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The Dø + Minuscule Hey – L’Usine (istres) – 22/10/2008

The Dø + Minuscule Hey – L’Usine (istres) – 22/10/2008

Réveil matin 15 heure, je me réveille comme … Ah non ça c’était hier (voir chronique sur le concert de Tryo à l’Usine). Bien que le réveil fut autant dur que tardif il faut néanmoins avouer que je ne me suis pas fait prier pour me lever et partir voir l’étrange duo franco-finlandais, The Dø. Malgré le fait que je ne connaisse absolument pas ou presque pas le groupe (Je n’ai pu échapper à « On My Shoulders » qui au passage ne m’a pas donné un bon avant goût du « talent » que certains reconnaissent au groupe) j’arrive assez tôt sur les lieux pourtant et à ma grande surprise il y a déjà une file d’attente qui s’échafaude dans le froid hivernal qui sévit à l’extérieur.

C’est Minuscule Hey qui débute. Un gars, à la guitare/chant. Une fille, à la basse/chant. Une boite à rythme pour encadrer le tout. Ce duo/trio tout droit sorti d’un film de série B aux allures de Beatles entame leur set aux alentours de 21 heures. La salle semble être peu réceptive, malgré un rock entraînant. Les deux musiciens se déplacent sur scène tels des robots, ils entreprennent même une danse amusante orchestrée par la boite à rythme. Après une demie heure de jeu l’ambiance de la salle ne semble pas s’être réchauffée. Le groupe salue son public puis se retire. Une belle entrée en matière de la part de Minuscule Hey même si le public n’était pas beaucoup réceptif.

Les lumières s’allument, une dizaine de techniciens s’activent sur scène. Le décor s’installe petit à petit. On y découvre une étrange batterie surmontée d’une spirale à laquelle sont attachées diverses poêles. Une fois le logo de The Dø installé. Un road vient faire le test des instruments et s’improvise chanteur, il récolte presque plus d’applaudissement que Minuscule Hey. Puis la salle est plongée une fois de plus dans la pénombre la plus totale. L’espace occupé par la batterie s’allume. C’est sur « Playground hustle » qu’entre Olivia vêtue d’un poncho rose, guitariste et chanteuse, mégaphone à la main suivie de Dan semblable au petit chaperon rouge, le bassiste. Impossible de ne pas voir les ressemblances avec M.I.A en tout cas même si le doute subsiste quelques instants dans mon esprit ce n’est pas le cas dans celui des fans, bien que peu nombreux à acclamer l’arrivée du duo Olivia-Dan. C’est une ambiance aux frontières de l’univers psychédélique qu’instaure rapidement le duo. La sulfureuse Olivia descend même à la rencontre du public durant « At Last » malgré ça l’ambiance ne décolle pas. Les actions, comme le batteur qui se promène nu couvert d’un tablier, pour y parvenir se multiplient néanmoins n’aboutissent presque jamais. Entre morceaux inédits et chansons de l’album le concert continue dans une platitude affligeante. Ce n’est qu’après une heure de concert et sur les premières notes de « On my shoulders» que l’ambiance semble décollée c’est d’ailleurs le seul moment où une once d’ambiance semble régner dans la salle presque pleine de l’Usine. Je suis néanmoins obligé d’avouer qu’Olivia aura au moins réussi à me réconcilier avec le single qui aura fait leur succès. Sans pour autant complètement adhérer à leur musique le duo m’aura vraiment mis une claque lors de l’interprétation de « When was i last Home ». Le rappel passé, le concert touche presque à sa fin lorsqu’un des road tout de noir vêtu siégeant sur un cadi à l’aide du mégaphone chante en duo avec Olivia jusqu’à ce qui la rejoigne sur scène. A ce moment la jeune demoiselle s’écrit « Applaudissez tous Elvis ! » c’est peut être bien le moment qui récolte le plus d’applaudissements de la soirée. Il est 23h30 Dan et Olivia délaissent leur instrument saluent la foule avant de leur adresser un dernier mot, « Bon soir merci à tous d’être venus voir le show, à bientôt ». La salle se vide peu à peu.

Le concert est fini. J’interroge donc quelques uns des spectateurs qui commencent à s’engouffrer dans la sortie. Ainsi qu’il s’agisse de Lola 16 ans, Maximilien 17 ans ou encore Emma et son compagnon âgés l’un comme l’autre de 28 ans, tous s’accordent à dire « Que la performance scénique tant au niveau des éclairages, que de la voix ou l’instrumentale était remarquable mais l’ambiance manquée cruellement …». Et je ne peux que les rejoindre. Fort heureusement le spectacle visuel, en tout point magique, rattrapait ce manque. C’est sans vraiment connaître The Dø. que je suis venu, certes je ne regrette rien mais j’en attendais peut être trop du duo qui selon les dires médiatiques est entre autre « merveilleux, exceptionnel, sublime … »

- BoBy -

Myspace The Do : http://www.myspace.com/thedoband

Myspace Minuscule Hey : http://www.myspace.com/minusculehey

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS « GALLERY »(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-25336.htm

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Edited: novembre 25th, 2008

Tryo + Bense – L’Usine Istres – 21/11/2008

Tryo + Bense – L’Usine Istres – 21/11/2008

(Bense)

Quel bonheur de se rendre à l’Usine surtout lorsque ce n’est pas pour y travailler. Alors que l’horloge marque à peine son vingtième tour de cadran la foule afflue déjà ; des jeunes, des plus vieux, des petits, des grands, même des militants GreenPeace embauchés spécialement pour l’occasion afin de faire une étude environnementale, bref une mixité et diversité socialo ethnique impressionnante. Il n’y a pas d’erreur c’est bien ce soir que doivent se produire Tryo, qui font leur grand retour sur les planchés de l’Usine. C’est à l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Ce que l’on sème » que le groupe a décidé de reprendre les routes de France, bien que leur réputation ne soit plus à faire, Tryo c’est avant tout un engagement militant prononcé (notamment pour Greenpeace ou encore la condition du Tibet) mais aussi 7 albums dont deux lives.


C’est à Bense que revient l’honneur d’ouvrir le bal. Le jeune groupe parisien a mi chemin entre Maxime Le Forestier et les Beatles se relève, malgré une musique plutôt calme, être un véritable agitateur de foule. Lorsque vient le tour de « Au grand jamais », le morceau qui aura permis la médiatisation de Bense, le public est en pleine effervescence, toute la salle chante à tue tête « Non jamais au grand jamais…». Même si le public s’avère être réceptif l’envie de voir Tryo se fait de plus en plus criante. Les morceaux s’enchaînent rapidement, mais ne se ressemblent pas, Bense entame une chanson du nouvel album qu’il est en train de confectionner, ce dernier semble être bien accueilli par le public. Cela fait à peine une demie heure que le concert a débuté lorsque la formation parisienne termine leur ultime chanson. Après un bref salut à la masse humaine, qui s’agglutine de plus en plus sur les premiers rangs, ils quittent la scène. Les applaudissements accompagnent leur sortie se transforment peu à peu en véritables cris d’appel en faveur de Tryo.


Découvrez Bensé!

(Tryo)

Le changement de scène s’effectue rapidement, à peine le temps de s’immiscer dans les premiers rangs occupés déjà par les plus vaillantes groupies depuis presque 2 heures. Ainsi Laura, jeune spectatrice de 14 ans nous confie que Tryo « c’est plus qu’un groupe, c’est carrément une icône de l’adolescence ». Il est maintenant 22h, la salle est plongée dans la pénombre les cris des jeunes demoiselles, majoritaires dans la salle, s’intensifient de plus en plus. Le moment tant attendu n’est plus qu’à quelques secondes. Lorsque le quatuor débarque sur scène les hurlements atteignent leur apogée. Encensés par une salle archi pleine et après un court salut les premières notes de « Ce que l’on sème » retentissent dans l’immense salle. Quelques mots de la part de Mali, et le concert reprend de plus belle sur « G8 » qui – malheureusement – commence à coller de plus en plus à la réalité actuelle… Puis arrivent sur scène deux nouveaux musiciens, l’argentin bassiste mais avant tout percussionniste Pablo Mendez et  un surprenant contrebassiste, violoniste et bassiste à ses heures perdues. Renforçant le retour aux origines de Tryo l’effet est immédiat durant le morceau « Quand les hommes » on se voit de suite télé porter en  pleine savane africaine. Entre deux boutades sur la guerre des clans qui se déroule actuellement au sein du PS le quatuor enchaîne sans attendre sur « Sortez les poubelles » puis « El dulce de leche » en l’honneur de Danielito (le batteur percussionniste de Tryo) et Pablo Mendez, une véritable hymne aux immigrés inspiré notamment du passé au Chili de Danielito. L’hymne à l’immigration se perdure jusqu’au solo/duo des deux percussionnistes. La maîtrise est impressionnante la salle à même du mal à suivre le tempo. « Tombé mal » réinstaure cette illusion d’Afrique mauritanienne. Soudain le groupe s’arrête. Christophe Mali interroge alors le public sur la potentielle existence de groupes connus originaires  de la région Istrienne. Les réponses  fusent des quatre coins de la salle c’est finalement un courte reprise de Massillia Sound System qui est jouée, suivie d’AC/DC avec un « Back In Black » aux couleurs du reggae et un  « Comme une vierge » à la Brassens. Après ce divertissant entracte Tryo continue dans sa lancée « reprise » et continue avec « Le poinçonneur des Lilas » du merveilleux Gainsbourg. Bien que la réplique n’égale pas l’originale, le groupe nous en offre une version fort sympathique. Vint le tour de la « Main Verte », dans une ambiance verdâtre, les cigarettes magiques poussent un peu partout dans la salle. S’en suit le morceau phare du dernier opus « Toi et Moi », les attaques envers la politique drastique de M.Sarkozy continuent « Marcher droit » ainsi que « PompAfrik » même si cette dernier est plus dirigée envers M.Chirac, elle s’applique aussi bien à M.Sarkozy. C’est maintenant à Rachida Dati d’en prendre pour son grade comparée à un « Croisé d’Jackie Sardou et d’un Pokémon », aurait t’on découvert le père de l’enfant de Mme Dati ? Nous n’en saurons pas plus puisque après cette satire de l’alcool la salle s’éclaire, Tryo présente une partie de son équipe puis évacue la salle. Quelques personnes commencent à déserter la salle ne croyant pas un rappel possible. Ils avaient tort, puisque se ne sont pas un mais bien deux rappels, dont le groupe nous a régalés. Revisitant les succès d’autre fois, de « Serre Moi » à « Yakamoneye » sans oublier « L’hymne de nos campagnes » entamée en attendant le second rappel par les « fidèles ». Un ultime et Tryo semble partir de la scène mais à la surprise générale Christophe Mali hurle « Musiqueuuuh » immédiatement les quatre camarades de Tryo plus les deux autres musiciens entreprennent une chorégraphie sur «Around the World » de Daft Punk.

(Tryo)

Ainsi, après plus de deux heures de concert intense et riche en émotions s’achève – cette fois pour de bon – le retour de Tryo à Istres. Prochain rendez vous le 17 décembre aux Docks des Sud de Marseille. Cette année, si toutes les représentations de Tryo sont comparables à celle-ci le public ne risque pas de s’ennuyer.

(Tryo)


Découvrez Tryo!

- Boby -

Article disponible sur LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-25299.htm

Myspace Tryo : http://www.myspace.com/tryolegroupe

Myspace Bense : http://www.myspace.com/bensefolks

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Edited: novembre 22nd, 2008

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

CIGUE – Demo 4 titres + 1 clip

Ciguë, c’est le nom du trio qui sévit depuis maintenant deux ans dans la région parisienne. Après avoir sorti un premier skeud, ils décident à l’occasion de leur nouveau clip de sortir un maxi quatre titres naturellement accompagné du clip nous donnant un avant goût des futures presque de la formation.

A la première écoute ça ressemble à un mélange de Rammstein et de Punish Yourself sur lequel on aurait soudainement décidé d’ajouter la voix de Manson en résumé un gros meltin pot du métal électro de ces dernières années. « Dear hatred » confirme cette impression de déjà vu avec les voix tirées de film à certain moment ça sent vraiment le recuit… Cependant c’est quand même entrainant. Il est néanmoins dommage que le fond sonore couvre totalement la guitare qui du coup s’entend à peine. « LSD » qui est donc la musique du fameux clip où l’on voit Yann, le chanteur, essayer de refaire les mimiques du Révérend me fait, à certain moment, penser à de la musique house sur fond électro goth, ce qui est plutôt regrettable étant donné que la guitare qui pour le coup arrive à certain moment à se dissocier du reste est plutôt sympa.

Je pense qu’une démo 4 titres est vraiment trop courte pour pouvoir se prononcer sur ce qu’est capable de produire Ciguë. En attendant la sortie du second opus je resterais sur ma première impression, Ciguë n’invente pas grand-chose et se contente d’imiter ses modèles… Dommage car cependant le potentiel semble être présent.

Boby -

Myspace : http://www.myspace.com/ciguemusic

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Edited: novembre 19th, 2008

Consultation lycéenne, une mascarade ?

C’est dans le cadre de la réforme du lycée que Monsieur Darcos, le ministre de l’Education Nationale a tenu à réunir dans l’école polytechnique de Palaiseau quelques 600 élus CVL (Conseillers de Vie Lycéenne) de toute la France ainsi que des DOM.

La journée était coupée en deux grosses parties. Après un somptueux buffet et une brève description de la réforme en cours, les lycéens se sont dirigés par petits groupes d’une vingtaine dans les salles de cours. Accueillis par deux étudiants bénévoles du CELSA, ainsi que trois représentants du ministère (Délégué Académique de Vie Lycéenne, proviseur des lycées et même des recteurs) les lycéens prennent place et découvrent un premier dossier où se trouve des questions par rapport à la réforme. A peine le temps de lire la première page qu’ils doivent réfléchir aux questions posées dans un laps de temps vraiment court d’environ 5 minutes puis durant 10 minutes ils devront exprimer leurs idées. Dans un contexte avoisinant l’interrogation, il n’y a pas de place pour le débat. Et lorsqu’un lycéen a le malheur de commencer à débattre il est automatiquement stoppé dans sa démarche par les deux étudiants. Difficile dans un tel contexte de proposer des idées… D’autant plus que la plupart des lycéens venaient les bras chargés de questions et non de proposition.

La seconde partie de cette journée riche en émotion se déroule dans le magnifique amphithéâtre de polytechnique. Après la diffusion de quelques courts métrages contre le racisme les 600 élus ainsi que leurs accompagnateurs sont tous réunis à l’attente de la synthèse clôturant le « travail » accompli durant cette journée. Dans les premiers rangs se trouve monsieur Darcos. Très vite repéré il est aussi tôt interpellé par la quasi-totalité de l’assemblée. Sur la réforme, mais aussi sur les suppressions de postes dans l’éducation nationale où il affirme d’ailleurs qu il « ne supprimera aucun poste au titre de la réforme du lycée en 2010». Oubliant les quelques 13 000 suppressions annoncées pour le budget 2009. Les critiques fussent des quatre coins de la salle, même si les lycéens reconnaissent qu’une réforme est inévitable et que celle présentée n’est pas incompatible avec les attentes des lycéens sur la forme elle le reste sur le fond. Heures supprimées, options facultatives supprimées elles aussi, moyens logistiques insuffisants, disparités entre lycées notamment sur l’offre et la diversité des modules… Les thèmes où les lycéens se posent des questions ou ne sont pas d’accords avec la réforme sont nombreux. Cependant comme le résume tant bien que mal Lucile Bousser, présidente du premier syndicat lycéen l’UNL, « cette réunion n’est qu’une mascarade ». Comment ne pas lui donner raison alors que le débat autour de la réforme semble être clôturé depuis déjà (trop) longtemps. M. Darcos en voulant éloigner des syndicats s’est servis des Conseillers de Vie Lycéenne comme d’alibi d’une réforme dont beaucoup ont peur!

- BoBy -

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Edited: novembre 17th, 2008

Big Darcos is watching YOU! Ce n’est pas un film… C’est la REALITE

Big Darcos is watching YOU!

A l’heure, où pour faire des économies de budget dans l’éducation nationale, le gouvernement en revient à réduire les effectifs de postes dont la suppression des Réseaux d’Aides Spécialisées pour les Elèves en Difficulté. Une curieuse offre d’emploi en provenance du ministère de l’éducation et de la jeunesse vient d’être publiée. En effet le ministre de l’éducation nationale a demandé la création de « Veilleurs de l’opinion » pour la modique somme de 220 000 € par an (100 000€ concernant la veille de l’opinion pour le compte du ministère de l’éducation nationale (MEN) et 120 000€ pour veille de l’opinion pour le compte du ministère l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR)).

L’appel d’offre publié le 15 octobre est en partie disponible sur la toile. Il est écrit les principaux rôles et champs d’action du travaill à pourvoir. On y apprend notamment la mise sous surveillance des sites communautaires tels que les webzines, mais aussi les forums ou encore les blogs afin d’y repérer d’éventuels « Leaders d’opinion », identifier leur stratégie ou tout simplement récolter des informations. Bien que la liste soit encore longue il est déjà possible d’imaginer les dérives que de telles méthodes pourront et vont certainement entraîner. Une fois de plus le gouvernement veut mettre à mal les libertés les plus fondamentales qui régissent notre si belle république française. Dans la perspective où tout le monde se verra contrôlé et classé par ses dires, combien de temps une démocratie restera une démocratie ? C’est la question qu’il est (encore) permis de se poser. Si avant d’arriver à de tels extrêmes il y a encore un peu de chemin la volonté de contrôle se confirme à la lecture du Cahier des Clauses particulières. Ainsi on apprend qu’à terme les contrôleurs d’opinion auront pour mission, de façon quasi quotidienne, de rendre des comptes, synthèses, cartographies des principaux acteurs, études aux deux ministères. Cibler pour mieux contrer c’est tout l’enjeu de la commande gouvernementale. Beaucoup de questions restent pour le moment sans réponse. A quoi serviront les informations récoltées ? Une fois lesdits Leaders ciblés n’y a-t-il pas un risque de précision ? La liberté de penser serait elle devenue une utopie ? Fort heureusement il semble que des collectifs commencent à se monter contre cette honteuse initiative.

A priori la paranoïa est contagieuse au gouvernement, ce trait de caractère était déjà quelque peu connu chez monsieur le président, apparaît aujourd’hui sous de nouveaux jours chez M.Darcos. Alors que le gouvernement a dû renoncer au fichier Edvige, il repart de plus belle avec cette initiative qui une fois de plus est en total désaccord avec les attentes des français. Alors si un jour il vous prend l’envie, vous, lycéens et étudiants, de donner votre avis attention car maintenant Big Darcos is watching you et il n’est pas content.

- Boby -

Cahier des Clauses particulières: http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf

Article disponible sur le site de l’Humanité : http://libresechanges.humanite.fr/article.php3?id_article=2166

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Edited: novembre 11th, 2008

Interview Enfants de Morphée

C’est un trio breton qui constitue les Enfants de Morphée. Fort d’une grosse expérience musicale ils viennent de sortir leur premier EP. Partageant autant la passion de la musique que celle de la défense des libertés humaines.  Entretien avec des bretons aux grands cœurs :

Interview :

1- (Boby) Bonjour les Enfants de Morphée, avant de commencer, pourriez vous nous dire d’où vient votre nom de groupe ?

Remy: Salut à vous, pavillon 666, Boby, et merci pour l’invitation.
Ce nom me trottait dans la tête dès l’arrivée de l’idée de conception du groupe, en 2004.
Un nom en français, pour un groupe avec des chansons en français, dont une comporte
le nom en entier, texte qui pointe le doigt sur nos générations, dont une large part se laisse
bercer par la virtualité ambiante d’aujourd’hui… Une somnolence latente en quelque sorte…

2- Chacun d’entre vous à un lourd passé musical comme s’est passé la première rencontre ?
L’idée de faire un groupe est venue tout de suite ?

Remy: L’idée de créer une formation de Groove-fusion-subversif est née du mélange de deux penchants que j’ai, celui des riffs bien balancés et celui qui touche à la critique de l’ordre établi et de ses dérives. Mon groupe phare est comme vous le devinerez Rage Against the machine qui incarne pour moi un exemple parfait des modernes « protest singers ». Musique actuelle, textes d’actualité. (je sais, RATM ça commence à dater, mais aucun groupe ne m’a autant exalté jusqu’ici) J’ai engrangé une dizaine de morceaux puis je suis parti à la recherche d’un bassiste et d’un batteur, donc Dom (Braud) et Olivier (Le Normand); avec qui le premier essai fut le bon. Dom et Nono sont imparables, d’une efficacité terrifiante, en trois mois on a mis en place dans les 15 morceaux… Avec une  répète  tous les 15 jours! C’était pile poil les gars qui convenaient, le plus beau duo rythmique avec qui j’ai joué.

3- Vous venez quand même d’horizons différent ça n’a pas été trop difficile au début ?

Remy: (cf. question précédente.)
Le fait d’avoir annoncé la couleur de ce que j’envisageais musicalement a mis sur la table une piste qui a dû, je pense, pas mal simplifier la donne.

4- Pourquoi avoir décidé de faire un groupe engagé ?

Remy: Parce que ça fait partie de mon éducation, parce qu’il faut (essayer de) se faire entendre, parce que les gens qui prétendent vouloir diriger nos vies sont à la tête d’un des plus beaux bordels qui n’ai jamais existé, parce qu’il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Pour mettre les gens en face d’eux mêmes. Pour essayer de fédérer, de provoquer, de bouger, de changer… Vaste chantier, et ceci dit notre domaine d’action s’arrête au libre arbitre de chacun.

5- Sinon je suppose que l’EP n’est pas une finalité en soi avez vous d’autres projets ?

Remy: L’ep que vous avez l’occasion d’écouter sur le myspace est une maquette enregistrée en 2004, mixée, mais non masterisée, faute de temps. Depuis ce temps, j’ai été contraint d’arrêter pour me consacrer à un autre groupe, qui m’offrait l’opportunité de renouveler mon intermittence.
Mais nous repartons cet automne avec la ferme intention cette fois de faire chauffer quelques (force!) planches et à long terme de pouvoir produire un Opus digne de ce nom, et pleinement réalisé.

6- Question un peu bête mais qu’est ce qu’on pourrait vous souhaiter ?

Remy: De pouvoir jouer et se produire dans de bonnes conditions. Nous faisons assez de bars et de lieux de concerts pour pouvoir dire que vivre de ça n’est pas, de moins en moins, une chose aisée. Même si, personnellement, j’ai la chance de pouvoir vivre de la musique grâce au système de l’intermittence, les moyens pour les petites structures, bars et caf conç manquent, c’est une chose, mais qui ne risque pas de s’améliorer si les règles actuelles se durcissent. L’interdiction de la cigarette dans les rades, les contrôles routiers abusifs, descentes et contrôles papiers inopinés dans les bars, le manque de moyen pour se payer des places de concert… ont fait passer la fréquentation des petits événements culturels à un niveau inférieur. Le plus terrible ? Le retour des contrôles des DRAC ou des obligations de travaux d’insonorisation, pas toujours nécessaires, sur les pubs qui font des efforts pour nous donner du plaisir et qui n’ont pas besoin de moyens d’asphyxie supplémentaires!
(http://www. lapetition. com/sign1. cfm?numero=1438)
La liberté!

7- C’est déjà la fin de cette interview. A Pavillon 666 on aime bien donner la parole aux groupes donc si vous avez un message à faire passer ou autre allez y c’est le moment.

Encore merci pour nous avoir accordé du temps :) .

Remy: Merci à vous et aux asso, aux personnes qui investissent temps et énergie dans une passion et une envie qui rassure sur le genre humain.
KEEP ON!!!

- Boby -

Myspace Enfant de Morphée : http://www.myspace.com/ledm

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Edited: novembre 11th, 2008

Les Enfants de Morphée – EP 6 titres

Les Enfants de Morphée – EP 6 titres

Chaque mois c’est le même rituel. Le courrier qui arrive avec la lettre de Pavillon 666. La lettre ouverte, vide son contenu sur mon bureau. A ce moment ce sont des dizaines talents qui ne demandent qu’à être reconnus emplisse ma discothèque. Après un bref coup d’œil le travail commence.

Il faut avouer que la surprise s’estompe vite puisque les CD sont préalablement choisis. Néanmoins une chose attire ma vue. C’est l’album des Enfants de Morphée. Leur myspace doit encore figurer dans mon historique… Bref c’est donc sur une pochette assez banale que commence la découverte des « children ». J’avoue que je suis assez déçu, pour avoir parcouru, bien que très vaguement, l’univers du trio breton je m’attendais à un artwork surprenant aux influences révolutionnaires que semblent partager les membres du groupe. Au final c’est une photo du groupe tintée en bleue qui aura était choisie. Toute fois comme dirait le vieil adage, il ne faut pas juger un livre sur sa couverture…

L’album enfin sur mon ordinateur je me lance sans attendre dans l’antre de Morphée. C’est avec « Ni dieu Ni maitre », dont les textes ont été écris par Léo Ferré que commence la démo de la jeune formation bretonne qui n’a pas encore fêté sa première année. Cependant le triolet breton n’en est pas à sa première expérience musicale, depuis 20 ans chacun de son côté, le triolet pratique la musique et forcément ça s’entend.Même si des fois les lignes de basse sont trop présentes et noie quelque peu la guitare, elle n’en sont pas moins surprenantes. Largement influencé, voire peut être trop, par Rage Against The Machine les Enfants de Morphée suivent les pas de leurs idoles, les similitudes sont nombreuses ; paroles engagées, riffs proches, constructions voisines… C’est dommage d’autant plus que les Enfants de Morphée ne sont pas Rage Against et par conséquent montrent leurs limites. « Le bar du monastère » illustre bien cette idée, l’instrumentale est sympathique mais la voix n’arrive pas à suivre. Ce qui rend la performance du trio moyenne malgré une maîtrise instrumentale frôlant la perfection.

Le résultat est plutôt mitigé, entre un artwok bafoué, une voix qui atteint facilement ses limites mais des performances instrumentales vraiment surprenantes. Difficile d’avoir une avis bien défini sur le groupe d’autant plus que « Ni dieu Ni maître » se révèle être une excellente composition. Les Enfants de Morphée doit faire parti de ces groupes qu’il est plutôt déplaisant d’entendre sur CD mais avec lequel on prend un réel plaisir à le voir évoluer en live.

- Boby –

Myspace : http://www.myspace.com/ledm

Tracklist :

01. Ni dieu Ni maitre

02. Le bar du monastère

03. Cracher plus haut

04. Descente aux Enfers

05. Mon amante

06. Peau Caramel

Temps Total : 27.4 min

Edited: novembre 9th, 2008

Theocrasy – Mirror Of Souls

Theocrasy – Mirror Of Souls

Existant depuis 2002. Theocrasy semble être le chaînon manquant entre le métal et le heavy metal. Fils caché de la formation Sonata Artirca, le groupe sort en ce mois de novembre (le vendredi 21 pour l’Europe), cinq après « Theocracy » leur premier album, le dernier cru de la cuvée Théocrasy, « Mirror Of Souls ».

Mené par Matt Smith, un véritable homme orchestre, ces trois géorgiens de la nation monde nous livrent un pur concentré d’énergie made in USA qui vous booste pour toute la journée. Théocrazy dégage une telle énergie, qu’on en reviendrait même à se demander si cette dernière ne serait pas tout simplement divine. En tout cas il est certain qu’elle encense « On Eagles’ Wings », le second morceau qui se révèle être la petite merveille de ce dernier opus, un opus qui se possède un univers vraiment hétérogène sans difficulté allant de la chanson folklorique anglo-saxonne, a la balade heavy en passant par des riffs surpuissants et enjoués dignes des grands groupes régissant le paysage de l’univers du métal. Cette petite relique se fini sur « Mirror of Souls » qui ne dure pas moins de vingt deux minutes. Cette dernière résume à elle seule l’aventure Theocrasy, elle illustre à merveille l’univers du trio, ses origines, ses influences. Le seul bémol est peut être la longueur de cet ultime morceau. En effet même si le groupe évite le piège de la répétition, la fin se fait un peu longue voire trop c’est dommage car le morceau est vraiment excellent…

Si l’on oublie ce petit inconvénient. Le résultat que nous offre Theocrasy est tout simplement époustouflant. Même si on peut ne pas adhérer aux paroles bibliques de Matt Smith nous sommes bien forcés et contraint de reconnaître que tant la performance instrumentale que la voix de Matt Smith sont irréprochables.

- BoBy -

Myspace : http://www.myspace.com/theocracyband

Tracklist :

1.A Tower of Ashes (4:44)
2. On Eagles’ Wings (4:11)
3. Laying the Demon to Rest (9:37)
4. Bethlehem (5:51)
5. Absolution Day (6:46)
6. The Writing in the Sand (6:43)
7. Martyr (7:39)
8. Mirror of Souls (22:26)

Temps Total : 70.00 min

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Edited: novembre 9th, 2008