée en 2004, mixée, mais non masterisée, faute de temps. Depuis ce temps, j’ai été contraint d’arrêter pour me consacrer à un autre groupe, qui m’offrait l’opportunité de renouveler mon intermittence.
Mais nous repartons cet automne avec la ferme intention cette fois de faire chauffer quelques (force!) planches et à long terme de pouvoir produire un Opus digne de ce nom, et pleinement réalisé.

6- Question un peu bête mais qu’est ce qu’on pourrait vous souhaiter ?

Remy: De pouvoir jouer et se produire dans de bonnes conditions. Nous faisons assez de bars et de lieux de concerts pour pouvoir dire que vivre de ça n’est pas, de moins en moins, une chose aisée. Même si, personnellement, j’ai la chance de pouvoir vivre de la musique grâce au système de l’intermittence, les moyens pour les petites structures, bars et caf conç manquent, c’est une chose, mais qui ne risque pas de s’améliorer si les règles actuelles se durcissent. L’interdiction de la cigarette dans les rades, les contrôles routiers abusifs, descentes et contrôles papiers inopinés dans les bars, le manque de moyen pour se payer des places de concert… ont fait passer la fréquentation des petits événements culturels à un niveau inférieur. Le plus terrible ? Le retour des contrôles des DRAC ou des obligations de travaux d’insonorisation, pas toujours nécessaires, sur les pubs qui font des efforts pour nous donner du plaisir et qui n’ont pas besoin de moyens d’asphyxie supplémentaires!
(http://www. lapetition. com/sign1. cfm?numero=1438)
La liberté!

7- C’est déjà la fin de cette interview. A Pavillon 666 on aime bien donner la parole aux groupes donc si vous avez un message à faire passer ou autre allez y c’est le moment.

Encore merci pour nous avoir accordé du temps :) .

Remy: Merci à vous et aux asso, aux personnes qui investissent temps et énergie dans une passion et une envie qui rassure sur le genre humain.
KEEP ON!!!

- Boby -

Myspace Enfant de Morphée : http://www.myspace.com/ledm

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Edited: novembre 11th, 2008

Boby tchat avec le ministre de l’éducation M. Darcos

Vice président CVL: Le 15 novembre 2008 se réunissent les représentants des CVL de toute la France. En quoi va consister cette consultation et sera – t-elle vraiment utile ?

Boby : Bonjour Monsieur. Etant convié à la réunion du 15 novembre en tant qu’élu CVL. Il m aurait été agréable de savoir non seulement le but d’une telle réunion mais aussi les sujets qui seront traités ou tout simplement le programme de cette dernière.


X. Darcos – M. Maraine : Déjà, cet événement du 15 novembre concerne 600 lycées, représentant 600 lycées. On associe les lycé ens à cette grande réflexion sur la réforme du lycée depuis des mois.

X. Darcos – M. Maraine : Il y a eu consultation d’envergure nationale, mais aussi les instances qui ont été associées à toute cette action.


X. Darcos – M. Maraine : On trouve beaucoup de choses sur le site de la vie lycéenne.


X. Darcos – M. Maraine : On trouve des choses en termes de temps scolaire ou d’accompagnement.


X. Darcos – M. Maraine : Ce sont des idées qui ne sont pas sorties du ministère, cela a germé chez les lycéens qui ont ressenti un besoin d’être accompagnés très précisément vers la réussite.


X. Darcos – M. Maraine : Le 15 novembre, cets la poursuite d’un processus qui sera terminé avec la réforme finale du lycée.


X. Darcos – M. Maraine : C’est le moyen de dire aux lycéens: vous pouvez vous exprimer.


X. Darcos – M. Maraine : C’est l’expression d’une démocratie vivante et constructive.


X. Darcos – M. Maraine : Cela les touche énormément.

X. Darcos – M. Maraine :
Pendant cette journée, il y aura des temps de réflexion individuelle et collective et puis également des temps de travail qui vont contribuer à améliorer ce projet de réforme


X. Darcos – M. Maraine : et enrichir ce qui touche les lycéens au plus près.


X. Darcos – M. Maraine : tout est ouvert. C’est sous forme d’ateliers.


X. Darcos – M. Maraine : On va présenter l’état de nos réflexions, on va recueillir l’expression individuelle et puis cela va nous permettre d’entendre.


X. Darcos – M. Maraine : Ce n’est pas une grand-messe où le ministre dira ce qu’ils devront faire.

X. Darcos – M. Maraine : Ce n’est d’ailleurs pas le ministère qui manage l’opération, nous avons souhaité qu’on ne puisse dire que c’est une opération de récupération.


X. Darcos – M. Maraine : Nous avons besoin de ces paroles et conseils et nous souhaitons que le travail se passe de façon autonome.

X. Darcos – M. Maraine : Et nous tiendrons compte des résultats.


X. Darcos – M. Maraine : Autant, pour les primaires, c’est facile de décider, mais pour les lycéens il est normal qu’on discute avec eux de leur travail.


X. Darcos – M. Maraine : Merci.

- BoBy -

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Edited: novembre 6th, 2008

Sarkozy aurait t’il peur du Vaudou ?

C’est une poupée qui dit…

Glorifiée par les médias, prise au second degré par Ségoléne Royale, attaquée par Nicolas Sarkozy, adulée par des milliers de personnes. Peu importe sa fonction ou son rôle la poupée vaudou à l’effigie du président de la république aura fait parler d’elle, pour le plus grand bonheur d’ Yaël Rolognese le créateur de la poupée et son petit fascicule d’une cinquantaine de pages regroupant en autre quelques frasques de présidentielles. K&B, la maison d’édition se lèche aussi les babines. Elle avait été traînée en procès par monsieur le président Sarkozy. Procès qui vient d’être débouté. La poupée livrée avec ses 12 aiguilles porte des slogans tel que « Casse toi pauvre con » ou encore « Vodka », « 170% », le parfait petit résumé des aventures épiques de notre cher président. Ce gadget permettra aux plus malheureux d’exorciser  la défaite de mai 2007. Il faut toutefois remarquer qu’une poupée à l’image de l’ex candidate à la présidence, Mme Ségolène Royal est disponible.


Sarkozy : 6 procès un de trop ?

Ce n’est pas la première fois qu’un président intente une action en justice. Bien avant ce dernier, en 1976, M. Giscard d’Estaing avait attaqué en procès pour défendre son image notamment contre le jeu de sept familles à son image «  Le Giscartes ». M Pompidou, en 1970, était allé lui aussi devant les tribunaux  pour défendre son image utilisée pour une publicité de moteur de bateau. Néanmoins aucun des ex-présidents français n’avaient perdu lorsqu’ils entamaient une action en justice. Une fois de plus M.Sarkozy est le président de la rupture. Après avoir en moins d’un an et demi de mandat était devant les tribunaux pas moins de 5 fois pour divers raisons ; l’affaire du SMS publié par le Nouvel Obs ou encore le simple citoyen qui a interpelé monsieur le président en le citant dans le texte « Casse toi pauvre con ». Dans la république Sarkozy la règle est la suivante, les puissants peuvent tout se permettre les autres peuvent se permettre de la fermer. La décision du tribunal -qui a donc débouté ce sixième procès- est à saluer de par son courage, elle a montré à notre omniprésident qu’en France il y a des réglés et que ces dernières sont les même pour tous, du simple citoyen au président. Pour en revenir à l’issue du procès, le président compte d’ores et déjà faire appel. Mais comme diraient nos amis Irlandais «  Sakozy NO it’s NO »…

La liberté d’expression ?

Cependant cette affaire caractérise bien la situation dans laquelle la liberté d’expression se trouve en France. L’affaire aurait pu être prise à la rigolade comme l’a si bien fait Mme Royale alliant la poupée à une caricature du Canard enchaîné, Marianne… Mais une fois de plus la soif de contrôle du président a été la plus forte. Son action illustre le totalitarisme médiatique qu’il aime exercer. Il faut avouer que les attaques envers les libertés se font de plus en plus fréquentes en Sarkozye à un tel point que l’on se croirait plonger en plein roman de Frank Pavloff. Monsieur Sarkozy ne devrait pas oublier qu’en acceptant la lourde tache qu’est la sienne il n’accepte pas que les bons côtés tels que son augmentation de salaire ou boire un coup avec son ami Vladimir. Etre président c’est aussi et surtout savoir faire la part des choses, savoir se contrôler et accepter la possibilité de ne pas plaire à tout le monde.

- Boby -

Article disponible sur le site de l’Humanité : http://libresechanges.humanite.fr/article.php3?id_article=2142

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Edited: octobre 30th, 2008