Mass Hysteria + Headcharger – L’Usine (Istres) – 23/01/10

Après une soirée Rock à l’Usine, c’est tout naturellement le métal qui s’impose en cette fin de week end. Venu défendre un énième album, ce soir c’est Mass Hysteria qui occupe les lieux. Plus connus pour l’énergie qui déploient en live que pour leurs cd’s, cela fait longtemps que les « Babyloniens » de Mass se sont imposés comme l’une des références de la scène néo métal française, avec, comme consécration la première partie de Metallica l’été dernier dans les splendides Arènes nîmoises.

 Headcharger

Mais avant de passer aux choses sérieuses, c’est HeadCharger qui rentre en scène. Eux aussi sont venus défendre un album vient de sortir, « The End Starts Here « , tout un programme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce début de concert il n y a pas grand monde. Malgré ça le quintet normand ne s’en démonte pas pour autant. Au rendez vous gros riffs de guitare et une voix de cowboy. A l’aube de la sortie de leur 3éme opus, il faut reconnaître une qualité essentielle au groupe, ce lui d’assurer tant devant 3 personnes que 300. Petit à petit les rangs se resserrent pour finalement se séparer dans un « Braveheart » qui écopera du titre honorifique du « Brave le plus ridicule au monde« .

Headcharger

Pour autant Headcharger ne se démonte pas. Bien décidés à montrer ce qu’ils avaient derrière leurs longues chevelures c’est «  The end starts hère « , titre éponyme du dernier album, qui fédérera tout ce beau monde qui s’agite dans la fosse. Niveau technique rien à redire, simple et efficace. A des moments on pourrait s’y méprendre avec des bons vieux riff from texas de Nashville Pussy à la différence prêt que  » l’égosilleur » presque chanteur, s’apparente bien plus à celle de Jamey Jasta (Hatebreed) qu’aux doux et mélancolieux chants de Blaine Cartwright (Nashville pussy). Bref après 45 minutes de ce savant mélange on en redemanderait presque. Seulement voilà côté publique c’est avec d’avantage d’intérêt que l’on attendMass Hysteria.

Mass Hysteria

Pendant que le plateau est changé, la fosse se remplit. En tout juste 20 minutes le nombreux de chevelus a quadruplé dans l’Usine. Si pendant Headcharger il y avait la place de circuler, pour Mass Hysteria, pas de doute, ce sera une douche assurée avec les potentielles coulées de sueur des voisins. Précédent le grand lavage, les quatre musiciens de M-H ouvrent le bal avant d’être rejoint par Mouss, chanteur aux allures Chabaliennes. Aussi percutant qu’un plaquage du célèbre membres du XV de France, « Babylone  » installe les prémisses d’une ambiance joviale qui tiendra jusqu’au bout. Intergénérationnel, c’est un public allant de 7 à 77 ans qui accueille les 5 camarades.

Mass Hysteria

Même si l’alibi principal de cette tournée est la sortie d’un énième opus, c’est sans surprise les morceaux du précédent album qui occupe la plus grande place dans la set list, nous ne nous en plaindrons pas puisqu’une « Somme de Détails » résonne à mon sens comme l’une des meilleurs productions de Mass Hysteria. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui est ensuite interprété. Si la présence scénique de Mouss, sa gestuelle, ses mimiques, font parties intégrantes du groupe, il va s’en dire qu’elles vont de paire avec le jeu de scène deYann, l’homme toupie occasionnellement guitare de la formation.

Mass Hysteria

Étonné de voir un public si nombreux, il faut avouer que pour un groupe de métal venir dans le sud est un peu comme un baptême du feu. « S’il y a du monde dans le sud alors il y aura du monde partout« , ironiseraMouss ,à juste titre avant d’ordonner un braveheart. Rien à voir avec la précédente tentative d’Headcharger. Cette fois le public est là et il compte bien le faire savoir. 1…. 2….. 3…. Est l’intro de « P4  » scelle l’ouverture des hostilités. Les deux cotés si distincts il y a tout juste 30 secondes se réunisse dans le chaos le plus total formant un amalgame difforme de bras, chevelures et autres membres du corps humain. Satisfait c’est sur un solo de batterie que le tout se soldera.

Mass Hysteria

Brutal, écologiste, revendicateur, Mass Hysteria c’est tout cela et bien plus. Une certitude il ne manque pas de le faire savoir. Textes revendicatifs associés à une musique qu’il l’est tout autant, que demande de plus le peuple ? Mais où la critique se fait le plus ressentir c’est avec «  Killing The Hype « , une déclaration de guerre claire contre toutes ces formations bobo pseudo Rock and Roll à l’image de BB brunes. « Les Bobos et leurs spleen, mèche rebelle à l’anglaise « , n’ont qu’à bien se tenir car ce n’est surement pas le public présent ce soir qui invalidera ces sages paroles. Bien au contraire et en signe d’acquiescement, c’est lorsqueMouss fait la promotion de groupes qui ne font pas la première page de Rock and Folk comme Gojira, l’ensemble de la team Coriace et autres outsiders du rock/métal français, que le public aura rugit le plus.

Mass Hysteria

« Respect the dance floor  » et le dance floor te respectera. Mouss profite du morceau pour inviter les plus téméraires du public à venir se déhancher sur les planchers de l’Usine. « Furia « , qui mettra un point final à plus d’une heure et demie d’hystérie, de pogos, de cris et d’effluves de transpiration. Avant de partir Mass Hysteria ne manque pas de faire une photo avec en fond le public histoire d’immortaliser ce qui restera comme un très bon samedi soir.

Mass Hysteria

- BOBY -

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Edited: février 1st, 2010

Izia + Ladylike Dragons – L’Usine (istres) – 22/01/10

ladylike dragons

Quand on voit à quel point le baromètre descendait hier, on ne pouvait que se dire que ce vendredi soir faisait parti des soirées où il fait bon rester chez soi. Ça aurait pu être tellement vrai si seulement Izia ne venait pas se produire sur la scène de l Usine. Après avoir écumée les festivals cet été c’est maintenant aux salles françaises d’abriter l’ouragan Izia.

Ladylike Dragons

Avant de passer aux choses sérieuses ce n’est que tardivement que l’on apprend que la première partie se déroule sous l’égide de Ladylike Dragons, une formation qui d’ailleurs commence à faire parler d’elle depuis qu’elle a remporté le « rock Battle » de OUI-FM. Considérant OUI FM, comme une référence des ondes rock, il n y a donc pas de soucis a avoir quant à ce que devrait fournir le trio. En effet, aucune inquiétude. Savant mélange de pop et garage, le public adhère aussitôt. « Les dragons bien élevés » se lancent même dans une reprise de « L enfant roi » de Noir Désir.

Etant un fan du groupe, je sais par expérience que lorsque l’on reprend du Noir Des (comme disent les vrais), il faut souvent s’attendre au pire. Pour le coup, le trio déroge à la règle avec une envoutante reprise non moins fidèle à l’original. Une voix puissante, des solos guitare de la mort qui tue, il n’en fallait pas moins pour conquérir le cœur du public istrien. C’est sur « 13 minutes » que se solde les 40 minutes de show. Surement le meilleur des morceaux que Ladylike Dragons nous aura offert ce soir. Quand pop et garage ne font plus qu’un ça peut donner des choses biens, quand pop et garage ne font plus qu un ça donne Ladylike Dragons.

Izia

Les lumières s’éteignent. Le moment fatidique arrive. Plongée dans la pénombre seul  le centre de la scène est éclairé. Soudain Izia, guitare en main, seule contre le reste du public déboule. Intimidée ? Pas une seconde. C’est avec décontraction qu’elle entame son set. Rapidement rejoint par le reste de son groupe, « Life is going down  » annonce, d’ores et déjà, un concert prometteur à l’image de la voix de la jeune demoiselle. Difficile de rester insensible à de telles performances vocales. Dans l’univers d’Izia, entre deux planètes, il n y a qu’un pas. Métaphore pour le moins houleuse mais lorsqu’on voit la facilité avec laquelle elle s’amuse à passer des aigus aux graves, on comprend de suite.

Un peu comme ses textes, après avoir interpréter une chanson « pour que les meilleurs amis se chopent entre eux  » c’est un titre pour régler ses comptes avec « un poufiasse qui se moquait d’elle, ne supportant pas qu’elle soit sexy dans son short taille 40  » qui est joué. Dans le texte comme dans la musique c’est un morceau digne d’Iggy Pop version Stooges qui en résulte. Nul besoin de préciser qu’au niveau du public l’ambiance est chaude-bouillante pour ne pas dire brulante. Il faut dire qu’Izia est un peu similaire à un brasier. Au début les premières flammes arrivent, puis le tout s’embrase et ne cesse de grossir. Tel un feu de forêt impossible d’arrêter la jeune cantatrice. «  Disco Ball  » ,précédé par un cours sur le cri du rockeur version « Hot » où Izia se perd dans une explication abracadabrantesque, montre non seulement le talent de l’adolescente mais aussi celui des musiciens qui l’entoure.

Izia

Avant le traditionnel rappel, entrainant inéluctablement « Applaudissage, revenage, bonheur ! « , c’est derrière la batterie qu’Izia se réfugie, avant de ramener une cymbale devant. Ambiance chaude et sexy oblige, précédent le martellement sans ménagement de la pauvre cymbale, c’est un spectacle digne des concours de T shirt mouillés que la douce Izia nous offre en se vidant une bouteille d’eau sur son corps déjà humidifié par la transpiration. Ce qui fait la force de la teenager c’est l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne sur scène, en effet en une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément appeler le « Janis Zeppelin « . C’est d’ailleurs avec une magnifique et non moins émouvante reprise à capella de la vieille Joplin qu’Izia clôture son set. Le public conquis en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à l’Usine ? Assurément Non.

Izia

Entre Ladylike Dragons et Izia difficile de passer une mauvaise soirée avec de telles hôtesses. Étonnante découverte pour l’une, confirmation d’un talent certain et inépuisable ou presque pour l’autre. La satisfaction visible sur les visages du public en est la preuve la plus significative. Après avoir brillée dans les festivals, elle enflamme les salles. Encore sceptique ? Courrez chez le disquaire vous offrir son album éponyme. Pour ma part, si la précédente prestation m’avait enchanté, cette dernière m’aura littéralement ensorcelé.

- BOBY -

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Edited: janvier 25th, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Bby dans l Humanité

Carte ump

- BOBY -

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Edited: janvier 11th, 2010

Eiffel – Le Poste à Galéne (Marseille) – 26/11/09

20 heure 10 pétante lorsque les portes du Poste à Galéne s’ouvrent enfin. Alors que le public s’engouffre ce sont les membres d’Eiffel qui sortent de la petite salle marseillaise. Un concert annoncé depuis quelques semaines « SOLD OUT », pas étonnant donc que la salle se soit remplie si rapidement.

Ce qui fut moins rapide, ce fut l’arrivée des artistes. Après une longue, très longue heure et demi d’attente, Eiffel débarque enfin sur scène. Il est juste regrettable qu’afin de faire patienter le public une première partie n’ait pas été programmée. Il est dix heure moins vingt sur l’écran de mon portable lorsque le concert débute. A la tête de la formation bordelaise, Romain Humeau, danse, claque dans ses mains (souvent à contretemps), beugle et chante – quelques fois -.

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L’ambiance pêne à prendre, le manque de première partie se fait ressentir. Ce n’est qu’après «  Saoul  » que tout s’améliore, qu’il s’agisse de l’ambiance ou des capacités vocales de Romain. Le charabia des premiers morceaux se transforme soudainement en parole.

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Sans non plus en faire des tonnes, le contact passe très bien avec le public. Les brèves prises de paroles du groupe alimente l’ambiance joviale régnant en maîtresse dans les lieux. « Ma part d’ombre  » illumine le Poste à Galéne, le public en redemande. La force d’Eiffelne réside pas essentiellement en la personne de Romain. Nicolas et Nicolas, respectivement à la batterie et à la guitare (à moins que ça soit l’inverse je ne sais plus) montrent et démontrent tout leur savoir faire à la populasse marseillaise. L’un développe son jeu de jambes en s’amusant avec ses effets quant à l autre ce sont les bras qui font le plus gros du travail passant d’un tom à un autre.

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Il est impossible de parler d’Eiffel sans faire allusion à Hélenne. Une fois derrière une basse, une fois devant un piano, difficile de ne pas la remarquer. Son talent n’ayant d’égal que sa beauté il ne faut pas oublier que la jeune demoiselle reste avant tout la compagne deRomain, le chanteur. Le fait est que cette complicité n’est pas flagrante sur scène. Ce qui est plaisant avec la formation bordelaise ce qu’il n’y a pas que la musique qui soit captivante, les paroles, pleines de sens, jouent elles aussi un rôle primordiale. «  A tout moment » en est l’exemple parfait, comme replongé dans les manifestations de l’année passée, c’est tout un univers qui prend place.

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Ce qui est d’autant plus appréciable c’est que le groupe ne se cantonne pas aux morceaux du dernier album. Annoncée comme une exclue «  Ne respire pas » ravit les fans de la première heure et charme à coup sur les retardataires. Entre rock agressif et pop indie mélodieuse, il y en a pour tous les gouts. Malheureusement lorsque le chanteur rentre en « transe » il y a de quoi rester dubitatif. Les paroles sont remplacées par des grognements, la gestuelle exaltée par les déambulations de l’homme qui aurait trop bu. Dommage que le groupe « se perde » ainsi.

Eiffel

« Sombre  » signe la fin de cette première partie du concert. Le quintet bordelais se retire. IL va sans dire qu’il est aussitôt rappelle par un public chaud comme la braise. Dans l’obscurité de la salle la silhouette des membres du groupe se distingue vaguement quoi que la touffe du chanteur soit assez facilement reconnaissable. «  Une reprise du meilleur groupe du monde, les STOOGES » annonce ce dernier avant d’entamer l’emblématique intro de «  Search And Destroy« . Certes la fougue d’Iggy et l’indescriptible panache de Ron Asheton ne sont pas au rendez vous mais le résultat (comme le montre la vidéo ci dessous) demeure convenable. Néanmoins la reprise atteste aussi de la limite des capacités vocales du leader d’Eiffel. Avant de quitter la scène un dernier morceau est joué. Le refrain est secondé par un piano/jouet pour chérubin. Pour être honnête il aurait été préférable que le concert se clôture sur l’avant dernier titre « Hype« , un petit bijou qui vaut de détour (d’Eiffel).

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- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

Julien Doré & The Bash + Melanie Pain – Pasino (Aix) – 17/11/09

Le concert de l’été dernier m’avait laissé on ne peut plus dubitatif vis vis de Julien Doré, je me devais donc d’y retourner. Pour moi mais surtout afin de prouver à une bande d’irréductibles groupies m’ayant fustigé plus ou moins à tord qu’il y avait bien plus d’objectivité et d’impartialité dans mes propos que dans les paroles -peu mesurées- de groupies auxquelles on aurait préalablement installé des œillères. L’important n’étant pas là cependant la parenthèse se devait d’être faite. Revenons donc à cette chère tête blonde, adieux les murailles, les vieilles pierres du château de l’Emperi, ce soir c’est au Pasino que tout se passe. A 32 euros, c’est une surprise de constater que la salle est quand même remplie aux deux tiers, majoritairement constituée de femmes.

Mélanie Pain II

Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est une jeune future maman qui prend place. Accompagnée de son pianiste/guitariste, Mélanie Pain, entame timidement son set. Aussi bien en français qu’en anglais c’est avec un certain charme que cette fille du pays d’aix interprète ses compositions. Sobriété et une touche rétro, en quelques mots voila l’univers de Mélanie Pain. Le public succombe, la douce voix de la demoiselle berce le Pasino. Dommage que l’unique et seul thème abordé soit l’amour, ce qui, à la longue, instaure une certaine monotonie. Fort heureusement, Mélanie, ne se cantonne pas qu’à son rôle de chanteuse (comme c’est généralement le cas dans ce genre de style musical), armé de son jouet/piano, une sorte de collector des années 80, la jeunette agrémente quelques uns de ses morceaux de douces mélodies.

Mélanie Pain I

Lorsque le fameux jouet n’est pas utilisé c’est un vieux lecteur vinyle qui prend le relais. «  My name » titre phare du premier album d’éponyme de la demoiselle est à l image de sa conceptrice, rétro et reposant. Malgré le fait qu’il n’y ait pas ou peu d’activité dans la salle du pasino il fait extrêmement chaud à se demander si le système d’aération est en marche. Après de chaleureux remerciements, c’est aussi rapidement qu’elle est arrivée que Mélanie Pain se retire.

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Peu à peu le plateau prend forme, on aperçoit vaguement un canapé vintage surement acheté sur leboincoin, des trophées de chasse, deux lustres, bref tous les éléments indispensable à l univers kitch que chérit Julien Doré dans son perpétuel besoin d’être présent là où personne ne l’attend. Toujours cette chaleur insupportable mais plus de lumières, inéluctablement des cris de filles retentissent aux quatre coins de la salle. Le don juan de ces dames – accompagné par The Bash- rentre en scène. Chemise de bucheron, cheveux en bataille, look grunge, ce soir Julien Doré s’est pris pour Kurt Cobain… « Los Angeles  » ouvre le bal. Que l’on aime – ou pas - Julien Doré il faut avouer que l’on ne peut lui retirer une chose, il aime son public au moins autant que son public ne l’aime –enfin presque-. Alors que ce concert est joué dans le cadre de la même tournée qu’il y a de cela quelques mois c’est une set list et un jeu de scène totalement différent qui nous est ici présenté. Cet effort je ne peux que le saluer, rares sont les artistes qui prennent la peine de renouveler leur spectacle sur une même tournée, malgré un prix exorbitant, de part sa démarche Julien Doré prouve qu’il ne prend pas totalement son public pour une vache à lait.

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Pas vraiment de contact avec le public hormis quelques brèves prises de paroles, où, le vainqueur de la nouvelle star exprime son engouement pour Aix. Pour combler ce vide, le batteur de the Bash , s’adonne à un solo avant de s’amuser avec le public qui doit reprendre les rythmes. La majorité de l’assemblée étant à contre temps le petit jeu prend vite fin, puis quelques coups de cloches retentissent servant d’introduction aux « Limites « . Ca ressemble d’avantage a un générique de «  Parker Lewis ne perd jamais  » ou « Sauvé par le Gong  » que le tube présenté comme sensationnel, original et talentueux. Cependant l’ambiance est là. Tout n’est quand même pas mauvais ou surévalué dans l’univers du jeune Doré, «  Common’  » titre aux allures stoogiennes arriverait même à me faire déhancher. Il est d’ailleurs regrettable que le concert et plus généralement l’artiste ne ressemble pas plus a cette facette dévoilée ce soir. Soutenus par un synthé omniprésent les morceaux comme «  Freaky New Child » ou encore «  Bouche Pute  » voguent aux frontières du psychédélisme. Plutôt réussis, les deux morceaux clôturant cette première partie de concert sont non seulement efficaces mais pour le coup original vis-à-vis de ce que propose depuis le début Julien Doré. En écoutant son album il est quasi certain que «  Bouche pute » ne serait resté que quelques secondes en lecture.

Julien Doré II

Après un légére coupure le lauréat de la célèbre émission d’M6 revient mais cette fois seule face au public. Ukulélé en main, il répond sévèrement à quelques personnes du public lui demandant d’interpréter « Moi Lotita  » (qui ne sera pas du tout joué). Sous le lustre, Julien Doré débute « Dolce Vita  » paroxysme de l’ennuie… Heureusement s’en suit «  Helsinki  » composition de la jeune Mélanie Pain interprétée en duo avec Julien & The Bash. Un joli morceau où les voix des deux chanteurs se complètent formant un ensemble des plus agréables. 23 heures pétantes, après une heure et demi de concert, tout le monde sur scène se sépare de son instrument pour s’avancer à la rencontre du public. « Merci Aix vous avez été EXCELLENT, pour vous remercier on va vous jouer un petit morceau en acoustique avant de partir. Après le concert je viendrai vous signer des autographes, prendre des photos pour ce qui veulent et ceux qui veulent pas bon soir !  » S’exclame Julien Doré avant de rejoindre le bord de la du plateau où l’attend le reste du groupe. Public et groupe chante d’une seule et même voix «  You are Excellent, I am Excellent« .

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Excellent c’est vite dit. Il est certain que si je devais décrire Julien Doré d’autres termes me viendraient avant… Le problème c’est que pour cinq chansons intéressantes il y en a autant de décevantes. Ce n’est pas pour autant mauvais certains morceaux sont d’ailleurs assez bons mais ne justifient en rien les 32€ déboursés pour assister au spectacle du vainqueur de la nouvelle star. Au final un seul regret, ne pas avoir pu assister à un concert de Julien Doré avant qu’il ne soit Julien Doré

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- BOBY -

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Edited: décembre 2nd, 2009

Je ne suis pas ton fils mais…

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, une polémique fait rage. En effet certains malvenus oseraient prétendre que notre si belle république qu’est la France, ne serait qu’un simulacre de démocratie. En cause, la nomination de votre fils, Jean I, à la tête de l’Epad.

Je prendrai -avec plaisir- la défense de votre Royal Rejeton mais connaissant ses extraordinaires capacités, ainsi que son intelligence peu anodine, je doute qu’il ait besoin d’un simple étudiant géographe. De toute façon cette lettre n’a pas pour objet votre progéniture.

Avant tout, je tenais à vous remercier. En effet lors de votre campagne pour le Trône vous aviez annoncé que vous alliez « mettre le paquet pour la jeunesse ainsi que son accès au travail« . Avec une telle initiative vous venez de prouver qu’il ne s’agit pas que de belles paroles, il y a des actes aussi. Honte à ceux qui vous traitent jalousement de menteur, honte à ceux qui vous prenaient pour un despote, honte à ceux qui ne vous croyaient pas à la hauteur (dans tous les sens du terme). Aujourd’hui vous l’avez prouvé en offrant -généreusement- un petit job à votre fils, vous êtes présent pour lutter contre le chômage chez les jeunes. Ne vous inquiétez pas votre majesté, bientôt les récompenses méritées, qui sont déjà vôtres arriveront, le maitre de la Corée du Nord vous admire, la Reine d’Angleterre parlerait mettre de vous nommer Chevalier pour ce merveilleux retour à un époque dont elle est l’icône.

Afin de prouver que votre engagement chez les jeunes ne se fait pas qu’à moitié j’avais une petite idée à vous soumettre. Il est vrai que ce qui fait polémique en ce moment c’est le parcours un peu chaotique de votre jeune enfant (je ne le sais que trop bien, être génie c’est difficile). C’est pourquoi je vous propose de me nommer moi, ALLIN Boris, à la tête d’un ministère, je songeais à celui de l’éducation ou de la culture. En effet je peux me vanter d’avoir eu mon brevet et même mon bac du premier coup, sans trop travailler (et je m’en vante !). Étant en première année d’université il est vrai que je n’ai pas le même palmarès que votre merveilleux fils, Jean I. Mais, me donner maintenant ce poste m’éviterait de redoubler plusieurs fois afin d’avoir le même magnifique curriculum vitae que le petit Prince Jean I. S’il le faut vraiment nous falsifierons les documents en expliquant que moi aussi j’ai redoublé (Il parait qu’il s’agit là d’une pratique courante à l’UMP, même Mme. Dati l’a fait pourquoi pas moi?). Il est vrai que nous ne nous connaissons pas personnellement, mais, parce qu’il y a un mais, j’ai encore des cartes en main. Même si je ne connais pas le Roi j’ai côtoyé sa Cour. Au cours de mon mandat de Conseiller Académique de Vie Lycéenne, j’ai, à deux reprises approché sa Seigneurerie M.Darcos. Plus récemment, à la fête de l’Humanité (pardonnez moi de fréquenter les gueux, image oblige) , j’ai même approché M.Mitterand à l’espace presse, quoique je comprends que ce dernier point puisse me desservir… la faiblesse est humaine. Vous comprendrez que mes relations sont aussi nombreuses que mes qualités. Par conséquent j’ai déjà préparé mes valises pour investir mon futur poste. Afin de prouver que vous ne faites pas dans le népotisme il serait plus judicieux de me nommer dés demain.

Je vous dis donc à trés bientôt à l’Elysée (ou à Neuilly si vous préférez plus d’intimité).
Vive le Roy, Vive la France, Vive la République Française !

ALLIN Boris, humble sujet du Roy de France.

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Edited: octobre 13th, 2009

Fête de l’Humanité – La Courneuve: Cafe Vista Alegre, Maxime Le Forestier, Les Wampas, Arthur H, The Kooks, Deep Purple – 12/09/09 – Jour 2


Après une nuit des plus mouvementée au camping, un Djembéman qui joue mal, un départ d’incendie et le froid commun à Paris, c’est par un débat sur Jaurès que cette seconde journée sur la planète Humanité commence.

« Qui a les plus grosses maracas ? »

Pas grand monde pour le rendez vous cubain de la semaine. Il faut dire que Cafe Vista Alegre ne fait pas figure de tête d’affiche. Cependant après un bon petit repas kebab-guiness, pour la sieste de 14h, la musique cubaine il n y a rien de mieux. Maracas en main, sourire jusqu’ aux oreilles, le chanteur qui, rapidement est rejoint par une jeune chanteuse, semble vraiment dans son élément. Il faut dire qu’un cubain à la fête de l’huma, cela relève de l’euphémisme. Néanmoins aprés une demie heure de spectacle, le show devient quelque peu rébarbatif bien que plaisant.

« L’intrus de la Fête »

On savait que Radio France était partenaire de la Fête de l’Humanité mais jamais on ne m’avait prévenu que Nostalgie était aussi de la partie, c’est sans doute pour ça que je fus étonné de voir Maxime le Forestier sur cette scène d’autant plus depuis son léger retournement de veste sur le débat relatif à la loi HADOPI. Il était donc risqué de venir se produire ici, tomates ou applaudissements à l’entrée de l’artiste ? Finalement ni l’un ni l’autre, sur l’ensemble de l’assemblée tout juste un quart remarque la présence de l’artiste. Qu’il joue ou pas pour la majorité du public ça ne fait pas grande différence. Tant les cubains de Cafe Vista Alegre étaient parfaits pour faire passer la digestion du midi, tant Maxime ne fait pas passer grand-chose à travers son concert. Heureusement la fête de l’Humanité ne se résume pas seulement au concert, après avoir tenu péniblement 4 morceaux c’est sur les expositions photos que je me retranche.


Mais en chemin, c’est une curieuse rencontre que finalement je fais. Un paradoxe, une énigme, bref un ministre de la majorité présidentiel, celui de la culture, Mr.Mitterand, pas celui qui est décédé, l’autre. Accueilli par les huées, les cris et les insultes, le principal intéressé se défend comme il peut. D’un côté il explique que sa présence est légitime en tant que ministre de la culture, ce qui est pour le moins normal, seulement de l’autre côté le ministre défend ouvertement son ami Hortefeux devant des militants exacerbés, de surcroit, le ministre se fait rapidement expédier de la fête. De son côté Maxime sans escarmouche termine son set. Cependant de Frédéric ou Maxime difficile de dire qui était vraiment l’intrus de la Fête…

« Ce soir les Wampas ont inventé le Rock pour vous mes chéris ! »

17h40, un soleil presque de plomb, des effluves de transpiration d’adolescents et un costume rouge, panoplie d’un véritable coco, celle de Didier Wampas.. Après une petite musique d’introduction (celle du catcheur l’Undertaker, pour les connaisseurs), les 5 yéyés punks rentrent sur scène entamant in media res leur set. La masse compacte saute sur les riffs enjoués du groupe. Après «  Aquarium Tactile  » Immersion totale dans l’ambiance de la Fête, du costume aux petites phrases clin d’œil comme « Reviens G. Marchais « , les Wampas ne s’impliquent pas qu’à moitié. A tel point que c’est une jeune militante qui sert de pied micro le temps d’une chanson. Dans l’univers des Wampas entre punk brut et le kitch il n’y a qu’un pas, du coup coup de plus normal que de chanter «  Macho Man  » ou «  Où sont les femmes » en plein milieux de set ? C’est un peu la marque de fabrique du groupe.
Lorsque Didier n’est pas sur scène, il est dans le public, sur le dos, sur le ventre, sur une chaise. Même si la fête est sous l’égide de la faucille et du marteau, il ne faut pas négliger un détail, Didier Wampas est le roi, et c’est en tant que tel que le Roi se fait installer un trône de fortune (quelques caisses en bois) sur scène. Du haut de son perchoir les communistes sont à ses pieds et c’est peu dire, tous scandent »Didier Wampas est le Roi « . Ce que des gouvernements entiers ont essayé de faire durant des années et années, Didier Wampas l’a réalisé en tout juste une demi-heure. Sa majesté nous gratifie d’ailleurs d’un set list vraiment hétérogène, des titres du nouvel album, des anciens et bien sur l’incontournable « Porte feuille de Manu Chao  » qui électrise un public déjà survolté. Le ridicule ne tue, les Wampas l’ont prouvé à maintes reprises, après l’immonde costume rouge, Didier prend une guitare Hello Kitty et se coiffe non pas d’une couronne mais d’un immonde plot orange de signalisation, généreusement offert par le public.

Maintenant couronné, Didier s’adresse à son peuple «  Ce soir les Wampas ont inventé le Rock pour vous mes chéris ! KISS, KISs, KIss, Kiss, kiss… « , Après avoir embrassé quelques personnes du public, c’est au tour des personnes à mobilité réduite de se faire embrasser par le Roi. Avec les mouvements de foule un épais panache de poussière s’installe devant la grande scène, même s’il est difficile d’y voir, il n’est pas pour autant dur de remarquer que la fosse est déjà pleine. Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions, afin de remédier à la surpopulation dans le public Didier invite –pour son plus grand plaisir- les demoiselles du public sur scène. C’est alors qu’une nuée de jeunes groupies déferlent sur la grande scène. Ca se trémousse, ça danse pour les plus osées ça embrasse même les membres du groupe. De quoi ravir les Wampas qui terminent sous des tonnerres d’applaudissements et des milliers de baisers.

« I want to FLUCK with Madonna »

J’apprécie le père, j’idolâtre la sœur, mais le frère j’avoue ne pas vraiment le connaitre. En tout cas le public est au rendez vous, -même si les premiers rangs sont déjà essentiellement occupés par les jeunes groupies des Kooks-. Entrée sans fioriture sur scène, pas de décors, un univers très sombre un seul élément contraste avec l’ensemble uniforme, la charmante pianiste à tête blonde du groupe. Cette année les programmateurs n’ont, semble t il pas peur de jouer avec le feu, il n’y a pas que Maxime Le Forestier qui soit pro Hadopi, Arthur H l’est aussi. Du coup s’exposer sur une scène aussi politisée que celle de l’Huma peut se révéler risqué, heureusement pour l’artiste Mitterand et les Wampas sont passés avant ce qui a quelque peu calmé les foules. Arthur H débute avec « Est-ce que tu aimes « , initialement ce morceau est un duo avec -M-, sans ce dernier cette version est quelque peu fade. Heureusement Higelin fils se rattrape avec «  Dancing with Madonna  » qu’il transforme en plein milieu en « FLUCKING with Madonna », flucking car fucking est trop vulgaire pour celui qui se décrit comme un « poélitique », amis de la poésie, bonjour. Après plus de cinq heures de concert ma gorge est un peu sèche du coup la Guiness m’appelle, et entre cette délicieuse boisson et Arthur H il n’y a pas photo, même si le set n’est pas fini je déserte –sans grand regret- la grande scène en faveur du stand Irlandais du Village Monde. Pour conclure, tant je serai prêt à défendre qu’avant d’être la fille de… Izïa se révèle être une perle musicale, un bijou, tant pour Arthur H il me serait plus difficile d’en dire autant…

«  We love you »

Un groupe pop british juste avant une tête d’affiche de légende, c’est un peu une coutume sur la grande scène de la fête de l’Huma que de retrouver ce genre de programmation. Après Razorlight, Babyshambles,il était on ne peut plus normal de retrouver les anglais de The Kooks au parc du bourget. Autant dire que tous les préadolescents boutonneux s’étaient donné rendez-vous. D’ailleurs dans les premiers rangs la tension est palpable à tel point qu’au moment où le groupe débarque sur scène ce sont tous les photographes/journalistes qui se sont soudain retrouvés sourds. Somptueux amalgame de Rock, Folk, Pop il faut reconnaitre que ces quatre dandys là ont une toute autre classe que certains groupes français qui essayent –tant bien que mal- de percer dans le milieux à l’image des bb brunes pour ne citer qu’eux. Pas le temps de s’ennuyer, les titres s’enchainent rapidement, peut être même trop. Il est d’ailleurs regrettable que le chanteur fasse plus attention aux groupies du premier rang plutôt qu’à l’ensemble du public, comme dirait les plus sages, c’est de leur âge. En tout cas le public ne semble pas leur en tenir rigueur, envouté par «  Ooh la  » ou encore le magnifique «  Sway « , difficile de faire autrement.D’un titre à l’autre l’atmosphère change, mais l’énergie débordante du groupe reste.


Les bambins –qu’ils sont- se déchainent sur scène, à droite à gauche, c’est à s’en demander comment le chanteur trouve le temps de réciter ses paroles. Qu’il s’agisse de morceaux du premier album ou du dernier, les fans sont là et comptent bien le faire savoir, pas un refrain n’est oublié, pas une parole ne manque, ces textes ils les connaissent par cœur, plus qu’un simple groupe de rock, les Kooks semblent être en seulement deux albums devenus des icones incontournables de la musique pop anglaise. Même si les prises de paroles se font rares, avec des morceaux comme «  Naïve », « See The Sun » ou « Stormy Weather « , difficile de résister au charme, à la classe et au rock du quatuor britannique.

« You are magical !  »

Quelle mouche a bien pu me piquer ? Pourquoi suis-je sorti de l’espace pro pour aller dans la fosse ? Si ce n’est pas le pandémonium ça y ressemble bien. Le réel manque de place se fait ressentir, tous les 10 mètres un malaise, pas assez de place devant la scène, le public littéralement écrasé contre les barrières et même des personnes à mobilité réduite renversées !  Pour avoir la chance d’apercevoir la légende Deep Purple, pas le choix, c’est chacun pour sa peau.  Puis le moment tant attendu arrive enfin, sans déambulateur  les papys purple débarquent sur scène. L’un coiffé d’un bandana retenant ses cheveux grisonnants, l’autre les pieds nus, le troisième, collier de vraies fausses dents de crocodile autour du cou, le quatrième à la coiffure estudiantine, quant au dernier il choisit la facilité, caché derrière ses futs pas évident de le voir.  S’ils ont un physique de vieux l’attitude est tout autre. Le risque avec les grands groupes qui décident de faire une gérontho-tournée c’est souvent d’être de décevoir le public avec un show mollasson et des capacités n’égalant pas celle du bon vieux temps.

Sur ce point là il faut avouer que Deep Purple n’aura pas déçu, même si, il faut l’avouer, les performances vocales de Gillan –le chanteur- n’étaient pas toujours au top, surtout au début du premier morceau,« Highway Star ».  Fort heureusement, une fois chaud, plus de défaillance de la part de Gillan, d’ailleurs à en juger ses expressions de visages, on le croirait presque surpris du monde présent. En tout cas une chose est sure, sur scène, Deep Purple prend vraiment du plaisir, le sourire jusqu’aux lèvres, le but est clair, passer une super soirée. Les performances instrumentales sont elles aussi irréprochables entre les solos de guitare de la mort qui tue et les impros au clavier, le public en aura eu largement pour son argent. Avant que ne vienne le très attendu « Smoke On The Water », Don Airey – qui est au clavier- nous gratifie de tout son talent avec un petit medley alliant classique, swing, la chansonnette « Alouette je te plumerai… » Et même l’hymne française avant d’enfin finir sur la fameuse intro de ce fameux morceau. Autant dire que dans le public c’est l’euphorie atteint son paroxysme.  « You are magical », c’est sur ces mots que Deep Purple se retire de scène.  Le quintet se fait un peu attendre avant de revenir en force avec « Hush » et «Black Night ».

Les charlots chantaient « Merci Patrons », aujourd’hui j’aurais bien chanté « Merci l’Huma ».  Programmation avec ses hauts et ses bas mais programmation de qualité et surtout à moindre coup. Seul problème, une fois de plus la sécurité, je ne compte plus les fois où j’ai failli me faire piétiner. Peut être que la fête devrait penser à déménager car, si ce n’est pas encore le cas, la Fête de l’Huma est en voie d’être le plus gros festival européens, soyez en assurez.

-          Boby -

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Edited: septembre 24th, 2009