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Sarkozy aurait t’il peur du Vaudou ?

C’est une poupée qui dit…

Glorifiée par les médias, prise au second degré par Ségoléne Royale, attaquée par Nicolas Sarkozy, adulée par des milliers de personnes. Peu importe sa fonction ou son rôle la poupée vaudou à l’effigie du président de la république aura fait parler d’elle, pour le plus grand bonheur d’ Yaël Rolognese le créateur de la poupée et son petit fascicule d’une cinquantaine de pages regroupant en autre quelques frasques de présidentielles. K&B, la maison d’édition se lèche aussi les babines. Elle avait été traînée en procès par monsieur le président Sarkozy. Procès qui vient d’être débouté. La poupée livrée avec ses 12 aiguilles porte des slogans tel que « Casse toi pauvre con » ou encore « Vodka », « 170% », le parfait petit résumé des aventures épiques de notre cher président. Ce gadget permettra aux plus malheureux d’exorciser  la défaite de mai 2007. Il faut toutefois remarquer qu’une poupée à l’image de l’ex candidate à la présidence, Mme Ségolène Royal est disponible.


Sarkozy : 6 procès un de trop ?

Ce n’est pas la première fois qu’un président intente une action en justice. Bien avant ce dernier, en 1976, M. Giscard d’Estaing avait attaqué en procès pour défendre son image notamment contre le jeu de sept familles à son image «  Le Giscartes ». M Pompidou, en 1970, était allé lui aussi devant les tribunaux  pour défendre son image utilisée pour une publicité de moteur de bateau. Néanmoins aucun des ex-présidents français n’avaient perdu lorsqu’ils entamaient une action en justice. Une fois de plus M.Sarkozy est le président de la rupture. Après avoir en moins d’un an et demi de mandat était devant les tribunaux pas moins de 5 fois pour divers raisons ; l’affaire du SMS publié par le Nouvel Obs ou encore le simple citoyen qui a interpelé monsieur le président en le citant dans le texte « Casse toi pauvre con ». Dans la république Sarkozy la règle est la suivante, les puissants peuvent tout se permettre les autres peuvent se permettre de la fermer. La décision du tribunal -qui a donc débouté ce sixième procès- est à saluer de par son courage, elle a montré à notre omniprésident qu’en France il y a des réglés et que ces dernières sont les même pour tous, du simple citoyen au président. Pour en revenir à l’issue du procès, le président compte d’ores et déjà faire appel. Mais comme diraient nos amis Irlandais «  Sakozy NO it’s NO »…

La liberté d’expression ?

Cependant cette affaire caractérise bien la situation dans laquelle la liberté d’expression se trouve en France. L’affaire aurait pu être prise à la rigolade comme l’a si bien fait Mme Royale alliant la poupée à une caricature du Canard enchaîné, Marianne… Mais une fois de plus la soif de contrôle du président a été la plus forte. Son action illustre le totalitarisme médiatique qu’il aime exercer. Il faut avouer que les attaques envers les libertés se font de plus en plus fréquentes en Sarkozye à un tel point que l’on se croirait plonger en plein roman de Frank Pavloff. Monsieur Sarkozy ne devrait pas oublier qu’en acceptant la lourde tache qu’est la sienne il n’accepte pas que les bons côtés tels que son augmentation de salaire ou boire un coup avec son ami Vladimir. Etre président c’est aussi et surtout savoir faire la part des choses, savoir se contrôler et accepter la possibilité de ne pas plaire à tout le monde.

- Boby -

Article disponible sur le site de l’Humanité : http://libresechanges.humanite.fr/article.php3?id_article=2142

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Edited: octobre 30th, 2008

Ampools + It.Is.Imperative – Split CD 8 titres

C’est l’histoire de deux groupes, un français nommé Ampools l’autre allemand, It.is.imperative. Ils auraient pu décider d’avoir des enfants et de vivrent heureux cependant ils ont choisi d’opter pour une tout autre voie. C’est ainsi que naquit de cette collaboration franco-allemande un split 8 titres (4 morceaux chacun).

Le split débute donc par les quatre titres de la formation berlinoise, It.Is.Imperative. Aux premiers abords le quintet nous livre un aperçu de leur potentiel  plutôt bon. On en retiendra surtout  une musique dynamique. Bien que ma culture musicale allemande se limite à Rammstein, la découverte de It.Is.Imperative m’aura montré un tout autre horizon dans cette partie de l’Europe trop souvent stéréotypée voire même reniée à cause de groupes ultra commerciaux comme tokio hotel pour ne citer qu’eux. Cependant ces berlinois là nous livre quatre bombes, on en redemanderait même. A noter que « Fehlanzeige null-acht » est une petite merveille.

Sans transition, on enchaîne sur les morceaux de nos quatre français. Changement de décors. Toujours autant d’énergie mais là c’est vraiment plus brutal. Sans vouloir faire preuve de chauvinisme, la formation allemande nous avez bien chauffé néanmoins le quatuor français nous aura littéralement fait bouillonner. La partie d’Ampools commence fort avec « Hell’s Passager » qui installe d’emblée la couleur. Toutefois certaines transitions semblent trop abruptes, c’est dommage au vue du potentiel que possède le groupe ce dernier se confirmant à l’écoute de « King Rock 177 BPM », ce titre semble être le plus aboutis du groupe. Avec de telles flèches à leur arc il n’est pas étonnant de voir que les Ampools aient partagé la scène avec en autre Gojira, Lofofora ou encore Black Bomb A.

Bien qu’un peu court ce split nous donne déjà un bon avant goût de ce que les deux formations peuvent fournir. Ma préférence ira néanmoins pour le groupe français qui avec seulement quatre morceaux m’a totalement décoiffé.

Article disponible sur PAVILLON 666 : http://www.pavillon666.fr/chronique-metal-3305.php

- BoBy -

Myspace Ampools : http://www.myspace.com/ampools

Myspace It.Is.Imperative : http://www.myspace.com/itisimperative

Set List

- It.Is.Imperative (14:31)

1- Allein für den versuch die welt nicht applaudieren (3:13)

2- Fehlanzeige null-acht (2:58)

3- Fortsetzung im hinterkopf (3:33)

4- Momentaufnahme (4:47)

- Ampools (14:14)

5- Hell’s passenger (4:30)

6- Back to Tombstone (3:07)

7- Desert night club (3:35)

8- King Rock 177 bpm (3:02)

Temps total: 28:45

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Edited: octobre 28th, 2008

Hushpuppies – Portail CouCou

Hushpuppies + Johnny Boy

C’est toujours un plaisir que d’aller se rendre dans la salle du Portail Coucou, un véritable OVNI dans le monde culturel salonnais. Affichant toujours une programmation originale mais aussi tendance le Portail nous offre régulièrement de superbes shows à des prix raisonnables, chose dont peu de salles peuvent se vanter. Ce soir c’était le grand retour des Hushpuppies qui revenaient un an après leur premier passage dans la banlieue salonnaise. Autant dire que toute la population environnante de la tranche d’âge 12/15 ans était au rendez vous.

(Johnny Boy)

L’ouverture commence avec le duo parisien Johnny Boy au son punk rock pop. Le jeune groupe formé en 2005 fait preuve d’un professionnalisme époustouflant et peut se vanter d’être un des premiers groupes à balancer son rock par PSP, bienvenu dans l’ère numérique. Cependant la performance du guitariste est vraiment à souligner, toujours en rythme avec le fond sonore prés enregistré, des solos parfaitement maîtrisés. De part son énergie surprenante le duo aura réussi à nous faire replonger le temps d’une chanson dans le mouvement punk rock anglais avec l’excellentissime « Rock’n Roll sux ». Bien qu’à la limite du karaoké instrumental le groupe fort de ses deux membres nous offre, avec une énergie débordante compensant ainsi l’handicap de n’avoir qu’un chanteur et un guitariste sur scène, un bon petit début de soirée.

(Hushpuppies)

Il est aux alentours de 21h lorsque les cinq perpignanais rentrent en scène. Tous de noir vêtu à l’exception du chanteur ils découvrent alors une salle quasi pleine mais qui dépasse difficilement le un mètre cinquante de hauteur. Le quintet commence fort, nous voila à peine au deuxième morceau que les Hushpuppies entament le morceau qui les a réellement fait connaître «  You’re Gonna Say Yeah ! ». La salle est alors en pleine effervescence, les bambins constituants le public sautillent de partout. Le contact passe bien, il faut néanmoins avouer que le groupe préchait des convertis. Puis les titres s’enchaînent comme dans un lecteur CD, de « Pale Blue Eyes » à « Love Bandits » les cinq musiciens roussillonnais exilaient à Paris nous livrent une set list hétéroclite mêlant des morceaux de leurs deux albums. Enfin arrive le tour du « Bad taste and gold on the doors », c’est avec ferveur sans pareille que toutes les groupies des premiers rangs s’époumonent à reprendre «  I want my kate moss ». A ce moment, le chanteur décide de slammer au milieu des groupies. Malheureusement avec un public constituait de gamines dépassant rarement les seize ans ce dernier est revenu aussi sur scène.

(Hushpuppies)


Découvrez Hushpuppies!

Il est seulement 22h20, le concert s’arrête brutalement. Pas même un rappel… Mais ce qui est d’autant plus frustrant c’est que les dites groupies n’en ont même pas demandé un… C’est donc sur ma faim que je quitte ce concert. Déçu, même si la prestation était bonne elle ne valait pas celle d’ il y a un an.

- Boby -

Article disponible sur LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/hushpuppies-johnny-boy/critique-concert-1-3-24883.htm

Myspace Johnny Boy : http://www.myspace.com/johnnyboyfrenchband

Myspace Hushpuppies : http://www.myspace.com/hushpuppies

Myspace Portail CouCou : http://www.myspace.com/johnnyboyfrenchband

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Edited: octobre 27th, 2008

CloverSeeds – Innocence

Voila déjà quatre ans que naquit CloverSeeds (ex Jellyfish). Après avoir pondu deux EP, ils sortent en ce mois d’octobre leur premier opus « Innocence » produit par « Gofannon Records » et mixé par Chris Sheldon ayant notamment collaboré avec des artistes comme les Foo Fighters, Oceansize ou encore Roger Waters, le charismatique leader des Pink Floyd.

A la croisée des chemins entre Radiohead et Pink Floyd, Cloverseeds nous plonge dés les premiers instants dans un univers bouleversant, quelque peu  lugubre et éthéré. Alimenté par une voix puissante et parfaitement contrôlée, le quintet clermontois réussi non seulement à s’approcher de leurs groupes « modèles » mais aussi à inventer leur propre style ne tombant pas ainsi dans la pale copie surfaite des groupes tels que Tool qui régissent le patrimoine musical du groupe. Bien que la  formation ait une liste assez hétérogène d’influence on pourra regretter une certaine forme de répétitivité qui s’installe au long de l’écoute d’ « Innocence ». Néanmoins au niveau de la technique rien ne peut être reproché à CloverSeeds, des solos admirablement construits, une structure cohérente, des parties de batterie subtilement bien placées et une basse omniprésente nous berçant de sa mélodie. Le groupe brille non seulement par la parfaite maîtrise des instruments mais aussi par la production d’œuvres originales sortant des sentiers battus et de l’ordinaire de l’industrie musicale française.

Il est certain qu’avec un tel album, CloverSeeds a toutes les clés en main pour espérer un jour percer. Toutefois même si le groupe a su trouver sa marque de fabrique, il faudra néanmoins que nos cinq clermontois fassent attention à ne pas tomber dans la facilité en s’embourbant dans la répétitivité.

- BoBy -

Article disponible sur PAVILLON 666 : http://www.pavillon666.fr/chronique-metal-3276.php

Myspace : http://www.myspace.com/cloverseeds

Tracklist :

1. Bunkers and cathedrals (5:30)
2. A thousand knives for a thousand (4:15)
3. Beside (4:16)
4. Avalon (4:20)
5. Dark Flag (4:52)
6. Wizard (2:30)
7. Innocence (6:21)
8. Recall (4:50)
9. Canvas (4:59)
10. Kahos (4:13)
11. Town (3:53)

Temps Total : 48 min

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Edited: octobre 27th, 2008

Tour du Pays d’Aix – St Cannat

Les Bananes de l’enfer + Laids crétins des Alpes + Lutin Bleu + Raoul Petite

Les premières feuilles des arbres commencent à tomber et le Tour du Pays d’aix (TPA) reprend cette année de plus belle. Pas moins de sept concerts organisés par l’association AIX QUI ?  dans tout le pays aixois avec un panel hétéroclite d’artistes allant de Gary et Pape J (de Massilia Sound System) à Richard Bona en passant par Raoul Petite pour le prix imbattable de 5 € par soirée. Autant dire qu’à ce prix là il aurait été dommage de rater la soirée d’ouverture dans le petit village de St Cannat avec pour artistes le groupe local les Bananes de l’enfer, Laids Crétins des Alpes, les isérois du Lutin Bleu et pour finir le groupe qu on ne présente même plus Raoul Petite. L’initiative originale va de paire avec une organisation rudement menée. Rien n’est laissé au hasard, coin fumeur, buvette, peu d’attente entre les groupes, transformation d’un gymnase en véritable salle de concert…

(Bananes de l’enfer)

Ce sont donc les Bananes de l’enfer qui se voient attribuer la lourde tache d’ouvrir la soirée. Ce petit quintuplé de st Cannat à l’énergie débordante allie subtilement (ou pas) des riffs Punk Rock et du djembé faisant toute l’originalité de la jeune formation. Encouragé par les groupies locales, le set se termine sur un solo de chacun des membres. Après plus d’une demie heure de show aux couleurs AcDc. Nos 5 punks à banane auront, pour leur premier live, remplit avec brio leur mission, chauffer la salle.

(Laids crétins des Alpes)

A peine le temps de finir une bière que Laids Crétins des Alpes entament déjà leur set. Le décor préalablement mis en place rappelle forcement les Alpes, peluches de vache laitière, ourson,  verdure… Influencé par des groupes tels que Ludwing Von 88, Laids Crétins nous livre un show amusant illustré par leurs deux fidèles acolytes qui n’hésitent pas à se travestir en skieur, femme BC-GB ou encore en manchot. Il en résulte une ambiance conviviale même lorsque qu’ils décident d’entreprendre une reprise de «Mon cœur mon amour» d’Anaïs qu’ils délaissent pour clôturer leur concert par un gigantesque bain de foule des peluches.

(Lutin Bleu)

Les Lutins Bleus entrent ensuite sur scène. Ce trio tout droit venu de Grenoble, plein d’en train aux assonances Punk Rock s’amuse à faire bouger les foules. Le professionnalisme des Lutins est à l’image de leur musique, irréprochable. Une bonne présence sur scène, le contacte avec l’assemblée se fait rapidement et passe vraiment bien. Même la mise en scène est réglée au millimètres prêt, se servant de frigo ainsi que de panneaux signalétiques afin d’inventer et ajouter d’avantage de sonorités à une musique déjà très riche. Ces trois stroumph du Punk  ont vraiment un potentiel et une énergie énorme, il est certain que ces lascars méritent vraiment d’être connus. Il va sans dire que si les trois lutins bleus  perdurent dans cette voie ils pourraient devenir les futures icônes d’un mouvement punk rock trop souvent délaissé en France, c’est en tout cas tout le bien que nous pouvons leur souhaiter.


Découvrez Lutin Bleu!

(Raoul Petite)

Il est 23 heure passées, les derniers éléments du décor Raoulien sont installés. La salle sombre dans l’obscurité. Les musiciens entrent sur scène. Quant à lui Raoul 1er siégeant sur son trône se déplace dans la foule portée par quatre de ses serviteurs jusqu à finalement arriver sur scène accueillie par deux charmantes hôtesses. Liasses de billets à la main, sa majesté invite son assemblée dans le monde d’aujourd’hui: « Bienvenue dans le système ! ». Comme dirait Kevin, jeune spectateur ayant à peine dépassé son 15 éme printemps « Enfin un vieux qui déchire ! ». Quelques minutes plus tard sa royauté proclame dans cette ambiance festive l’APERO, entre le champagne et les Tuc l’ambiance atteint son apogée. Puis lorsque Raoul Petite interprète « Mamadou m’a dit » en hommage à son ami François Béranger (Raoul Petite faisait d’ailleurs parti des artistes conviés à participer au plateau hommage sur le scéne Zebrock de la Fête de l’Humanité), c’est l’apothéose du spectacle. En effet Raoul Petite  dépasse largement le stade du concert de par les changement de costumes effectués passant de l’infirmière à la gothique sadomaso sans oublier le rasta le groupe n’hésite pas à se transformer à chaque chanson. La mise en scène est elle aussi éblouissante tout les artifices sont bons pour dénoncer notre monde contemporain. Tous les sujets y passent OGM, situation de la femme dans la société, immigration… Le menu que nous offre ici la formation est des plus divin. Le dessert ne se fait d’ailleurs pas attendre, c’est à coup de tarte à la crème que le public se fait redécorer. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Il est 1 heure  et demie du matin, après un ultime rappel les lumiéres s’allument, la soirée est finie.


Découvrez Raoul Petite!

(Raoul Petite)

AIX QUI ? Nous aura offert une superbe soirée et chose rarissime une soirée vraiment peu coûteuse. Il faut espérer que de telles initiatives se multiplient dans le département ainsi qu’à l’échelle nationale. A l’époque où nous vivons il devient honteux que l’argent devienne une barrière à la culture. Saluons une fois de plus l’initiative de l’association qui lancera en Décembre la 21 éme édition de son tremplin musical « Class Eurock »

-         Boby -

Article disponible sur le site de l’Humanité : http://libresechanges.humanite.fr/article.php3?id_article=2124

Article disponible sur LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix//critique-concert-1-3-24851.htm

Myspace AIX QUI ? : http://www.myspace.com/aixqui

Myspace des Laids Crétins des Alpes : www.myspace.com/laidscretinsdesalpes

Myspace de Lutin Bleu : http://www.myspace.com/lutinbleulegroupe

Myspace de Raoul Petite : http://www.myspace.com/raoulpetite

(Raoul Petite)

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Edited: octobre 20th, 2008

T H I R D M O O N – Dimorphic Cynosure

Il a de ces groupes qui existent depuis une décennie, qui ont un potentiel certain mais dont on ne parle jamais en France ou du moins que très rarement. Thirdmoon, groupe phare de la scène métal autrichienne fait parti de ces groupes. C’est en 1994 que l’aventure a débuté, 14 ans plus tard et après 4 albums pondus, le groupe sort son cinquième et dernier opus  « Dimorphic Cynosure » qui connaît un franc succès tant au niveau des fans qu’au niveau des médias où d’ailleurs il reçoit le titre honorifique d’album du mois dans la revue Nocturnal Hall. Bien qu’encensé par la presse il m’aura donc été  difficile d’obtenir ce petit bijou autrichien sur nos contrées françaises.

Tout d’abord l’artwork, simple mais efficace. Une tête de mort, des couleurs froides, les initiales du groupe « TM », tant de petits détails qui nous introduisent d’emblée dans l’univers de 15 titres de Thirdmoon. C’est dans une atmosphère aux barrières de l’univers psychédélique que tout commence. Cependant comme dirait le vieil adage il ne s’agit que du calme avant la tempête. En effet, dés les premières minutes l’orage gronde à plein régime. Des riffs surprenants mêlés à une rythmique endiablée voila les termes qui, pourraient résumer en quelques mots les performances du quintuplé quasi parties prenantes tout au long du dernier opus. Mais c’est certainement  sur « Character Of Scars » ou encore « Dimorphic Cynosure » influencés par des groupes tels que In Flames que Thirdmoon nous montre et démontre tout son potentiel. La  voix du guitariste chanteur et figure emblématique, Rothbauer Wolfgang y est sans doute pour beaucoup, brutale et perfectionniste, le timbre de voix employé par ce dernier donne tout son charisme au groupe qui, bien que contrastant avec l’aspect mélodique de l’album sait trouver le juste milieu afin d’homogénéiser douceur et brutalité le tout rythmé par des lignes surprenantes de batterie. Seul bémol la basse n’est présente que sur 4 morceaux.  S’il fallait classer Thirdmoon, il ne faudrait pas chercher longtemps, ce serait indéniablement dans la rubrique death mélodique.

En écoutant ce dernier album on ne peut donc que regretter que les groupes d’Europe de l’ouest et plus particulièrement d’Autriche ne soient pas plus médiatisés. Néanmoins il est certain qu’avec des groupes comme Thirdmoon ce n’est plus qu’une question de temps pour que ces trésors cachés fassent parler d’eux. En tout cas il semble évident que nos cinq autrichiens s’ils continuent à pondre de telles merveilles seront dans les premiers à être découverts.

Interview disponible sur PAVILLON 666 : http://www.pavillon666.fr/chronique-metal-3297.php

- Boby -

Site : http://www.thirdmoon.at/

Myspace : http://www.myspace.com/thirdmoon

Tracklist :

1. Slave (5:14)
2. Crawl Through Subspecies (5:05)
3. Sinew Disconnected (3:50)
4. Character Of Scars (5:10)
5. Cross The Rubicon (4:48)
6. Dimorphic (Prologue) (0:51)
7. Dimorphic Cynosure (6:01)
8. Sentenced To Aeons (3:29)
9. Instrumental (2:01)
10. Souls To Drown (4:59)
11. Cadaverous Haven (5:08)
12. Livid (4:36)
13. Entwined Dimensions (5:44)
14. Nothing (2:50)
15. Outro (2:16)

Temps Total : 62:02

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Edited: octobre 16th, 2008