TPA : Chinese Man + Scratch Bandits Crew + Boukanbucal – Salle du 4 septembre (St Cannat

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«  COMPLET « , «  PLUS DE PREVENTE « , voila ce qui surplombait l’entrée de la Salle du 4 septembre. Il faut avouer que cela n’a rien d’étonnant si l’on prend en compte l’annulation du Zik Zak Festival, où Chinese Man faisait figure de tête d’affiche, plus le fait qu’ Aix Qui ? , dans sa volonté de démocratiser la culture, opte pour des tarifs au plus bas défiant toute concurrence.

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Après s’être fait abordé 15 fois pour me demander de revendre ma place, j’arrive dans la salle ou plutôt le gymnase. A première vue il y a de quoi rester perplexe, les gymnases n’étant pas réputés pour leur acoustique exceptionnelle. Après une présentation de Garage , le responsable de l’association, Boukanbucal rentre en scène. Le premier est en peignoir quant au second c’est costume de soirée blanc. Mélangeant musique traditionnelle et electro, l’intro, me laisse elle aussi perplexe. Finalement qu’il s’agisse de l’acoustique de salle ou des performances du groupe le tout est on ne peut plus correcte. Le punk en moins et le beat box en plus, Boukanbucal ressemble farouchement à Svinkels; scratch, grosse basse et autodérision perpétuelle. A la moitié du show, l’un des deux Mc troque son costume pour un vieux perf, une perruque à la Twisted sisters et un balais faisant office de guitare, c’est parti pour 5 minutes de solo en mode Air guitar. S’en suit «  Vodka, Redbull, Génépie « , titre faisant l’apogée des boissons éponymes (et hop une similitude de plus avec le Svink ). Du côté du public, la réactivité se fait attendre. Les deux Dj essayent tant bien que mal de relancer l’ambiance mais « Boukan humain  » qui commence sur les paroles d’une petite fille « Pourquoi ils se tuent les gens ? « , a un effet tout autre. Les deux trois blagues des Dj’s n’y changeront pas grand-chose, après une courte demie heure de set, difficile d’avoir un avis concret sur Boukanbucal, ce n’est pas loufoque, c’est juste loufoque.

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Pendant le changement de scène les fumeurs trouvent refuge dans l’arrière cours installée pour l’occasion. Comme quoi, on peut faire du « low cost » sans pour autant négliger le public, certaines salles devraient en prendre acte…

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Il fait tout noir dans la salle, il n y a que les lampes frontales du Scratch Bandits Crew qui éclairent de leur faible lumière le public plongé dans la pénombre. Alignés, les quatre scratcher’s allument chacun à leur tour une lampe d’atelier. «  Salut St Cannat« , main sur la platine le crew des Bandits fait cracher du vinyle. En même temps que le volume, l’ambiance monte. Peu de paroles mais un gros son au rendez vous, de quoi ravir les férus de techno. En arrière plan des vidéos ont pour rôle de transporter les spectateurs dans l’univers des quatre virtuoses de la platine.

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On aurait pu craindre une certaine monotonie mais au final le Scratch Bandits Crew s’en sort avec brio. Aux frontières de l’univers trip hop et l’électro, le public en redemande. Mais les qualités de scratcher’s des quatre dj éclatent au grand jour lors de leurs solos. 45 minutes ont passé et on jurerait que cela ne fait que 10 minutes que le SBC se déchaine derrière les platines, de chaleureux remerciements précèdent le rapide départ du crew.

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Avant que la vedette de la soirée ne prenne place, les décors s’installent ; chapeau chinois, ombrelle et bien sur platines de mixage sont installés. Le public commence à s’agglutiner devant la scène, équipé des fameuses lunettes 3D préalablement offertes. 23h, le plateau est désert, la lumière a disparu, les cris font place à un fond sonore. La vidéo projetée en fond illumine le gymnase, le trio aixois débarque sur scène. Un bref salut à la chinoise et sans plus attendre les trois dj’s se placent derrière leur platines et mac respectifs. Une séquence vidéo informe le public sur l utilité de mettre les lunettes 3D qui au final ne changent pas grand-chose hormis le fait qu’en une fraction de seconde il est possible de devenir la risée du public. Peu importe si les effets n’y sont pas Chinese Man est bien présent. En même temps que la musique est jouée, des clips représentant l’univers asiatique (étonnant n’est ce pas ?) sont mixés de telle sorte que les mouvements de bouches collent avec les paroles.

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«  More « , « Artichaut  » font littéralement bondir les foules. Difficile de résister, à la limite de la transe, le public ne cesse d’en vouloir plus. Ils seront servis, en plein milieux du set intervient un remix de « Light my fire  » des Doors. Paroxysme d’une ambiance déjà survoltée, c’est un « feat », comme on dit dans le milieu, de qualité que nous offrent là les trois provençaux de Chinese Man. Au delà du simple plaisir auditif, le talent du crew aixois, c’est la façon dont les mixs arrivent à transporter n’importe qui dans les –si lointaines- contrées indiennes. Talent, qui prend toute sa forme avec « Indi groove « . Puis vint le morceau tant attendu, «  i’ve got that tune « , en arrière plan Betty Boop se trémousse sur un vinyle tandis que dans le public ce sont les pogos qui prennent le dessus.

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Ambiance asiatique mais pas seulement, en effet Chinese man n’est pas qu’un voyage spatial, c’est aussi une épopée temporelle à l’image de « Washingtown Square  » nous ramenant dans l’atmosphère régnante il y a de là un demie siècle. Pas beaucoup de contacts avec le public de la part du crew si ce n’est pour remercier Aix Qui ? , leur équipe et annoncer leur départ. Après un rappel, les trois aixois reviennent le temps d’une chanson. «  Soyez Zen, Mangez des nems « , ainsi ce conclut le remarquable et très remarqué set des Chinese – provençaux- Man.

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Encore un succès pour Aix Qui ? , un concert sold out, des artistes et un public comblé, que demander de plus ? Peut être un peu plus de place dans la salle afin d’acquérir les malchanceux restaient dehors. En tout cas une chose est sure, Chinese man n’en a pas fini de faire bouger les foules, et c’est tant mieux !

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- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: novembre 18th, 2009

POPA CHUBBY – L’usine (Istres) – 30/10/09

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Retrouver Popa Chubbi à l’usine est presque devenu une coutume pour le public du pays d’Istres. Après une tournée en l’honneur d’Hendrix , le « Big Show  » du rock & blues New Yorkais revient mais cette fois accompagné –comme nous le montre les affiches ornant les murs d’entrée- de sa femme, why not ? Quoi qu’il en soit le public est venu en grand nombre, du motard au père de famille en passant par l’adolescent aux cheveux gras, Popa Chubbi semble être vecteur de rassemblement. Pour cause c’est une salle quasi pleine qui s’impatiente de le voir arriver sur scène.

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Pas de première partie, il est 21h15, Popa accompagné de ses deux musiciens, d’une lente et lourde démarche, s’installe. Bien que les affiches le montrait secondé par sa dame, cette dernière n’aura pas répondu présente à l’appel, pour sauver les apparences Chubbi ironise «  My first wife is my guitar« . Les premiers morceaux s’enchainent rapidement, trop rapidement. Le public ne semble pas suivre malgré des morceaux rock à en faire trémousser plus d’une. Manque de réactivité de la part du public ou simplement le manque de complicité qui se fait ressentir ? Ce n’est qu’à partir du 5éme morceau, une somptueuse reprise de «  Hey Joe« , que Popa Chubbi reprend contact avec le public. Ce qui fait le fort de ce musicien du pays de l’oncle Sam ce n’est pas seulement la facilité déconcertante avec laquelle qui joue sur SA strato, mais surtout, histoire de pimenter la chose, le fait qu’il s’offre le luxe de chanter en même temps.

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Il ne fait pas si chaud que ça et pourtant ce sont des flots de transpiration qui ruissellent sur le visage potelé de l’américain. Fatigué, c’est sur une chaise que ce dernier trouve refuge. Popa serait il déjà fatigué ? Oui mais non, qu’il soit assis ou debout cet avec le même entrain que le bougre se démène. Même si dans les bras de « la boule  » –américaine bien sur puisque la française ne sait jouer que du gong (Cf. Fort boyard)- sa femme (autrement dit sa guitare) ressemble à un ukulélé, il en connait toutes les ficelles ou plutôt toutes les cases. Difficile de rester insensible aux solos de « Rock And Roll is my religion », qui inéluctablement donne la pressante envie de se convertir.

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En parlant de religion, Popa, toujours perché sur sa chaise, s’adonne à une reprise de «  hallelujah« . Les refrains sont repris d’une voix unique par le public. Touché, Goliath Chubbi premier du nom s’emmêle dans ses solos. Le public ne semble pas remarquer les quelques fausses notes, une ambiance béate règne alors en maîtresse dans l’Usine. Enfin presque, aux antipodes de la balade du paradis, c’est sur l’autoroute de l’enfer que nous emmène Popa Chubbi. Effet AC/DC oblige, le public se réveille soudainement. De surcroit les interventions chubbienne se multiplient. Ca y est nous y sommes, le concert débute réellement. S’en suit une autre reprise du jeune Jimi, « The Winds cries Mary« , si la guitare et le chant respecte à la lettre la partition, la basse quant à elle sort du lot, logique puisque c’est les riffs de « Sweet Home Alabama » qui sont joués. Néanmoins le tout passe bien, il faut avouer que le contraire aurait été difficile avec les musiciens qui entourent Dady Chubbi.

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D’ailleurs lorsqu’il ne joue pas, c’est le talent de son bassiste qui éclate au grand jour. Avant de se retirer de la scène Popa quitte sa chaise pour se retrouver sur le tabouret du batteur, deux baguettes dans chaque main, c’est sans ménagement qui martèle la pauvre batterie. Bien sur, le public en redemande. « Aces Of Spades (de Motorhead) », histoire de ravir lesquels bikers présents, à pour rôle de clôturer cette soirée. Ca change de la voix de Lemmy, la seule chose que l’on puisse en dire c’est que le résultat est plutôt surprenant, pas bon ni mauvais, simplement surprenant un peu comme Chubbi finalement.

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Popa Chubbi, c’est un peu l’Obélix américain, pas besoin de prendre de la potion magique –quoi que je sois convaincu qu’il ne refuserait pas un bon verre de Jack- pour être surpuissant. Car derrière sa guitare il n’y a pas d’autre qualificatif pour le décrire. Qu’il s’amuse à reprendre des légendes ou qu’il compose ce bon vieux blues new yorkais dont il a le secret, il faut avouer que lorsque ce mec là est sur scène, il est bel et bien le représentant de sa digne religion, le Rock and Roll.

- BOBY -

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Edited: novembre 18th, 2009