Izia + Ladylike Dragons – L’Usine (istres) – 22/01/10

ladylike dragons

Quand on voit à quel point le baromètre descendait hier, on ne pouvait que se dire que ce vendredi soir faisait parti des soirées où il fait bon rester chez soi. Ça aurait pu être tellement vrai si seulement Izia ne venait pas se produire sur la scène de l Usine. Après avoir écumée les festivals cet été c’est maintenant aux salles françaises d’abriter l’ouragan Izia.

Ladylike Dragons

Avant de passer aux choses sérieuses ce n’est que tardivement que l’on apprend que la première partie se déroule sous l’égide de Ladylike Dragons, une formation qui d’ailleurs commence à faire parler d’elle depuis qu’elle a remporté le « rock Battle » de OUI-FM. Considérant OUI FM, comme une référence des ondes rock, il n y a donc pas de soucis a avoir quant à ce que devrait fournir le trio. En effet, aucune inquiétude. Savant mélange de pop et garage, le public adhère aussitôt. « Les dragons bien élevés » se lancent même dans une reprise de « L enfant roi » de Noir Désir.

Etant un fan du groupe, je sais par expérience que lorsque l’on reprend du Noir Des (comme disent les vrais), il faut souvent s’attendre au pire. Pour le coup, le trio déroge à la règle avec une envoutante reprise non moins fidèle à l’original. Une voix puissante, des solos guitare de la mort qui tue, il n’en fallait pas moins pour conquérir le cœur du public istrien. C’est sur « 13 minutes » que se solde les 40 minutes de show. Surement le meilleur des morceaux que Ladylike Dragons nous aura offert ce soir. Quand pop et garage ne font plus qu’un ça peut donner des choses biens, quand pop et garage ne font plus qu un ça donne Ladylike Dragons.

Izia

Les lumières s’éteignent. Le moment fatidique arrive. Plongée dans la pénombre seul  le centre de la scène est éclairé. Soudain Izia, guitare en main, seule contre le reste du public déboule. Intimidée ? Pas une seconde. C’est avec décontraction qu’elle entame son set. Rapidement rejoint par le reste de son groupe, « Life is going down  » annonce, d’ores et déjà, un concert prometteur à l’image de la voix de la jeune demoiselle. Difficile de rester insensible à de telles performances vocales. Dans l’univers d’Izia, entre deux planètes, il n y a qu’un pas. Métaphore pour le moins houleuse mais lorsqu’on voit la facilité avec laquelle elle s’amuse à passer des aigus aux graves, on comprend de suite.

Un peu comme ses textes, après avoir interpréter une chanson « pour que les meilleurs amis se chopent entre eux  » c’est un titre pour régler ses comptes avec « un poufiasse qui se moquait d’elle, ne supportant pas qu’elle soit sexy dans son short taille 40  » qui est joué. Dans le texte comme dans la musique c’est un morceau digne d’Iggy Pop version Stooges qui en résulte. Nul besoin de préciser qu’au niveau du public l’ambiance est chaude-bouillante pour ne pas dire brulante. Il faut dire qu’Izia est un peu similaire à un brasier. Au début les premières flammes arrivent, puis le tout s’embrase et ne cesse de grossir. Tel un feu de forêt impossible d’arrêter la jeune cantatrice. «  Disco Ball  » ,précédé par un cours sur le cri du rockeur version « Hot » où Izia se perd dans une explication abracadabrantesque, montre non seulement le talent de l’adolescente mais aussi celui des musiciens qui l’entoure.

Izia

Avant le traditionnel rappel, entrainant inéluctablement « Applaudissage, revenage, bonheur ! « , c’est derrière la batterie qu’Izia se réfugie, avant de ramener une cymbale devant. Ambiance chaude et sexy oblige, précédent le martellement sans ménagement de la pauvre cymbale, c’est un spectacle digne des concours de T shirt mouillés que la douce Izia nous offre en se vidant une bouteille d’eau sur son corps déjà humidifié par la transpiration. Ce qui fait la force de la teenager c’est l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne sur scène, en effet en une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément appeler le « Janis Zeppelin « . C’est d’ailleurs avec une magnifique et non moins émouvante reprise à capella de la vieille Joplin qu’Izia clôture son set. Le public conquis en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à l’Usine ? Assurément Non.

Izia

Entre Ladylike Dragons et Izia difficile de passer une mauvaise soirée avec de telles hôtesses. Étonnante découverte pour l’une, confirmation d’un talent certain et inépuisable ou presque pour l’autre. La satisfaction visible sur les visages du public en est la preuve la plus significative. Après avoir brillée dans les festivals, elle enflamme les salles. Encore sceptique ? Courrez chez le disquaire vous offrir son album éponyme. Pour ma part, si la précédente prestation m’avait enchanté, cette dernière m’aura littéralement ensorcelé.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/izia-ladylike-dragons/critique-concert-1-3-32213.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 25th, 2010

IZIA-Izia

Izia - IziaAlors qu’à son âge la plus part de ses camarades s’imaginent qu’il n’est possible de faire de carrière dans la musique sans X factor et autres Star Academy, avec seulement 18 printemps au compteur et son premier opus éponyme, Izïa est en voie de redorer le blason du rock français. Car avant d’être une fille de, la jeune parisienne est surtout une fille du rock comme il ne s’en fait plus de nos jours ou du moins presque plus. Superbus, Plasticines and co n’ont qu’à aller se rhabiller.

« Back in town » premier morceau de l’opus annonce d’ores et déjà les prémisses d’un album qui réserve bien des surprises. A mi chemin entre Led Zepp et Janis Joplin le douze titres se révèle être un véritable melting pot de ce qui se fait de mieux dans le Rock avec une grande bière. De « Lola», morceau typique de la pop américaine à la Blondie au très Stoogien « Hey Bitch », Izia ne cesse de nous surprendre. A croire que l’album n’est qu’une succession de morceaux tous plus délectables les uns que les autres. Et ce n’est surement pas le fabuleux « Let Me Alone » qui nous fera penser, ne serait ce qu’une seconde, le contraire. Mais ce n’est réellement qu’avec « Blind » que les talents de chanteuse de la jeunette apparaissent au grand jour. Telle une cantatrice, c’est sans grand souci que la demoiselle passe aussi bien dans les aigus qu’aussitôt dans les graves. Déconcertant, surtout pour les pseudos groupes de rock français à l image des BB Brunes qui à côté d’Izia paraissent et véhiculent bien peu choses… Il suffit simplement de se concentrer sur « Disco Ball » pour comprendre qu’il existe un fossé entre elle et les autres. Le talent ? Peut être. Le travail ? Surtout. Il ne suffit pas d’avoir une Gibson et un Perf acheté à Monoprix pour être un Rockeur, et c’est ce qui fait toute la différence entre Izia et les Naast, pour ne citer qu’eux.

Abandonner les cours à 15 ans pour se consacrer à la musique le pari était risqué. Mais en à peine trois ans il aura été relevé avec brio.Izia est au rock ce que le caviar est à la bourgeoisie, indissociable. Après l’écoute du skeud, une seule mise en garde si vous décidiez d’aller la voir en liveAttention vous risqueriez de devenir accro…

-BOBY-

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste//critique-cd-achat-vente-39809.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 15th, 2010

SOMA – EP 5 Titres

Soma - Ep 5 TitresAvant d’être la fierté du Sud, Soma c’est avant tout plus de 10 années de travail. Inspiré par les mythiques Smashing Pumpkins, le quatuor ne cesse d’aligner les succès ; passages à la télévision, première partie de 30 seconds to Mars, passage dans taratata en Mars… Entre rock enragé et brit pop mélodieuse l’éclectisme de Soma n’est plus à prouver. En mars 2010 devrait sortir leur premier opus « Jewel and orchestra », pas trop tôt pour un groupe dont le talent est connu et reconnu depuis déjà longtemps…

C’est à « Get Down » que revient la difficile tache d’ouvrir le bal. Ce qui dans les premiers temps pourrait s’apparenter à un morceaux des excellentissimes Hives se transforme finalement en tube pop qui cartonnerait à coup sur en Angleterre. Finalement le but de Soma n’est il pas de se servir de la France comme billet pour un aller simple en Terre Sainte du Rock ? Il faut reconnaître au quatuor marseillais des qualités imputables à la pop anglaise. C’est ce qui sans doute explique le fait queSoma se soit de plus en plus éloigné de ses premiers amours, les Smashing Pumpkins. De la voix à la mélodie difficile de trouver une quelconque corrélation entre le groupe de Bill Corgan et la formation française, pourtant ce ne sont pas les descriptions annonçant le contraire qui manquent sur les sites dédiés à Soma. A défaut de croire ce que je vois c’est donc ce que j’entends qui me guide pleinement dans l’univers SOMA. Univers, parce que d’un titre à un autre le band nous ballade et nous prouve la diversité de ses influences. Supergrass, Oasis, sont des groupes qui auraient certainement pu être les compositeurs de « Vanity », morceau mélodique teinté aux couleurs de la pop anglo-saxonne. A l’inverse de « Milk», morceau enregistré en live clôturant l’EP, qui pour le coup sonne plus rock indie que pop.

Finalement là où on penserait trouver du Smashing Pumpkins c’est du Supergrass qui naturellement s’impose. Pour le coup Soma ne perd pas aux changes. En seulement 5 morceaux la formation aura démontré que la réputation qui les précède est on ne peut plus fondée. Prochaine étape pour Soma, la sortie en mars de « Jewel and orchestra », une simple formalité vers les hautes sphères du Pop Rock ? En tout cas c’est tout le bien qu’on puisse leur souhaiter.

- BOBY -

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste/soma/critique-cd-achat-vente-22263.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010

Soirée du Rising Dead Boys : Lunch + The Cheerleaders + Real Threat – Portail CouCou (Salon de provence) – 12/12/200

Lunch

Au Portail Coucou les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la semaine dernière la petite salle du pays salonnais revisitait le courant brit pop, ce soir, sous des allures de CBCG, le punk envahit les lieux. A l’initiative du concert, Le Rising Dead Boys, un petit collectif regroupant quelques groupes comme Lunch, The Cheerleaders ou Real Threat.

Lunch

Ce n’est pas sous les meilleurs auspices que débute le concert, en effet un léger problème technique de dernière minute vient complètement chambouler le planning de Lunch. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes que tout rentre dans l’ordre. Ce soir un seul objectif, faire découvrir la scène punk salonnaisse.

Lunch

Une musique énergique et décomplexée voilà comment pourrait être qualifiée la production du jeune trio,Lunch. Si la musique rappelle le punk californien, les textes, eux, n’ont strictement rien avoir avec ce même genre. Si Offspring, Blink 182 ou encore Green Day parlaient de leur histoire de cœur/cul, Lunch décide de revenir aux fondamentaux du punk avec des paroles engagées. Drogue, pauvreté, intolérance, rien n’est laissé de côté à tel point que l’on se demande si Lunch ne serait pas le fils cachés de Guerilla Poubelle.

Lunch

Certes il y a quelques ratés, mais s’il n y en avait pas serait ce vraiment du punk ? Il faut reconnaître à Lunch une qualité indéniable, celle d’arriver à faire bouger les foules. Afin de promouvoir le collectif (rising Dead boys bien sur), les invités surprises sur scène s’enchainent pour faire les cœurs ou carrément chanter comme ce fut le cas avec Adrien, le chanteur du groupe suivant, The Cheerleaders. S’en suivent quelques remerciements notamment au Portail Coucou qui n’hésite pas à donner une chance aux jeunes formations.

Lunch

Pour nous faire patienter, Xtramedium prend place dans l’antichambre du Portail Coucou. En face du bar, les deux compères monégasques s’adonnent à la guitare électro et au tambourin. Un petit intermède de douceur dans cette soirée de brutes.

The Cheerleaders

C’est au tour des Cheerleaders de faire trembler la salle. Pas de pompom, encore moins de mini-jupes, loin de l’image fantasmatique véhiculée par le cliché américain, ce sont simplement quatre garçons qui prennent place. Le registre est nettement plus agressif que Lunch. Côté public l’ambiance ne faiblit pas et à même tendance à augmenter.

The Cheerleaders

Effet peu surprenant compte tenu de certaines compositions se révélant être de petits bijoux. « What I Am » illustre à merveille le talent du quatuor, riffs énergiques, une voix puissante, et des parties de batterie irréprochables, il n’en fallait pas moins pour mettre rendre l’ambiance chaude bouillante. Tout comme pourLunch, le plateau est envahi de tous bords par le public.

The Cheerleaders

En effervescence, cette même ambiance, redescend quelque peu avec «  Enjoy Silent« . Trop Harcore, surement pas assez punk, contrastant avec le reste du concert difficile de vraiment accrocher. Seul petit bémol après plus de 45 minutes de pogos, il n’en aura pas fallu tant pour comprendre que les 4Cheerleaders ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve, ils viennent juste de remporter lesClass Eurock’s. A surveiller.

The Cheerleaders

Finalement la seule déception de la soirée aura été celle de ne pouvoir rester pour le troisième et dernier groupe, Real Threat. Mais à la vue des deux prestations précédentes il ne fait aucun doute que la seule « réelle menace » ne pouvait venir que froid hivernal sévissant à l extérieur.

The Cheerleaders

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/critique/lunch-the-cheerleaders-real-threat/critique-concert-1-31889.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010

Soma + Kami + Isys – Portail CouCou (Salon de provence) – 28/11/09

Énième concert pour l’association Aix Qui ? , est une fois de plus le public est au rendez vous. Au bas mot plus de 250 âmes avaient fait le déplacement jusqu’au Portail Coucou, lieux emblématique de la culture salonnaisse. A l’ordre du jour 3 groupes et un point commun, tous ont été finalistes des Class Eurock’s, le plus grand tremplin musical de la région.

isys02

Après la diffusion du DVD des Class Eurock’sIsys, le premier groupe représentant le « Jeune Espoir » prend place dans l’antichambre du Portail, juste en face du bar. Le public présent pour la jeune formation est dans sa grande partie, constitué de copains expliquant ainsi la réactivité et l’engouement excessif. Ce qui au demeurant est normal puisque c’est ici, à Salon, qu’Isys remportait son ticket pour la finale du fameux tremplin. Musicalement parlant il faut avouer que le groupe n’invente rien et se contente de surfer sur la mouvance pop rock attribué aux band’s dans les séries américaines pour adolescents. Ce qui est d’autant plus dommage car lorsque l’on enlève les deux trois ratés au niveau des solos, les cinq garçons d’Isys auront montré durant une courte demi heure que le potentiel était pourtant bien présent.

isys01 kami

Changement de décors avec Kami, deuxième groupe de la soirée venu directement d’Hyéres. Cette fois c’est dans la grande salle que se déroule le live. Même si le public met du temps à accrocher le groupe n’en démord pas et joue comme si la salle était pleine. Décomplexé les quelques échanges entre le chanteur et le public font office d’introduction. Plus original que le groupe précédent, c’est à mi chemin entre pop anglaise et rock inde américain que Kami se place. Certaines chansons sont, il faut le dire, de petits bijoux. Sur les passages plus calmes on ressent l’influence de Radiohead omniprésente. Sans pour autant dire que la voix d’Hervé s’apparente à celle de Tom York il faut avouer qu’elle possède cependant un certain charme. Le coup de cœur sera « Don’t Play With It « . Entre deux morceaux le groupe annonce la sortie imminente de leur prochain album qu’ils sont venus défendre ici… avec brio.

soma04 soma07

Troisième groupe et surement le plus attendu, SOMA, fierté de la région ne cesse d’aligner les succès. Venus eux aussi pour défendre leur prochain album le quatuor n’aura pas laissé de marbre les jeunes spectatrices du Portail Coucou. Là où je pensais trouver un groupe semblable aux surmédiatisés BB Brunes j’ai finalement trouvé un excellent rock band. Survolté, puissant, enjoué, les qualificatifs sont encore nombreux si l’on veut définir SOMA. Même si ce n’est qu’après le troisième titre que le chanteur digne enfin prendre contact avec le public le spectacle n’en reste pas moins délectable. Sonorités comme allure font inéluctablement penser aux dandys des Hives.

soma08

Comme pour exorciser le mutisme des premiers morceaux, Lionel, le chanteur explique à chaque morceau l’anecdote qui l’accompagne. Plus aucun complexe, SOMA enfin maître des lieux, est de plus en plus à l’aise sur scène. Puis vint « Get Down « , dans la salle ça danse, pogote et même monte sur scène. Difficile de résister aux puissants riffs de guitare de titre phare de l’EP. Rock agressif oui, mais pas seulement, « Jewel and the orchestra« , nouveau morceau fraichement composé, calme le jeu au sein du public. La guitare est délaissée pour le Ukulele (ou pas je ne sais plus honte à moi), l’ambiance survoltée devient intimiste. Bref, en un morceau l’univers change radicalement.

soma03

Après un rappel le groupe revient en force. SOMA en profite pour faire la promotion du futur album avenir «  N’hésitez pas à aller l’acheter quand il sortira, enfin si vous êtes pauvres vous aurez le droit de le télécharger « , conclut Lionel, sourire aux lèvres.

soma05

Le rendez vous est pris, en janvier s’il ne faut acheter qu’un seul Cd ce sera celui de SOMA . Soirée placée sous l’égide de la découverte et de l’étonnement. Fort d’un partenariat qui dure depuis maintenant plus de 15 ans Portail Coucou et Aix Qui ? auront – une fois de plus – créé l’événement et comblé un public venu en grand nombre.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/critique/soma-kami-isys/critique-concert-1-31599.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010

Bby dans l Humanité

Carte ump

- BOBY -

Image Hosted by ImageShack.us

Edited: janvier 11th, 2010