La ferme célébrité en Afrique ou le néocolonialisme by TF1.

Après un tas de real TV toutes plus abrutissantes les unes que les autres on aurait pu croire que l’exubérante imagination des dirigeants de la première chaine privée française allait trouver ses limites. C’était sans compter un nouvel épisode de la Ferme Célébrité. Après le flop de la précédente saison il fallait innover plus pour séduire plus. Au diable cochons, mulets et autres ânes (quoi qu’on puisse s’y méprendre avec certains participants), c’est en Afrique que TF1 a décidé d’installer sa nouvelle super bouse fermière.
Pourquoi pas ? Au lieu de rester dans un loft infesté de caméras et surveillés 24h/24, les participants pourront essayer d’alimenter leur bien piètre culture générale à défaut de celle des spectateurs béats. Si en Afrique la disparition d’un ancien est synonyme d’une bibliothèque embrasée, au sein de la ferme il n’y aurait pas assez de candidats pour en constituer n’en serait ce que la moitié d’une. Edifiant exemple de ce manque de culture consternant, une vidéo où Michael Vendetta (un illustre inconnu du web se prenant pour mister monde) rend visite au peuple Zoulou, disponible sur le site internet de TF1. Comment ne pas rester stupéfait lorsqu’en quelques minutes la chaine privée nous replonge dans la pas si lointaine ére du colonialisme. « Je suis prêt à rendre visite au peuple qui m attend, comme un Roi, j’espére qu’ils vont me donner de l’or » dixitMichael Vendetta. A la vue de ses frasques sur la toile le scoop n’est pas tant l’idiotie sans limite de la jeune pseudo célébrité mais le fait qu’en décidant de publier cette vidéo TF1 cautionne cette image d’une France néocolonialiste. Compte tenue de l’impact des media sur la population en particulier chez les plus jeunes d’entre nous, il est imprudent mais surtout dangereux de véhiculer de si honteuses images. Comment expliquer aux générations à venir que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit quand en même temps sur le petit écran des pantins se prenant pour Hendrik Verwoerd, architecte de l’apartheid. Ce ne sont pourtant pas les monteurs qui manquent dans les équipes de TF1 pour ce genre d’émission dont le principe même repose sur les manipulations de ces dernières. Alors pourquoi, malgré l’ambigüité des propos, la scène n’a t elle pas disparu au montage ?
Peut être parce que comme Nicolas Sarkozy, Endemol (la société qui produit l’émission, et bien d’autres simulacres de show réalité) et la direction de TF1 pensent que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Une chose est certaine, ce n’est pas le spectacle offert dans la Ferme Célébrité en Afrique, qui rentrera dans l’histoire. C’est bien beau de se donner bonne conscience en passant de sublimes clip contre le racisme à 1 heures du matin lorsque personne n’est devant le téléviseur si en contre partie on retrouve sur le site de telles vidéos…
BOBY
La vidéo en question : http://videos.tf1.fr/la-ferme-celebrites/velvet-et-mickael-chez-les-zoulous-la-ferme-celebrites-en-afrique-5664853.html#voir_commentaires
Edited: février 1st, 2010



C’est à Bense que revient l’honneur d’ouvrir le bal. Le jeune groupe parisien a mi chemin entre Maxime Le Forestier et les Beatles se relève, malgré une musique plutôt calme, être un véritable agitateur de foule. Lorsque vient le tour de « Au grand jamais », le morceau qui aura permis la médiatisation de Bense, le public est en pleine effervescence, toute la salle chante à tue tête « Non jamais au grand jamais…». Même si le public s’avère être réceptif l’envie de voir Tryo se fait de plus en plus criante. Les morceaux s’enchaînent rapidement, mais ne se ressemblent pas, Bense entame une chanson du nouvel album qu’il est en train de confectionner, ce dernier semble être bien accueilli par le public. Cela fait à peine une demie heure que le concert a débuté lorsque la formation parisienne termine leur ultime chanson. Après un bref salut à la masse humaine, qui s’agglutine de plus en plus sur les premiers rangs, ils quittent la scène. Les applaudissements accompagnent leur sortie se transforment peu à peu en véritables cris d’appel en faveur de Tryo.
Quelques mots de la part de Mali, et le concert reprend de plus belle sur « G8 » qui – malheureusement – commence à coller de plus en plus à la réalité actuelle… Puis arrivent sur scène deux nouveaux musiciens, l’argentin bassiste mais avant tout percussionniste Pablo Mendez et un surprenant contrebassiste, violoniste et bassiste à ses heures perdues. Renforçant le retour aux origines de Tryo l’effet est immédiat durant le morceau « Quand les hommes » on se voit de suite télé porter en pleine savane africaine. Entre deux boutades sur la guerre des clans qui se déroule actuellement au sein du PS le quatuor enchaîne sans attendre sur « Sortez les poubelles » puis « El dulce de leche » en l’honneur de Danielito (le batteur percussionniste de Tryo) et Pablo Mendez, une véritable hymne aux immigrés inspiré notamment du passé au Chili de Danielito. L’hymne à l’immigration se perdure jusqu’au solo/duo des deux percussionnistes. La maîtrise est impressionnante la salle à même du mal à suivre le tempo. « Tombé mal » réinstaure cette illusion d’Afrique mauritanienne. Soudain le groupe s’arrête. Christophe Mali interroge alors le public sur la potentielle existence de groupes connus originaires de la région Istrienne. Les réponses fusent des quatre coins de la salle c’est finalement un courte reprise de Massillia Sound System qui est jouée, suivie d’AC/DC avec un « Back In Black » aux couleurs du reggae et un « Comme une vierge » à la Brassens. Après ce divertissant entracte Tryo continue dans sa lancée « reprise » et continue avec « Le poinçonneur des Lilas » du merveilleux Gainsbourg. Bien que la réplique n’égale pas l’originale, le groupe nous en offre une version fort sympathique. Vint le tour de la « Main Verte », dans une ambiance verdâtre, les cigarettes magiques poussent un peu partout dans la salle. S’en suit le morceau phare du dernier opus « Toi et Moi », les attaques envers la politique drastique de M.Sarkozy continuent « Marcher droit » ainsi que « PompAfrik » même si cette dernier est plus dirigée envers M.Chirac, elle s’applique aussi bien à M.Sarkozy. C’est maintenant à Rachida Dati d’en prendre pour son grade comparée à un « Croisé d’Jackie Sardou et d’un Pokémon », aurait t’on découvert le père de l’enfant de Mme Dati ? Nous n’en saurons pas plus puisque après cette satire de l’alcool la salle s’éclaire, Tryo présente une partie de son équipe puis évacue la salle. Quelques personnes commencent à déserter la salle ne croyant pas un rappel possible. Ils avaient tort, puisque se ne sont pas un mais bien deux rappels, dont le groupe nous a régalés. Revisitant les succès d’autre fois, de « Serre Moi » à « Yakamoneye » sans oublier « L’hymne de nos campagnes » entamée en attendant le second rappel par les « fidèles ». Un ultime et Tryo semble partir de la scène mais à la surprise générale Christophe Mali hurle « Musiqueuuuh » immédiatement les quatre camarades de Tryo plus les deux autres musiciens entreprennent une chorégraphie sur «Around the World » de Daft Punk.




Glorifiée par les médias, prise au second degré par Ségoléne Royale, attaquée par Nicolas Sarkozy, adulée par des milliers de personnes. Peu importe sa fonction ou son rôle la poupée vaudou à l’effigie du président de la république aura fait parler d’elle, pour le plus grand bonheur d’ Yaël Rolognese le créateur de la poupée et son petit fascicule d’une cinquantaine de pages regroupant en autre quelques frasques de présidentielles. K&B, la maison d’édition se lèche aussi les babines. Elle avait été traînée en procès par monsieur le président Sarkozy. Procès qui vient d’être débouté. La poupée livrée avec ses 12 aiguilles porte des slogans tel que « Casse toi pauvre con » ou encore « Vodka », « 170% », le parfait petit résumé des aventures épiques de notre cher président. Ce gadget permettra aux plus malheureux d’exorciser la défaite de mai 2007. Il faut toutefois remarquer qu’une poupée à l’image de l’ex candidate à la présidence, Mme Ségolène Royal est disponible.