La culture de la matraque
Malgré les restreintes budgétaires qui touchent actuellement la culture (-2% par rapport à l année précédente soit environ 57 millions d’euro de moins), il y a un domaine où le budget ne cesse d’augmenter, celui des coups de matraques.
Les C.R.S ont la fâcheuse tendance de taper, quelque fois mais trop souvent, à tors et à travers. Cette étiquette qui leur est collée depuis des décennies n’a jamais été aussi véridique que maintenant. Comme par exemple, à la venue de la flamme olympique, où un journaliste de France 2 s’est fait violemment matraquer par un C.R.S, ce n’est pas faute du cameraman d’avoir dit qu’il était présent dans le cadre d’un reportage, d’ailleurs l’agent de sécurité républicaine en avait bien pris note avant de le massacrer, il aura même pris la délicate attention de lui rétorquer sur un ton puéril : « On s’en fou ».
Naturellement on pourrait croire qu’il ne s’agit que d’une exception, que bien sur il existe des cas similaires mais qu’ils ne se produisent que très rarement. Malheureusement non, ces cas sont de plus en plus fréquents et font notamment le quotidien des manifestants. Et c’est justement, dans ce contexte que trois syndicats d’enseignants et la fédération des parents d’élèves FCPE du Val-de-Marne ont décidé de dire, enfin, « NON » face aux provocations policières de plus en plus nombreuses. Outre le caractère violent de ces provocations, ne s’agirait il pas plutôt d’une manœuvre habile de faire des exemples, afin de décourager un mouvement qui semble de plus en plus s’amplifier.
Cet article sur la culture de la matraque ne pouvait se finir sans mentionner les sans papier, premier acteurs impuissants de ce tragique spectacle. Dans la politique actuelle, il faut faire du chiffre. Notamment et surtout en immigration, de nos jours où les expulsions d’étrangers en situation irrégulière sont devenues anodines, certains agents des forces de l’ordre qui s’imaginent être tout permis, transforment une opération qui devrait se passer sans encombre, en interventions musclées, dangereuses et abusives.
Sans pour autant généraliser et dire que tous les C.R.S sont brutes épaisses, les abus sont de plus en plus fréquents et ont tendance à se généraliser. Malheureusement pour nous, pauvres gens, la culture de la matraque semble être un investissement de choix pour l’Etat, qui n’est semble t il pas prêt à changer quoi que ce soit.
Boby
Posted: avril 15th, 2008 under Société.
Tags: CRS, journalisme, manifestation, Politique, repression, sans papiers
