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Raoul Petite – Le Cargo de nuit – Le 19/12/08

Raoul Petite – Le Cargo de nuit – Le 19/12/08

Avant dernier concert de l’année pour le Cargo, c’est avec un grand plaisir que je découvre la petite salle arlésienne. De l’extérieur ça ressemble un peu à une boîte de nuit, grosse porte d’entrée, la queue sur le trottoir, des vigiles à la porte mais lorsqu’on rentre à l’intérieur le changement est radical, deux sympathiques bars, une déco assez simple mais soignée, la salle quant à elle semble être un lieu un peu plus intimiste. Ce soir aux commandes du navire, Raoul Petite ! Bien que le décors soit installé ce n’est pas Raoul et sa bande qui débarquent sur scène lorsque la lumière s’éteint, mais deux australiens armés chacun qu’une boule de cristal. Tous deux membres d’une compagnie australienne nommée Aya Contemporary Circus qui dans le cadre du Festival Drôles de Nôels se produisent tous les jours et cela jusqu’au 24 décembre au Théâtre d’Arles. Durant vingt bonnes minutes le duo s’amuse jouer les acrobates avec leur boule, une fois sur la tête, une autre fois qui va d’un bras à l’autre. La maîtrise est parfaite et le spectacle n’en est que plus beau.

Après cette étrange mise en bouche, la salle est plongée, une fois de plus, dans les ténèbres. Ca commence à crier un peu partout dans la salle. Alors que la plupart des personnes qui constituent le public regardent la scène je ne peux m’empêcher de scruter le fond de la salle sachant d’emblée que Raoul arrivera, comme à l’accoutumée, sur son trône prenant ainsi un bain de foule avant de rejoindre la scène. C’est d’ailleurs une charmante hôtesse qui le reçoit en lui ouvrant une valise remplie de liasses de billets qu’il s’empresse de saisir et d’envoyer dans la foule en clamant « Bienvenu dans le système ! ». Bien que la salle ne soit pas bien grande, l’ambiance qui règne l’est en tout cas. Le concert qui est en fait un spectacle prend des allures d’une grande réunion entre amis, les petits gestes de la part du groupe au public se multiplient. Puis vint l’heure de l’Apéritif, champagne cuvée Raoul 1er et Tuc sont au rendez vous. C’est la folie dans le public. Le concert reprend de plus belle, entre reprise la reprise de François Beranger « Mamadou m’a dit » et des titres plus connus tels que « Molosse » ou encore « Le Muet » il n’y a vraiment pas matière à s’ennuyer d’autant plus que la prestation scénique qui accompagne le tout est toujours aussi travaillée et surprenante. A chaque morceau le groupe nous offre un univers différent qui stigmatise presque à chaque fois les vices de notre société, tout y passe, OGM, Imigration, carla bruni avec cette merveilleuse phrase « Tiens toi qui aime la bouse prend ce centime et va t’acheter le dernier carla bruni » qui en aura fait sourire plus d’un dans l’assemblée. Vous l’aurez compris Raoul Petite c’est avant tout une grande bouffée de bonne humeur et de rigolade c’est comme ça que le spectacle se retrouve le temps d’une chanson, champ de bataille de tartes à la créme. S’en suit le championnat de France du Monde de basse toute catégorie Feddy from New York contre lui-même, où il nous interprète un solo de basse d’environ 5 minutes digne des plus grands. L’ambiance ne faillit pas une seconde, même lors de morceaux plus calmes à l’image de « Fouidom », véritable hymne au Reggae et à la Liberté qui d’ailleurs clôture la première partie du concert. Après un bref salut le groupe se retire pour revenir de plus belle. C’est de cette manière que pas moins de 4 rappels seront effectués. Il est aux alentours de minuit, le groupe se déchaîne environ depuis deux heures sur scène, après un ultime salut Raoul & Co. Se retire, cette fois pour de bon.


Découvrez Raoul Petite!

Même sans l’effet de surprise de la première fois, Raoul Petite m’aura littéralement mis une grosse claque. Impossible de s’en lasser, d’ailleurs comment pourrait on ? L’ambiance est toujours excellente, le spectacle remarquable. C’est donc vraiment un pur plaisir de voir des artistes qui ne rentrent pas dans le moule et surtout des salles qui leur permettent de se produire.

- Boby -

Myspace : www.myspace.com/raoulpetite

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Edited: décembre 22nd, 2008

Razorlight + Housse de Racket – L’Usine – 04/12/08

Razorlight + Housse de Racket – L’Usine – 04/12/08

Après un véritable parcours du combattant pour atteindre l’Usine (grosses pluies, bus qui nous arrête au mauvais endroit, stop… etc) j’arrive finalement à la dite salle. Dans la fille d’attente je songe déjà aux rangs de groupies venues sans aucun doute en masse que je vais devoir franchir pour espérer voir le spectacle aux premières loges. Finalement je me retrouve devant la scène en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. A ma grande stupeur cette dernière s’est vue amputée d’une bonne moitié. Au lendemain de la sortie de leur nouvel album, « Splipway Fires », le quatuor londonien, Razorlight, ne semble plus autant attirer les foules qu’il y a 2 ans.

Il est aux alentours de 21 heures au moment où les Housse de Racket rentrent sur scène. Le duo tout de blanc vêtu s’installe rapidement, l’un à la guitare l’autre à la batterie le tout sur un fond électro. Malheureusement les morceaux se suivent et se ressemblent cependant l’ambiance semble quand même s’être réchauffée. Puis vint « Oh Yeah », le seul titre un tant soit peu médiatisé. C’est alors que le groupe invite le public sur scène. C’est donc un puis deux, puis quatre, cinq, dix… jusqu’à une cinquantaine de spectateurs qui tour à tour s’entassent sur scène. A peine le temps pour ces derniers de redescendre, que les Housses reprennent leur set. Voila maintenant presque plus d’une demie heure que le concert a débuté au moment où les premières notes de l’ultime morceau résonnent. Soudain, comme propulsé dans un flash-back digne des séries américaines, je me vois  dans une de ces vieilles soirées remplies de quinquagénaires qui se trémoussent sur du Clau-Clau. Et même si cela semble amuser une minorité la grande majorité semble étonnée, surprise et à du mal à réagir. En résumé, Housse de Racket aussi belle soit elle, manquait cruellement de contenu, un comble pour une housse. Néanmoins l’ambiance semble s’être quand même intensifiée.

Lentement le plateau s’installe. Seul deux pianos sont rajoutés au back line déjà présents sur scène. Les éléments décoratifs se comptent sur les doigts d’une main; deux bouquets de roses, une lampe de chevet et trois colonnes luminescentes.

Après un bref sound-check  la salle est plongée dans la pénombre la plus totale à l’exception de la petite lampe de chevet qui posée sur le piano éclaire ce dernier. Enfin, Razorlight débarque sur scène, dans la fosse c’est la folie, les petits cris aigues fussent. La scène soudainement est éclairée. Peu/pas d’artifice, le quatuor démarre sur « Golden Touch »  emmené par Johnny Borrell je me vois forcer d’avouer que j’ai déjà de meilleures entrées en matière de la part des londoniens. A peine le temps pour Johnny de changer de guitare que « In the morning » est lancée, le premier rang qui avait déjà beaucoup de difficulté à garder son calme est maintenant en pleine effervescence. Après un bref salut à la foule, un changement de guitare, le show reprend de plus belle. Ce n’est malheureusement qu’avant le sixième morceau, « America » que les premiers changements de lumières s’effectuent. Finie l’immonde lumière qui illuminait dans sa quasi-totalité la scène, les trois colonnes qui la dominent, enfin, semblent être utilisées. Les nouveaux morceaux s’alternent avec anciens puis c’est « North London Trash » qui aiguise toute mon attention. Ca ressemble un peu au Clash  en plus un calme et naturellement moins talentueux mais ça en jette quand même pas mal en live. Si le dernier opus est à l’image de ce nouveau titre je risque bien de foncer chez mon disquaire. Depuis le début le concert semble un peu mou mais c’est vraiment dés « Back To The Star » que Razorlight se relève sur scène. Même lors des nouveaux  morceaux un peu plus calmes à l’image de «Stinger » ou encore «Wire to Wire » l’ambiance ne retombe pas d’un poil. Puis les quatre anglais quittent la scène. Ca crie, ça hurle, ça pleure, tous les moyens semblent bons pour essayer de faire les faire revenir. Après quelques longues minutes Johnny Borrell débarque seul. Face à lui des centaines de groupies. Dans une ambiance intimiste il ne fera pas un mais deux chansons seul pour le plus grand plaisir de l’Usine. Le reste de la troupe revient en même temps que « You and the Rest », guitares étouffées, parties batteries aux frontières de l’univers country telles sont les ingrédients de cet énième morceau qui vient garnir le nouvel opus. Il est environ 23h30, Razorlight entame « Somewhere Else » avant de remercier pour la dernière fois, dans un français presque incompréhensible, le public puis se retire de la scène.


Découvrez Razorlight!

Après un départ difficile les quatre londoniens ont prouvé bien plus d’une fois lors de cette soirée leur talent pour ce qui est de faire du rock à l’anglaise. Différent du dernier album ce nouvel opus semble prometteur. Il ne faudra donc pas s’étonner cet été si on voit dans la plupart des festivals Razorlight dans la programmation.

- Boby -

Myspace Razorlight : http://www.myspace.com/razorlight

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/critique-concert.php?s=razorlight&id=25555&p=1

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Edited: décembre 9th, 2008