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GOGOL BORDELLO – Trans Continental Hustle

Gogol Bordello - Trans Continental HustleTrois ans déjà se sont écoulés depuis Super Taranta, il était donc plus que temps pour Eugene Hutzet sa bande de pondre un nouvel opus. Pillier fondateur du « Gyspsi Punk » il va sans dire que lorsque Gogol sort un album c’est bordello assuré.
Ce qui est formidable avec Gogol bordello c’est que même lorsqu’il s’agit d’un morceau engagé pour une cause sérieuse, inéluctablement le titre se transforme en hymne de la bonne humeur. Comme une invitation à danser je défie quiconque d’y résister. Il faut dire que d’album en album le groupe ne cesse de surprendre mais surtout de fidéliser un public toujours plus nombreux. Une fois de plus ce n’est pas le petit cadet qui fera baisser les adhésions bien au contraire. « Trans Continental » une étiquette qui colle si bien au produit car l’atout majeur de Gogol bordello c’est avant tout la facilité avec laquelle le groupe arrive à faire voyager ses auditeurs. Un tour du monde discount depuis son canapé, sa chambre ou bien du métro qui commence sur la pulsante intro de « Pala Tute ». Néanmoins la réelle montée en puissance se fait entendre avec « My Companjera ». Autre fait marquant, Eugene Euhz n’a rien perdu de sa talentueuse folie et son engagement politique, comme en témoigne « Immigraniada (We Comin’ Rougher)». Mais Gogol ce n’est pas seulement une aliénation générale, par moment la formation sait calmer sa fougue produisant ainsi de douces ballades gitanes à l’image de « Sun On My Side ». Enfin soyons clairs il ne faut pas non plus s’attendre aux mélodies de coin de feux à la sauce Gypsy King . Exit les clichés qui touchent ce genre de musique. Le Trans Continental Hustle de Gogol bordello reste avant tout une locomotive nucléaire lancée à 200 à l’heure.
Si les BN (oui oui les gâteaux au chocó) sont des distributeurs de sourires, la bande d’Eugéne en est quant à elle la fournisseuse. Une invitation à prendre la vie du bon coté tout en s’interrogeant sur la société actuelle voilà l’itinéraire proposé par le « Trans Continental Hustle ». Puissant et énergique, ce dernier opus n’est certes pas le meilleur de Gogol bordello mais, loin, très loin, d’être le plus mauvais. Cependant et ce quelque soit l’album, la meilleure façon de profiter du groupe et sa fougue communicative reste quand même d’aller les voir en concert !

- BOBY -


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Posted: mai 21st, 2010 under Musique - 1 Comment. Tags: , , , , , ,

SOMA + KAMI – Salle des fetes (Venelles) – 24/04/2010

Kami

Malgré mon prénom ce soir ce n’est pas soirée disco, bien loin de là. Afin de promouvoir les talents locaux l’association «  Comparses et Sons  » organisait en cette soirée de sadi un concert avec deux noms de la scène locale qui commencent à se faire connaître. De plus en plus. Soma que l’on ne présente plus et Kami le petit poussin qui sort lui aussi son tout premier opus.

Kami

Qu’il s’agisse du petit poussin en devenir ou de machine de guerre en route il faut reconnaître aux deux formations le talent de fédérer les foules. Ainsi on se sentirait presque oppressé dans la petite salle de Venelles, plongée dans la pleine ombre la plus totale avant que ne débarque Kami. Lumières tournoyantes et intro assourdissante, « Suis je bourré ? Ai je tant abusay du verre de vin à 1€ ? » Me dit je intérieurement. Absolument pas seulement beaucoup trop de basse dans l’intro rendant presque désagréable l’entrée en matière. Fort heureusement par la suite tout s’arrange pour le plus grand plaisir de mes oreilles.

Kami

« Don ‘t Play Wit hit  » est une bonne entrée en matière. Le morceau symbolise la dualité qui s’exerce dans les productions du groupe. Tant tôt calme, tant tôt explosif, Kami c’est ça, un bout de roquefort sur de la brioche. On ne peut pas dire que les titres inspirent la joie de vivre, sans pour autant s’attarder sur les paroles (on est en concert je ne peux pas prendre des photos, faire le traducteur google et aller dans les pogos), c’est une musique tout aussi étrange que plaisante qui s’en dégage. Néanmoins le public bouge, le public danse, le public crie.

Kami

Comme la formation joue –presque- à la maison le contact groupe – spectateurs s’en voit nettement facilité. Ainsi Hervé, le chanteur, en profite pour annoncer le prochain morceau désigné comme single de leur premier opus « Escape Lanes « . Il suffit de fermer les yeux pour être transporté. Lorsqu’il n’est pas derrière son piano et autres diverses machines électroniques c’est avec ça guitare que s’exprime Martin, tout de noir capuchonné.

Kami

Il faut dire que l’alchimie entre instruments classiques et modernes est une recette pour le moins fructueuse. Dans le cas de Kami c’est avec «  Evering is changing  » que l’alliance opérera pour le mieux. Onirique, voilà comment qualifier la prestation du groupe largement inspiré par Brian Molko et ses potes. Ca change de ce que l’on peut entendre à la radio et ce n’est pas plus mal.

SOMA

Changement de registre donc avec Soma. Ecumant les routes de France depuis un mois et après un passage au Printemps de Bourges, c’est en terrain conquis que le groupe se retrouve ce soir. Tout droit sorti deReservoir Dogs, ce soir Soma n’a semble t il pas prévu de faire dans la dentelle. Quoi qu’il en soit une belle entrée en matière assurée par « Electric City « .

SOMA

Venu non seulement pour aider à la promotion de l’album de Kami mais aussi le leur c’est une set list qui reprend la plupart des morceaux de « Jewel And Orchestra  » qui est jouée. Reste quelques morceaux comme « Milk » qui passent outre. Inspirée par un voyage en Irlande, c’est en fait une anecdote qui est à l’origine du titre. «  Quand j’étais en Irlande dans les pubs les gens de là bas venaient me voir et me disez « What’s the shake on your milk ? ». Alors comme j’étais jeune je me suis dit « shake » c’est mélanger, « milk » lait, donc « qu’est ce que tu mélanges dans ton lait ? ». Du coup je répondais bah « Milk » et tout le monde me regardait bizarrement. Ce n’est que trois semaines après que j’ai appris qu’il s agissait d’une expression pour demander comment ça va… »

SOMA

Avant d’interpréter le titre éponyme à l’album c’est autour de la batterie que la communauté Soma trouve refuge. Tous armés de baguettes chacun tapent où il peut sur l’instrument. Façon originale de se retrouver.

SOMA

Petit à petit les chemises des 4 compères virent du blanc au transparent. Il faut dire que sur scène ils se donnent à fond et que dans la salle le thermomètre monte vite, très vite. Une chaleur et effervescence qui atteignent leur apogée lorsque « Get Down » est enfin interprété. L’efficacité à l’état pur. Le public se prend est pris dans la tournante et reprend à tue tête le single.

SOMA

Après un rappel succinct les Soma reviennent pour un dernier morceau. Au bout de quelques minutes la batterie se retrouve par terre suivie des guitares et des micros. Aucun doute le show est déjà fini. A vrai on en redemanderait… Une autre fois peut être ? NON ! Une autre fois surement !

SOMA

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Posted: mai 21st, 2010 under Musique - No Comments.

KAMI – Escape Lanes

Kami - Escape LanesEn PACA les groupes talentueux se suivent et ne se ressemblent pas. Après SOMA, c’est à un autre lauréat du fameux tremplin institutionnel Class Eurock, de sortir son premier album. Escape Lanesmarque ainsi l’aboutissement de dix longues années de travail pour Kami.

Soyons clairs, s’il fallait juger les livres sur leur couverture peu nombreuses sont les personnes qui écouteraient cet album. Fort heureusement pour Kami ce n’est pas le cas. Si au niveau de l’esthétisme il y a encore du travail pour le contenu est quant à lui bel et bien abouti. La rencontre improbable de Placebo et Radiohead ou la parfaite alchimie entre pop mélodique et explorations noisy. Avec ses moments obscures – pour ne pas dire troublant – « Don’t Play With it » ou encore «Ghosts » et ses instants plus gaies empreints de sonorités joyeuses à l’image du déjà tubesque «Around Me ». La dualité voilà ce qui régit l’univers de Kami, tant sur le fond que sur la forme. Des rythmes cassés, un univers contrasté et surtout la fusion d’un line up classique (basse batterie guitare) avec les nouvelles technologies. Mais le comble de ce contraste permanent déboule avec «The Next/ The Last » où Hervé, le chanteur, troque sa voix à la Brian Molko pour se rapprocher de celle d’un chanteur de hip-hop. Pas mauvais, pas bon juste bizarre, c’est juste Kami. Mais le voyage ne serait pas complet sans faire mention d’« Everything is changing », certainement le morceau le plus accompli de ce premier opus, de la mise en abime qui fait songer à la douce caresse de l’océan se retirant de la plage à la montée finale en puissance rien ne laisse indifférent. Il faudra même plusieurs écoutes pour pouvoir en saisir toutes les nuances qui s’en dégagent.

Fuir les sentiers battus pour explorer de nouveaux carcans. Si tout change espérons alors que la marque de fabrique de Kamidemeurera. Car même si elle n’est pas forcément un sentier vers la gloire, elle a le mérite de se différencier, de plaire sans explication et de surcroit d’être bizarre.

- BOBY -


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Posted: mai 21st, 2010 under Autre - No Comments. Tags: , , , , ,

SOMA – Jewel And Orchestra

Soma - Jewel And  OrchestraDans la famille talent made in chez nous, je voudrais SOMA. Après un EP qui ne laissait entrevoir que le meilleur, il n’était pas difficile de deviner que le quatuor istrien n’allait pas s’arrêtait là. «Jewel And Orchestra » marque donc le retour tant attendu des quatre garçons. Si l’extérieur est sensiblement identique au 5 titres à l’intérieur ce sont 11 petits « Jewels » qui n’attendent qu’à être exposés.

Époustouflante mise en abîme avec le très Hives-esque « Get Down ». Comme submergé par la fougue que procure le titre, l’uppercut final généré par un puissant solo de guitare finira de nous achever. K.O dés le premier round ? Pas loin en effet. Fort heureusement « The backyard », synonyme de ces ballades à succès dont nos voisins d’outre manche ont le secret arrivera de par sa douce mélodie à nous remettre sur pattes. Entre britpop détendue et rock énervé l’éclectisme deSoma n’est plus à prouver. En parlant de diversité « Other Side » illustre à merveille la volonté du groupe de ne pas se cantonner qu’à un seul côté du rock. Un petit bijou qui expose au grand jour les talents de chanteur de Lionel. Certes les quatre istréens ne réinventent pas le rock mais c’est avec brio qu’ils innovent réactualisant ainsi le genre. Chasser le naturel il revient au galop, même si la formation a fait le judicieux choix de composer en anglais c’est paradoxalement sur un morceau dédié à un américain, James Dean, que Soma s’exprime en français. Bien que loin de la médiocrité, le choix du groupe quant à son orientation linguistique, devient de suite plus compréhensible. Molière, Shakespeare ? Sans regret aucun se sera Shakespeare. S’en suit le titre éponyme de ce premier réel opus, une autre petite ballade insaisissable, le genre de titre qui s’incrusterait sans difficulté dans un bon petit drame à la française. Après cette succession de mélodies il devenait presque primordial d’avoir un élément perturbateur pour relever la sauce. Finalement ça ne sera pas un mais deux morceaux qui viendront réveiller ceux qui sous les berceuses des précédents morceaux seraient tombé dans les bras de Morphée. Un duo de choc qui tombe (donc) à pic. Le pulsant « Frisco » soutenu par le puissant « 20 minutes » arrivent à point nommé.

Si l’EP ne laissait qu’entrevoir le talent de la formation, « Jewel And Orchestra » en aura confirmé l’existence. Depuis les bancs d’écoleSoma en a parcouru du chemin. Simple et efficace il n’en fallait pas moins pour être séduit, que l’on soit pop ou rock il n’y a pas à tergiverser Soma est le groupe qui pourrait bien marquer le rock français s’il continue dans ce chemin. Du coup en attendant un futur prochain album c’est dans les salles obscures qu’il faudra être pour se faire Somatiser.

- BOBY -


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Posted: mai 21st, 2010 under Musique - No Comments. Tags: , , , , , , , ,

King of conspiracy + Blood Red Shoes – Le Poste à Galéne (Marseille) – 14/04/2010

Poste à Galéne : n.m : Petite salle marseillaise où règne ambiance électrique et bonne humeur propre au lieu. Occasionnellement ancienne radio diffusant de la musique. Par exemple hier soir Blood Red Shoes et King Of Conspiracy ont fait cracher les enceintes de la dite salle.

King of Conspiracy

King Of Conspiracy : n.m : Littéralement Roi de la Conspiration. Trio français peu connu recruté pour faire les premières parties de Blood Red Shoes durant la tournée française de 2010.

King of Conspiracy

Pas vraiment de mise en scène, c’est vers la simplicité que tend la formation. Si le bassiste se fait plutôt discret et statique, on ne peut en dire autant pour le guitariste chanteur, bientôt plus souvent à quatre pattes par terre à faire des solos qu’à deux devant le micro. Même si les compositions semblent efficaces le tout reste cependant brouillon.

King of Conspiracy

Néanmoins une bonne énergie qui rattrape les petits ratés du groupe mais surtout un batteur bien plus carré que le reste du groupe. Même si le contact avec le public est présent l’ambiance ne monte pas ou presque, et ce malgré une salle bien remplie. Et ce ne sont malheureusement pas les moult solos de guitare de la mort qui tue qui feront monter la sauce.

Blood red Shoes

Blood Red Shoes : n.f : Si vous avez besoin de la traduction retournez directement au primaire sans passer par la case collège. Blood Red Shoes n’est pas le nom d’une équipe de football US mais bien celui du duo formé par Laura-Mary Carter ainsi que Steven Ansell. L’une à la guitare l’autre à la batterie mais les deux au chant. A mi chemin entre les Ting Tings et The Kills, c’est ici à Marseille que le duo britannique a décidé d’entamer sa longue, très longue tournée.

King of Conspiracy

Tout comme pour King Of Conspiracy pas de superflu le groupe va à l’essentiel. Après une brève entrée en matière, un timide salut, le show démarre. Simple mais efficace ? Presque si les morceaux arrivent à en faire bouger quelques uns dans l’ensemble l’ambiance n’y est pas mais alors pas du tout. Il faut reconnaître que les morceaux ne cassent pas non plus trois pattes à un canard. Dans leur globalité les titres restent quand même assez basiques et légèrement redondants, n’est pas Jack White qui veut !

King of Conspiracy

A cela s’ajoute qu’en live le jeune duo n’est pas aussi carré qu’en version digitale et c’est bien dommage. Ceci expliquant cela, le manque de prise de risque, de complexité dans les morceaux coule donc de source. Heureusement les morceaux sont plaisants ainsi le très bon « I wish was someone better  » contribuera à faire monter une ambiance qui trépigne à s’entamer.

King of Conspiracy

Mais le réel point fort du groupe c’est d’arriver à alterner les voix. La langoureuse voix de Laury s’ajoute donc la puissante de Steven, pour le coup, un réel plaisir pour les oreilles. Enfin un plaisir qu’il ne durera qu’une toute petite heure. Il est 22h20 le groupe se retire sans même un rappel, une dernière chanson, juste un petit mot ou plutôt quatre : « Good Bye, Thank’s You »

King of Conspiracy

Conclusion : n.f : Terminaison d’une affaire, d’une délibération, un raisonnement… Ce qui termine et qui résume un discours, un récit, etc… Ici, qu’il s’agisse des King of Conspiracy ou des Blood Red Shoesl’ambiance manquait cruellement. On ne pourra que regretter le manque d’implication de la charmanteLaura pendant le show. En tout cas pour entamer une tournée ce premier concert ne peut que laisser dubitatif. Blood red shoes en concert ce n’est pas mauvais certes mais ce n’est pas non plus extraordinaire. Pour tout dire pour profiter du groupe autant acheter le skeud plutôt que le ticket de concert, dommage…

Blood red Shoes

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Bloody Beetroots + Something à la mode – Dock des Suds (Marseille) – 10/04/2010

Aujourd‘hui le Dock des suds a décidé d’ouvrir à l’heure où mange les poules. 20 heure ça fait légèrement tôt pour un concert d’autant plus lorsqu’il s’agit de musique électro… Peut être que cela est dû au jeune âge du public. Reconnaissons quand même que les plus vieux dans la salle se trouvent sur scène. Quoi qu’il en soit et malgré une place à 30 euro le public aura répondu présent avec une salle rempli dans ses trois quarts.

Something à la mode

20h10 pétante – enfin plus ou moins – Something à la Mode rentre en scène. Originalité, voilà le maître mot de la formation. Il faut dire que les artistes alliant violon, violoncelle et musique électro en live ne courent pas les rues. Compte tenu résultat c’est d’ailleurs bien dommage. Allier classique et modernité c’est un concept si simpliste qu’il en est d’une efficacité redoutable. « Rondo Parisiano  » ouvre le bal. Comme une invitation à voyage dans un monde où tout ne serait que luxe, calme et volupté. Même la voix de Karl Lagarfield, qui pourtant a le don de me faire hérisser le poil, passe comme une lettre à Laposte.

Something à la mode

Lorsqu’ils ne sont pas avec leurs instruments les deux compères s’activent derrière leurs macs et autres machines électroniques. Quand on voit la multitude de boutons on en revient finalement à se demander s’il n’est pas plus aisé de faire du violon. En tout cas quoi qu’il en soit en plus de jouer remarquablement bien de violon/violoncelle les deux artistes touchent aussi leur bille au clavier. Les morceaux s’enchainent et le public n’en finit plus de danser.

Something à la mode

Si généralement on a tendance à penser que les jeunes n’aiment pas la musique classique. Ce soir en trois quarts d’heure de show Something à la mode aura soit prouvé que la musique classique n’est pas si démodée soit démontré que tous les sociologues et autres experts se trompent sur la jeunesse. L’un comme l’autre n’aura empêché le public d’apprécier le groupe à sa juste valeur.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Après cette douce mise en bouche c’est aux très sanglantes betteraves d’entrer en scène. Avant même que le show ne commence le public est déjà survolté. Attendus ? En effet la bande de Sir Bob Cornelius Rifo le sont. Entre talentueux remix et compositions géniales les raisons sont nombreuses pour apprécier le groupe. Coiffés de leur masque de Venom, le double maléfique de Spiderman, les trois Bloody arrivent sous les cris stridents des groupies.

Bloody Beetroots Death Crew 77

«  Domino  » ouvre le bal. Puissant, net et sans bavure que dire de plus si ce n’est que le show est parfaitement réglé. Rappelons quand même que les Bloody sont depuis quelques mois sur les routes et qu’ils ne sont pas prêts de s’arrêter. Ceci expliquant cela il faut néanmoins reconnaître que si on prend les dj pour les plus branleurs des musicos, le trio est bien loin du stéréotype.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Le talent réside en de petits détails. Le fait d’avoir préféré une batterie avec un vrai batteur plutôt qu’une boite à rythme en fait parti. Chaque martellement sur l’instrument rajoute une puissance, une sonorité qu’aucune machine n’arriverait à reproduire avec autant de fidélité, rendant ainsi les morceaux beaucoup plus vivants et vivaces ! Lorsque Sir Bob etc troque sa guitare pour le micro, instinctivement le public comprend que LE tube du groupe va être joué.

Bloody Beetroots Death Crew 77

One, Two, Three, Four… Motherfuckerrrrrrrrrrr ! Et voilà le bloody morceau démarre, « Warp 1.7« . A ma grande surprise le tout est bientôt plus punk qu’electro. La voix de Bob serait à s’y méprendre avec celle d’un chanteur de punk hxc. Vu l’ambiance régnante je ne suis certainement pas le seul à préférer cette version bien plus brutale que sur support digitale. Une ambiance qui arrive à son apogée lorsque Bob quitte la scène pour aller à la rencontre du public avant de se réfugier entre ses deux pianos.

Bloody Beetroots Death Crew 77

S’en suit « Cornelius « , la chaleur dans la salle devient insupportable et le morceau n’arrange en rien la chose. Finalement se sera une interprétation au piano de la BO de « 28 semaines plus tard » qui viendra calmer l’effervescence publique. Enfin, atténuer serait plutôt le mot juste. Comme le calme avant la tempête ces quelques minutes de répit se soldent par un retour fracassant assuré par « Welcome « , un featuring d’Etienne de Crecy.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Au même moment qu’un des membres de Something à la mode revient en scène pour accompagner lesBeetroots je décide d’aller pour au bar prendre une petite Beer. Seulement voilà une fois la bière en main tout le monde quitte la salle. « Encore des abrutis qui n’ont pas compris qu’il y avait un rappel  » me dis je. Finalement l’abrutis se fut moi ainsi que les autres spectateurs, il est 22h30 est le concert est bel et bien terminé. Après seulement une heure et quart de show… Regrettable que la qualité ne fut pas alliée avec la quantité pour cette soirée.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Il faut reconnaître que lorsque j’ai appris que le concert allait se dérouler au dock des suds j’avais de grosses appréhensions quant à la qualité sonore du spectacle. Finalement qu’il s’agisse de Something à la mode ou de Bloody Beetroots le son était convenable chose qui n’est pas forcement banale dans cette salle. A contrario la durée du show est quant à elle révoltante. Payer 30 euros pour 1h15 de spectacle ça fait cher, très cher, trop cher ! Dommage donc que la très bonne performance des Bloody soit entachée par cette fin peu glorieuse.

Bloody Beetroots Death Crew 77

Interview de BoB des Bloody Beetroots ici : http://www.concertandco.com/interview/interview-bloody-beetroots/interview-1-33551.htm

- BOBY -

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Posted: mai 21st, 2010 under Musique - No Comments. Tags: , , , , , , ,

Interview Express de Sir Bob Cornelius Rifo des Bloody Beetroots

Malgré un retard de deux heures, un sale temps indissociable de Marmande j’y serai finalement arrivé ! Bloody Beetroots en interview. Il faut dire que ça n’a pas été évident, si Bob porte le masque de Venom c’est avec la rapidité de Flash que le principal membre du groupe s’exprime en anglais, et comme si la difficulté n’était pas déjà élevée c’est à la dernière minute que l’on m’apprend que l’interview ne pourra être enregistrée et ne devra comporter que 5 questions. Pour faire court une interview de SuperHero faite par un SuperHero, la classe non ?

Bloody Beetroots

BOBY: Bonjour BoB, Bloody Beetroots c’est un nom pour le moins original, quelle est son origine ?

BoB : Simplement parce que nous sommes de gros consommateurs de betteraves. Non, plus sérieusement je cherchais un nom. J’ai tapé sur Google Bloody et Beetroots, parce que le Bloody symbolisait à merveille les betteraves, et j’ai vu que ça ne donnait rien du tout. Par conséquent comme personne n’avait pris ce nom je me le suis approprié. Le Bloody est aussi une référence à une histoire gore qui a pesé dans nos vies…

BOBY: Et les masques c’est la garantie d’avoir une vie privée ou simplement une référence à vos héros ? Ce n’est pas trop compliqué pour brancher les filles ?

BoB : (RIRES) : Pour les filles je ne sais pas vraiment. Pour les masques c’est à la fois la première raison et la seconde. Il faut reconnaître que je suis un grand fan de héros. Du coup c’était obligé que ça se retrouve dans ce que je fais. Mais les masques sont aussi là pour marquer notre identité. Le truc c’est que l’on ne puisse plus dissocier Bloody de nos fameux masques. C’est notre identité graphique.

BOBY: En parlant d’identité on voit que vous composez pas mal mais que vous faites beaucoup de remixs. Du coup vous préférez composer ou remixer ?

BoB : C’est vrai que nous avons beaucoup de featuring à notre actif de Metallica au Wu Tang Clan, remixer est un exercice qui me plait bien. Pour moi « Remix is not a Remix « . Quand je refais un morceau je le recompose entièrement je ne mets pas seulement un peu de bass par ici par là. C’est vraiment mon interprétation du morceau, comme s’il était entièrement de moi, tu vois ?

BOBY : De futures remixs en vue ?

BoB : Sans cesse ! Là on devrait faire un truc avec Joy Division !

BOBY : Oui, oui. Et comment ça se passe la composition avec Bloody ?

BoB : En fait ce n’est pas très compliqué. Je fais tout tout seul. J’utilise un ordinateur, une basse, une guitare, une batterie ou un piano. Vu que je touche un peu à tout il n’y a pas vraiment de problème. Par contre sur scène c’est différent puisqu’il est impossible pour moi de faire tout ça en même. Surtout qu’en live je chante aussi des fois. T’imagines le truc que ça donnerait si je devais tout faire en même temps.

Bloody Beetroots

BOBY : Hormis le fameux remix que tu vas faire de Joy Division, tu as des projets en vue pour Bloody Beetroots ? Comme un album ou un truc du genre ?

BoB : Je ne sais pas. Faire des albums ce n’est pas vraiment ce qui me branche. Personnellement je ne crois plus vraiment à l’industrie du disque. Je suis plus partisan de la méthode consistant à faire un titre et le balancer sur le net en téléchargement légal. De toute façon on peut dire ce qu’on veut l’avenir est dans le digital. Le support CD est entrain de vivre ces derniers instants. C’est malheureux mais c’est comme ça.

BOBY : Bon pour finir, une journée avec toi ça donne quoi ?

BoB :

8 a.m : Je me léve
8.30 a.m : Je me douche
9 a.m : Je déjeune

En fait un journée banale comme tout le monde. Sauf que moi travail je le fais chez moi devant mes intrus. Sinon en tournée le rythme est plus tendu mais on s’y habitue.

Bloody Beetroots

Merci à Perrine, Emilie, Catherine, BoB de Bloody et au Garorock !

- BOBY -

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Tony Allen + Nuru Kane – Grenier a Sons (Cavaillon) – 13/03/2010

Nuru Kane

De nos jours, lorsque l’on s’aventure à parler de voyages, il y a, du moins en France, trois sortes de personnes. Ceux qui sont allés en Afrique par Avion, ceux qui s’y transportent via la Ferme Débilités et, pour finir, ceux qui s’y exportent à travers la musique. Ce soir, le Grenier a Sons qui affichait complet était rempli de personnes présents dans la première et troisième catégorie. Un public des plus amusants pour un artiste des plus surprenant. Après une longue tournée, le fameux batteur de Fela, icône intemporelle de l’afrobeat, Tony Allen pose ses valises le temps d’une soirée à Cavaillon.

Tony Allen + Nuru Kane  @ Grenier à Son - 13/03/10

En attendant c’est à Nuru Kane ainsi que son acolyte d’entrer sur scène. En costume traditionnel coiffé d’un long bonnet, la formation s’avère des plus simples ; deux guitares, ainsi qu’un guembri. La section rythmique est quant à elle uniquement assurée par les coups de pieds sur le sol ainsi que quelques battements sur la guitare. Même si l’ambiance tarde à démarrer, Nuru profite de chaque intermède entre les morceaux pour nous compter sa vie, son histoire, sa musique.

Nuru Kane

Ainsi il fait la promotion de son prochain album « Number One Bus« . En référence au bus qu’il devait prendre chaque jour pour aller au travail. *A imaginer ave l’accent sénégalais* : « Mon album raconte mes voyages dans le bus pour aller travailler. Chaque morceau est une étape avec des gens qui montent d’autre qui descendent. J’y raconte mon voyage en espérant vous transporter avec moi. ». Mission réussie, le grenier à son se transforme progressivement en bus dont Nuru est le conducteur. Peu à peu l’ambiance se détend.

Nuru Kane

Si la performance de Nuru derrière son guembri est remarquable elle ne serait pas grand chose sans les monstrueux solos de guitare de son compagnon. Mais plus étonnant encore, c’est que le manque de section rythmique ne se fait pas ou peu ressentir. Lorsqu’elle n’est pas assurée par Kane Kane c’est au public de prendre le relais à coup de claquements de mains. C’est d’ailleurs sous ses même claquements que mister Kane quittera la scène avec pour seul regret de ne pas avoir pu jouer plus longtemps, regret visiblement partagé par le public.

Nuru Kane Tony Allen

Après avoir vagabonder du côté du Sénégal c’est vers le Nigeria que nous nous dirigeons, le tout guidé parTony Allen, excusez du peu. Il faut dire qu’il n’est que le fondateur de l’afrobeat et simplement le batteur de Fela… Mais revenons en au concert. Si Tony ne se trouve pas encore sur scène ce n’est pas le cas de ses –nombreux- musiciens. Un vrai village ! Entre les deux guitariste le trio formant la section cuivre, le claviériste fou, la bassiste en retrait et la chanteuse, difficile de se faire sa place sur scène. Et pourtant tout le monde arrive à se déhancher tout en jouant.

Tony Allen

C’est donc la douce voix de sa chanteuse qui nous accueille. Pénombre la plus totale jusqu’à la très la très attendue arrivée de Tony Allen. Si le public était un peu retissant au début de la prestation de Nuru, là c’est tout l’inverse a tel point que le public a dû mal à s’arrêter entre les morceaux. C’est donc le très entrainant et non moins tubesque «  Elewon Po  » qui ouvre le bal.

Tony Allen

Et c’est donc parti pour plus de deux heures de crazy afrobeat. Des fois, Tony chante, souvent il s’amuse à la batterie et parfois il fait les deux avec une facilité déconcertante. Comme le dira plus tard dans la soiréeNuru Kane « Tony Allen est seul mais il n’est pas seul  » et c’est dans ce contexte qu’à chaque morceau chacun des musiciens montrent leur talent en solos. Indéniablement Tony n’est pas la seule personne à briller sur les planchers du Grenier à Sons ce soir.

Tony Allen

Entre anciens et nouveaux morceaux, toute la vie musicale du vieux Tony est revisitée pour le plus grand plaisir des spectateurs. Hormis deux trois interventions du sexagénaire pour le moins incompréhensibles, pas vraiment de dialogue concret entre ces mêmes spectateurs et le vieux Allen. Il faut reconnaître cependant que là où les mots laisse un vide la musique les comble aussi tôt. Généreuses comme leur créateur, c’est avec un sourire qui va jusqu’aux lèvres que le groupe nous gratifie d’encore quelques compos avant de se retirer.

Tony Allen

Une fois de plus ce n’est pas Tony Allen qui revient le premier sur les planches mais son bassiste profitant de l’occasion pour s’adonner à un solo de basse qui n’a d’égale que son monstrueux talent. Ca splape, ça joue plus vite que son ombre, un seul mot pour qualifier mon sentiment vis à vis de la performance, RESPECT ! Entre temps le reste du groupe retrouve la scène. Pour le plus grand plaisir du public Nururevient lui aussi. C’est d’ailleurs à lui que revient la présentation du groupe. Sur un refrain made in Tony,Mr Kane tout en dansant explique en guise de présentation que :

 » Quand j’étais petit
Les journalistes me demandaient
Mais qui est ton idole
Et moi je leur répondais
C’est quelqu’un qui vient du Niger
C’est quelqu’un qui est une Légende
Son nom c’est……..
Tony Allen !!!! »

Tony Allen

Après plus de deux heures de générosité, voyage, solos de divers instruments, Tony Allen pose définitivement les baguettes pour venir à la rencontre de son public venu en grand nombre. C’est donc accompagnée de tous ses musiciens que la légende vivante de l’Afro beat salue une dernière fois son public, ses amis d’un soir avant de leur dire aurevoir.

Tony Allen

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/nuru-kane-tony-allen/critique-concert-1-33263.htm

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Posted: mars 23rd, 2010 under Musique - No Comments.