Design by Techdesigns, adapted by Boby & Robin.

Interview IZIA – 12/02/2010

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, pour Izia, c’est jupe et rien d’autre. Malgré un baromètre frisant les -3°C, la jeune demoiselle ne déroge pas à sa réputation. C’est donc dans sa robe noire qu’elle m’accueille. Entre les restes de poulets, les kitkat et les cadavres de bouteilles de vin c’est sous l’égide d’une ambiance chaleureuse que débute cette fameuse interview.

Portrait <B>IZIA</B>

Salut Izia, de plus en plus tu commences à être connue mais surtout reconnue par le public. Comment a débuté l’aventure Izia ?

Salut, ça a commencé il a très longtemps. J’ai commencé à 13 ans toute seule dans ma piaule, à faire des chansons comme ça « ridiculement » que je jouais à mes copines tout ça. Après j ai rencontré Antoine qui était le premier bassiste du groupe qui m a présenté Sébastien, le guitariste actuel, et on a rencontré quelqu’un d autre et au fur à mesure du temps les compos se sont enchainées tout comme les concerts, on a fait un album et voilà l’effet boule de neige…

Et l’école dans tout ça ?

Et l’école… (Soupir suivi d’un léger rictus)

Bon, je ne veux pas être irrespectueux donc je ne dirai pas que tu es une « Led Joplin » mais en revanche peut on dire que tu es une « Janis Zeppelin » ?

Ouais ouais.. Led Zeppelin je kiffe mais c’est vrai que l on dit surtout que j’ai dû baigner toute mon enfance dans Janis Joplin etc mais en fait pas du tout. J ai un immense respect pour Janis Joplin , je kiffe sa zic, je kiff ce qu’elle est, ce qu’elle dégage, le montre qui sommeille en elle, je trouve que c’est magnifique ce qu’elle est comme meuf mais après j’ai été moins bercé à Janis qu’à Patti Smith par exemple ou d’autres artistes.
J’adore vraiment Janis mais les gens ont tendance à penser que je n’écoutais que ça durant toute ma vie petite alors qu’en réalité je n’ai découvert que très tard Janis Joplin. Au final je l’ai découverte si tard que je n ai pas eu tellement l’occasion de m’en inspirer.

Première partie d’Iggy Pop, sortie de ton premier opus, tournée des festivals cet été, re tournée actuellement mais cette fois dans les salles, la prochaine étape c’est quoi ? UK ? USA ?

Là on fait un petit concert à Londres avec Seb (le guitariste) juste tous les deux comme à l’ancienne. On part tous les deux guitares sur le dos pour jouer dans un petit club «  La fève et la chi« . Ca risque d’être assez marrant mais on le fait à la roots sans prétention. Donc nous sommes hyper existés de partir là bas ça nous fera revivre nos débuts. Mais après nous allons conquérir le mondeeeeeeeeeeeeeeeeeux ! Na je plaisante, pour le moment il n y a rien de prévu en Angleterre à part ce petit concert là, mais j’espère que ça viendra. Pour ma part je suis plus intéressée par l’Europe que les Etats Unis en général. Enfin je ne cracherai pas à un concert à Los Angeles.

En parlant de ton album, pour moi un petit bijoux, un melting pot de ce qui peut se faire de mieux dans le rock. Cependant on ne ressens pas la même fougue et énergie qu’en live. Sortir un cd ne serait pas pour toi l’alibi à de longues tournées ?

Ca a été ça un peu quand même. C’est vrai que ça a été, c est vrai… Et puis on y retrouve l énergie quand même enfin je trouve. Nous avons enregistré en live du coup nous avons toute l énergie d’un live dedans. En fait nous étions tous les 4 dans la même pièce, moi derrière une vitre ce qui m a permis de faire pas mal de blagues pourries comme l escalier ou l’ascenseur. J étais derrière le truc je leur faisais trop chier. Mais c’est vrai que sur scène il y a un vrai lâché prise, on sent vraiment que c’est là où je me sens le mieux, où Seb se sent le mieux, où on est le mieux tous les deux, donc il a un vrai truc. C’est indiscutable. Après moi quand on me pose des questions du genre « Alors la crise du disque ?« , moi j’en ai rien à foutre quoi.

Hadopi ?

Euh.. Ouais aussi. Je suis désolée pour les autres artistes qui ont moins d’aisance en live et qui préfère travailler en studio.

Ca permet quand même d’écrémer une certaine tranche d artistes…

Ouais mais non. C’est triste aussi parce qu’il y a des artistes qui défoncent sur album, qui font des productions de dingue et qui ont du mal à retransmettre ça sur scène ce qui fait que l on perd ça. Mais c’est vrai que l’on va demander à des gens ,qui, avant étaient juste compositeur, chanteur, qui ont une voix super d’avoir maintenant en plus un putain de charisme, d’être des supers comédiens, des chauffeurs de salles, des bêtes de cirque tu vois ? Donc maintenant il y a une double casque à avoir qui n ‘est pas innée chez tout le monde. Moi par exemple je suis bien plus à l’aise sur scène qu’en studio. En studio j’ai tendance à vite m’ennuyer. C’est pour ça que de porter la double casque ce n’est pas évident comme de toujours avoir à se dire « il faut que j’assure au studio, il faut que j assure sur scène« .

Portrait <B>IZIA</B>

Pour rester sur le même thème. Comment se déroule la composition d’un CD ? Tu t occupes de tout ou il y a un réel travail de groupe ?

En fait ça dépend, le premier, le seul, l’unique album a été fait avec d’autres musiciens. Il s’est fait avec Seb, l’actuel guitariste, Antoine à la basse et Vincent à la batterie. Donc on a sorti ça un peu tous les quatre enfin surtout avec Seb et Antoine jusqu’à ce que Vincent ait apporté sa « touch » et plein de petites idées du genre «  Et si on faisait un break là  » etc.. Pour le coup le premier album s’est vraiment composé en groupe. Mais moi, j’apportais mes idées premières, j’étais un peu le chef d’orchestre de tout ça et s’il y avait quelque chose ne me plaisait pas c’était sur que ça n allait pas se faire. J’étais un peu tyrannique, enfin pas tyrannique d’ailleurs c’est tout simplement que je sais ce que je veux. Pour résumer je suis le chef d’orchestre de ce melting pot qui tranchait quand il fallait le faire. Sinon pour le second album qui est entrain de se faire on y retrouve toujours Seb et moi plus les deux nouveaux musiciens Greg et Arnaud qui nous ont rejoint pour la tournée et ont repris la relève de façon honorable et magnifique. Du coup là avec Seb on commence à se concentrer sur le nouvel album tous les deux, on a déjà écrit quelques trucs, on va vraiment faire un truc en binôme.

Le line-up risque donc de changer ?

Euh.. Non non, ils vont rester. Après pour l’album nous on va faire nos trucs, ils vont peut être intervenir dessus. Enfin je ne sais pas, tu vois…

Portrait <B>IZIA</B>

Oui, le cœur du groupe en fait c’est le binôme que tu formes avec Seb ?

Ouais, bien sur. De toute façon il faut toujours un binôme dans un groupe. Cependant il y a bien un esprit de groupe puisque de toutes façons dans le Rock and Roll c’est assez difficile d’évoluer tout seul. Le rock ne peut se faire seul. Pour revenir au binôme que nous formons avecSeb, je pense que nous nous sommes bien trouvés. Le jour où on s’est rencontré c’était genre « What the Fuck !? Qu’est ce qui ce passe entre nous ?« , il fait un accord je comprends de suite ce qu’il veut faire. Nous nous sommes vraiment trouvés musicalement, ça serait regrettable de lâcher ça. Donc pour ce deuxième opus on va vraiment se concentrer dessus.

Même si tu n’as pas le fameux « H » dans ton nom d’artiste, à quand une tournée Triple H ?

(Rires). Hum, je ne sais pas, surement jamais. Une tournée je ne pense pas pour la bonne et simple raison que je pense qu’Arthur m’assassinerait, moi j’assassinerai mon père et mon père assassinerait Arthur. Non je plaisante, plus sérieusement nous n avons pas des musiques qui s’y portent mais des duos, des trios, des quatuors, pourquoi pas ? Moi j’adorerai faire un duo avec Arthur , après une tournée je ne pense pas.

En France il y a une sorte de coutume lorsque les groupes commencent a avoir une certaine notoriété, ils enregistrent leur Taratata. Après de maintes recherches, impossible de te trouver dans l’émission, comment ça se fait que tu ne sois pas encore passée chez Nagui?

Si on a enregistré mais ça ne sortira qu’en Mars. Néanmoins on a mis du temps à le faire, je crois que… on… on… On a mis du temps à le faire. Ils ont mis du temps à nous dire oui, enfin pas nous dire oui mais à nous accueillir. Là c’est bon c’est fait, ça y est !

Deux nominations aux Victoires de la musique, ça te procure quel sentiment?

C’est cool. (Rires). Na c’est cool ça me fait très très plaisir que ces gens aient pensé à moi. Maintenant je ne sais pas si je les gagnerai, je ne suis pas très confiante mais en tout cas honorée même, si pour moi le plus grand des honneurs est de remplir chaque soir une salle différente, avec carrément plus de monde, une ambiance de dingue et un show de fou, pour moi c’est plus d’honneur que de gagner une victoire. Même si c’est vrai, j’adorerai gagner une victoire, rien qu’une sur deux ca serait fabuleux. Qu’on me donne simplement un bout de plastique je serai contente, je m’en fous c’est cool mais ce n’est pas la plus grande des victoires pour moi. Par contre c’est super dans le sens où ça mènera à ce que je veux moi, plus de visibilité pour plus de monde en concert, donc ça me rendra plus heureuse, donc forcement c’est chouette.

Tu m’y invites ?

Ah (attristée et extrêmement déçue (ça se voyait à son regard))… Je ne peux pas j’ai déjà filé toutes les invit’s à ma mille-fa, laisse tomber. C’est un enfer, mes cousins, mes cousines, la mère grand qui vient en plus c’est le jour de son anniversaire du coup elle est trop contente.

J’ai cru comprendre que tu aimais bien Mc Do. Alors Royal with cheese ou Quarter and ponder with cheese ?

(Encore plus de rires). Alors attend, je vais casser le mythe de suite, j’ai été la plus grosse des gourmandes du monde. Et maintenant c’est fini… Au nom de l’hygiène de vie. Avant je bouffais n’importe comment, n’importe quoi, toute la journée. Sans parler des loges où tu arrives il y a une montagne de Bounty. Donc à un moment je me suis dit que j’en avais marre que je m’étais trop laissée aller, sur scène je galérais. J’avais pris du poids, le souffle ne suivait plus… Et là ça fait un mois que j’ai retrouvé une énergie saine et un corps sain. Je ne bois plus d’alcool. Si, si je t’assure. En tout cas le résultat est là, maintenant j’arrive à enchainer dix concerts alors qu’avant au bout de trois je n’en pouvais plus. Je pense qu’il y a donc un certain rapport. Ce n’est absolument pas pour le look et tout, pour tout te dire je m’en fous. Tout simplement c’est pour assurer sur scène. Attend j’ai enchainé 10 CONCERTS la semaine dernière alors qu’avant au troisième je finissais sur les rotules !!! Et je me dis putain c’est fou. En tout cas je suis toujours autant rock and roll même si je ne bois plus d’alcool, je suis toujours aussi bien et je me sens toujours aussi bien. Je réalise que ce n’est pas forcément une condition sine equa non
au rock que de ne pas boire de l’alcool, au contraire. Bon j’ai un peu envie de tuer la moitié de mes amis à partir de deux heures du matin parce que tout le monde devient insupportable mais sinon ça va. Après j’ai des petites histoires avec ça du genre, la dernière fois il y a un mec qui m a proposé une bière. J’ai répondu, «  non non merci je ne bois pas d’alcool« . Et là genre « Rhouuuuuuuu ouin ouin ouin ouin « , une ambiance de mort. Pour rattraper j’ai dû faire « Euh non que du Whisky ! » par conséquent tout le monde a fait comme si c’était le truc ultime. Lorsque j’ai vu ça j’ai été super déçue, si maintenant le rock ça se résume à boire de l’alcool, picoler, finir à quatre pattes dans un ruisseau à 5 heures du mat, je ne suis pas rock alors !

- BOBY -

Merci à Izia, Eva de Bleu Citron, les Passagers du Zinc

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/interview/izia/interview-1-32537.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: février 17th, 2010

Interview des Plasticines

Plasticines

Après avoir fait 32 fois le tour de Marseille sous une pluie battante, s’être trompé de bus pour la quarante douzième fois et avoir arpenté toute la zone commerciale de la Valentine  nous nous retrouvons finalement dans un petit resto à tapas en face du Poste à Galéne qui accueillera d’ici deux heures les Plasticines. Entre deux mojitos ce sont Marine et Louise, respectivement guitariste et bassiste, qui nous on fait le plaisir de répondre à nos questions.

De « Loser » à « Bitch », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une certaine évolution entre ces deux morceaux. Des textes plus travaillés, une dose de maturité en plus, est ce l’influence de l’American Way Of Life ?

Marine : En fait c’est marrant que tu dises ça parce qu’en fait, « Bitch », est une chanson que l’on a écrite dans la période du premier album. D’ailleurs on la jouait avant sur scène. Ce morceau existe depuis… euh… 4 ans, mais je pense que c’est vrai, le fait d’avoir collaboré avec Butch Walker qui est le producteur du deuxième album ça a forcement fait qu’on a changé plein de choses, notre son a évolué, maintenant ça sonne plus américain et c’est ce que nous voulions.

En parlant des USA, vous venez d’achever une tournée la bas, vous êtes passées au fameux Coachella Festival et ultime consécration, vous avez joué dans une série TV qui connaît un énorme succès en France comme aux USA, Gossip Girl. A l’heure où la France est en plein débat sur l’identité nationale, ne vous sentez vous pas plus américaine que française ?

Louise : Non non je pense que l’on se sent française, c’est là où on a grandi ect… Mais c’est vrai que musicalement on a toujours été plus proche des pays anglo-saxons, que ça l’Angleterre ou les Etats Unis, c’est là d’où viennent nos influences musicales. Après il faut dire aux USA nous avons été super bien accueillies, du coup on aime passer du temps là bas comme on en passe en France.

Marine : En même temps je pense que c’est aussi pour nous une façon d’exporter la culture française puisqu’on a quand même des titres en français. Les américains adorent le fait que nous soyons un groupe inde français même si on chante aussi en anglais.

Du coup la nationalité française est un peu un label qualité aux USA ?

Marine : Ouais exactement puis nous on en joue vachement. Voilà la french touch, le petit accent ils trouvent ça hyper cool. Katie (la chanteuse) met son béret, y a un peu les petits clichés mais ça fait parti du jeu. C’est notre façon d’exporte la culture française et au final ça renforce le fait qu’on soit française.

Portrait Plasticines

Et le meilleur public on le trouve où du coup ? En France ou outre-Atlantique ?

Louise : Euh… C’est différent, on a toujours eu un bon public en France ensuite aux Etats Unis, pour les gens qui ne nous connaissent pas, ils sont beaucoup plus ouverts d’esprit et ont beaucoup moins d’apriori. C’est à dire que pour eux un groupe de nanas qui font de la musique c’est quelque chose de positif alors qu’en France on va plutôt aller chercher la petite bête.

Marine : On aime beaucoup le public d’outre atlantique parce qu’il est souvent très attentif et avec moins de préjugés.

Pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être adolescente ?

Marine : Tu sais, nous ne sommes plus vraiment adolescentes maintenant…

Bon on la refait, pas trop dur alors d’être une femme qui fait du rock en plus d’être teenager (18-25 ans) ?

Marine : Hum… C’est un peu une force. Mais c’est comme tout il y a des avantages et des inconvénients. Ce qui est bien c’est qu’un groupe de fille c’est rare, du coup il y a une curiosité qui fait que les gens vont venir au concert. Après c’est à nous de prouver sur scène que nous méritons d’être là.

Louise : Le seul désavantage, c’est qu’en tant que filles on nous demande de nous justifier deux à trois fois plus qu’un groupe de garçons. C’est comme ça, fin, j’espère que les mentalités vont changer un de ces jours et que l’on nous prendra comme un groupe normal plus qu’un groupe de filles. Enfin on joue pas mal avec ça aussi…

Marine : Le truc c’est qu’en France des groupes de rock entièrement composés de filles ça n’existe presque pas. Du coup les gens ne pensent pas spontanément que rock et filles c’est compatible.

Hormis le B.I.T.C.H Tour et la sortie de votre second opus, d’autres projets en vue ? Je sais qu’au sein de Concert And Co on parle d’un live filmé retransmis sur le net…

Louise : Je ne sais vraiment pas faudrait qu’on check le planning.

Marine : En tout cas la grosse news du moment c’est que l’on va faire la première partie de 30 Seconds To Mars à Bercy. Sinon on va aussi jouer au printemps de Bourges. Après nous ne pouvons pas t’en dire plus vu que nous n’en savons pas plus. On compte faire des festivals.

On dirait que vous vous êtes un peu écartées de la scène parisienne à qui vous devez votre succès. Peut on dire que le fait que vous soyez passées de l’autre côté de l’Atlantique vous ait fait passé un cran au dessus de ces groupes évoluant toujours dans le cadre de cette scène ?
Louise : Aujourd’hui il y en a qui ont arrêté d’autres qui continuent. Nous nous avons eu la chance d’avoir des gens qui ont cru en nous aux Etats Unis et d’avoir pu un peu partir là bas pendant plusieurs mois que ça soit pour enregistrer que pour tourner donc c’est vrai que de suite ça impressionne un peu mais pour nous c’était un cheminement normal.

Portrait Plasticines

Et maintenant quel regard portez vous sur certains groupes qui restent, c’est à dire euh… BB Brunes…

Marine : Bah ce sont nos potes !

Mais vous n’avez pas un regard un peu plus critique ? On ne peut pas dire que BB Brunes soit très bien accueilli.

Marine : Mais nous en fait on est super positive en général. On est hyper contente que des groupes comme eux puissent marcher. C’est rare que des jeunes qui vendent autant. Ils ont un beaucoup parcours, attend, ils ont vendu 300 000 albums.

Entre tournée et tournage de série on peut dire que vous vivez un rêve éveillé. Mais si ce dernier se transformait en cauchemar vous avez une porte de sortie ?

Marine : Bah on verra. Pour le moment on ne se prend pas la tête et on finit la tournée.

Louise : On vit au jour le jour. C’est ça le rock !

les Plastiscines

En parlant de jour. Ca donne quoi une journée avec les Plasticines ?

Louise : On s’est levée à 4heure du matin. On est parti à 5h45 après avoir tout chargé. Puis on a pris le bus de Paris pour venir sur Marseille. 10 heures de route après on a fait les balances. Ensuite on devait aller à la Fnac en dédicace mais ça a été annulé.

Marine : Du coup on est allé à l’hôtel. On avait juste 45 minutes pour se doucher. Là tu vois mes cheveux ne sont pas secs ça me stresse. Là il me reste même pas une heure pour manger. Ensuite d’autres interviews, le concert et l’after.

C’est bientôt fini mais avant de vous laisser à vos tapas on va passer aux questions stupides. Une opposition (enfin presque tout le temps) France/USA et vous devez choisir.

Royal with Cheese ou Double Quarter and Ponder with Cheese ?
Plasticines : Euh… Cheeseburger

Obama ou Sarkozy ?
Plasticines : Obama !!!

Tour Eiffel ou Statue de la Liberté
Plasticines : Vu que les deux sont de Gustave Eiffel mets une croix dans les deux ! Donc égalité.

Gossip Girl ou Plus Belle La Vie ?
Plasticines : Gossip Girl (rires)

Coachella ou Fête de l Humanité ?
Plasticines : Coachella quand même.

Bitch ou Loser ?
Plasticines : Bitch.

ABC ou TF1 ?
Plasticines : On ne regarde pas la TV, pas le temps pour ça.

BB Brunes ou Kings of Leon ?
Plasticines : KOL parce qu’ils nous ont donné envie de fonder un groupe. BB Brunes parce ce sont nos potes !

American Idol ou Nouvelle Star ?
Plasticines : American Idol.

Dernière petite question pour mon pote qui est là à côté. Mac ou Pc ?
Plasticines : Mac mais Marine PC..

- BOBY & ROBIN –

Plasticines

Merci à Paul (De Because TV), Cédric et bien sur Marine et Louise.

- BOBY -

Edited: février 8th, 2010

La ferme célébrité en Afrique ou le néocolonialisme by TF1.

Après un tas de real TV toutes plus abrutissantes les unes que les autres on aurait pu croire que l’exubérante imagination des dirigeants de la première chaine privée française allait trouver ses limites. C’était sans compter un nouvel épisode de la Ferme Célébrité. Après le flop de la précédente saison il fallait innover plus pour séduire plus. Au diable cochons, mulets et autres ânes (quoi qu’on puisse s’y méprendre avec certains participants), c’est en Afrique que TF1 a décidé d’installer sa nouvelle super bouse fermière.

Pourquoi pas ? Au lieu de rester dans un loft infesté de caméras et surveillés 24h/24, les participants pourront essayer d’alimenter leur bien piètre culture générale à défaut de celle des spectateurs béats. Si en Afrique la disparition d’un ancien est synonyme d’une bibliothèque embrasée, au sein de la ferme il n’y aurait pas assez de candidats pour en constituer n’en serait ce que la moitié d’une. Edifiant exemple de ce manque de culture consternant, une vidéo où Michael Vendetta (un illustre inconnu du web se prenant pour mister monde) rend visite au peuple Zoulou, disponible sur le site internet de TF1. Comment ne pas rester stupéfait lorsqu’en quelques minutes la chaine privée nous replonge dans la pas si lointaine ére du colonialisme. « Je suis prêt à rendre visite au peuple qui m attend, comme un Roi, j’espére qu’ils vont me donner de l’or » dixitMichael Vendetta. A la vue de ses frasques sur la toile le scoop n’est pas tant l’idiotie sans limite de la jeune pseudo célébrité mais le fait qu’en décidant de publier cette vidéo TF1 cautionne cette image d’une France néocolonialiste. Compte tenue de l’impact des media sur la population en particulier chez les plus jeunes d’entre nous, il est imprudent mais surtout dangereux de véhiculer de si honteuses images. Comment expliquer aux générations à venir que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit quand en même temps sur le petit écran des pantins se prenant pour Hendrik Verwoerd, architecte de l’apartheid. Ce ne sont pourtant pas les monteurs qui manquent dans les équipes de TF1 pour ce genre d’émission dont le principe même repose sur les manipulations de ces dernières. Alors pourquoi, malgré l’ambigüité des propos, la scène n’a t elle pas disparu au montage ?

Peut être parce que comme Nicolas Sarkozy, Endemol (la société qui produit l’émission, et bien d’autres simulacres de show réalité) et la direction de TF1 pensent que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Une chose est certaine, ce n’est pas le spectacle offert dans la Ferme Célébrité en Afrique, qui rentrera dans l’histoire. C’est bien beau de se donner bonne conscience en passant de sublimes clip contre le racisme à 1 heures du matin lorsque personne n’est devant le téléviseur si en contre partie on retrouve sur le site de telles vidéos…

BOBY

La vidéo en question : http://videos.tf1.fr/la-ferme-celebrites/velvet-et-mickael-chez-les-zoulous-la-ferme-celebrites-en-afrique-5664853.html#voir_commentaires


Image Hosted by ImageShack.us

Edited: février 1st, 2010

Mass Hysteria + Headcharger – L’Usine (Istres) – 23/01/10

Après une soirée Rock à l’Usine, c’est tout naturellement le métal qui s’impose en cette fin de week end. Venu défendre un énième album, ce soir c’est Mass Hysteria qui occupe les lieux. Plus connus pour l’énergie qui déploient en live que pour leurs cd’s, cela fait longtemps que les « Babyloniens » de Mass se sont imposés comme l’une des références de la scène néo métal française, avec, comme consécration la première partie de Metallica l’été dernier dans les splendides Arènes nîmoises.

 Headcharger

Mais avant de passer aux choses sérieuses, c’est HeadCharger qui rentre en scène. Eux aussi sont venus défendre un album vient de sortir, « The End Starts Here « , tout un programme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce début de concert il n y a pas grand monde. Malgré ça le quintet normand ne s’en démonte pas pour autant. Au rendez vous gros riffs de guitare et une voix de cowboy. A l’aube de la sortie de leur 3éme opus, il faut reconnaître une qualité essentielle au groupe, ce lui d’assurer tant devant 3 personnes que 300. Petit à petit les rangs se resserrent pour finalement se séparer dans un « Braveheart » qui écopera du titre honorifique du « Brave le plus ridicule au monde« .

Headcharger

Pour autant Headcharger ne se démonte pas. Bien décidés à montrer ce qu’ils avaient derrière leurs longues chevelures c’est «  The end starts hère « , titre éponyme du dernier album, qui fédérera tout ce beau monde qui s’agite dans la fosse. Niveau technique rien à redire, simple et efficace. A des moments on pourrait s’y méprendre avec des bons vieux riff from texas de Nashville Pussy à la différence prêt que  » l’égosilleur » presque chanteur, s’apparente bien plus à celle de Jamey Jasta (Hatebreed) qu’aux doux et mélancolieux chants de Blaine Cartwright (Nashville pussy). Bref après 45 minutes de ce savant mélange on en redemanderait presque. Seulement voilà côté publique c’est avec d’avantage d’intérêt que l’on attendMass Hysteria.

Mass Hysteria

Pendant que le plateau est changé, la fosse se remplit. En tout juste 20 minutes le nombreux de chevelus a quadruplé dans l’Usine. Si pendant Headcharger il y avait la place de circuler, pour Mass Hysteria, pas de doute, ce sera une douche assurée avec les potentielles coulées de sueur des voisins. Précédent le grand lavage, les quatre musiciens de M-H ouvrent le bal avant d’être rejoint par Mouss, chanteur aux allures Chabaliennes. Aussi percutant qu’un plaquage du célèbre membres du XV de France, « Babylone  » installe les prémisses d’une ambiance joviale qui tiendra jusqu’au bout. Intergénérationnel, c’est un public allant de 7 à 77 ans qui accueille les 5 camarades.

Mass Hysteria

Même si l’alibi principal de cette tournée est la sortie d’un énième opus, c’est sans surprise les morceaux du précédent album qui occupe la plus grande place dans la set list, nous ne nous en plaindrons pas puisqu’une « Somme de Détails » résonne à mon sens comme l’une des meilleurs productions de Mass Hysteria. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui est ensuite interprété. Si la présence scénique de Mouss, sa gestuelle, ses mimiques, font parties intégrantes du groupe, il va s’en dire qu’elles vont de paire avec le jeu de scène deYann, l’homme toupie occasionnellement guitare de la formation.

Mass Hysteria

Étonné de voir un public si nombreux, il faut avouer que pour un groupe de métal venir dans le sud est un peu comme un baptême du feu. « S’il y a du monde dans le sud alors il y aura du monde partout« , ironiseraMouss ,à juste titre avant d’ordonner un braveheart. Rien à voir avec la précédente tentative d’Headcharger. Cette fois le public est là et il compte bien le faire savoir. 1…. 2….. 3…. Est l’intro de « P4  » scelle l’ouverture des hostilités. Les deux cotés si distincts il y a tout juste 30 secondes se réunisse dans le chaos le plus total formant un amalgame difforme de bras, chevelures et autres membres du corps humain. Satisfait c’est sur un solo de batterie que le tout se soldera.

Mass Hysteria

Brutal, écologiste, revendicateur, Mass Hysteria c’est tout cela et bien plus. Une certitude il ne manque pas de le faire savoir. Textes revendicatifs associés à une musique qu’il l’est tout autant, que demande de plus le peuple ? Mais où la critique se fait le plus ressentir c’est avec «  Killing The Hype « , une déclaration de guerre claire contre toutes ces formations bobo pseudo Rock and Roll à l’image de BB brunes. « Les Bobos et leurs spleen, mèche rebelle à l’anglaise « , n’ont qu’à bien se tenir car ce n’est surement pas le public présent ce soir qui invalidera ces sages paroles. Bien au contraire et en signe d’acquiescement, c’est lorsqueMouss fait la promotion de groupes qui ne font pas la première page de Rock and Folk comme Gojira, l’ensemble de la team Coriace et autres outsiders du rock/métal français, que le public aura rugit le plus.

Mass Hysteria

« Respect the dance floor  » et le dance floor te respectera. Mouss profite du morceau pour inviter les plus téméraires du public à venir se déhancher sur les planchers de l’Usine. « Furia « , qui mettra un point final à plus d’une heure et demie d’hystérie, de pogos, de cris et d’effluves de transpiration. Avant de partir Mass Hysteria ne manque pas de faire une photo avec en fond le public histoire d’immortaliser ce qui restera comme un très bon samedi soir.

Mass Hysteria

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/mass-hysteria-headcharger/critique-concert-1-3-32337.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: février 1st, 2010