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Piers Faccini + Sammy Decoster‏ – Le Cargo (Arles) 21/05/09

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ – Le Cargo (Arles) 21/05/09

Avant dernier concert de la saison pour le Cargo de nuit. C’est donc à Piers Faccini, dont le dernier album «Two grains of sand » sorti en Mars 2009 , qu’incombe la lourde tache de mettre le feu à la petite salle arlésienne dont la réputation n’est plus à faire. En tout cas la soirée semble démarrer sous les meilleurs auspices puisque c’est Piers lui même qui se tient à l’entrée pour nous accueillir. Un timide salut de la main avant de finalement se retrouver dans la pénombre de la petite salle. Presque une centaine de personnes attendent déjà depuis une bonne demie heure le début du concert.

Soudain Sammy Decoster‏ accompagné d’un contrebassiste entrent en scène. Tout le monde s’avance. C’est sur une ambiance psychédélique soutenue par des vocalises dignes d’un opéra que les deux acolytes entament leur concert. Changement radical lorsque la première chanson débute, ça fait un peu penser à de la musique de cowboys c’est plaisant. D’ailleurs le farwest, les westerns, les cowboys, tout ce petit univers qui semble inspirer l’univers de Sammy. Des morceaux comme « Tucumcari » ou encore « Savannah Bay » en sont le parfait exemple. Sur scène c’est un peu le bordel, pas de set list du coup c’est le public qui a le droit de choisir entre ancien ou vieux morceaux. Plutôt réceptif, il prête volontiers ses mains pour remplacer la batterie. Conviviale, ainsi pourrait être décrit le show que nous gratifient les deux compères. D’un coup Sammy s’exclame : « Bon normalement sur ce morceau on a de la batterie mais là on a pas de batteur… ». C’est alors que Florent, un petit jeune du public se propose pour devenir leur batteur le temps d’une chanson. Malgré quelques petits contre temps ça passe plutôt bien. C’est sous des tonnerres d’applaudissements que ce dernier quitte la scène. Sammy en profite pour reprendre la parole et annoncer leur tournée barbecue, proposant de jouer chez les spectateurs autour d’un feu de camp contre quelques merguez et un endroit où planter la tente, un concept plaisant. Sans plus attendre le concert reprend pour finalement s’achever trois chansons plus tard.

Il est déjà 22h47 lorsque Piers Faccini rentre seul sur scène. Bien que la première chose qu’il fit en entrant sur scène fut d’enfiler sa guitare, c’est à capella et seul que Piers commence son show avec le doux « My Burden ». Rapidement rejoint dés le deuxième morceau par l’ensemble de son groupe, petite suprise, c’est Laetitia Sheriff qui est à la basse (immédiatement repérée par l’équipe de Live In Marseille :p). Le public est plutôt réceptif, même si Piers Faccini reste assez froid et échange peu. Les musiques s’enchainent rapidement, l’italien laisse peu de temps au reste de son groupe pour se mettre en place, puis, après plus de cinq chansons il prend cette fois pour de bon la parole. « Vous voyez il est possible de danser sur des morceaux lents. Slow is funk! Bon je vais vous faire une petite chanson que beaucoup vont reconnaître, euh enfin je l’espére, Can’t wait another day ». C’est un tonnerre d’applaudissement qui accueille ce morceau tiré de son premier album, Une fois de plus Piers se retrouve seul sur la scène du Cargo. Reposant et calme, cette une petite berceuse dont la mélodie repose sur le jeu des harmoniques en aura transporté plus d’un dans un univers onirique. A la fin du morceau le batteur et la talentueuse violoncelliste le rejoignent et partent littéralement dans un « trip psychédélique ». La ravissante Laetitia se déchaine sur ce morceau, enchainant piano et basse, il ne fait aucun doute qu’elle a su trouver sa place au sein du groupe. Une fois de plus c’est un changement radical qui s’opère au changement de morceaux, c’est une ambiance plus décontractée moins intimiste qui prend maintenant le dessus. Cependant après seulement 30 secondes, Piers s’arrête dû à un mauvais accordage et ironise sur le sort du roadi chargeé de s’occuper de ses instruments. Sur les rires la musique reprend. Pour le moment le groupe nous avait surtout montré son côté indie rock, lorsque le violoncelle se transforme en contrebasse et que Piers prend un harmonica c’est inéluctablement le côté Folk sur lequel est construit la réputation de l’italien qui ressort le tout accentué par un rythme en triolet faisant penser à une valse. Après un premier rappel à la suite du quel une petite reprise de Skip James aura été entreprise par Faccini & his band. Sort de scéne une seconde fois pour aussitôt revenir, renouer un dernier contact avec le public via quelques boutades pour finalement partir cette fois définitivement une fois le dernier morceau fini.

En résumé c’est une sympathique soirée qui s’est déroulée au Cargo de nuit. Aussi bien la musique de Cowboy de Sammy Decoster que le Pop Folk de Piers Faccini auront contribué à mettre une ambiance des plus plaisante dans la petite salle arlésienne. Un petit pincement au cœur lorsque je réalise qu’il faudra attendre jusqu’à la rentrée prochaine pour connaître les agréables surprises que nous réservera le Cargo à l’image du concert de ce soir.


- Boby -

Myspace Sammy Descorder : http://www.myspace.com/sammydecoster

Myspace Piers Faccini : http://www.myspace.com/piersfaccini

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)


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Edited: mai 24th, 2009

Toxic Kiss + Clan D + The Elderberries – Portail Coucou (Salon de provence) – 08/05/09

Toxic Kiss + Clan D + The Elderberries – Portail Coucou (Salon de provence) – 08/05/09

Alors qu’en ce jour de 8 mai, certains commémorent l’armistice d’autres choisissent d’aller au Portail Coucou honorer l’esprit Rock avec un grand R. Au programme rock psyché, déjanté, et surtout déchainé, qu’il s’agisse de Toxic Kiss, Clan D ou encore les francoanglocanadiens de The Elderberries, qui viennent défendre leur nouvel album «  Bliss & Ignorance », tout le monde semble être déterminé à faire bouger le Portail.

Au goutte à goutte les gens, pour la grande majorité des lycéens, rentrent. C’est là que je découvre d’étranges billets. En effet l’achat du dernier Opus de The Elderberries octroie directement une place de concert. Un chouette concept qui pourrait être une solution envisageable face à la crise que connait l’industrie du disque dans ces heures sombres. Bref, après plus d’une demie heure se sont un peu moins de 300 qui s’amassent devant la scène attendant que Toxic Kiss ouvre le bal. Le quintet lorrain ne se fait pas prier et rentre vite en scène. Tout de suite le groupe s’approprie les lieux et entame leur set. Bizarrement ce n’est pas un mais deux bassistes qui rentrent en scène. La formation est certes peu banale mais néanmoins efficace. Entre Rock pop et psyché, Toxic Kiss nous offre un medley de tout ce qui se fait dans le domaine depuis les 30 dernières années. Rapidement, le public se prend au jeu et commence à se déhancher. Et lorsque ce n’est pas ce dernier qui le fait c’est la séduisante chanteuse du groupe qui prend le relais telle une divinité indienne. Au final c’est tant un plaisir pour les yeux que pour les oreilles. En tout cas c’est une belle performance que nous offre Toxic Kiss qui se finalise sur un titre du même nom après plus d’ une heure de concert.

22h30 après un rapide changement de plateau, c’est Clan-D qui prend le relais. Ainsi, une bonne partie de l’équipe du Portail Coucou se retrouve sur scène. La formation qui existe depuis maintenant 5 ans se compose dans sa grande majorité du staff du Portail. Premiers riffs de guitare, même si la voix n’est pas celle du vieux Joe (Strummer pour les incultes), on sent que derrière tout ça l’influence du Clash y joue beaucoup. L’alternance de la voix masculine et féminine est plutôt sympa. Le public qui était jusque là encore un peu froid, se réchauffe petit à petit et décide enfin, après quelques morceaux de se rapprocher de la scène. « Expensive life » issu de leur nouvel album « Buy All You Need » reçoit un franc sucés au prés de ce dernier. D’ailleurs les musiciens de Clan D ne semblent pas y rester indifférents, puisqu’avec un sourire jusqu’au bout des oreilles, le quintet donne l’air de littéralement prendre son pied sur scène, un spectacle des plus appréciables. Du début à la fin du concert impossible d’ignorer les – plaisantes – similitudes avec « la bande à Joe », de la batterie qui forcement rappelle les rythmes de Topper Headon, aux passages de basse enjoués sans oublier cris du chanteur, le Clash est là!

Il est aux alentours de minuit lorsque les tant attendus Elderberries font enfin leur apparition. Dés les premières notes c’est face à un groupe expérimenté qui se donne à fond que nous nous retrouvons. Tête d’affiche de la soirée, le contact est immédiatement instauré avec le public. Pas de prise de sérieux, une bière entre chaque morceau, bref Elderberries incarne parfaitement le Rock & Roll. C’est une set liste plutôt hétérogène qui est jouée, entre morceau de l’ancien et du nouvel album tout le monde y trouve son compte. Ce sont des petites merveilles à l’image de « Wanna bit » ou encore le single du nouvel opus « Really Matters » qui font trémousser les groupies des premiers rangs. C’est avec beaucoup d’humour que la formation entreprend son concert, tant au niveau des légéres boutades entre le public et le chanteur que des magnifiques déhanchés du bassiste. Le mot d’ordre est le même pour tous, aucune prise au sérieux. Ainsi même lorsque le batteur qui martèle sa -pauvre- batterie, la casse finalement, le chanteur prend le micro pour s’excuser « Oh fuck! Vraiment désolé c’est la première fois que ça nous arrive, c’est super pour vous, vous êtes les premiers à voir ça ! Bah allé on vous la refait, Vous êtes vraiment des chanceux. » Il aura quand même fallu l’intervention du roadi avant qu’ Elderberries n’entreprenne pour la seconde fois « Bikini », morceau demandait avec insistance pas un jeunot du public, le petit veinard. Il est une heure du matin lorsque le groupe se retire pour aussitôt revenir. C’est finalement aprés trois autres morceaux que les francoanglocanadiens une fois avoir largement saluaient le public et remerciaient le Portail CouCou part, cette fois définitivement, de la scène en ayant préalablement donné rendez vous au bar aux derniers fans qui après trois bonnes heures de concerts n’ont toujours pas envie d’aller se coucher. Même s’il est bientôt deux heures du matin pas mal de gens restent, on est fan ou on ne l’est pas… Pour ma part je me retire mais le rendez vous est pris, le 14 novembre prochain, il ne fait aucun doute que je retournerai voir The Elderberries à Marseille (qui a lieu si tardivement suite au report de date)


- Boby –

Myspace Toxic Kiss: www.myspace.com/toxickissband
Myspace Clan D: www.myspace.com/clandmusic
Myspace The Elderberries : www.myspace.com/theelderberries

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/the-elderberries-clan-d-toxic-kiss/critique-concert-1-3-27541.htm

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Edited: mai 17th, 2009