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Interview Fatals Picards – Voix du Gaou (Six Fours) – 24/07/2009 -

Interview Fatals Picards – Voix du Gaou (Six Fours) – 24/07/2009 -

Après avoir assisté aux balances des Fatals Picards. Nous nous réfugions à l’ombre des conifères peuplant les pourtours méditerranéens afin d’entamer l’interview avec le groupe. C’est donc avec une magnifique vue sur la plage, une bière généreusement offerte par Paul et un concours de celui qui ferait le plus de bruit en décapsulant sa bière que commence notre entretien, honnêtement que demander de plus? Peut être tout simplement le silence de la part des cigales…

1- Bonjour, qui dit vacances dit forcément festivals pour les groupes, pas trop dur d’être au travail quand tout le monde se repose ? Du stresse ?

Paul (Le Chanteur) : Bizarrement pas ou peu de stresse en tournée, c’est surement dû au fait que l’on ne se produit sur scène qu’en fin de semaine. On préfère que ça soit ainsi pour pouvoir passer un peu plus de temps avec nos familles, notre entourage mais au final lorsque tu fais le compte notre famille on ne la voit pas tellement… Après on ne va pas dire que c’est extrêmement dur notre métier d’autant plus qu’il y a une excellente entente au sein du groupe c’est juste que sur deux mois c’est un rythme qui à la longue est crevant. D’un autre côté nous n’avons pas à nous plaindre pour une groupe français nous marchons plutôt bien et arrivons à jouer dans de super endroits comme ici au Gaou. Mon père me disait toujours « Quand y a de la tune à prendre tu la prends » du coup moi je suis content de pouvoir jouer de partout surtout que peu de groupes français ont cette opportunité. Néanmoins il y a un truc qui est un peu chiant c’est que lorsque tu montes sur scène quoi qu’il se soit passé avant que tu montes tu te dois d’être au top, que tu te sois engueulé avec ta femme à 21h alors que t’as un show à 21h30 tu te dois d’être au top et ça quelque fois c’est un peu difficile mais bon c’est notre job.

2- Vous avez enregistré un single « Le jour de la mort de Johnny » qui malgré le fait qu’il ait rencontré un franc succès auprès du public a dû être retiré sur ordre de votre major. Subissez vous beaucoup de censure de la part de Warner ?

Paul : Non ce n’est pas de la censure, c’est différent, c’est juste que Warner n’avait pas envie de se faire chier à régler cette histoire et nous a donc demandé de retirer le morceau. Pour nous notre démarche était avant tout de rendre un hommage à Johnny et tout ce qu’il incarne. Il suffit d’écouter les paroles pour voir que nous n’avions en aucune façon l’intention de lui nuire. Cependant nous avons quand même le droit de la jouer sur scène du coup on ne s’en prive pas. Après il est vrai que sur le net ça a fait le buzz, par exemple sur notre site en à peine deux heures nous avons eu 400 000 visites mais là aussi ce n’était pas notre objectif. A la base ce morceau était un cadeau pour les fans pour les faire patienter avant l’album…

3- Donc vous ne regrettez pas la période où vous vous auto-produisiez?

Paul : Pas vraiment, en fait il y a deux raisons majeures à ce changement. La première c’est qu’il y a beaucoup de festivals comme les francofolies qui ne prennent les artistes que s’ils sont signés chez des gros labels. Il n y a pas de place pour les auto-productions, d’ailleurs c’est à peine s’ils prennent le temps d’écouter les démos que tu peux leur envoyer… La seconde c’était que de signer avec une major ça nous permettait d’être plus visible et surtout d’avoir des moyens derrières. Du coup on a eu une occasion avec Warner on l’a de suite saisie. Mais c’est plus par nécessité que par convictions.

4- On sait le groupe engagé ce n’est une nouvelle pour personne, quelles sont vos opinions vis à vis du projet de loi Hadopi ?

Nous sommes alors rejoint par Jean Marc le batteur du groupe

Jean Marc : Nous n’avons pas tous la même opinion sur la question, dans cette loi il y a de bons trucs et des trucs vraiment mauvais. Pour ma part je suis contre. Moi même je télécharge. Dans ma vision des choses un artiste musical, il doit avant tout vivre de la scène et malheureusement cette loi elle protège avant tout les « artistes » qui sortent des tonnes de cd de variété française mais ne font aucun concert où lorsqu’ils en font, ils sont en playback. Par contre je suis pour le téléchargement légal mais moins cher et avant tout baisser le prix du skeud physique 9 euro grand maximum et tout le monde s’y retrouverait parce qu’on vendrait des CD moins chers mais on en vendrait plus. Et surtout quand on se penche sur Hadopi il faut regarder la réalité en face, c’est complètement liberticide !

Paul : Moi aussi je suis contre. Je suis plus favorable au téléchargement intelligent, tu télécharges un CD et après s’il te plait bah là tu vas l’acheter. Enfin maintenant je ne télécharge plus étant donné que j’ai les moyens mais pas tout le monde n’a cette chance surtout quand tu vois le prix d’un cd… Honnêtement moi je préfère qu’un môme qui n’a pas d’argent me télécharge et puis qui sait après au lieu de payer 20 euro un cd il viendra nous voir en concert. Notre démarche c’est que nos concerts soient accessible au plus grand nombre.

5- En parlant de prix de places de concert, ce soir il y a environ 1000 places déjà vendues mais 27 euro ça fait quand même un peu cher non ?

Paul : Quoi ?! 27 € tu te fous de moi là? Tu m’étonnes qu’il n y ait que 1000 places de vendues…

Jean Marc : (Un peu énervé) Nan mais c’est n’importe quoi c’est deux fois trop cher !

Paul : C’est vrai que les places de concerts ça devient de plus en plus cher…Tout le monde s’étonne que l’industrie de la musique se casse la gueule mais si on prend le spectateur pour une vache à lait il va en avoir marre. Généralement en tournée on essaye de faire en sorte que les prix soient raisonnables.

6- Pas trop déçu d’avoir fini derrière Patricia Kaas à l’eurovision ? D’ailleurs l’aventure eurovision vécue par les Fatals Picards ça donne quoi ?

Jean Marc : Je préfère derrière que devant (rires)

Paul : Non car notre but ce n’était vraiment pas de faire un résultat. Nous avons pris cette opportunité plus comme un tremplin. Faut aussi avouer que l’on rêvait de voir sur un écran télé « Fatals Picards FRANCE ». Nous nous sommes vraiment amusés, nous avons été habillés par Jean Paul Gautier pour l’occasion, je crois que je portais un immonde pantalon rose, que j’ai toujours d’ailleurs. Non sincèrement ce fut une expérience vraiment amusante. Par contre on a eu plusieurs mauvais retours. Certaines personnes nous ont dit être déçues et attristées de voir les Fatals dans ce genre d’émission, certaines salles et même radio nous ont fermé la porte après cette expérience. Mais que veux tu notre truc à nous c’est la déconnade et malheureusement ça n’est pas toujours au goût de tout le monde…. C’est bien dommage d’être autant fermé d’esprit.

7- Bernard Lavilliers, Goldorak, Johnny, qui est la prochaine victimes? Sarko ou Pinochio ?

Voyant que l’on s’amuse plutôt bien au bord de la mer avec les chroniqueurs de Live In Marseille, Guigui le guitariste décide à son tour de rejoindre l’interview.

Les 3 en cœur: C’EST TOI !

Laurent : On devrait faire un groupe sur facebook où les gens décideraient qui sera la prochaine personne qui subira notre humour.

Paul : Non, ça sera surement Philippe Manoeuvre, lui il va manger… (petit sourire diabolique de la part de Paul)

Jean Marc : Mais est ce qu’il mérite qu’on lui fasse de la pub ce *** ?

Laurent : C’est le mec qui parle le plus sur nous mais qui n’est pas constructif pour deux sous et surtout qui parle sans savoir. Il a décidé que Fatals Picards ça ne rentrait pas dans ses critères de rockeur du coup il n’en démord pas. Pour lui on est des rigolos.

Jean Marc : Le pire après c’est qu’il nous critique sans fondement mais surtout qu’après sa femme vient nous voir et nous demande de devenir notre attaché de presse, si ce n’est pas se foutre de la gueule des gens ça!

Un peu énervé Jean Marc quitte la table

8- Récemment, une bande dessinée sur les Fatals Picards est sortie. Cependant on en parle peut pourquoi ?

Paul : En fait ce sont des fans qui ont décidé de faire ça. Nous n’y sommes pour rien cependant on trouve l’idée vraiment chouette d’ailleurs GuiGui les a un peu aidé sur le premier tome qui est sorti en juin dernier.

Laurent : Il faut bien préciser que ce n’est pas un produit dérivé des Fatals Picards.

Paul : Mais du coup on s’entraide, par exemple ils vendent leurs albums sur nos concerts et en même temps ils vendent des t shirt, des pulls bref ils font du merchandazing pour nous. Du coup tout le monde s’y retrouve.

Laurent : En tout cas c’est marrant parce que eux s’inspirent de nous et nous pour certaines chansons nous nous sommes inspirés de BD.

9- Du nord au sud en passant de l’est à l’ouest, les Fatals Picards font partis de ces rares groupes français qui ont les moyens de sillonner la France entière comment ça s’est passé ?

Laurent : Au début on ne tournait que dans le Nord de la France, à Paris, à Lille et naturellement en Picardie.

Paul : Hop je t’interromps deux secondes car ça me fait penser à un truc. Lorsque l’on a fait la tournée pour « Indepenzia Picardie » donc essentiellement dans le nord à cette époque là on a vu nos chansons détournées de leur sens. On avait des mecs qui pensaient vraiment que nous étions pour l’indépendance de la Picardie, alors qu’ils n’avaient pas du tout compris que l’indépendance elle ne durait que 27 minutes dans le concert. Du coup lorsqu’on a vu qu’une partie du public avait certaines idées sur le groupe nous avons décidé de changer totalement de direction afin d’éviter tout contre sens. Du coup au début surtout entre Nord/Sud c’était une ambiance vraiment différente qu’il y avait. Maintenant ce n’est plus pareil, nous sommes aussi bien accueillis dans le Nord que dans le Sud et surtout on ne prend plus les Fatals Picards pour ce qu’ils ne sont pas !

10- Pour finir, qu’est ce qui d’après vous fait le succès du groupe ?

Laurent : Notre déconnade

Paul : Le fait que nos chansons aillent sont pour un public de 7 à 77 ans.

Laurent : Peut être aussi que c’est parce que nous n’avons pas un son Fatals Picard mais bien plusieurs styles ce qui nous permet de toucher un public plus large.

Paul : Et il ne faut pas oublier que c’est parce qu’aussi nous sommes des mecs cool.

Ce n’est en tout cas pas moi qui dirait le contraire. Après environ une heure d’échange le groupe doit aller se ravitailler avant d’entrer sur scène. Une petite séance photo, deux trois boutades, une dernière poignée de mains et nous quittons notre petite terrasse dans la pinède avec vue sur la plage. En résumé c’est une interview sincère, sans non dit ou gêne que nous auront offert les Fatals Picards. Quoi que puisse en dire Philippe Manœuvre, en plus d’être un bon groupe les Fatals Picards sont vraiment sympathiques et n’ont pas peur de se montrer proches des gens. Un comportement qui devrait servir d’exemple à de nombreux groupes, français ou étrangers…


- Boby -

Merci à Virginie, Paul, Jean Marc et Laurent.

Myspace des Fatals Picards : www.myspace.com/fatalspicards


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Edited: juillet 28th, 2009

Festival Voix du Gaou : Fatals Picards + Asian Dub Foundation – Six Fours – 24/07/09

Festival Voix du Gaou : Fatals Picards + Asian Dub Foundation – Six Fours – 24/07/09

L’avantage d’arriver en avance sur les festivals c’est que des fois il est possible d’assister aux balances. Il est donc 17 heure lorsque nous nous rendons aux balances. Il fait 35 degrés à l’ombre, il n’y a pas d’ombre… Finalement, une fois les balances des Fatals Picards finies, nous trouvons refuge dans la pinède « Backstage » pour y interviewer le groupe. Quelques bières plus tard il est temps d’aller se placer pour le concert. Pas question de rater une seule seconde du show que donneront dans quelques heures les membres du groupe phare de la scène asian beat, Asian Dub Foundation. En attendant ce sont les Fatals Picards qui montent sur scène.

Verre de sky en main les quatre picards parisiens rentrent en scène. Paul le chanteur introduit le concert par un bref discours, « Ce soir concert interactif ! Toi public tu vas faire parti entière de notre concert. ». Le but est simple, s’amuser. Trois, quatre les cœurs de « Française des jeux » retentissent dans la pinède. Le public se prend vite au jeu, les premiers rangs sautillent, un peu plus loin ceux qui ne veulent pas rentrer dans les pogos reprennent les refrains le tout dans une ambiance bonne enfant drainée par les boutades et mises en scène des Fatals. Entre chaque morceau, une petite histoire sert de préambule, une fois pour se moquer des bourgeois, une autre pour dénigrer Jenn, la chanteuse du groupe Superbus. L’humour, même s’ il ne s’avère pas toujours très subtil n’en reste pas moins plaisant et amuse la quasi totalité de l’auditoire. Il ne fait nul doute que si la musique n’avait pas marché pour le quatuor, ils auraient pu faire carrière dans un one man show à quatre. Pour en revenir à la musique, ce qui fait avant tout le succès des Fatals Picards c’est d’avoir un son populaire qui séduit le plus grand nombre. Qu’il s’agisse de « l’histoire d’une meuf » ou de « seul et célibataire » tout le monde y trouve son compte. Entre deux chansons Paul se joue du public « Quoi? Tu ne connais pas le Ché ? Tu sais le mec qui vend plein de sacs, de serviettes… ». Bien que les FP soient connus et réputés pour leur goût prononcé pour la déconnade certaines chansons ont un message qui va bien au delà du simple aspect humoristique. Compilé dans les 22 minutes pour les chansons de gauche, le groupe interprète « Canal Saint Martin » un émouvant titre racontant le combat des Enfants de Don Quichotte en faveur des sans abris. Ce côté engagé, les Fatals le développent depuis leur début, quelques années plus tard la notoriété en plus il est toujours agréable de voir les convictions du groupe intactes. Changement radical de décor avec « Le jour de la mort de Johnny », bien loin d’une ambiance d’enterrement et alors que le morceau a été interdit de diffusion la majorité de l’assemblée chantonne. Avec des solos de la mort qui tue, sur plateau, les musiciens ne semblent pas s’ennuyer non plus.Peu à peu la scène se transforme en club échangiste, le batteur devient chanteur le temps d’une chanson, le guitariste bassiste, le bassiste guitariste, le chanteur guitariste… Bref on a du mal à s’y retrouver. Finalement la formation revient à la normale pour le dernier morceau « Partenaire Particulier ». « On devait faire un rappel mais on n’ a pas le temps » du coup au lieu de faire mine de partir pour mieux revenir les Fatals Picards remercient leur équipe, l’orga du festival et tout naturellement le public avant d’entamer le dernier morceau. En tout cas il ne fait nul doute que les membres d’Asian Dub seront contents, les Fatals laissent derrière eux un public chaud comme la braise.

Histoire de ne pas faire tomber l’ambiance durant le changement de plateau un DJ s’installe. Malheureusement pour lui un de ses platines est cassée du coup c’est « à l’ancienne (à prononcer avec un accent du sud très appuyé)» qu’il décide d’opérer. Par conséquent le résultat et moyen. De l’autre côté de la scène, Laurent le guitariste des Fatals Picards va à la rencontre du public, de la mamie, au petit fils tout le monde vient congratuler le groupe pour sa bonne prestation. Du coup moi aussi j’ai envie de dire mon petit mot (même si j’ai déjà eu l’occasion de lui parler plus tôt dans dans la journée pour une interview). A peine le temps de glisser trois mots, que la pinède est plongé dans la pénombre.

Le concert tant attendu est sur le point de commencer, il faut dire qu’Asian Dub Foundation ce n’est pas rien d’ailleurs je suis étonné que le show se déroule sur la petite scène, surement que le groupe ne doit pas être assez « fédérateur ». En tout pour l’occasion même les cigales se sont tues. Seule une lumière bleue éclaire le mixeur et le percussionniste du groupe. Dans le public, tout le monde s’attroupe pour être au plus prés. La tension est palpable soudain le reste du groupe arrive, les lumières nous éblouissent. C’est parti pour 1h30 de folie et c’est peu dire il y a tellement de mouvements de foule que la sécurité (un peu agressive) intervient à chaque morceau. Les chansons s’enchainent, « Target Practice » qui est à mon sens l’un des meilleurs morceau du dernier album électrise littéralement le public. A l’inverse de « Speed of Light » plus calme et posée transportant le spectateur directement en Inde. Quoi qu’il en soit le concert commence sur les chapeaux de roues, un public conquis, des musiciens qui s’en donnent à cœur joie, bref pas d’ombre au tableau jusqu’au moment où… le noir total, coupure de courant. Les voisins en auraient ils marre du bruit ? Apriori ce sont seulement quelques fusibles, sur le plateau on ne comprend pas de suite, puis la déception laisse place à des sourires pendant que les roadies essayent de remettre la machine en marche. Finalement en un temps record le courant revient, dans le public c’est l’effervescence d’autant plus que ce sont les premières notes de « Flyover » qui sont jouées. ADF revient donc de plus belle. Le temps d’une chanson le DJ lâche même ses platines pour s’adonner à un mélange de breakdance et danse traditionnelle hindou ce qui lui vaut des tonnerres d’applaudissements. Lorsqu’ils ne chantent pas ensemble, les deux MC se succèdent au micro, tous deux parlent au public, explique brièvement de quoi parlent les morceaux. Même si ce sont majoritairement des morceaux de Punkara, le dernier album, qui sont joués, ADF n’oublie pas de glisser quelques incontournables à l’image de « OIL ». Dans un français farouchement anglais le guitariste qui se déchaine depuis le début sur la petite scène s’exprime pour la première fois « Nous voulons votre pétrole ! », ses yeux sortent presque de leur orbite, la langue tirée, il commence à bondir de partout, mécaniquement le public le suit. Pendant ce temps les 2 MC crient « WE WANT YOUR OIL ». Simultanément Pritpal Rajput (dit Cyber), l’immense percussionniste du gabarit d’un catcheur s’avance et martèle de toute ses forces son dohol (sorte de gros tambour, instrument typiquement indien). Un fois le morceau fini, tout le monde se retire, automatiquement le public en redemande. Asian Dub ne se fait pas attendre. « Ce morceau est contre les fachistes de France, contre les fachistes d’Angleterre, contre les fachistes de l’Europe… », bref contre les fachistes du monde entier, ce n’est une surprise pour personne Asian Dub Foundation est un groupe engagé et ne s’en cache pas, d’ailleurs difficile de le faire avec des textes parlant d’altermondialisme ou encore d’antifascisme comme c’est le cas avec le dernier morceau « Fortress Europe ». Respect du public oblige, le groupe remercie une dernière fois le public venu pas si nombreux que ça finalement et laisse place au DJ qui ayant retrouvé une platine ne joue plus « à l’ancienne ».

Malgré la chaleur, les insupportables cigales, la coupure de courant, cette 7éme journée du festival des Voix du Gaou aura été un succès. Qu’il s’agisse du rock parodique des Fatals Picards ou du Rock, Bhangra, Ragga, Jungle, Drum&Bass, engagé, d’Asian Dub Foundation le public aura été conquis. Cependant pour mon deuxième concert ADF je constate avec stupeur quelque chose d’horrible, le temps passe vite dans leur concert, trop vite…

    - Boby -

Myspace des Fatals Picards : www.myspace.com/fatalspicards

Myspace Asian Dub Foundation : www.myspace.com/asiandubfoundationuk


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Edited: juillet 28th, 2009

Julien Doré and the Bash + Greg Fontaine – Château de l’Emperi (Salon de Provence) – 17/07/2009

Julien Doré and the Bash + Greg Fontaine – Château de l’Emperi (Salon de Provence) – 17/07/2009

Dans le sud il y a environ 55 jours de pluie par an, il était donc tout naturel que lorsque je me rende à un concert en plein air, il pleuve. Au dernier moment j’arrive devant le château de l’emperi et malgré une légère pluie une queue d’environ soixante mètres s’est déjà constituée devant les remparts de la forteresse. Sur le coup je pensais passer pour un vieux dans un public exclusivement constitué de pré adolescentes -boutonneuses-. Ce fût donc une grande surprise de voir que toutes les générations avaient fait le déplacement pour venir admirer un pur produit de la télé, Julien Doré, le vainqueur de la nouvelle star, l’émission qui découvre « des talents ». Ayant peu d’intérêt pour toutes ces stars sortant du petit écran et plus particulièrement de reality shows à l’américaine, c’est avec la curiosité de voir ce que pouvait donner ce type « d’artiste » sur scène que je suis venu.

Avant de passer aux choses sérieuses, c’est à un jeune artiste avignonais que revient la lourde tache d’ouvrir. Le back-line de Julien Doré étant entièrement bâche à cause des averses, c’est dans un étrange décor que Greg et son pote entament leur set avec une pensée pour l’ouvrier décédé au stade vélodrome lors de la construction de la scène pour Madonna. Pour casser le silence qui règne les deux compagnons commencent à jouer. Une musique sans complexe, des textes bien écrits tels sont les atouts des deux jeunes artistes. Ce n’est jamais une chose évidente de faire une première partie, peut être encore plus lorsqu’après il y a un artiste pour lequel les gens ont investi du temps et de l’argent. Cependant Greg Fontaine s’en tire bien, même s’il ne fait pas l’unanimité auprès du public une bonne majorité semble conquise. Mais c’est peut être bien lorsque le groupe se risque à une reprise de Sufjan Stevens « Lakes of Canada » qu’il fédère le plus de monde. Même si certaines groupies de JD ne sont pas d’accord avec moi, Greg fut, quoi qu’on puisse en penser, un choix judicieux pour mettre dans le bain les spectateurs.

Pendant le changement de plateau je discute avec les groupies des premiers rangs. C’est avec une ferveur à toute épreuve que l’ on essaie par A+B de me démontrer à quel point Julien Doré est un artiste original, décalé et extraordinaire. Pour ma part je préfère attendre de le voir sur scène pour porter un jugement bien que je me sois déjà fait une petite idée de ce type de chanteur… Sur le plateau un tas d’objets kitch sont installés, une renard empaillé, une tête de biche, une télé vintage ou encore une immonde lampe. Les spectatrices m’expliquent que c’est la marque de fabrique du chanteur, le décalage. A cet instant je comprends pourquoi Julien Doré est devenu la risée des Guignols de l’info… Comble du mauvais goût, pour nous faire patienter nous avons le droit en fond sonore à des chansons d’amour italiennes.

Le temps achève les longs couchés de soleil propre au Sud de la France. Le château est plongé dans la pénombre. Devant l’ambiance est palpable. Julien Doré entre soudainement sur scène, cymbales en main à la façon d’Arno, l’apprenti dandy ne retient pas ses coups. Il faut dire qu’avec « Piano Lys » je suis plutôt étonné. C’est agréable et entrainant, si l’ensemble du concert est à l image de ce premier morceau, il se pourrait que je puisse revenir sur mes idées reçues. En échangeant les cymbales pour la guitare JD parle enfin au public qui est déjà sous le charme. « Bonjour, peignoir, Bonsoir Baignoire … », en repensant à ma précédente discutions avec les fans, je saisis le côté décalé du personnage. Tout ce passe bien jusqu’au moment où, dans le public, une bagarre éclate en plein milieu de la foule. Ca se cogne, ça s’insulte ça crie, à tel point que Julien Doré est obligé d’arrêter la chanson qui venait d’entamer. La sécurité n’arrivant pas, ce sont des spectateurs qui ont dû intervenir. De son côté JD le yeah-yeah se transforme en JD l’énervé, c’est peut être le seul moment où l’artiste paraît sincére; «Vous arrêtez un peu de faire chier les gens!? Vous n’avez quà dégager, de toute moi je m’en fous j’ai pas payé 27€ (ndlr 30 euro en vérité) pour être là ! ». Malgré ça, dans la fosse ça continue de taper. Hors de lui, il prend une bouteille qu’il vide sur les querelleurs. Une fois leurs ardeurs refroidies le concert reprend de plus belle. Tous ensemble, public et musiciens reprennent le morceau d’Alizée, tient elle aussi issue d’une émission télé, «Moi Lolita ». La reprise est plaisante et à mon sens bien mieux que l’originale, certes ce n’était pas très dur. Tout à coup un second batteur se glisse derrière la batterie, la remake se transforme rapidement en un véritable brouhaha. Julien Doré veut être partout sauf là où on l’attend. Une joueuse de golf débarque de nulle part, après avoir délicatement posé la balle par terre. JD pointe son club en direction des chamailleurs de toute à l’heure, fou rire dans le public. Sans surprise il tire et rate la balle, finalement il a peut être bien fait de choisir la musique… Sans transition aucune, le dandy de la nouvelle star interprète « Les limites ». Pour être honnête, version disque il me fut impossible d’écouter la chanson jusqu’à la fin et je suis forcé d’avouer qu’en live ça a quand même une tout autre allure. Dans un registre un peu plus blues, Julien Doré entame un strip tease sur « First Lady ». Comme en transe, le jeune artiste décide de grimper sur la structure métallique de la scène, ce n’est qu’après avoir glissé et risqué de faire une chute d’une dizaine de mètres qu’il décide finalement de descendre. Si le concert avait dû s’arrêter là il ne fait aucun doute que l’image que j’avais de Julien Doré se serait améliorée. Malheureusement une fois les tubes joués, les autres morceaux se révèlent peu intéressants. A l’image des « Bords de Mer » qui en plus d’être un des morceaux les plus ennuyeux du concert, était surtout inaudible à cause de la basse qui couvrait les autres instruments . « I Wanna Go To Winnipeg With You » annoncée avec un humour que l’on jurerait pompé sur Stéphane Guillon fait inlassablement penser à un mauvais générique de séries télé des années 80. Faire du neuf avec du vieux reste la règle d’or dans le milieu de la télévision, et Julien Doré qui doit son succès à ce milieu respecte parfaitement cette règle. Entre deux rappels, il s’amuse à faire pour la énième fois une boutade sur la baston précédente, « Ce soir j’ai envie que ça soit un soir concert bataille ». Puis à un moment  il faut bien s’arrêter, c’est la déception pour les fans, le soulagement pour moi. Néanmoins il semblait trop difficile pour Julien Doré de finir de façon conventionnelle par conséquent tout le petit monde sur scène reprend son instrument pour conclure le concert sur un morceau sans queue ni tête, étonnant hein ?… « I want to play my country to save the world », à force de vouloir être décalé JD se révèle être avant tout prévisible et d’un conformisme à toute épreuve.

En outre pas vraiment d’originalité, une entrée sur scène similaire en tout point à celle d’Arno, un cynisme emprunté à Mademoiselle K, l’humour de Stéphane Guillon, la gestuelle de Jim Morrison… Quand on dit que la TV ça lave le cerveau ce n’est peut être pas pour rien. Pour être franc un concert de Julien Doré c’est du 50/50, une première partie surprenante et une seconde partie totalement décevante. Peut être que je regarde trop Arte pour pouvoir comprendre la subtilité d’un artiste entièrement conditionné par un système qui croit que la culture se résume à faire une bonne reprise de Céline Dion. Je comprends qu’on puisse apprécier mais de là à payer 30 euro pour voir ça, j’avoue quand même qu’une telle ferveur me sidère.

- Boby -

Myspace de Greg Fontaine : www.myspace.com/gregfontaine

Myspace de Julien Dore : www.myspace.com/juliendoremusic

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ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/julien-dore-and-the-bash-greg-fontaine/critique-concert-1-3-29299.htm

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Edited: juillet 20th, 2009

Les Suds d’Arles : Bassekou Kouyaté, Rodrigo y Gabriela – Théatre Antique (Arles) – 15/07/09

Les Suds d’Arles : Bassekou Kouyaté, Rodrigo y Gabriela – Théatre Antique (Arles) – 15/07/09


Comment présenter les Suds d’Arles ? Peut être en commençant tout simplement par le commencement. En énonçant par exemple que cette année le festival célèbre sa 14éme édition, que ce sont des artistes de toutes nationalités qui vont se succéder sur les 3 scènes éparpillées dans la grande ville d’Arles ou encore que c’est une programmation fondée sur l’originalité et la qualité qui fait de ce festival un véritable OVNI. Troisième soirée dans l’ancienne citée romaine, et pas des moindre. Dans moins d’une heure les maliens de Bassekou Kouyaté rentreront en scène juste avant que le duo mexicain que forme Rodrigo y Gabriela n’empoignent leurs guitares. En outre une bonne soirée qui s’annonce, malheureusement c’est sur l’incompétence d’une femme que tout débute. Oublie d’accès photo, fausses informations etc… En bref toutes les galères que craignent les chroniqueurs compilées en une seule personne.

Aménagé pour l’occasion le théâtre antique s’est refait une beauté. Petit à petit les spectateurs rentrent dans l’hémicycle. Afin de profiter du spectacle au mieux nous décidons de nous installer en face de la scène, cependant à notre grande surprise, c’est de la bouche d’un bénévole que l’on apprend que toutes les rangées centrales sont réservées, finalement depuis l’antiquité ça n’a pas beaucoup changer. Nous nous trouvons donc dans la fosse avec la plèbe lorsque « Le prince des cordes », Bassekou, rentre en scène. Seul, il passe entre deux immenses colonnes, le lieux prend de suite une tout autre ampleur. Armé de son n’goni (instrument traditionnel africain), Bassekou est vite rejoint par ses compères. Sur scène la petite communauté composée de 5 joueurs de n ’goni, une chanteuse et un joueur de calebasse, commence à faire virer l’amphithéâtre. Très entrainante, la musique malienne, aura en moins de deux morceaux attiré les spectateurs , de plus en plus de monde descend des gradins pour venir se déhancher dans l’arène. Le sourire jusqu’aux oreilles, le prince prend la parole, honorant son rôle d’ambassadeur du n’goni il en fait le bref historique avant de remercier le public. « La France c’est bon très bon, merci à tous d’être venus […] le prochain morceau s’appelle « le joueur de n’goni » ». Les mélodieux sons des solos de n’goni semblent captiver les foules. Dans le public comme sur la scène l’ambiance est à son comble, lorsque ce n’est pas le public qui saute, se sont les musiciens qui s’amusent à la « queueleuleu ». Dans une ambiance bonne enfant le prochain morceau est un hymne à la jeunesse. Comme dirait Bassekou, « c’est bon c’est très bon ». Ce dernier annonce le dernier morceau en présentant sa femme, « elle va chanter pour moi ». Dans la fosse on commence à être de plus en plus serré, il faut dire que ces sept maliens là ont un don pour mettre l’ambiance. Enfin, après 45 minutes de set qui n’ont semblé durer que 20 minutes, Bassekou Kouyaté se retire de la scène.

Rapide changement de plateau. Pour attendre l’organisation diffuse du Tool, chose rare mais toujours aussi délectable. Soudain la musique s’éteint, la lumière s’allume, Rodrigo et Gabriela s’assoient illico presto sur leur siège. Et voilà c’est parti pour une heure vingt de concert de guitare. R. se charge des solos, G. de la rythmique, l’osmose parfaite. Nul besoin de batterie, une caisse de guitare sèche est amplement suffisant pour le couple mexicain. En seulement deux morceaux le public est littéralement sous le charme. Comment ne pas l’être ? La dextérité et la facilité dont font preuve R&G est aussi surprenante que déconcertante. Certains riffs paraissent même impossible à interpréter d’autant plus que Gabriela s’offre le luxe de se dispenser de médiator. Influencée par les traditions mexicaines, le duo ne renie pas pour autant ses origines, le rock et le métal. Rodrigo entame l’intro de « Stairway to heaven » malheureusement ce dernier ne va pas plus loin, c’est une légère déception pour le grand fan de Led Zeppelin que je suis, surtout qu’en vidéo le rendu était plutôt remarquable. Le couple multiplie les clins d’œil à leurs origines avec l’intro de « Master of Puppets » de Metallica ou encore l’époustouflante reprise d’ « Orion », toujours du même artiste. Mais l’ univers de Rodrigo y Gabriela n’est pas que fondé sur des reprises de monstres du rock’n roll, mais aussi sur des compositions toutes plus agréables les unes que les autres. « El Diablo Rojo » ou encore « Tamacun » rencontrent un franc sucés auprès d’un public en pleine effervescence. Rodrigo se retire de la scène laissant Gabriela face au public. Le spectacle reste de qualité mais indéniablement Gabriela sans Rodrigo est comparable à un pouilleux sans poux. Fort heureusement le principal intéressé revient vite, de temps à autre il se lève partant à la rencontre d’un public qui l’accueille chaleureusement. Barrière de la langue oblige les échanges avec le public sont assez rares. Gabriela nous apprend qu’un nouvel album va sortir, offrant ainsi un bon alibi à l’interprétation d’un nouveau morceau. Puis los mexicanos se retirent, bière à la main. Le temps de descendre la bouteille cul sec le regroupe est déjà de retour sur scène. R&G jouent trois encore trois morceaux avant de se retirer cette fois définitivement. Le public ne cesse de rappeler le duo, en vain, l’amphithéâtre est soudainement éclairé.

Avec cette soirée les Suds d’Arles ont été à la hauteur de leur réputation. Qu’il s’agisse des maliens de Bassekou Kouyaté ou du couple mexicain Rodrigo Gabriela, le spectacle était de qualité mais aussi et surtout d’une extrême générosité sans oublier l’ambiance, digne des plus grands spectacles antiques qui devaient se déroulaient dans ce même lieux il y de ça quelques années…

- Boby -

Myspace de Bassekou Kouyaté : www.myspace.com/rodrigoygabriela

Myspace de Rodrigo y Gabriela : www.myspace.com/bassekoukouyate

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-29281.htm

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Edited: juillet 19th, 2009

The Dead Weather – Horehound

The Dead Weather – Horehound

La Dream Team ? Il semblerait bien. Autour de Jack White, The Dead Weather regroupe la crème des crème des musiciens. Alison Mossmart des Kills, Dean Fertita des Queen of stonnage, Jack Lawrence des Raconteurs et bien sur Jack White dont la réputation n’est plus à faire, viennent de pondre leur premier opus, Horehound. Déjà disponible en libre écoute sur iLike, c’est le 14 juillet que sortira officiellement l’album « du temps mort ».

Roulements de tambours, larséne, petit solo de guitare, effet grunge tant de codes qui nous confirment que nous sommes bien dans l’univers de Jack White, peut être même trop. Avec un casting comme celui ci, on pourrait s’attendre à un peu plus de nouveautés, un éloignement du moule de Jack, malheureusement les diverses influences du groupe se voient la plupart du temps écrasées par l’omniprésence « Whitienne ». Le premier single « Hang You Up From The Heavens » en est le parfait exemple, s’est à s’y méprendre avec un bon vieil album des White Stripes. Néanmoins le fait que la voix principale soit féminine apporte un léger détachement avec l’ancienne époque. C’est d’ailleurs cette voix qui fait la puissance de morceaux comme « Treat Me Like Your Mother » petit bijoux de ce premier album ou encore « I Cut Like a Buffalo ». The Dead Weather nous propulse dans un univers à mi chemin entre le western et les films de Tarantino, « 3 bird », seul morceau instrumental de l’album ou encore « Rocking Horse » trouveraient, par exemple, sans grande difficulté leur place dans Kill Bill ou Death Proof, dommage pour Quentin que l’album ne sorte que maintenant. Revenons en plutôt à Horehound. Paradoxe avec ma critique initiale, lorsque le groupe se détache de l’influence de Jack White le résultat est de suite moins plaisant. Reste le dernier morceau, « Will There Be Enough Water », petite balade rock & blues qui nous emmène directement au fin fond du farwest, il suffit de faire les yeux pour s’imaginer sur un fauteuil à bascule entrain de scruter l’horizon sous un soleil de plomb…

En outre malgré le manque de détachement vis à vis de l’influence de Jack White, le premier album de The Dead Weather reste un très bon opus qui ravira à coup sur les déçus de la musique actuelle. Il ne fait aucun doute que les fan des Raconteurs et des White Stripes répondront au rendez vous. Pour ma part c’est avec la plus grande des impatience que j’attends le prochain album, peut être que d’ici là le groupe se sera trouvé une véritable « personnalité ». Dans le pire des cas nous aurons un autre super album des Whites Stripes, euh non Raconteurs, ah non désolé je voulais dire The Dead Weather

- Boby -

ILIKE : http://apps.facebook.com/ilike/artist/The+Dead+Weather

SITE : http://www.thedeadweather.com/

Track List :

1. 60 Feet Tall
2. Hang You From The Heavens
3. I Cut Like A Buffalo
4. So Far From Your Weapon
5. Treat Me Like Your Mother
6. Rocking Horse
7. New Pony
8. Bone House
9. 3 Birds
10. No Hassle Night
11. Will There Be Enough Water?

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Edited: juillet 9th, 2009